...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

31/12/2007

31/12/07 - 15:13

Les joies de Facebook

Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas à la pointe de la djeun’s attitude: je n’ai découvert Facebook qu’il y a deux mois. Comme tout le monde, j’ai dit que je n’irais pas et, comme tout le monde, je me suis pris au jeu. Mais je suis sûr que c’est encore mieux du boulot, ça occupe.

Par contre, j’avoue que je suis perturbé d’avoir mis mon vrai nom sur ce site. J’ai toujours maintenu une certaine distance entre ma vie virtuelle et ma vie réelle et, en m’inscrivant, je pensais que Facebook était un site pro comme Viadeo. Tu parles. En deux jours, j’avais des dizaines et des dizaines de contacts et j’ai été surpris de me découvrir plein de nouveaux amis. Parce qu’il est vrai que l’attitude consistant à ajouter la moindre connaissance à ses contacts m’a de prime abord surpris. « Mais c’est pas mon AMI, lui ! ». J’en ai refusé quelques-uns, qui n’ont pas dû comprendre. Et puis, maintenant, je les laisse pénétrer mon profil et je me délecte des détails de leurs vies… Ca a de quoi satisfaire ma curiosité ce site, éplucher les photos, lire les commentaires... C’est bien pour les gens qui s’ennuient au boulot, et ceux qui n’en ont pas.

Au final, je me retrouve avec plein de gens de GA avec qui je n’ai même pas parlé depuis des années, et tous ces pédés connaissent mon nom de famille maintenant ! Ce n’est pas grave mais j’avoue qu’il y a une petite intrusion de l’intimité un peu dérangeante. D’autant plus que les trois quarts de mes contacts ne connaissent pas l’existence de Diabolito…

Et en prime on peut draguer sur ce site. Sauf que moi, pour le moment, c’est une vieille morue aux sourcils d’Emmanuel Chain qui a osé cliquer yes on me. Je n’ai même pas envie de la poker, je n’ose imaginer où elle mettrait mon doigt.


24/12/2007

24/12/07 - 19:27

Lutte contre le Sida



Une affiche et une campagne que j'aime bien, comme tout ce que fait l'INPES, institut qui a tout mon respect (j'ai étudié certaines de leurs affiches pour un devoir cet été et j'avoue que je postulerais bien là-bas un jour...).

L'affiche a malheureusement été interdite et je suis choqué qu'aujourd'hui encore on censure une image homo alors même que le but ici est noble et non commercial.

21/12/2007

21/12/07 - 19:26

Dormir un jour



Je n’attends jamais la nouvelle année pour prendre de bonnes résolutions. C’est une coutume qui, comme beaucoup d’autres, est assez superficielle. Par contre il y a des moments dans l’année où j’ai envie de prendre des décisions, de faire bouger les choses, d’avancer. C’est l’état d’esprit dans lequel je suis depuis quelques semaines. Au-delà de ma quête identitaire et de ma recherche d’exploitation par une entreprise, j’ai surtout décidé de tout faire pour guérir de mes insomnies. Tâche ô combien difficile quand on sait que je suis insomniaque depuis… toujours en fait. C’est l’occasion de témoigner sur tout ce que j’ai fait pour tenter (en vain), de m’en sortir.

15 mars 2005. Sous les conseils d’Angelounet, j’appelle le centre du sommeil de Paris, situé à l’Hôtel-Dieu. Comme j’ai toujours de la chance, j’ai alors appris que je les contactais le jour de l’année où ils sont le plus chargés de travail : c’était le jour officiel du sommeil. L’attente sera longue, il y a beaucoup de demande m’annonce-t-on. Effectivement, j’ai presque attendu un an vu que mon premier rendez-vous a eu lieu le 19 février 2006 (oui, j’ai une bonne mémoire des dates). C’était d’ailleurs particulièrement douloureux car on m’avait donné rendez-vous vers 8h du matin… horaire que je trouve étrange pour des patients souffrant d’insomnie. Mais bon.

La doctoresse qui s’occupe de moi est assez jeune, je la trouve agréable, bien que réservée. Lors des premières séances, elle semblait plutôt optimiste quant à la suite des événements. J’ai tout de même été surpris par sa volonté de traiter mes insomnies par rapport à mon environnement proche sans prendre en compte le fait que mes problèmes datent et sont assez variés. C’est-à-dire que, quand je l’ai vue les premières fois, j’ai exprimé le fait que j’étais plutôt déprimé et elle a direct associé ça aux insomnies. Mais que je ne dorme pas non plus quand ça va, elle s’en fout. C’est pratique.

Elle m’a prescrit ce que je prenais déjà, à savoir du Lexomil, mais elle m’a fait passer au bout de quelques mois du Noctran au Stilnox, médicament que j’avais arrêté de prendre à Londres vu que c’est celui-là qui me faisait complètement délirer. L’avantage du Stilnox (par opposition au Noctran), c’est qu’il ne fait effet que quatre heures et est préconisé pour les problèmes d’endormissement (donc en gros, quand je me réveille la nuit après ces fameuses quatre heures, je n’ai plus qu’à me toucher jusqu’à en saigner).
Elle m’a fait faire des tests. La prise de sang n’a rien révélé. J’ai rempli un agenda de sommeil qui m’a marqué parce qu’il a prouvé, d’une part, la différence entre mon rythme « naturel » et celui imposé par une personne travaillant « normalement ». En gros, le week-end, je peux me coucher à l’heure à laquelle je me lève le lundi… D’autre part, je devais également noter sur cet agenda quand j’étais fatigué. Résultat : je suis tout le temps fatigué. Le papier était rempli des petits ronds symbolisant mes coups de barre.
J’ai également porté une sorte de montre (actimetrie) pendant 10 jours. Celle-ci a permis de mesurer mes périodes d’activité, de calme et de sommeil. Intéressant, mais Mme Dodo en a conclu que je dormais assez, puisque souvent aux alentours de six ou sept heures par nuit. Sauf que moi, bordel, après sept heures de sommeil, je suis crevé ! C’est quand même pas compliqué de comprendre qu’on n’a pas tous les mêmes besoins dans ce domaine-là, si ? Elle m’a aussi appris que j’étais plutôt du soir. Ah ouais, sans dec, j’avais pas du tout réalisé ça avant dis donc. Petit détail qui m’a amusé sur les résultats, elle ne m’en a pas parlé mais je l’ai déduit tout seul, on peut voir les périodes d’activité sexuelle puisque on distingue très nettement une forte activité physique juste avant le coucher et le sommeil… ;)

Avec le rythme du stage, mon sommeil a commencé à se réguler un peu. Je supportais à peu près la fatigue de la semaine et je récupérais le week-end (le quotidien de nombreux mortels, quoi). J’ai même commencé à réduire la posologie de mes somnifères et je croyais vraiment, à ce moment-là, que le fait de travailler était le remède miracle à mes soucis nocturnes. Jusqu’à ce que ça bascule dans l’horreur. Comme à Londres, j’ai senti que plus j’étais fatigué, moins je dormais. Un cercle vicieux intolérable qui a malheureusement eu des répercussions sur ma vie professionnelle. Je me souviens même avoir appelé, à 3h du matin, complètement shooté et désespéré, le centre du sommeil, comme si c’était une écoute pour âmes en détresse. Je n’ai trouvé au bout du fil qu’une voix pâteuse qui m’a dit de rappeler de jour, quand le médecin serait là.

Alors on a fait d’autres tests. En septembre, j’ai passé une nuit avec des électrodes branchées partout sur moi pour analyser mon sommeil. Ce n’était pas franchement génial de dormir avec ça, j’avais l’impression d’être un cobaye mais j’espérais vivement qu’on trouverait quelque chose, qu’on me découvrirait une maladie et donc le traitement qui irait avec. Ne plus être un insomniaque anonyme parmi tant d’autres, mettre un nom sur mon ennemi pour enfin pouvoir le combattre.
« Vous avez un bon sommeil ». Je mets des heures à m’endormir et j’ai besoin de nombreuses heures de repos mais, une fois que je dors, j’ai un sommeil réparateur.

Lors des dernières consultations, j’ai senti que Mme Dodo était un peu perdue face à mon cas. Je n’ai pas de raison physique, mis à part mon décalage de phase, de ne pas dormir, je ne réagis pas bien aux traitements… Alors j’ai décidé de tenter le tout pour le tout. Sachant que c’est le problème principal de ma vie, mon handicap personnel et professionnel, je me suis dit que je devais mettre à profit mon chômage pour tenter de régler ça.

Tout d’abord, j’ai adopté une nouvelle hygiène de vie. Je m’interdis de m’allonger la journée (chose que j’adore faire pour lire ou regarder la télé) afin que mon corps différencie plus facilement le jour et la nuit. Je fais du sport tous les jours pour être sûr d’être fatigué. J’éteins tous les écrans (ordinateur, télé…) au moins une demi-heure avant de me coucher car toute cette luminosité est énergisante.
Surtout, j’ai enfin accepté de suivre une cure de luminothérapie. Tous les matins pendant trois semaines, il faut s’exposer à une lampe très vive qui libère de la sérotonine pour ensuite, le soir, mieux libérer la mélatonine (hormone du sommeil). Je n’avais jamais réussi à le faire avant parce que me lever une heure plus tôt pour rester planté devant une lampe alors que j’ai déjà un mal fou à me lever à temps pour bosser, c’était irréalisable. Mais étant au chômage, tout devient possible (!). Tous les jours à 10h donc, j’ai pris un bain de lumière. Cela ne m’a absolument pas fait dormir le soir, mais il est vrai que c’est énergisant et que j’ai mieux vécu les journées qui ont suivi (et, en prime, ça met de bonne humeur !). La troisième et dernière semaine, cependant, j’ai eu un mal fou à me lever, la fatigue s’accumulant, et le jour qui a suivi le traitement je me suis retrouvé, une fois de plus, avec mon décalage de phase de merde qui m’empêche de dormir avant 4h du mat’. Mon corps est vraiment mal foutu !!!
Dernière étape pour mieux dormir : cinq séances de sophrologie du sommeil. Ca a été une révélation pour moi. Je voulais, depuis des années, travailler sur mon souffle, faire de la relaxation, canaliser mon énergie : c’est chose faite grâce à ces séances. Malheureusement, aucune amélioration du point de vue du sommeil non plus. Cela dit, ça m’a permis de rencontrer des gens ayant les mêmes troubles, les mêmes difficultés dans la vie, et ça a donc été un « soulagement » de se sentir moins seul ainsi que d’avoir enfin une écoute compréhensive loin des « mange une pomme et bois un verre de lait ».

Après presque un an de traitements divers et variés, j’en arrive à une triste conclusion : le centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu n’a pas réussi à me guérir. J’ai tout testé et j’en suis toujours au même point.

Cependant, il est possible aussi que tous ces efforts, cette nouvelle hygiène de vie, ne portent leurs fruits qu’avec le temps. Car plus l’insomnie est installée, plus il est long de rééduquer son corps.
Alors, je ne m’avoue pas vaincu. Je vais continuer à faire de la sophrologie, car il est incontestable que cette discipline, malgré sa simplicité d’application, m’a beaucoup apporté en très peu de temps. Ensuite, je vais tester l’acupuncture et probablement me tourner vers un spécialiste du sommeil. J’ai une copine de classe qui s’est retrouvée par erreur chez un acupuncteur alors qu’elle voulait voir un nutritionniste, et, après la séance, elle n’a plus eu faim pendant trois jours !
Malheureusement, tant que je n’aurais pas fait de progrès dans ce domaine, j’aurai une vraie barrière face au travail. Barrière que je vais peut-être bientôt défoncer à mes risques et périls… En attendant, j’oriente ma psychothérapie là-dessus. « Vous retrouverez le sommeil », m’a affirmé Mamie Vital. J’espère le trouver tout court.


Flèche vers le bas = moment du coucher ; flèche vers le haut = moment du lever ; hachures = sommeil ; cercle = fatigue ; note de qualité de la journée et de la nuit sur dix ; médicaments éventuellement pris pour dormir.

03/12/2007

03/12/07 - 11:30

La dernière goutte



La scène est banale. Nous l’avons tous vécue, pour certains c’est un cataclysme plusieurs fois par jour : après avoir déroulé son pénis pour uriner, l’homme range son outil et macule irrémédiablement son sous-vêtement.
Mais le mâle peut adopter quelques solutions pour lutter contre ce fléau.

Il y a les adeptes du secouage. On le remarque notamment dans les pissotières où ces messieurs perdent tout crédit social et sont rappelés à l’égalité face à la nature. Qu’ils portent un costume, un jean ou un survet’, on les voit agiter leur bras énergiquement presque comme s’ils se donnaient du plaisir. Ont-ils une technique précise ? Un balancement de gauche à droite ? Un secouage vertical ? Préfèrent-ils le hasard qui risque de faire valser la demoiselle sur son voisin ? Je suis sûr que certains sont des experts : en un seul coup, sec, assuré, ils vident la dernière substance du tuyau comme on fait tomber la cendre de sa cigarette.

D’autres préfèrent une technique considérée comme moins virile parce que les femmes font de même : l’essuyage. Un peu de papier toilette et hop, le support absorbe l’excédent d’urine qui finit dans les égouts. C’est moins écologique mais peut-être plus efficace.

Il y a, enfin, le pressage de tuyau. De la base du sexe jusqu’à son extrémité, les doigts exercent une pression qui permet d’évacuer les dernières gouttes.

Je fais partie d’une dernière catégorie, celle des utilisateurs des trois premières. Dans un premier temps, je secoue mon zizi en alternance avec des pressions comme si je lui redonnais vie : secouage, pression, secouage, pression. Mais je trouve que l’humidité reste collée. Alors, avant d’avoir commencé mon affaire, j’ai déjà pris deux feuilles de papier toilettes (une seule n’est guère assez épaisse) que je plie et qui, après le secouage/pressage, se laisse embrasser par mon prépuce. D’où l’expression « bisou mouillé ».

Sauf que, quoique je fasse, il y a toujours une dernière goutte de pipi pour me faire chier ! Au mieux, c’est très léger et l’humidité imposée par mon anatomie reste à peu près supportable (surtout en été). Pour peu que j’aie rangé ma zigounette sur le côté, c’est la cuisse qui prend et comme le vêtement est nécessairement proche de la peau, c’est particulièrement gênant de sentir cette dose froide sur moi. Au pire, et ça m’arrive très souvent, je réalise, trop tard, qu’il reste du liquide dans le tuyau. Et là, c’est le drame. Au lieu d’une petite goutte, c’est une petite flaque qui envahit mon caleçon. Ca arrive dès que je me rhabille, avec la pression des vêtements qui éjecte le restant d’urine. Encore plus chiant, ça arrive quelques secondes plus tard, une fois que je suis sorti des toilettes et que je m’assois. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais ce mouvement inonde inexorablement ce que j’essaie tant bien que mal de maintenir propre.

Oh, pourquoi pourquoi tout ça n’arrive qu’à moi ? Est-ce parce je ne tiens mon engin qu’entre deux doigts, l’index et le majeur, comme un cigare ? J’ai en effet l’impression de pisser en dilettante en n’y mettant pas une poignée de main de virile, je ne m’investis pas entièrement dans l’action. Avant, je pissais même uniquement par la braguette, sans défaire le bouton du pantalon, jusqu’à ce que je réalise que les mecs des toilettes publiques se mettaient plus à leur aise.

Ce qui est drôle, c’est que non seulement j’ai des réserves d’urine, mais aussi… de sperme. Même topo. Certains hommes, comme moi, mouillent avant (c’est le precum), bah moi, après avoir joui, j’ai nécessairement du postcum. Entrée, plat, dessert, je fais la totale ! Ma bite est réellement un tuyau qu’il est difficile de vider complètement. J’en garde toujours un petit peu pour plus tard. C’est comme un bon repas, j’aime bien y revenir après.

Mais j’ai trouvé une solution, inspirée des bébés, qui a toujours surpris mes mecs. Contre le pipi, qui est en fait surtout gênant la nuit (retourner au lit avec cette petite goutte de fraîcheur est insupportable), je mets simplement un mouchoir, assez négligemment, entre mon caleçon et moi pour faire tampon. Protection rapide, vite faite, vite jetée. Contre le sperme envahissant, il m’a fallu plus d’ingéniosité car mes derniers baigneurs peuvent survenir en plusieurs fois et après la chute du mouchoir en équilibre. J’ai donc inventé une technique qui consiste à se créer une couche pour bite ! Dès que popaul a craché, j’enroule un mouchoir que je noue et coince qui peut tenir toute la nuit. Avec ça, plus aucune fuite, c’est comme une capote en tissu. Très efficace ! Emballé, c’est pesé.

Non, je n’ai pas de photo pour témoigner, il faudra se contenter de mes mots. Ces mots pour faire comprendre à quel point ce combat quotidien est une lutte de chaque instant pour rester digne et ne pas se noyer dans l’incontinence de la vieillesse et de la prime jeunesse.

Soyons des hommes propres et secs !

Luttons contre la dernière goutte de pipi !


01/12/2007

01/12/07 - 10:45

Souffle de vie



Le temps libre. Les gens le fuient plus qu’ils ne l’avouent. Tout nous pousse d’ailleurs à croire que ce n’est pas bien, qu’il faut travailler, encore et toujours, de plus en plus. Ils brassent de l’air. Moi qui n’aimais pas les vacances, finalement, ce temps libre, je le trouve plus que plaisant : ressourçant. A défaut de grand air provincial, j’en prends un grand bol intérieur et je m’envole.

Depuis quelques mois, je pense beaucoup à la place du corps dans nos vies, ce corps devenu objet, qu’on ne fait que regarder de l’extérieur même quand c’est le nôtre. J’ai pris conscience de la barrière que nous transportons depuis des siècles entre notre mental et notre corps. Et j’ai eu envie, j’ai senti, que rééquilibrer ma vie passerait par une rééducation à l’écoute de ce corps.

Phénomène important de notre vie mais qu’on néglige trop souvent : la respiration. Je travaille dessus grâce aux cours de sophrologie proposés par le centre du sommeil. Ca ne me fait malheureusement pas mieux dormir, mais ça m’apporte un bien-être quotidien. En respirant mieux, on prend conscience de tout ce qui se passe en nous, de tout ce qui y vit, mais aussi de tout ce qui est en tension, tout ce qui nous empêche d’avancer.

J’ai découvert il y a environ un an que, en plus des allergies, j’avais un problème de souffle. En gros, j’ai des poumons trop petits et si je n’étais pas traité je pourrais devenir asthmatique. Moi qui ne faisais jamais attention à la fumée de cigarette de ma mère, depuis que j’ai commencé à l’éviter, je ne la supporte plus : de suite, ma poitrine se comprime et j’étouffe.
Tout petit, déjà, je savais que j’avais un problème. En sport, surtout à la piscine et en athlétisme, je sentais que j’avais le souffle court, que ça me faisait vite mal. J’avais beau le dire aux profs, on ne m’a jamais cru, parce qu’on ne croit jamais un enfant qui n’est déjà pas sportif à la base.

Quand j’ai parlé de mes problèmes de souffle à ma psy, elle s’est écriée : « ce n’est pas étonnant. Le souffle court, c’est le souffle de celui qui tente très vite de reprendre son souffle après une grosse peur, qui sort à peine la tête de l’eau, qui tente de survive. Vous ne vivez pas. Vous survivez. »
Cette thérapie devient alors l’un des outils de ma libération. Que ce soit par la discussion ou par des exercices simples mais qui font intervenir le corps, je le rétablis dans mon quotidien. Le cérébral hypersensible que je suis apprend alors à composer avec lui. Je ne veux plus être un corps et un esprit, je veux être un tout, trouver la paix intérieure, la présence à moi-même et au monde.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, je me suis mis, avec grand plaisir (et c’est là que c’est nouveau, le plaisir) au sport. Certes, j’avais fait deux ans de Club Med Gym, mais pas pour l’envie de me dépenser physiquement, pour l’amusement provoqué par les cours de fitness. Il m’aura fallu atteindre 25 ans pour comprendre qu’il y avait, non seulement une philosophie dans les sports, mais aussi un véritable bien-être. Avant, je voyais ça comme un gaspillage d’énergie. Déjà qu’on a des vies de cons en passant des heures dans les transports et au bureau, alors si on doit en plus se faire suer pour nos loisirs, où va le monde ? J’avais tort. Ce n’est en aucun cas un gaspillage d’énergie : le sport est un recyclage d’énergie. Quand on ne fait rien, la vie qui est nous stagne et pourrit. Dans le monde professionnel, on utilise un peu de cette énergie, mais on ne fait que l’évacuer sans réellement en tirer tous les bénéfices. Le sport permet un roulement intérieur incroyable. C’est un peu comme faire du rangement dans ses affaires : on trie, on jette, on redécouvre ce qu’on possède et on réarrange pour un meilleur fonctionnement et plus de plaisir. Le sport a le même effet au niveau interne.

Faut qu’j’travaille, comme disait l’autre mais… Mais je tiens à ce nouveau souffle de vie parce qu’il m’aide considérablement à m’épanouir. Que je danse ou que je fasse du fitness tout seul chez moi (merci Gym Direct !), que je marche dans le froid ou dans des musées, que je nage ou emprunte un Vélib’, que je souffle entouré des vingt autres insomniaques du cours de sophrologie ou que je descende, tel un spéléologue de la psyché, dans les méandres de mon âme avec ma psy, c’est toujours dans le même mouvement : celui de l’avant, celui de la vie qui est en moi et qui veut se réaliser à travers moi.

 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.