A l'aube d'une vie pourrie ?
Je crois que je suis maniaco-dépressif. En même temps, qui suis-je pour établir moi-même mon propre diagnostic ? Ce qui est sûr, c’est que je suis atteint, de plein fouet, par la déprime du début de la vie active.
Samedi soir, je me suis mis à danser tout seul comme un taré dans ma chambre, sur de vieilles chansons de mon adolescence. Je ressentais comme une euphorie, un besoin d’évacuer quelque chose, de l’énergie, des pensées… On aurait pu y voir une joie naturelle, c’était plutôt pour masquer la déprime.
Je suis au bout du rouleau et mon corps me le fait cruellement sentir. Mes insomnies, virulentes, torturent mon corps comme mon esprit me prend la tête. Je suis épuisé à tous les niveaux. Je ne supporte plus mon état sans pouvoir le changer. C’est le drame habituel de ma vie : j’ai tout pour être heureux en apparence, mais ça ne me convient pas. Je ne supporte plus d’être en couple avec un garçon que je n’aime plus depuis trop longtemps mais ma phobie des ruptures me maintient prisonnier de cette morte relation. Je perpétue le schéma de mes parents, ensemble depuis toujours, seulement unis par le souvenir d’un trop faible amour et par simple formalité conventionnelle.
Professionnellement, j’essaie de garder la tête haute et d’avoir confiance en moi, mais cette assurance masque en réalité des doutes qui m’empêchent d’avancer. Surtout, les insomnies étant un réel problème de santé, je ne vois pas comment je peux travailler si je ne dors jamais assez. Mois après mois, la fatigue augmente d’un cran, les somnifères perdent leurs effets, soit je m’endors au bout de plusieurs heures, soit je me réveille trop tôt dans la nuit. Voir le jour se lever quand on ne s’est pas assez couché est l’un des spectacles les plus déprimants qui soit : j’y vois la force de la nature, la fuite inexorable du temps, et mon incapacité à gérer des nuits qui pour tous les autres sont si faciles. Les clichés font si mal.
Comment puis-je décemment m’insérer dans la société, prendre une décision posée sur mon avenir, quand on a un esprit aussi merdique que le mien ?
10/07/07 - 07:45
rien n'est jamais si pourri qu'on veut bien le dire. Comme tu le dis toi même, tu es à l'aube de la vie... De là qu'elle soit pourrie, il n'appartient qu'à toi qu'elle ne le soit pas. Nous sommes tous acteurs de nos vies, et elles sont ce que nous en faisons. Alors à l'aube de ta vie, tu as un atout majeur me semble t il : ta jeunesse. Tout le reste va avec, à savoir un physique apparemment pas mal, une réelle réflexion, donc tout est permis. Fonce, et fais de ta vie ce que tu veux, et non ce que les autres attendent de toi.
ivanohe76