13/09/2007Mes sept vérités
Rappel des règles du jeu :
Chaque blogueur « tagué » doit énumérer sur son blog sept choses le concernant, ainsi que le règlement. Le blogueur doit ensuite « taguer » 7 personnes, c'est-à-dire les citer sur son blog, puis leur envoyer un message les invitant à venir lire ce règlement et à poursuivre la chaîne. Et comme je fais rien comme tout le monde, je ne tague personne ! :p
1- J’ai vu tous les épisodes de Secret Story. J’avais totalement plongé dans Loft Story aux prémices de la télé-réalité et, depuis, j’en au suivi quelques-unes. J’ai conscience des défauts de ce genre d’émission, mais cette année j’ai bien adhéré : des secrets à découvrir (j’y fais une analogie avec mon homosexualité), des candidats qu’on adore détester, des engueulades qui m’énervent, des beaux mecs, une perversion qui me satisfait…
2- Je suis complètement gaga avec les animaux. Je suis sous la réserve avec les hommes, encore plus avec les enfants, mais les animaux font tomber toutes mes défenses et, dès qu’il y en a un dans une pièce, il attire toutes mes attentions. J’adore leur contact, m’en occuper, et j’ai l’impression de communiquer avec eux. Je leur fais des câlins, je leur parle, je leur fais des bisous. Chez moi, les bêtes font la loi !
3 – J’ai joué dans une comédie musicale. J’en connais qui se foutent de ma gueule avec ça ! J’avais 12 ans et mon lycée se lançait dans un vrai spectacle pour la fin de l’année. Avec ma voix de castrat et mon air angélique, j’ai décroché le rôle d’Oliver Twist. A l’époque, je voulais devenir acteur, une ambition satisfaite (puis défaite) par cette expérience. Depuis, le metteur en scène et certains de l’équipe ont monté la pièce dans un vrai théâtre parisien.
4 – J’aime toucher les seins des filles. Rien de sexuel là-dedans, mais la peau est si fine à cet endroit que j’adore y passer la main et bénéficier de la douceur que j’y trouve.
5 – Je suis très curieux. Je me suis calmé depuis quelques années, mais cela reste très présent. Quand quelqu’un que je connais laisse sa boîte e-mail devant moi, je ne peux m’empêcher d’y regarder. Je fouille quand je me retrouve seul chez quelqu’un, on ne sait jamais, je pourrais y trouver quelque chose !
6 – J’utilise de faux documents. Rien de bien grave mais disons que je profite du système comme je peux et que j’ai déjà fait de sacrées économies avec toutes les manigances d’ Angelounet…
7 – Je peux roter sur commande. C’est un don particulier, que j’ai acquis dans mon enfance à force de boire des litres de soda pour pouvoir parler en rotant avec mes amis… Ces jeux ont cessé et je ne m’amuse plus à le faire en toute occasion, mais quand certains boivent beaucoup de bière pour remporter un concours, j’adore ramener ma bouille innocente et, sans boire une seule goutte, les battre à plate couture. Chacun son talent ! 12/09/2007Roulette
C’est fini. Depuis un peu plus de deux semaines, je me suis échappé de la Forteresse. Enfin, je suis simplement parti, le contrat nous liant arrivé à échéance après six mois. Ce serait pratique si les relations amoureuses avaient une date de péremption claire, ça éviterait de tergiverser pendant des heures à savoir si on va, oui ou non, le baiser une semaine de plus.
Libération. Je n’imaginais pas à quel point je me sentirais libre après ce stage. Les dernières semaines s’étaient mieux déroulées, j’avais pris mon mal en patience et réussi à ne garder que le positif. Des collègues sympas et qui essaient de vous caser avec leurs copines, je n’en rencontre pas tous les jours.
En fait, j’en rencontre même moins que je ne croyais. Parce que, le dernier jour, j’ai appris avec délectation que certaines d’entre elles étaient hypocrites. Depuis des mois, elles faisaient les gentilles devant moi alors que, derrière, elles me descendaient (au cas où personne ne connaîtrait la définition de l’hypocrisie). Oh j’avais bien perçu la manipulation, les tentatives pour me faire faire ce qu’elles voulaient, mais je ne pensais pas que leur fausseté avait une telle ampleur.
J’ai résisté à l’envie de leur envoyer un mail bien ironique pour leur faire savoir que j’avais compris leur manège. Ne pas réagir comme un ado, faire semblant d’être adulte. Faire semblant tout court. Souriant, heureux, je vous aime, merci pour tout, vous êtes formidâble. Soyons adulte, soyons hypocrite, ça peut toujours servir.
Je suis sorti du carcan que représentait, encore plus que je ne croyais, ce stage. Une expérience pas tellement positive, qui m’a fait perdre toute confiance en moi et qui a plombé mes nuits, provoquant des insomnies encore plus fortes qu’avant. Ca me fait culpabiliser de mal le vivre parce que, dans le fond, ce n’était pas si horrible : objectivement, j’avais tout pour être heureux. Mais j’étais en telle inadéquation avec ce mode de vie professionnel que je l’ai mal vécu.
Je m’en remets, tout doucement. J’essaie de garder la tête haute, de sortir du loft dignement, de faire des projets, tout ça. Ah les projets, c’est important ça. C’est faire croire qu’on sera encore vivant dans six mois et capable de soulever des montagnes. Alors, le soir, après avoir écrit mes six pages quotidiennes de « Mémoire de Merde : le Retour », je suis pris d’une euphorie qui me pousse à envisager tous les métiers possibles. Vraiment, chaque jour, je suis capable de m’inventer une nouvelle vie pour compenser ce que je n’aime pas dans la mienne. La semaine dernière, j’ai décidé de monter une association contre les insomnies, à la fois pour identifier toutes les techniques pour dormir, aussi pour faire connaître cette maladie du public (et lutter contre l’intolérance !). Avant-hier, je me voyais bien décorateur d’intérieur. Après tout, mon père est dans le bâtiment, si je mélange ses gênes, ma gayttitude, ma connaissance de D&CO et mon obsession du logement, ça devrait marcher, non ? Hier, je voulais travailler dans un hôtel. Comme ça, je pourrais y vivre, avoir des horaires décalés et parler d’autres langues.
Et à côté de ça, les nombreuses annonces de journaliste ou chargé de communication, je les regarde, les relis, les copie-colle dans un fichier word qui trône sur mon bureau, et j’attends qu’elles disparaissent des sites emploi pour pouvoir dire « oh bah zut, l’offre doit être pourvue ».
D’abord, le mémoire (projet imposé – très court terme). Ensuite, les vacances aux Etats-Unis (projet désiré – court terme). Après, on verra (projet vide – long terme). Chaque chose en son temps.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |