...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

21/05/2007

21/05/07 - 01:03

Il faut sauver Willy



Non, décidemment, je ne suis pas à ma place à la Forteresse. Et ce n’est pas uniquement parce que je participe activement à un système capitaliste, que je ne promeus ni la culture ni œuvre pour le développement durable. C’est surtout parce que j’ai régressé.

Je revis cette époque où personne ne connaissait mon fort penchant pour la bite, où j’étais donc plus souvent considéré comme discret, introverti, calme, gentil, cucul, sérieux, etc. Cette période où il fallait faire semblant, mater les seins de mes copines, deviner leur taille de soutif, caresser des cuisses, me faire croire que je suis amoureux de Machine puis de Cunégonde… Alors bon, je ne mens tout de même pas, mais j’ai tellement ancré en moi cette notion de ne pas faire mon coming-out tant qu’on ne me le demande pas que les « non-dits » sont de plus en plus présents et que chaque jour où je maintiens mes collègues dans l’ignorance m’isole en peu plus.

Car il devient ardu de subir les remarques sur ma potentielle hétérosexualité. Entre le journaliste dont je suis censé n’avoir rien à foutre (alors qu’il ressemble à Tom Cruise !) et tous ces commentaires affichant mon prétendu intérêt pour les gros seins, personne ne semble remarquer que je regarde les filles dans les cheveux et que les grosses bosses de nos prestataires m’obsèdent. Ainsi que leurs mains anguleuses (vous pouvez tenir mon stylo s’il vous plaît ?), leurs culs plus ou moins moulés, leurs lèvres humides… Je suis tellement entouré de femmes qui me prennent pour un coq que le moindre mâle qui passe agite mes spermatozoïdes comme s’ils étaient en discothèque.

Mon hétérosexualité a failli devenir réelle. Une jolie jeune fille (qui doit pourtant avoir la trentaine, quand même), après avoir flirtouillé avec moi il y a un mois et demi (j’avais pris ça pour une plaisanterie tellement je trouvais ça absurde) a remis le couvert en me proposant de déjeuner tous les deux dans un parc. Le contexte et sa manière de formuler les choses ne laissaient que peu de doute face à sa proposition.

Je n’ai qu’une chose à dire : au secours !!! Qu’on ne me laisse pas vieillir seul bouffé par des chattes.

commentaires

21/05/07 - 01:42

Bon, ben, visiblement les conversations(allusions) entre collègues mâles n'ont pas beaucoup changées en vingt ans. Mais bon, si tu commences à leur parler de leur bite, tu risques fort de faire désordre. :))

Pourtant, si c'est une condition pour que tu te sentes mieux, faudra peut-être leur dire à un moment ou à un autre; avant d'être agacé au point de ne plus être capable de le leur dire gentiment.

21/05/07 - 04:14

Tu es très drôle dans ton malheur!
J'espère que tu sauras oser leur dire, ou faire comme moi: bafouiller un "Ooohhf, tu sais moi, les filles, huMmM brRrmr."

21/05/07 - 17:59

Je peux largement comprendre, puisque ma situation est à peut prêt identique... Et plus je m'enfonce dans le mensonge, plus le dire va être difficile car inattendu pour eux...

21/05/07 - 20:53

Moi qui ait changé de bahut chaque année, je saisis la première allusion pour mettre les choses au clair. Deux exemples :

- Tu as quelqu'un ?
- Mais oui :-)
- Elle fait quoi dans la vie.
- Il est étudiant et il s'appelle X.

Puis direction la machine à café, l'air de rien.

- Dis donc, Sylvie, elle est canon, non ?
- Eh bien, pour autant que quelqu'un qui n'a jamais couché avec une femme puisse l'affirmer oui !
- Tu veux dire que tu es puceau ?
- Ha ha ha ha ha ha

Un temps

- Meuh non, je suis pédé !

21/05/07 - 22:57

Fanou : le problème c'est qu'il n'y a aucune vraie allusion, on ne me demande jamais rien de personnel ! Ni avec qui je suis, ni si machine me plaît... J'ai besoin qu'on me tende une vraie grosse perche ! ;)

22/05/07 - 18:21

Tu verras, tu vas t'habituer...Dans mon boulot moi c'est pareil. Au début c'est chiant, mais après on comprend que de toute façon quand on est au travail, on doit jouer un rôle. Il suffit donc d'intégré une personnalité hétéro-neutre à son personnage.

Le problème devient plus génant quand on se fait draguer ouvertement et avec insistance.

Là aussi j'ai la solution : une alliance que je porte, la même que mon chéri. Et de tant à autre une allusion discrète à ma vie de couple en féminisant le pronom. C'est pas si difficile de remplacer "il" par "elle"...C'est peu être triste, mais c'est nettement plus simple que d'être honnête !

22/05/07 - 18:26

Joli petit ventre de mâle...

30/05/07 - 08:21

bonjour,
j'ai parcouru ton blog, et j'ai beaucoup aimé ce que tu écris, beaucoup d'humour mêlé à des doutes,
merci
Mary

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.