Fétide
L'un des fléaux de la sociabilité que je découvre à nouveau depuis quelques mois, c'est la mauvaise haleine. Quand on est enfermé seul chez soi, à déprimer ou à travailler comme j'ai pu le faire ces deux dernières années, on a moins l'occasion de se frotter aux autres… Certes, quand on a un copain à qui l'on nettoie les amygdales de temps en temps, il arrive qu'on soit quelque peu troublé par sa ou notre mauvaise haleine. Mais cela fait partie de l'intimité du couple et, à moins que le problème soit permanent, il n'y a là pas de quoi s'inquiéter. Moi-même, je dois parfois faire subir à l'élu de mon cul le repas rempli d'ail et d'oignon ingurgité juste avant un rendez-vous amoureux.
Depuis mi-septembre, c'est avec douleur que trois jours par semaine je dois me lever aux aurores. Malgré la fatigue, je me motive en pensant à mes camarades de classe que j'aime beaucoup et avec qui je m'entends bien. Si les cours ne sont pas forcément passionnants, j'ai au moins le loisir de parler avec des gens. Sauf que, il arrive que discuter devienne un calvaire. Car le matin, il y a des gens qui ne prennent pas le temps de manger (sacrilège !) Et le problème, malgré un bon brossage des dents, c'est que quand on est à jeun, on dégage nécessairement une odeur très désagréable. A la douleur de la fatigue s'ajoute donc une agression de mes délicates narines : certains camarades ont, jusqu'au repas de midi, une haleine de caniveau à faire fuir même les mouches les plus téméraires.
J'en avais connu une comme ça à la fac d'anglais. Cette fille, évidemment très bavarde, ne mangeait jamais le matin et me soûlait autant les oreilles que le nez du flux de ses paroles merdeuses. Nous l'avions surnommée "Fétide".
A mon grand désarroi, je réalise que Fétide n'est pas seule : elle est en chacun de nous et surtout à côté de moi.
J'ai tendance à éviter de parler directement aux gens, bien en face, au cas où j'aurais une haleine fâcheuse. Tout le monde ne prend malheureusement pas cette précaution. Il ne reste alors plus que la défense : d'une part, éviter une trop longue discussion et faire respecter une certaine distance à son interlocuteur ; d'autre part, faire de l'apnée à chaque fois que Fétide me parle. Si la discussion est trop longue, on peut facilement tourner légèrement la tête pour prendre une bouffée salvatrice.
La mauvaise haleine est un tabou ; il est donc impossible d'en venir un jour à bout. Mais si nous faisons tous quelques efforts, on peut tout de même améliorer le confort nasal de nos interlocuteurs.
Vive le Kiss Cool !
23/11/06 - 05:28
Mein gott, je n'ai jamais été confronté à cette situation. C'est horriiiiiible ! Le genre de trucs qui pourrait me retourner l'estomac - surtout que je suis pas du matin... Brrrrr...
J'imagine que la clope doit, d'ailleurs, me donner une mauvaise haleine, le matin, au lever. Mais bon, comment en être sûr : aucun de mes petits amis ne m'a jamais fait la remarque. J'espère que ce n'est pas le cas.
A priori, prenant la plupart du temps un petit-déjeûner et me lavant les dents après, cela devrait aller.
Merci pour ces informations précieuses. ;-)
urobore