24/06/2007La passion ou la raison ?Etonnant comme des questionnements ancestraux continuent de nous hanter des siècles après leur postérité originelle. Les clichés balisent nos vies, les dilemmes sont foison, les maximes les plus connues nous touchent parfois avec la force de la nouveauté qu’elles semblent alors revêtir.
Je l’attends justement, cette maxime, ce proverbe, ce bon sens qui va me permettre de choisir avec un minimum de certitudes la direction que ma vie va prendre.
Je ne cesse de mettre les divers choix raisonnés que j’ai faits en parallèle avec mes folies contrôlées. Nos vies à tous dépendent de cet équilibre précaire entre le cœur et l’esprit. Il y a parfois les sages d’un côté et les inconscients de l’autre. J’ai très souvent fait partie de la première catégorie, faisant ce qu’on attendait plus ou moins de moi, me conformant à une sorte de normalité. Et je l’ai, je crois, souvent regretté.
Régulièrement, la phrase d’un prof d’anglais résonne dans mon esprit comme un mode de vie à appliquer : « faites toujours ce dont vous avez envie ». C’est terriblement banal et évident, et pourtant quand j’ai choisi mon mémoire, j’ai préféré la sécurité au désir. Je m’en suis rongé les ongles pendant deux ans.
Je crois que je fais une sorte de crise d’adolescence, ou plutôt une crise de jeune adulte, de celle que j’ai pu voir chez mes ex à cette période de leur vie. Au moment d’intégrer la vie active, je me sens étouffé par le monde du travail, par les engagements, les obligations matérielles et sentimentales. Je sais que je n’y louperai pas, qu’il faudra bien un jour sauter le pas, faire comme tout le monde, être sérieux… Et quelque part j’en ai envie. Mais pas tout de suite. D’abord, j’ai envie, une dernière fois, d’être jeune. De faire semblant de ne pas être névrosé et de jouer à l’insouciant. De partir, une fois dans ma vie, dans une direction à laquelle on ne s’attendait pas. Bref, de vivre ma vie un tout petit peu différemment, la décaler d’un cran. J’ai envie de me mettre en danger, de confronter mon identité aux affres d’une autre vie, tenter une nouvelle expérience, juste essayer, pour une période indéterminée, mais au moins essayer.
Quand stage et obligations académiques seront tout juste derrière moi, il m’aura donc fallu choisir. Commencer un boulot, comme celui qu’on me propose actuellement, dans un domaine qui m’intéresse mais mal payé ? Ou partir quelques mois à l’étranger pour réapprendre une langue étrangère ? Saisir l’opportunité professionnelle ou l’aventure humaine ? Dans les deux cas, c’est intéressant. Dans les deux cas, il y a des risques. Dans les deux cas, la solution qui ne sera pas choisie ne sera certainement plus possible par la suite. C’est quitte ou double.
J’ai à peine quelques semaines pour me décider. Une poignée de temps dans une vie. Et beaucoup d’angoisse d’ici-là.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
24/06/07 - 23:06
Je ne sais pas si ça fera avancer le débat, mais moi dans les phrases toutes simples qui marquent, celle qui m'accompagne chaque jour est : "ce ne sont pas les choix qui sont importants mais ce qu'on fait une fois que l'on a choisi". Souvent on pense que la vie est un jeu vidéo, il y a la porte A qui donnerait accès à une bonheur sans faille et la porte B qui conduirait au Game Over. Pourquoi, y aurait-il un bon et un mauvais choix ? Et de toutes façons comment savoir une fois un choix fait que l'autre aurait été mieux ? Impossible de revenir en arriere pour vérifier. L'autre choix était potentiellement pire que celui la. Mieux vaut se concentrer sur la façon de faire en sorte que son choix soit le plus épanouissant possible et ne plus penser à l'autre.
Sylvain (visiteur)