...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

27/12/2006

27/12/06 - 04:55

Mayhem



Avoir un sommeil régulé n'aura pas duré très longtemps. Cela fait plusieurs mois que les insomnies ont repris le dessus, avec un pic ces derniers jours. En fait, si je réussissais à dormir cet été c'est parce que j'avais trouvé la paix ; mais après l'accalmie, c'est le désordre qui règne dans mes entrailles.

Je suis au bord d'un précipice que je ne connais que trop bien. Quelques crises de larmes et cauchemars ces dernières semaines m'ont alerté sur mon état. La déprime n'est pas loin, et il s'en faut de peu pour que je chute. Je ne sais pas exactement comment je tiens. En restant actif, en me poussant dans mes propres retranchements, en étudiant, en rêvant sur l'avenir, en côtoyant de nouvelles personnes… Mais tout ce positif est aussi paradoxalement ce qui m'entraîne du côté obscur de la force.

Depuis que je suis rentré de Londres j'ai tenté de reconstruire ma vie. Il fallait gérer quelques échecs sentimentaux, sociaux et académiques. Ce n'était pas facile mais après un an de reconstruction, après la rédaction de mon mémoire infernal, j'ai eu la sensation d'avoir mis une partie du passé derrière moi et d'avoir établi de nouvelles fondations intérieures ("mon corps est mon logis") et extérieures.

C'est justement quand on se rend compte du chemin parcouru que l'on voit également les failles de son évolution. J'ai raté une étape importante de ma construction identitaire et, à l'heure où je dois faire des choix quant à mon avenir professionnel, je réalise que quelque chose cloche en moi. Après tout le travail effectué, il s'avère que pour la millième fois de ma vie je ne me sens pas à ma place. Je ne suis pas dans le bon appart', dans la bonne ville et encore moins avec les bonnes personnes. Quand j'ai dû porter le fardeau d'un adultère qui n'était pas le mien, on m'a imposé une vie que je ne voulais pas vivre. Aujourd'hui, je subis des conséquences que je ne devrais pas avoir à gérer.

Certains aspects de ma vie ne m'appartiennent pas et je n'arrive pas à les rendre au néant. Ils sont en moi et la seule solution qui me vient est la fuite. Mais fuir, cela signifie recommencer ailleurs. Et tout ce que j'ai construit depuis un an et demi sera alors détruit ou, au mieux, mis entre parenthèses. Comment avoir la force de tout recommencer ? Tout plaquer, est-ce une solution ? Si je pars, je prends le risque de rater le décollage et de foncer droit dans le mur. Si je reste, je fais face à une impasse et cela revient donc au même. Cette place qui n'est pas mienne.

Je me souviens qu'étant petit, après avoir vu un dessin animé, je m'étais cru adopté. Ce n'est pas le cas mais, ce qui est sûr, c'est que je me sens orphelin. Orphelin d'une innocence perdue que jamais je ne retrouverai. Mais l'ai-je réellement un jour connue ?

commentaires

27/12/06 - 05:07

On peut fuir sans bouger. Recommencer ailleurs mais garder son appart et continuer d'y vivre. Tout plaquer ne nécessite pas un passage à l'acte physique. Ça te laisse de nouvelles possibilités, comme ça, peut-être moins inquiétantes.
Courage en tout cas :-)

27/12/06 - 05:25

Ca ne sentirait pas un peu le besoin d'analyse tout ça ? (de psychanalyse ?). J'ai lu quelques-uns des précédents posts et il est surprenant de constater qu'en fait, ce problème d'étude et/ou de travail n'est pas l'essentiel. Renvoyer le passé au néant (illusoire, évidemment), "construction identitaire", et tes questions existentielles tout à fait importantes... Ce serait peut-être bien que tu ne te contentes pas de GA pour parler de tout ça.

27/12/06 - 05:32

Cizion : le moindre changement me fait peur alors que j'en ai besoin (je crois).

Selfmade : ah bah ça c'est sûr que j'ai besoin d'un psy. ^^; Mais bon. Et le choix des mots à forte consonnance psychologique n'est pas fortuite.

27/12/06 - 05:52

Sans doute, ce n'est pas fortuit, mais je veux surtout souligner que si il y a nécessité, il vaut mieux le faire à ton âge qu'au mien !... (Moins de temps perdu et moins de risque d'échec sur le long terme. Tu t'en doutes).

27/12/06 - 09:58

Ne craque pas petit Jonathan, la vie bascule si vite.

Ne gache pas le temps qui passe, mais profite pendant que tu es en forme.

27/12/06 - 10:15

On part ensemble ?

27/12/06 - 11:19

non, diabolito, c'est pas parce qu'on se pose des questions que de suite il faut aller se faire psychanalyser... Selfmade s'excite un peu je crois... Se poser des questions sur soi, surtout à 24 ans, c'est tout à fait normal, sauf que comme c'est très douloureux, personne n'en parle. Ne va donc faire une psychanalyse que lorsque tu n'arriveras plus à faire telle ou telle chose, ou lorsque tu commenceras à avoir des trous de mémoires dus non pas à l'alcool ou à d'autres choses de ce style, mais à toi-même. Les gens que je connais et qui ont eu recours à la psychanalyse, n'ont fait qu'apprendre une seule chose: se complaire dans leurs difficultés, et cultiver leurs défauts à la puissance 10. Alors non, il faut arrêter avec le psy, se remettre en question à un âge où on doit choisir une voie dans sa vie, c'est une période de stress, de déceptions, de rêves, d'échecs, de désirs d'en finir ou de tout plaquer... Période qui s'estompe au fur et à mesure que l'on mène un travail sur soi-même en étant respectueux et honnête avec soi. Et, soit dit en passant, ce n'est pas à 24 ans que l'on arrête de douter, de penser que l'on s'est trompé, etc., c'est lorsqu'on est mort. La vie c'est du doute, de la souffrance, des essais, des échecs, des réussites, des bonheurs et des jouissances, des souvenirs,etc. Alors, reconsidère tes problèmes à une échelle plus vaste, et estime toi heureux d'avoir ce que tu as, d'avoir fait ce que tu as fait, car ceux qui ne l'ont pas fait et aurait aimé être à ta place, alors apprend aussi à t'aimer sincèrement avant d'aller t'allonger sur le divan d'un psy. Alors, non, diabolito, tu n'es pas malade! Tu es dans une période de transition, et il faut du temps, de la patience, du courage, pour retrouver progressivement un équilibre. Et puis, tu sais, lorsqu'on revient d'un long séjour à l'étranger, il faut une période d'au moins deux ans selon les gens avant de se retrouver au clair avec soi-même.
Alors, pense bien que dans quelques temps, sans t'en apercevoir, tout ira mieux, et que tu ne devras cette victoire qu'à toi-même! ;)

27/12/06 - 14:19

Lirikan écrit « Selfmade s’excite un peu », sauf que je ne vois pas ce qu’il y a d’excitant à parler de psychanalyse… Il y a dans ce qu’il écrit peut-être quelques aspects intéressants à constater, du genre « il faut deux ans pour se remettre d’un long séjour à l’étranger », ça je ne sais pas. Mais c’est en tout cas STUPIDE de considérer qu’on fait une analyse lorsque l’on est MALADE. C’est franchement con et à côté de la plaque. Dans un monde idéal, je pense que tout le monde devrait pratiquer ce type d’introspection et selon les cas, avec ou sans analyste. Diabolito ne me paraît pas dans une mauvaise passe, entre les études et les propositions professionnelles, mais il faut bien reconnaître que celui ou celle qui tombe en dépression un jour peut y laisser sa peau, au pire, et au mieux y perdre beaucoup d’années.
Les amis de Lirikan ont peut-être sauvé leur peau en allant en analyse, même s’ils n’y ont pas trouvé le bonheur. Ils ont pu aussi rater leur analyse, et ce n’est pas forcément de leur faute, ou forcément celle de l’analyste.
PS : je ne suis pas analyste et ça ne m’intéresserait pas de l’être.

27/12/06 - 16:04

"Dans un monde idéal, je pense que tout le monde devrait pratiquer ce type d’introspection et selon les cas, avec ou sans analyste." Ben, oui, mais dans un monde idéal, tous les chiens devraient être roses, et les jeunes hommes blonds aux yeux bleus aussi? Oups, mais je m'égare, j'oubliais que ce que je dis « C’est franchement con et à côté de la plaque. » dixit selfmade... Merci selfmade! Je suis très sensible à ta clairvoyance, ta tolérance et ton civisme... Je voulais juste dire qu'il faut faire en sorte de gagner plus de confiance en soi en s'armant de courage, et non pas en prenant du Prosac dès qu'il y a un petit hic dans notre vie psychique. Dès qu'une femme fortunée gagne quelques rides, elle a recours à grands renforts d'euros ou de dollars à la chirurgie esthétique, chirurgie destinée au départ aux grands brûlés, aux grands accidentés, etc... Le résultat? Une tronche absolument infâme de chimère ridicule. Mais il y a pire, et la communication en France ne manque pas à ce sujet: dès qu'il y a une peine de coeur, une remise en question ou tout autre petite période difficile à traverser, une grande partie du corps médical n'hésite pas à prescrire somnifères, antidépresseurs, etc... Or, et c'est là où selfmade est un peu léger dans son raisonnement, les psychanalystes sont les premiers prescripteurs d'antidépresseurs, et on connait le fort pouvoir addictif de ce genre de psychotropes. La psychanalyse doit être considérée comme un dernier recours, et non pas comme un simple recours d'appoint, car la participation psychique à ces séances apparaissant bénignes est souvent de nature à provoquer une révolution en soi-même dont l'issue est parfois, et peut-être même souvent, critique. L'anamnèse psychanalytique est de nature à subir toute interprétation erronée de la part du thérapeute, et cela reste aux frais de la santé du sujet. Alors, oui, je considère qu'il faut d'abord être malade avant d'aller voir un psychanalyste... et d'ailleurs, que selfmade, affirmant que « c’est STUPIDE de considérer qu’on fait une analyse lorsque l’on est MALADE » m'explique pourquoi une psychanalyse est remboursée par la sécurité sociale? Freud était partisan d'une formation « profane » pour le psychanalyste, alors que Lacan pensait au contraire que l'apprentissage de cette technique thérapeutique devait être encadrée par une formation médicale. Le doute subsiste aujourd'hui encore sur une définition claire de cette méthode faisant plus appel à l'interprétation de réminiscences, qu'à une réelle tentative de résolution des difficultés du sujet à s'exprimer clairement dans sa vie psychique. Alors merci, selfmade de me dire « stupide, con, et à côté de la plaque », mais si la psychanalyse t'a apporté quelque chose, n'en fais pas une généralité... pour ma part, je me vois mal conseiller à quelqu'un une chimiothérapie lorsque celui-ci est atteint d'alopécie...
Enfin, je ne connais pas l'état véritable de diabolito pour lui conseiller quoi que ce soit, ou lui interdire quoi que ce soit d'autre. Mais je lui conseille de ne pas tomber dans les facilités ambiantes, et dans les schémas de ceux qui croient que la vie est une longue route dorée, et que tout sentiment mélancolique est une maladie ou la mort même qui s'annonce. Il est néanmoins évident qu'on se doit d'agir avant de vouloir en finir... Mais je pense que si, diabolito, tu viens de terminer tes études, c'est que tout simplement tu dois passer l'introduction à un monde qui n'est plus celui de l'enfance ou de la jeunesse (tu dis d'ailleurs « c'est que je me sens orphelin. Orphelin d'une innocence perdue que jamais je ne retrouverai. » ) mais celui d'un monde un peu plus exigeant. Et le passage de l'un à l'autre est difficile et inspire des idées sombres, car rien n'est jamais clair au début d'une histoire. Mais avec des yeux aussi beaux que les tiens, cette histoire devrait être prometteuse...

27/12/06 - 22:02

Boudiou! C'est tentant mais je ne commenterai pas, les commentaires! :)

À te lire et malgré quelques sempiternelles questions, tu sembles plutôt en pleine possession de tes moyens.

Mais bon, préférer garder la terre ferme et viser le mur au-lieu de se refuser à décoller par peur d'exploser en vol, euh, no comment...

Termine ce que tu as commencé avant de passer à autre chose même si ce n'est plus à la mode; faire du neuf avec du vieux n'a jamais été démodé.

J'aime bien la photo, elle mériterait un long commentaire. :)

28/12/06 - 10:02

Lirikan ne m'a pas convaincu mais je ne vais pas "polémiquer" davantage. Juste une chose : la plupart, sinon la majorité des psychanalystes ne sont pas médecins et ne peuvent prescrire de médicaments ! Et à ma connaissance, je pense que la majorité s'abstiendrait de le faire. Il y a confusion entre psychiatrie (malade, effectivement), et psychanalyse.
Je pense que de par sa réponse plus haut, Diabolito n'a pas été blessé par mes propos et comprenait parfaitement ma reflexion qui, contrairement à Lirikan, n'était pas destinée à ses "beaux yeux"...

28/12/06 - 19:10

Mon pauvre selfmade, je ne sais pas si tu es un self-made-man, mais je comprends qu'il va bien falloir que je me résigne à argumenter pour toi... En effet, tu ne comprends pas grand chose, en définitive... Et je ne trouve pas cela frustrant, mais agressif. Ensuite, réduire mes arguments à un compliment pour diabolito, c'est-à-dire à des intentions que je n'ai pas, je trouve que cela est grotesque, et confirme parfaitement l'impression que j'avais : tu ne comprends rien. Je ne pense pas, en effet, que ton commentaire spontanné ait blessé diabolito, j'ai bien compris pour ma part que tu n'avais pas d'intentions détournées, si tant est que tu puisses en avoir... Toujours est-il que pour ton information, même si tu estimes que ce que je dis "c’est franchement con et à côté de la plaque" (...je te cite), un psychanalyste est un psychiatre ou un psychologue qui a suivi une psychanalyse lui-même, et rien ne l'empêche d'associer la psychanalyse à des prescriptions médicales s'il est psychiatre... D'autres psychanalystes n'ont pas cette formation en effet, mais ils ne sont pas majoritaires, et sont plus des "Mme Soleil" que des thérapeutes à mon humble avis... Apparemment, tu n'es pas au courant de la fumisterie qu'est l'entreprise de la psychanalyse... Mais vu l'étendue de ta réflexion, rien ne m'étonne, et surtout pas l'éventualité que ta curiosité ne soit que très peu développée, au vu du ton péremptoire et insultant que tu emploies. Dans ces cas-là il vaut mieux "savoir" que "penser"... surtout bêtement! D'autre part, derrière tout ça, je reconnais sa légitimité à la psychanalyse en tant que thérapie, et l'intérêt de la voie ouverte par Freud. Donc, pour en revenir à l'article de Diabolito, je tenais juste à le mettre en garde face aux idées reçues selon lesquelles dès qu'on traverse une période "low key", il faut absolument consulter... je trouve ça un peu ridicule, car une psychanalyse est un travail sur soi qui demande une réflexion sérieuse avant de l'entreprendre. Bon courage, Diabolito!

PS: pas la peine de répondre, selfmade, ce que je dis d'intelligent dans ce commentaire ne t'est pas destiné, bien entendu! Il s'agit d'un avis, qui peut aider à sa façon diabolito à trouver une solution à sa souffrance.

29/12/06 - 08:31

Pas la peine de répondre ? C'est un peu facile, mais bien essayer. Attaquer les personnes plutôt que les propos, c'est tellement mieux. Tu as les chiffres au sujet du nombre de psychanalystes qui sont également psychiatres et ceux qui ne le sont pas ? Non, parce que c'est juste et en effet, JE TE REJOINT ! Savoir, c'est mieux que penser. Et sur le fond, je ne te répond pas, mais je répond à tes propos (sur un blog qui n'est pas le tient..) : je te trouve bien péremptoire à assener que les psychanalystes qui ne seraient pas psychiatres seraient des "Mme Soleil"... La formation d'un psychanalyste c'est sa propre analyse doublée d'une "analyse didactique" avec un autre analyste. L'idéal étant de s'assurer que le psy en question est bien affilié à une association reconnue de psychanalyste. (Mais je ne suis pas spécialiste non plus !). Je sais seulement l'essentiel à ce sujet et rappelle au passage que les psychiatres ont mis bien du temps à accepter l'idée de l'analyse... Préfèrant (pour les homos notamment) la lobotomie à une certaine époque !!
Et soyons clairs jusqu'au bout, Lirikan : l'intérêt de voir un psychiatre peut être de se faire rembourser l'analyse (tout ou partie) par la sécu, c'est vrai, mais le fait d'être psychiatre n'en fait pas forcément un bon psychanalyste (et s'assurer aussi qu'il a bien lui-même suivi un parcours analytique..). Enfin, il y a des psychanalystes qui ne prennent que 15 ou 20 euros par séance (c'est pas donné mais il faut bien qu'ils en vivent) et on est loin des tarifs prohibitifs d'un Lacan (paraît-il). Tout est fonction des ressources de l'individu analysé (et de ses charges !), les uns payant un peu pour les autres, sans doute : et c'est assez sympa comme vision solidaire...

29/12/06 - 09:22

Qu'est ce que je lis? "Attaquer les personnes plutôt que les propos, c'est tellement mieux."? Merci quand même de m'avoir dit, au cas où tu ne saurais pas te relire toi-même, que ce que je disais, je cite: "C’est franchement con et à côté de la plaque." et "STUPIDE"! Ben, mon pauvre selfmade, je suis au regret d'avoir à te confier que j'ai pris ça comme une attaque...
Le reste se passe de commentaires.
Désolé, diabolito, pour cette scène de ménage virtuelle ;)

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.