...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

29/03/2007

29/03/07 - 22:55

A l'attaque !



Entre les études et la vie professionnelle, il y a un passage quasi-obligé : le stage. C’est un peu comme le lubrifiant, on n’a pas forcément envie de s’arrêter pour en mettre tant on est pressé de rentrer, mais ça facilite l’insertion.

Moi qui étais un fervent anti-stage lorsque j’ai appris leur existence il y a quatre ans (je ne pensais pas qu’une telle exploitation pouvait exister), j’ai appris à en tirer l’avantage. Après mon expérience réussie au Site Culturel et une plus décevante aux bandes-annonces d’une chaîne de télé, le choix de ce stage de fin d’études a été difficile. J’ai d’abord voulu rester dans le domaine culturel, puis j’ai envisagé tous les postes possibles avant de me rendre compte que je pouvais diversifier mes expériences en m’éloignant au maximum de ce que je connaissais (l’écriture) et ainsi être mieux armé face au monde du travail. Du lubrifiant, c’est bien, une capote, c’est mieux.

Après avoir eu le privilège de refuser plusieurs propositions (en études qualitatives et en relations presse notamment) j’ai choisi un stage rémunéré (hé hé) en communication interne (ressources humaines) au sein de la Forteresse, située à la Défense. Jamais je n’aurais un jour imaginé pouvoir bosser dans ce quartier d’affaires si connu qui pour moi représentait presque un virus à ne pas côtoyer. Mais entre l’appât du gain, la carte de visite sur le CV et ma curiosité naturelle de plus en plus insatiable, impossible de rester dans l’abstinence. Il faut bien prendre des risques de temps en temps.

Pour quelqu’un qui veut travailler dans quelque chose d’utile, type culture ou développement durable, c’est comme de passer de la bite à la fouffe. Si mon identité sexuelle a très vite été cernée, ma voie professionnelle reste à écrire.

A la Défense, je suis tout d’abord surpris par le monde incroyable qu’il y a. C’est en permanence l’affluence qui règne aux Halles un samedi après-midi. A croire qu’ils arrivent tous et repartent en même temps que moi, ces microbes ! Mais non, c’est juste qu’à certaines heures, il pullulent, s’entassent dans le métro avant d’être vomis et réingurgités dans des tours dont la hauteur côtoie plus l’enfer que le paradis. Pas pressé, journal dans une main, sacoche dans l’autre, les businessmen sont exactement comme dans les films : clichés. Et il n’y a rien à faire, je me sens particulièrement loin d’eux.

Ce n’est pas faute d’avoir lissé mon apparence au point de passer de tapette volante à vieil ado coincé. Toujours mes lunettes sur le nez, jamais de gel dans les cheveux, seule la cicatrice de mon piercing à l’arcade fraîchement abandonné témoigne de mon passé décadent. Alors que les femmes s’habillent normalement à la Forteresse, je n’ai pas croisé un seul mec sans costume. Dans le monde du travail, le mâle est comme Ken, sauf qu’en plus du slip, c’est le costume qui est greffé. Il est alors bien difficile pour un jeune stagiaire de 24 ans, malgré quelques travestissements pour se fondre dans le pittoresque de l’entreprise (baskets violettes chaussures, T-shirt bleu turquoise pas trop flash ou chemise cintrée, voire même durant deux jours un vrai pantalon de vieux) d’être pris au sérieux. Ca fait un mois que je suis là et je sens bien qu’en réunion on ne me regarde pas comme les autres. Je ne suis pas le seul pédé, mais je suis l’unique terrien !

Le seul témoignage de sexualité vient forcément des spécimens féminins. Imaginez un peu la population des ressources humaines d’une entreprise : des femmes, des mères et des morues. Elles caquettent toutes de mariage et de bébés. Quand l’une revient de congé maternité avec son chiard à peine sorti de l’œuf, toutes se précipitent autour pour admirer ce Picasso. A moins que ce ne soit pour éviter de travailler.
Etre des poules ne les empêche pourtant pas d’avoir des dents (longues). Car étant étudiant en communication, je suis affilié à un projet de communication, donc avec des « communicantes ». Des personnes qui sont d’une incroyable amabilité avec tout le monde, surtout avec leur supérieur hiérarchique. Le midi, elles préfèrent donc manger avec les personnes bien placées qu’avec les simples chefs de projets… Elles passent un temps fou à entretenir leur réseau pendant des heures au téléphone, à pouffer comme des volailles dans l’espoir de prendre du gallon.

Au moins, je n’ai pas accepté le stage en communication interne financière dirigée par Cruella Abbott, dont la tenue et la coupe sortaient tout droit des Feux de l’Amour. La vilaine avait tenté de me manipuler, mais sous mes airs innocents je suis un vrai brigand. Je l’ai remerciée et m’en suis allé vers d’autres cieux. Ce n’est pas parce que j’ai proposé mon âme au diable que j’accepte d’être mis aux enchères : je vaux bien plus qu’un simple costume, qu’il soit Gucci ou Prada.

29/03/07 - 01:00

Survolté



Trop c’est trop ! Le Livre tombé du ciel, la réconciliation avec les Fondamentaux de ma vie, le week-end en Belgique, les premiers succès et échecs professionnels, le salaire qui vient de tomber, les vacances que j’ai envie d’imaginer, les trop nombreux mails à rédiger, les sorties prévues dans les jours à venir, tous ces articles que j’ai envie d’écrire…

Envie de chanter, envie de pleurer, tout à la fois, émotionné et anesthésié, enthousiaste et démotivé… Oui, c’est cliché, mais je suis un peu shooté ! Le Lexomil est mon ami, sinon je serais encore en train de chanter chacune des chansons entendues dans ‘Nouvelle Star’ et je fantasmerais encore un peu trop sur les choupinous de la télé.

Y a trop de choses en moi qui ne sortent pas assez souvent, cela veut peut-être dire que je sors moi-même un peu trop ? Mon corps sort mais mon esprit reste à l’intérieur. J’dis n’importe quoi, ou peut-être pas.

Petite pilule blanche, fais effet avant que je n’aie fini de remplir cette page blanche…

18/03/2007

18/03/07 - 23:00

Dans ma gueule



La vie, c’est comme une main devant soi : on ne sait jamais si elle va nous caresser la bite ou nous donner une claque. Le week-end me donne souvent l’occasion de me faire tripoter mais cette semaine a été une vraie claque dans la gueule.

Ca passe par des détails, des réflexions positives venant de mes collègues sur moi, des commentaires qui m’obligent à quitter le fragile équilibre que je tente de me construire et à réfléchir autant au passé qu’à l’avenir. Ca passe par des nouvelles lointaines, j’apprends que la vie des autres change et par ricochets, quelques ondes m’atteignent. Ca passe surtout par des lignes surprenantes venant des personnes qui me sont les plus proches.

Les derniers mois ont séparé le trio amical que je forme depuis presque dix ans avec mes meilleures amies : changements de vie, de mecs, de sorties, de cours… Je ne me suis pas plus inquiété que ça, je me suis laissé gagner par certaines rancœurs puis l’abcès a été percé ces derniers jours dans de longs mails où l’on a essayé de comprendre le comment du pourquoi on a cessé de se comprendre. M’enfin, quand on a vécu tant de choses et que l’amour est en décalage avec la réalité, il faut bien procéder à quelques ajustements. Si rien n’est jamais parfait, on peut au moins faire de son mieux.

Autre écrit surprenant, celui qui a permis à Angelounet de faire son coming-out bloguesque. Quand on s’est connus, il ne voulait pas de photo de lui sur le Net, ni son prénom, et voilà qu’il se lance dans le récit de son intimité ! Ca me rappelle quelqu’un… Le coquinou. En voilà un qui vient me concurrencer sur mon propre territoire : peut-être que cela me motivera à me battre de nouveau. C’est déstabilisant, mais il faut bien aller parfois de l’autre côté du miroir.

12/03/2007

12/03/07 - 22:00

Fraîcheur de bite ?



Le problème de ce lubrifiant mentholé (outre qu’il brûle plus qu’il ne rafraîchit), c’est que la prochaine fois que je mangerai un "Hollywood chewing-gum" à la chlorophylle, j’aurai l’impression de bouffer un cul.

03/03/2007

03/03/07 - 18:21

La fin d'un temps



Je voulais être célibataire, je suis toujours en couple. Je voulais vivre seul, je suis toujours chez mes parents. Je ne voulais plus faire d’études, j’ai bien eu du mal à quitter mes camarades. Je ne voulais plus de mémoire à faire, j’ai un livre à éditer, une étude à mener et un mémoire professionnel à rédiger. Je voulais garder mes spécificités physiques, j’ai dû retirer mon piercing qui était rejeté par mon corps. Je voulais un stage de trois mois, il en fera six. Je voulais un stage près de chez moi, je mets presque une heure pour y aller. Je voulais travailler dans la culture, je travaille à la Défense. Je voulais des horaires de fonctionnaire, je subis plus que les 35 heures. Je voulais me lever tard, je dois commencer tôt.

 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.