Immersion
Les cours, les cours, les cours. C'est à peu de choses près ce que constitue l'essentiel de ma vie depuis la rentrée. Logique, me direz-vous !
Au départ, je m'y suis plongé de moi-même avec enthousiasme. Sans vouloir faire de zèle (je ne suis pas friand des élèves trop sérieux qui gaspillent leur énergie à tort et à travers) je me suis attelé à relire mes cours, chercher quelques livres et informations, prévoir exposés et dossiers divers et variés. J'avais cette impression de bien contrôler les trois quarts de ma vie, de ne faire que ce qui me plaisait et m'était utile.
Et puis, les vieux démons m'ont rattrapé. Le stress de ne pas avoir le temps, l'angoisse de ne pas être à la hauteur, la peur d'avoir trop de travail, les questions existentielles et mortifères. On ne se débarrasse pas de la vieille version du Jona comme ça !
D'un côté, je suis donc devenu sociable, je parle à tout le monde dans la classe, je traîne longuement après les cours (j'ai l'impression d'être à nouveau au lycée) et en dehors de cette vie académique je vois pas mal de gens, vais à des expos… A tel point que je suis même obligé de refuser des sorties, non plus par envie, mais juste pour renouer avec le papy qui est en moi !
A trop en faire, je sens qu'avec l'arrivée de l'hiver, je m'essouffle. La créature de la nuit que je suis fatigue de devoir se lever à 7 h 30, de mener de front de nombreux projets, de supporter les angoisses de l'Indécision, d'envisager de tout remettre en cause et de donner la mort… me laisser enivrer par la rose.
Il ne me reste guère de
temps volonté pour écrire. Pourtant, certains textes dorment dans ma tête. Raconter sa vie, c'est bien, la sublimer, c'est mieux. A quoi sert-il d'écrire si c'est pour bêtement cracher les menus détails de notre quotidien ?
Dès les premières lueurs d'Octobre
En tout bien tout honneur
Je sombre
(Emilie Simon - Fleur de Saison)
12/10/06 - 23:40
et pour niquer ?
bip76