30/11/2007VocationJ’ai trouvé !!! J’ai trouvé ma voie, je sais ce que je veux faire de ma vie. Un métier qui fait sens, qui me permet de venir en aide aux autres, de gagner de l’argent facilement, de ne rien glander, d’avoir plein de temps libre pour faire ce que je veux. Et en plus comme j’ai un mode de vie sain (sans tabac, sans alcool), j’aurai peu d’efforts à faire (sauf pour les somnifères).
Je vais devenir mère porteuse !
(Quoi, j’aime pas les enfants ? Et alors ? Je les élève pas, je les ponds !). 29/11/2007The break
Je reçois, plus souvent qu’à l’accoutumée, des mails d’inconnus qui ont été touchés par mes derniers écrits. Celui d’hier finit son mot par « mon problème a toujours été de choisir ; or choisir c'est renoncer et je n'aime pas renoncer ! ». Je n’avais jamais pensé à mes indécisions chroniques en ces termes, mais je trouve cela particulièrement vrai.
Sauf qu’il arrive un temps où il faut savoir prendre des décisions. Et renoncer. C’est une qualité essentielle au monde professionnel (il me semble que plus on a de responsabilités, plus l’on doit prendre de décisions) et je me rends compte à quel point elle me fait défaut dans ma vie personnelle aussi.
Alors, réalisant que ma vie « amoureuse » me tourmentait trop sans être capable de choisir d’y mettre fin ou de m’y engager pour de bon, j’ai décidé de faire une pause. Ca m’a fait tout drôle les premiers jours, je me sentais orphelin, très seul. Mais cette solitude correspond à celle que je ressens plus en profondeur, alors les désagréments provoqués par cette pause entrent en résonance avec ce que je suis vraiment.
Passé cette période, c’est la vie qui m’anime. Je réussis à tirer un maximum de profit de cette distance choisie et je m’investis beaucoup dans tous les autres domaines de ma vie. Une nouvelle hygiène de vie, réfléchir différemment, savoir ce que je veux vraiment, tenter d’acquérir un nouveau sommeil ; un vrai souffle de vie. Pour mieux, ensuite, prendre une décision. D’adulte. 07/11/2007071107
Endormi à 22h, réveillé à 1h. Foutues insomnies ! J’espérais que ce soit le matin, malgré la nuit, un matin très tôt et très froid, pour être enfin aujourd’hui, cette journée que je redoute depuis des mois, la même chaque année.
Je me suis réveillé en pensant au Goncourt, me félicitant d’avoir connu et apprécié l’écriture de Gilles Leroy avant qu’il ne soit connu. Je n’ai pas été touché par toutes ses œuvres, mais j’ai toujours été bouleversé par la qualité de sa plume. Je me souviens quand, en entretien, on me demandait de parler un peu plus de mes goûts littéraires, les visages face à moi étaient peu réceptifs à l’évocation de cet homme. Maintenant, je pourrai justifier par un « vous savez, le Goncourt 2007 » et on hochera la tête avec un peu plus de connaissance (pas celle de l’auteur, mais du prix, assurément).
J’ai bien évidemment pensé à mon avenir toujours aussi branlant, erreur fatale vu que c’est le sujet numéro un à la source de mes troubles nocturnes de ces derniers mois. Non, je ne ferai pas fortune en lançant un blog ou un site culturel thématique de mon cru. Dois-je postuler à ces annonces de chef de projet éditorial en agence que je reluque depuis des semaines ? Et si, tout simplement, je faisais secrétaire bilingue ? Et si je partais, à défaut de l’étranger, en province ? Quoique, avec mon diplôme, j’aurais peut-être plus d’opportunités à Londres. Non, décidément, je ne veux pas être rédacteur ou journaliste. Et si, tout simplement, je retournais aux origines de ma « vocation » pour la communication en tentant de devenir chargé de com dans un organisme culturel ?
J’ai alors visualisé ce tout nouveau morceau de papier, acquis hier matin, symbole de ma relation actuelle à la société : je suis officiellement à la recherche d’un emploi, d’après l’ANPE. Il y a quelques semaines, alors que je disais à une dame qui tapotait mon dossier pour la mutuelle que je n’étais « rien » (pas étudiant, pas salarié et encore glandeur en vacances) elle avait alors écrit, sans me le demander, que mon statut était « à la recherche d’un emploi ». J’ai été frappé par le fait que nous n’avions pas le droit d’être « rien ». Pourtant cette vacuité me convient car elle appelle nécessairement une future définition possible et, surtout, elle traduit l’incroyable liberté quant à la suite. Mais non, si je ne suis « rien », c’est forcément que je recherche un emploi. Finalement, ce n’est pas déplaisant, il y a plein d’avantages avec ce bout de papier vert (gratuité des musées notamment, je ne sais pas si ça va m’encourager à chercher du boulot…)
Voilà, aujourd’hui est un jour comme les autres, rempli d’insomnies quotidiennes, comblées par de vaines réflexions et tentatives de définitions. J’ai juste 25 ans. 05/11/2007Dawn
J’ai trouvé la clé. Celle qui pourrait m’ouvrir des portes, celle qui pourrait m’aider à avancer. Et elle est humaine.
Après avoir souffert cet été de ne pas réussir à me fondre dans la vie professionnelle ; après maintes annonces de rupture jamais consommée ; après des centaines de prises de tête et questionnements qui se mordent la queue ; après trop de désillusions et de déceptions ; après trop de doutes qui m’empêchent d’avancer…
Après avoir songé travailler à la Forteresse pour la sécurité ; après avoir cherché un poste culturel, rédactionnel mais aussi tout le contraire ; après avoir vu les autres changer et s’éloigner ; après avoir pris conscience que j’étais profondément seul malgré tout ; après avoir songé reprendre des études ; après avoir envisagé sérieusement partir vivre à l’étranger…
J’ai tout arrêté. Tout bloqué. Comme pris entre deux temps, le passé et le futur, un œil de chaque côté en un ignoble strabisme divergent qui m’empêche de vivre le moment présent. J’ai fini par accepter et entamer les démarches de mon salut.
J’entame une psychothérapie. Et pas n’importe laquelle. Pas la classique thérapie freudienne remboursée où l’on parle à un muet pour comprendre après des années qu’on est condamné à crever, mais celle qui coûte très cher, dont aucun euro n’est remboursé et qui est censée être d’une rapide efficacité.
J’étais cet été obsédé par le développement personnel et l’envie, le besoin de me réaliser dans cette voie sans réussir à franchir le pas. J’en ai marre d’être seul sur le bas côté alors j’ai décidé de marcher à mon rythme et de faire ce que j’estime bon pour moi.
Et après seulement une séance, je sais que j’ai fait le bon choix. J’ai déjà commencé à comprendre des choses et les révélations provoquées par cette introspection guidée m’enthousiasment.
Ca y est, moi aussi, j’avance.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |