...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

28/12/2006

28/12/06 - 03:00

Ne pas aimer



Et si ne pas aimer signifiait en fait aimer ?

Je me définis énormément par ce que je n'aime pas, les gens me remarquent à travers ces particularités : Jona n'aime pas les filles, Jona n'aime pas le fromage, Jona n'aime pas untel. Et souvent je me demande comment il est possible que je n'aime pas telle ou telle chose, telle ou telle personne. On est souvent choqué quand on m'entend dire que je n'aime pas mes parents. Que ce soit parce que nos relations sont tendues ou juste parce que nous sommes différents, je suis désolé mais je n'Aime pas mes parents. J'aime bien ma mère, oui, je lui reconnais des qualités certaines, mais l'Amour profond dont j'entends parler à gauche et à droite, moi, je ne le ressens pas.

De même, quand on a le mec presque parfait pour soi ("presque" parce que plus le temps passe et plus on se rend compte que certaines choses chez l'autre sont loin d'être parfaites pour nous) on se regarde en pensant : qu'est-ce qui cloche chez moi ? Et les autres de se demander également : mais comment ne peux-tu pas l'aimer ?

Dans les deux cas, toujours cette même réaction : ce n'est pas possible, tu les aimes, mais tu ne t'en rends pas compte. Eh bah ça me fait une belle jambe. Aimer sans s'en rendre compte, pour moi, ça n'existe que dans les fictions. Quand on aime, on le sait. Si on doute, c'est qu'on n'aime pas.

Et soudainement je prends conscience de l'ambiguïté de mes sentiments. J'avais déjà remarqué que le comportement et les "sentiments" que j'ai envers mon père se rapprochent de plus en plus de ceux que j'ai envers mon mec. Or mes parents, malgré nos différends, ils ont, de par leur statut de parents, un caractère immuable. On sait très bien que même si on venait à se disputer, perdre contact ou mourir, ils existent toujours dans notre esprit en tant que parents. Serait-il alors possible que, dans mon inconscient tordu, cette assurance les rende si accessibles qu'il ne vaille même pas la peine de les aimer ?

J'ai toujours eu tendance (comme beaucoup) à brûler de passion pour les garçons que je ne saisissais pas, pour ceux qui étaient inaccessibles et qui donc me faisaient souffrir. En amitié (masculine) pareil, dès que je savais que j'avais gagné les sentiments du mec, dès qu'il me disait qu'il voulait que je fasse toujours partie de sa vie ou que j'étais son meilleur ami ou n'importe quel autre témoignage d'éternité, je fuyais aussitôt. Comme si l'amour, chez moi, s'apparentait à une conquête et, sitôt la montagne grimpée, il ne reste plus qu'à redescendre.

Alors dans le fond, si je reprends toutes ces pensées, ne pas aimer la personne qui est évidente pour soi revient peut-être à l'Aimer. Sa place devenue si naturelle dans ma vie produit un amour si intense qu'il en devient transparent. Un peu comme le prisme des sept couleurs produit une lumière pure, toutes les expressions de haine, d'agacement, d'énervement ne sont en fait que le témoignage d'un amour ? Un amour infini, si infini qu'il ne fait qu'atteindre le néant ?

Au final, j'ai alors peut-être un cœur fucked-up, mais à part ça, je suis peut-être normal. Peut-être que, à ma manière, et parce que je sais qu'ils ont pris une place réelle et immuable dans ma vie, j'aime mes parents et mon copain comme si je ne les aimais pas du tout. On dit que de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas. Alors peut-être que de l'Amour au non-amour il n'y a rien.

commentaires

28/12/06 - 14:48

t toqué oui

28/12/06 - 16:41

Ouai trop fucked-up !

J'adooooooooooore. :-)

28/12/06 - 18:47

Peut être que pour aimer les autres, il faut commencer par s'aimer soi même un minimum. Enfin, c'est mon expérience.

Je ne pense pas que "l'amour /non-amour" que tu évoques soit satisfaisant pour toi, ni pour ton copain. Tes parents à la limite, tu t'en fous, c'est pas avec eux que tu vas construire ta vie, ils t'ont donnés ce qu'ils ont pu, maintenant c'est fini.
Bon courage et gros bissous.

28/12/06 - 22:49

Intéressant!

L'Amour est une notion dont d'aucun disent qu'elle n'existe que par les preuves apportées, c'est pour dire!

Aurais-tu raison?! Pourquoi l'amour, sans clairons ni fanfares, sans droit de regard, discret, éternel et non ostentatoire, ne serait-il pas ce "non-amour" béton? En tout cas, cela résoudrait une foultitude de problèmes pour bien des gens.

Elle a fait du chemin la citation que j'avais déposé ici voilà un sacré bout de temps... :)

30/12/06 - 12:56

Didier : je ne me souviens pas, quelle citation ?

02/01/07 - 21:22

C'est une jolie théorie et intéressante mais je n'y crois pas... Rien ne nous oblige à aimer les membres de notre famille, si tu ne partages rien avec eux, ni goût, ni complicité, ni souvenirs marquants, il me semble normal de se sentir plutôt indifférent... C'est un peu triste bien sûr mais c'est la vie...

On ne peut pas aimer tout le monde... Bon OK toi tu aimes vraiment peu de gens ;-) mais bon ça a toujours été ton mode de fonctionnement, tu es passionné et tu te protèges en passant du chaud qui te brûle au glacé et à l'indifférence, parce que la déception te peine tellement que tu préfère éteindre complètement le feu plutôt que d'essayer de maintenir une petite flamme en toi. C'est le côté phoenix du scorpion qui est en toi, monter dans la passion, construire, souffrir, s'enflammer, et se consumer pour finir en cendres... et recommencer le cycle...

Je pense que tu aimes Angelounet car tu le connais bien, vous êtes intimes, vous avez des goûts en commun, oui mais tu ne l'aimes pas suffisament, ça s'apparente presque à un sentiment d'amitié agacée, comme les vieux potes qu'on aime mais dont les défauts nous énervent, on est moins tolérants envers les éléments stables de notre vie, il est là, il sera toujours là dirait-on, pas de doute, pas de passion, pas d'amour enflammé... Pas très gai tout ça (sans jeu de mots ^^) en fait...

Si ton mec ne te fait pas frémir d'inquiétude ou d'affection de temps à autres, si vivre sans lui te parait parfaitement surmontable, si l'imaginer avec un autre ne te brise pas le coeur, je pense qu'il est clair que tu ne ressens pas ce que tu devrais ressentir pour la personne avec qui tu es...

La solution par contre je ne la connais pas, Angelounet est quelqu'un de génial, mais si tu ne se te sens pas heureux et épanoui dans la relation, il n'est peut-ête pas sain de continuer à te torturer l'esprit au sujet des sentiments que tu devrais éprouver mais qui ne sont pas là... Enfin prendre du recul peut aider à réaliser que la personne te manque, avoir peur de le perdre peut aussi contribuer à un regain de passion, mais bon rien n'est sûr... :-s

Je ne sais pas, il va falloir suivre ton coeur (même s'il est tout glacé ^^) ou ton instinct, enfin te laisser porter par ce dont TOI tu as vraiment envie, sans toujours écouter la voix de la raison qui ne te rend pas forcément heureux...

J'aimerais vraiment que ton coeur batte à nouveau et que tu sois heureux, enfin.

Pardon j'écris un pavé et c'est plutôt fouilli, mais comme d'hab ton blog me touche, et je m'exprime si peu souvent...

Te echo de menos, cuidate Kiki ! Te quiero.

03/01/07 - 08:25

Jonathan, pour t'aider dans ta quête de perfection : 7ème ligne du post, ce n'est pas "jusque" mais "juste" qu'il convient d'écrire.
Bonne année !

16/02/07 - 06:37

Je me faisais recemmentla même réflexion au sujet de ma famille.Je ne les aime pas, on vit sur des planètes si différentes qu'elles sont souvent en guerre.
Je pense qu'on n'est pas obligé d'aimer ses parents, l'amour et le devoir s'accordent plutôt mal.
Cependant comme dit le renard au Petit Prince: "l'essentiel est invisible pour les yeux". C'est bateau mais c'est souvent quand on perd les choses ou les gens qu'on se rend compte de ce qu'il représsentaient vraiment pour nous. De plus cotoyer des gens jours après jour pendant des années doient bien laisser des traces d'affection, tout du moins.

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.