30/04/2007Fait divers
Crégory Lemarchal est mort ce matin. Heureusement que je l’avais (gratuitement) vu en concert. 29/04/20075.55
Allongé sur mon lit. Les bras en croix. La musique qui défile, les morceaux qui s’enchaînent. Quand j’ouvre les yeux, je ne vois que les ténèbres grises et la verte lumière de l’heure qui défile.
Je ferme les yeux. Nouveaux morceaux. Nouvelles gorgées. Cerveau retourné mais toujours éveillé.
J’ouvre mes yeux. Comme un miroir posé au plafond, il me fixe. Ses ailes se détachent et il me rejoint lentement, comme dans un film. S’allonge sur moi de tout son poids. Plonge son regard gris en moi. Il s’unit à moi, met sa langue où il sait, il ne s’arrête pas. Nos corps ne forment qu’un, comme la fumée d’un feu de forêt rejoint le brouillard de la route.
On ne sait pas où l’on va, on ne sait plus d’où l’on vient. Un moment d’éternité répété à l’infini. Chaque nuit, il envahit mon lit.
Je ne sais pas qui il est exactement, juste qu’il est moi. Je ne sais pas si un jour son viol s’arrêtera. Je culpabilise presque d’aimer ça. Cette caresse masturbatoire effectuée sur mon sexe de glace, cette lente explosion orgasmique, ce carcan libérateur. Je le hais et l’aime à la fois.
Il reste en moi. Dilaté pour la nuit. Le rendez-vous est pris. A demain, minuit. Mon corps frémit.
« Génie du mal, ange infernal,
Viens sur ma couche, viens dans ma bouche. »
(Amanda Lear – Métamorphose) 27/04/2007Plat du jourLa sueur de mes couilles a la même odeur qu’un plat de pâtes au gruyère.
Qui veut des nouilles ? 26/04/2007IncesteLe médecin arrive chez moi : « J’ai croisé votre femme en bas ».
Moi : « C’est ma mère ». 23/04/2007Diabolito président ?
Il est de bon ton de parler de politique. Quand il y a un événement en France, que ce soit le beau temps, la coupe du monde, la ‘Nouvelle Star’, une élection présidentielle, cela se répercute sur les blogs et les discussions de la vie réelle.
Mes plus anciens lecteurs, les gens qui me connaissent un minimum, savent que la politique et moi, ça fait deux. J’ai longtemps été fermé à la vie de citoyen car je ne pouvais supporter l’intolérance de ce milieu et l’impression qu’aucune élection n’aurait de répercussion sur ma vie.
Petit à petit, j’ai évolué. Appris à gérer l’intolérance des uns, écouter les arguments des autres. J’ai appris que si ma vie à moi ne changeait pas, celle des autres le pouvait. Je me suis rendu compte que j’avais peut-être une pierre à apporter à cet édifice public. Plutôt que de le prendre comme un devoir, je le prends comme un jeu, m’amuse à comprendre les coulisses plus que le devant de la scène. Comprendre comment ça marche, ne plus rougir de ne pas savoir et être avide des autres.
Ces derniers mois ont accéléré mon intérêt. Peut-être à cause de deux micro-événements. Le premier a eu lieu la première semaine de cours. J’étais flatté de faire partie de cette Com’ Academy. Mais j’étais, je crois, le seul à ne pas rire lors d’une référence politique d’un prof. Là, je me suis dit qu’il fallait que je rattrape mon retard.
L’autre événement a eu lieu lors d’un dîner avec Andrew, à la même époque. Lui qui, lors de notre rencontre, m’avait dit qu’il aimerait que je m’intéresse à la politique car mon esprit lui semblait enrichissant dans ce domaine (un compliment que j’avais adoré) m’a finalement dit : « Je pense que tu ne devrais pas voter. Quand on ne connaît pas assez bien la politique, on devrait s’abstenir. » En fait, c’était moi qui avais manifesté mon droit de ne pas voter quelques années plus tôt parce que je trouvais qu’aucun effort n’était jamais fait pour initier ceux qui n’y connaissent rien.
Quand j’étais petit, je ne supportais pas qu’on me dise « tu ne peux pas comprendre, tu es trop jeune ». Encore maintenant, je déteste qu’on m’interdise quelque chose parce que je ne suis pas du même monde. Ce soir-là, j’ai détesté qu’on m’interdise quelque chose. Et j’ai décidé de grandir, tout seul, pour avoir la même place d’adulte que les autres.
Je ne voulais pas écrire sur la politique, je ne voulais pas écrire quelque chose de creux. Mais après quelques mois de lectures et de visionnages divers sur la politique, je me suis forgé un avis : quel que soit le blog que je lis, quel que soit l’avis que j’entends, quel que soit le degré d’implication politique de mon auteur ou interlocuteur, son discours reste vide de sens. J’ai beau être de gauche, je trouve que les « bouh… Sarkozy est méchant » sont puériles et ne provoquent aucun débat, les « Ségolène est notre déesse » sont illusoires, les « Bayrou est l’amour » exagérés. Les militants & co sont tellement impliqués et sûrs d’eux qu’ils en deviennent trop souvent incapables de démontrer leur opinion. On s’échange trop de valeurs et peu de faits. Bref, à croire que peu de gens savent réellement discuter et avancer des arguments pertinents. A moi alors de me construire un esprit pour pouvoir m’impliquer et parler à la place de tous ceux qui croient savoir le faire.
Ce soir, je ne rougis plus d’avoir une connaissance limitée de la politique. Car contrairement aux autres, je sais que je ne peux que progresser, et, surtout, pouvoir changer d’avis, évoluer, m’adapter, questionner réellement, aller au fond des choses, être tolérant, apprendre à adhérer à l’avis des autres ou tenter de les convaincre. En politique, je suis peut-être vierge, mais ce n’est pas comme si je ne m’étais pas masturbé le cerveau. Après tout, sucer, ça s’apprend vite. 19/04/2007J'ai perdu la tête
La réalité se mue parfois très légèrement. Les événements se déroulent selon un cours qui semble somme toute normal, régulier, logique. Et pourtant, un détail insignifiant attire plus ou moins notre attention. On sent que quelque chose ne va pas. Quelque chose n’est pas à sa place. Comme l’irruption lente et progressive du fantastique dans un roman réaliste. Comme un sashimi qui se transforme en poisson. Comme un intrus dans une conférence.
J’assistais à l’analyse filmique dans le cadre du « Pays des Manga » du Quai Branly, quand une jeune femme prend la parole. Je ne la vois pas bien. Elle s’exprime très bien, me laisse penser qu’elle est intelligente mais un peu éparpillée, un peu artiste. Elle nous raconte sa vie, nous parle d’un manga qu’elle a dessiné, demande conseils au conférencier alors que, concrètement, ça n’a rien à voir avec le riz. Elle fait référence aux paroles de Capitaine Flam. Les gens se regardent bizarrement dans la salle. Je ne peux m’empêcher de penser qu’en fait, cette fille est à la masse. Pourquoi faut-il toujours des gens pour tout ramener à eux et, surtout, perturber le cours normal des choses ?
Parce que sinon, on se ferait chier. Ce n’est que quand elle s’est mise à chanter et qu’elle s’est levée pour rejoindre la scène que je l’ai reconnue : Zazon, animatrice loufoque de ‘Toutaz’ sur France 4, sorte de Michaël Youn au féminin, en plus jolie et plus subtile. J’ai trouvé le moment assez étonnant et ça m’a beaucoup amusé, au point de me faire prodigieusement chier quand la conférence a repris.
Alors après de longues minutes, je suis sorti. Et là, je la croise, discutant avec deux mecs. J’hésite trente secondes, le temps de la laisser s’éloigner, puis je la rejoins, l’aborde. En temps normal, jamais je ne fais ça, je déteste les groupies qui pleurent parce qu’elles ont vu une star péter à cent mètres. Mais là, sachant qu’Angelounet adore ce qu’elle fait, et parce qu’elle me semble accessible (pas encore corrompue par le Star System), je me lance. Et à ma grande surprise, non seulement elle est sympa, mais tous les mecs (sûrement hétéros) autour d’elle aussi, et mon homosexualité est aussi simple qu’une couleur de cheveux. On échange naturellement sur l’événement (pas sûr que ce soit diffusé, le Quai Branly a trouvé qu’elle allait trop loin…) avant que chacun ne reparte de son côté. Moi qui suis timide, j’ai réussi à dépasser ça. Je suis dans une période faste.
Sauf que, autant je me montre sous mon vrai jour avec des inconnus de la télé, je me cache au boulot. Peut-être est-ce parce que mes collègues sont un peu plus âgées ? Peut-être est-ce parce que la Forteresse a la réputation d’être anti-homo ? Quoiqu’il en soit, même quand les sujets de l’homosexualité et des relations amoureuses sont abordés, je me fais tout petit et introverti. Alors que je suis plutôt extraverti dans la vie.
Tout part en couille. Je fais des horaires de malade de mon propre chef, j’aborde les filles dans la rue, et je prononce nettement moins le mot « bite » par jour. Lentement, mais sûrement, la vie change autour de moi. Ca tourne. Mais je dois bien garder la tête sur les épaules. 17/04/2007Chevalier des temps modernes
Un élément très important pour moi dans le choix de mon stage : le feeling. Il fallait que, dès l’entretien, je sente un courant qui passe entre mes futur(e)s collègues et moi. J’ai refusé des opportunités intéressantes professionnellement parce que je ne « sentais » pas la personne que j’avais en face de moi. De même, si d’un côté je voulais apprendre et me perfectionner, de l’autre je souhaitais arriver comme le messie au sein de mon service, bluffer tout le monde par ma pratique de l’anglais, ma capacité d’organisation, mes qualités rédactionnelles, mon contact facile, la rigueur de mon travail et mes idées innovantes. Jésus, c’est moi. J’arrive.
Sauf que, dans la réalité, quand on débarque à la Forteresse, on ne peut décemment pas être placé sur le trône dès le premier jour. La Forteresse, elle est si grande et si complexe que mon esprit de tapette volante a bien du mal à en faire le tour. La Forteresse comprend tellement de Donjons qui sont autant de ministères ayant bien du mal à cohabiter que même en étant placé au centre, elle est bien difficile à gouverner.
Alors quand un pédé débarque tous les matins shooté (une demi-heure après tout le monde) et passe pas mal de temps à faire autre chose qu’à travailler, il n’est pas aisé de s’intégrer pleinement. Au risque de se faire appeler Arthur.
Mon premier mois était surtout un mois d’appréhension de mon environnement. Comment s’appellent les Donjons, que font-ils, comment sont-ils construits, etc. J’ai été présenté comme bilingue, du coup je n’arrête pas de dire que noooooooooooooooooooooon je parle COURAMMENT, c’est pas pareil hein, je n’ai pas la science infuse. Si le jeune chevalier que je suis manie bien l’épée, je ne suis pas celui qui a la plus grosse. N’empêche : il ne se passe pas une journée sans qu’on vienne me réclamer une traduction. C’est marrant, tout le monde m’aime bien.
Et puis, après un mois plutôt cool, il a fallu changer la donne. Devenir vraiment sérieux (et pas qu’en apparence) et montrer une autre fesse face à mes collègues. Parce que le feeling, c’est une chose, mais dans les relations professionnelles, il faut être un gladiateur.
Alors que je sentais très bien Nif-Nif lors de l’entretien, qu’elle avait l’air cool et sympa (ce qu’elle est), une distance s’est creusée entre nos bureaux. Il n’y a rien eu à faire, c’était comme si nous n’étions pas convertis à la même religion. Elle, c’est boulot, bébé, réseau. Très vite, j’ai compris que nous n’avions pas le même credo. Outre mes moments de solitude qui n’ont fait que s’enchaîner, il a été difficile de s’entendre. En même temps, quand le silence règne dans la pièce, que je pousse un cri d’étonnement parce que j’ai entendu quelqu’un se poster à côté de moi alors qu’il n’y a absolument personne, Nif-Nif a bien le droit de me regarder bizarrement… A clouer au bûcher !
On a bien tenté, au début, de parler. Du CPE. Elle m’a confié qu’elle ne comprenait pas ces étudiants qui se rebellent pour ça et qui refusent de travailler. Sachant que j’étais contre le CPE, je me suis un peu senti étranger à sa pensée et n’ai pas voulu me lancer dans un débat. Ne réveillons pas le peuple rebelle, laissons la Reine en haut de sa tour.
Non-dits. Point de discussion mène à la destruction ?
Non. Parce qu’il suffit d’apprendre qu’elle adore la Nouvelle Star pour se réconcilier idéologiquement avec sa collègue. Un peu de paillettes dans les yeux.
Après un mois de distance, je me suis jeté dans l’arène du travail. Je laisse au pilori mes soucis personnels et je fonce dans mes tâches quotidiennes. Après avoir pris mon temps, je prends de l’assurance, je prends les choses en main et je prends du plaisir à faire les choses. Avec un changement anodin mais qui a son importance : je change de bureau. Nous étions deux, nous sommes maintenant quatre. Et un mec seul face à trois filles, bien qu’il y ait une lesbienne dans le tas, ça fait son effet : un coq dans la basse-cour. Il faut bien ça pour faire face au stress des nouvelles responsabilités. 16/04/2007Athanor
Appolon s’est mué en un monstre incroyable, ses cheveux ont pris feu et le reste de son corps s’est embrasé comme une traînée de poudre. En m’embras(s)ant, il fait peser tout son poids sur moi. Et alors que j’acceptais cette étreinte fatale, que je jouissais de cette chaleur soudaine, elle m’a brûlé comme un insecte qui fonce vers la lune.
Athanor s’est assis sur moi. Il a laissé en moi le goût de son sperme acide. Un goût que je croyais connaître, un goût assez similaire, et pourtant. Cette fois, une chaleur s’en dégage, un mélange de sucré et de salé, un parfum de nouveauté, de renfermé, de diversité. Il écarte ses cuisses et laisse couler sur moi le fruit de ses entraille. Il chie sur mon ventre un poids lourd qui m’étouffe et m’envahit. Je suis cloué au lit, condamné à subir sa pestilence. J’ignore ces moments. Je fais comme s’ils n’existaient pas, mais son regard de glace derrière les flammes ne trahit pas. L’odeur de ses excréments atteint mes narines. Ils sont composés de vin et de sperme, un mélange de vie et de mort, de pureté et de corruption. Mon lit en est recouvert et malgré ma fenêtre ouverte, cette substance argileuse continue de se répandre et de me maintenir prisonnier. Cloué au bûcher. Je ne me noie pas dedans. Je n’en suis pas totalement recouvert. Je crois même que je pourrais simplement me relever, me laver et tout évacuer. Mais non, car quelque part, toucher les tréfonds de l’humanité, côtoyer les démons les plus invraisemblables, me pencher au-dessus du précipice de la ville, je m’y complais. Attendre cette angoisse sourde, réclamer ma dose quotidienne, sentir l’aiguille qui s’enfonce en un long et doux orgasme, un râle intérieur qui fait enfin taire mon autre. C’est ma raison d’être, c’est ma façon de vivre, d’appréhender les choses. Goûter à ce qu’il y a de plus vil pour avoir une raison de me relever la nuit et ne pas me laisser mourir. Tuer ce qui m’entoure pour survivre.
M’endormir au milieu de mon propre vomi, pour me réveiller avec la gueule de bois, très vite remplacée par une gueule de joie. Dans quelle mesure cette vie ne m’appartient-elle pas ? 14/04/2007Génétique
J’ai jusqu’à présent échappé à l’alcoolisme de mes parents, bien que succombé à la dépression féminine familiale. Ma mère est manuelle, mon père également ; je suis gauche et intellectuel. Ma mère aime les chiffres, mon père est doué en maths ; je n’aime que les lettres. Ma mère ne suce pas, moi oui. Mon père est un pervers qui ne pense et ne parle que de sexe. Moi aussi. Mes deux parents prennent ou ont pris des somnifères, je suis d’ores et déjà bien insomniaque. Mon père est mou, ma mère est acariâtre : moi aussi.
La génétique est une loterie bien capricieuse, qui donne d’une main pour reprendre de l’autre.
Tout comme mes deux parents, je perds des cheveux qui refusent de repousser. Je m’en doutais un peu, je voyais bien sur les photos que ma touffe était moins épaisse, plus clairsemée, que sous certains angles, sous certaines lumières, se dessinait une vieillesse capillaire qui ne me réjouissait pas. Mais n’ayant pas de pertes importantes, je pensais que c’était une fausse alerte. Je voulais juste être rassuré. Au lieu de ça, mon visage s’est décomposé face au regard très gay du spécialiste (chauve, ce n’est pas très rassurant) qui, après un seul coup d’œil, a confirmé mes soupçons. Fuck la génétique. 09/04/2007Il a joui dans mon coeur
Il a joui dans mon cœur
Le soleil sur la ville ;
Quel est donc ce bonheur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la vie
Par terre et sur les toits,
Pour un cœur qui revit,
Ô l’odeur de son vit !
Il a joui sans raison
Dans ce cœur qui demeure.
Quoi ! Nulle trahison ?
Un deuil est sans raison.
C'est une douce peine
De ne savoir pourquoi
Sans « amour », sans « je t’aime »
Mon coeur n’a plus de peine ! 07/04/200702/04/2007Moments de solitude professionnelle
Il y a ceux qui entrent dans une pièce avec une telle assurance qu’ils inspirent le respect à quiconque croise leur regard. Et il y a les autres, fragiles, timides, blonds, voire eve-angéliques, qui doivent se battre plusieurs semaines mois avant de faire leur place. Quand ils y arrivent.
Passer une journée à plus ou moins bosser quand on est plein de Lexomil et de somnifère, quand on est mal à l’aise dans la nouveauté, ce n’est pas toujours aisé, mais ça fait des anecdotes à raconter. Heureusement que le ridicule ne tue pas.
Il y a le comique de situation. Premier jour de stage, je me trompe d’étage pendant que ma chef m’attend à la sortie de l’ascenseur. Deuxième jour de stage, elle me propose de manger avec elle et d’autres. L’heure passe, mon ventre hurle en silence, elle me dit qu’on ne va pas tarder à y aller. Chouette. Puis elle me demande si j’ai faim. Je m’exclame avec un grand OUI qui vient de l’estomac avant de me rendre compte qu’elle parlait avec quelqu’un d’autre au téléphone.
Il y a aussi ces moments déjà bien connus en classe : grand silence, intense, concentration, jusqu’à ce que votre ventre fasse savoir qu’il veut que quelque chose rentre ou que quelque chose sorte. C’était déjà gênant en cours, quand on est en réunion avec la top manager du service et que ce même bruit se fait entendre, il ne reste plus qu’à tousser régulièrement pour faire diversion.
Puis viennent les moments où il faut parler. Tenter de faire entendre sa voix en réunion auprès de ceux qui ne vous regardent même pas puisque vous êtes « stagiaire ». Difficile à faire avec une voix fluette qui ne veut pas sortir au moment où l'on veut prendre la parole.
Raclement de gorge. Cela fait des heures que je cherche les pays où est implantée la Forteresse. Je n’ai pas encore Internet et je n’arrive pas à me souvenir à quels pays appartiennent certaines villes de l’Europe de l’Est. C’est con la géographie, on croit tout connaître, mais si on ne s’en sert pas tous les jours, on oublie certaines données de base. Oui, oui, je sais, je suis un cas… Et quand on pose des questions con, on se demande si on a bien fait de me recruter.
Toujours rire de la situation. Se mettre à nu, se dévaloriser soi-même avant que l’autre ne le fasse. Je suis désolé, je suis un peu bête en ce moment mais… Sauf qu’il y a des jours où l’on ne sait même pas qu’on est bête. Et c’est là le pire.  |
|
Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |