...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

02/06/2007

02/06/07 - 14:14

Les travaux du vide



Ces derniers temps, j'ai décidé de baisser le rideau. Malgré les ouvriers qui astiquent les murs de mon appartement, je me retranche dans ma chambre. Chez moi, les travaux sont moins glamours que dans D&CO. Comme quand j’étais petit, dès qu’un étranger pénètre dans ma demeure, je fuis, j’ai peur, je me cache, ne sors presque pas. J’essaie d’aller le moins possible aux toilettes et, comble du pire, d’aller dans la cuisine où je les retrouve. Mais l’appel du ventre ne peut jamais attendre.

Je crois que je n’ai pas tellement changé depuis mes 8 ans. A l’époque, on disait que j’étais sauvage ; aujourd’hui, que je suis asocial. En vérité, je n’ai toujours pas été apprivoisé. Will I ever be ?

Voilà pourquoi aujourd’hui je suis perturbé par cette irruption d’hommes en blanc qui tentent de masquer les tâches de sang sur les murs. De plus en plus souvent, je suis tout seul. J’éprouve ce besoin depuis quelques années, à l’opposé de celui que j’avais en arrivant dans cet appartement (il y a 7 ans). A l’époque, j’étais dans un besoin affectif énorme, je passais tout mon temps avec mes amis, que ce soit en live, au téléphone, par courrier (avant que ce dernier point ne soit supplanté par Internet). Je me rappelle que tous les lundis, ma prof d’italien nous demandait de raconter notre week-end et que je répondais systématiquement : samedi, j’ai passé 4 heures au téléphone avec Nico et dimanche 6 heures avec Manu. Ca me paraissait presque normal. C’était tout le temps comme ça.

Le week-end dernier, j’ai vu des « jeunes » de 18 ans lors d’une soirée, et les similitudes de nos vies m’ont frappé. Deux mecs, notamment, a priori hétéros et très perturbés par le sexe, passaient leur temps à se prendre dans les bras et à se témoigner une affection sans bornes, devant tout le monde, devant leur famille, devant des inconnus, sans que cela gêne qui que ce soit. Je crois qu’il n’y avait que moi pour guetter leur baiser alors qu’il ne devait y avoir qu’une forte amitié entre eux. Et je me suis souvenu que c’était pareil pour moi, qu’à leur âge je vivais la même chose. L’adolescence est vraiment l’époque des amitiés éternelles qui ne durent qu’un temps.

Il faut prendre le temps de se ressourcer. Ma manière à moi de le faire, c’est de rester cloîtré chez moi la journée entière, de ne même pas prendre la peine de me préparer (à quoi ?), de me retrouver seul face à moi-même, dans la plus grande simplicité, sans aucun masque. Ce qui est étrange, c’est que ça ne me procure pas que du plaisir. Cette solitude d’anachorète est un peu douloureuse car je m’ennuie, je ressasse tout et rien, je songe aux travaux de ma vie, aux emprisonnements dont je n’arrive pas à me défaire… Il suffirait de sortir un peu, d’accepter les invitations pour que cela cesse, mais je dis non à tout, sauf à moi-même. C’est comme si j’avais besoin de ce moment de solitude pour apprécier à nouveau faire des efforts et voir les gens. Parce que sortir de ma carapace ne m’est jamais facile. Et que ce genre de journée est comme une méditation. Mais je me fais chier à trop penser.

commentaires

03/06/07 - 00:08

Méditer n'est pas penser mais une façon de ne pas penser.

Là où les temps ont changé, quand j'avais dix-huit ans voilà bientôt 24 ans, entre copains, nous préférions le tabassage mutuel aux embrassades. Mais bon, faut pas croire, c'était tout aussi affectueux.

Il n'y a rien de plus chiant que d'être dérangé en pleine retraite par des inconnus, me connaissant, j'aurais viré l'intrus. :))

T'en fais pas, y va passer ton coup de blues, comme d'hab. :)

09/06/07 - 17:21

Surtout si tu décides de sortir de ta grotte...ne m'appelle pas (bip en mode ours des bois)

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.