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Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

13/07/2007

13/07/07 - 21:11

Trithérapie



Tentons d’apporter quelques réflexions pour compenser les émotions négatives du moment. Toujours ce besoin de tout placer dans des petites cases et que chaque pensée, chaque lettre, chaque objet soit bien rangé à sa place.

Ma vie actuelle repose sur trois socles, trois piliers qui composent mon sentiment d’enfermement. Le premier, c’est le couple. Ca fait bien longtemps que je veux être célibataire, incapable de rompre. Le deuxième, c’est de vivre chez mes parents. Depuis mon retour de Londres, mon plus grand désir est de vivre seul et de prendre mon indépendance, mais pour cela il me faut un travail et un salaire conséquent. Le travail, justement, c’est le troisième point : j’en ai marre du stage, de la Forteresse, de la Défense, du métro, de travailler en soi. Dans les trois cas, j’ai en fait la possibilité de partir, rien ne m’oblige à rester en couple, chez mes parents, au boulot. Je peux tout quitter si je le veux. Mais supprimer un seul des ces piliers c’est encore plus subir les deux autres.

Imaginons que je me casse du stage. Que vais-je faire des semaines qui viennent ? Mon mémoire, seul chez moi, à déprimer devant la centaine de pages que je dois une fois de plus écrire dans la douleur. Au moins, à la Forteresse, je suis payé et j’ai toutes les informations nécessaires pour achever cette formalité académique.
Si je romps, je me retrouverai tout seul à caresser mes chats et à regarder la télé lors de mon temps libre, trop déprimé pour oser sortir et oublier. Dans ces deux cas, je subis l’appartement parental (et surtout la saleté, la suffisance, l’orgueil et l’alcoolisme de mon père) en mettant en danger mon esprit déjà bien torturé.
Partir de chez moi, cela implique de trouver rapidement un boulot, ne pas pouvoir faire la fine bouche comme actuellement et donc subir un quotidien professionnel bien pesant.

Une solution de secours s’impose alors à mon esprit : partir en Espagne (ou ailleurs). Tout plaquer, tout recommencer, me croire dans un film. Mais à voir la fragilité qui m’envahit depuis quelques temps, comment puis-je même imaginer m’aventurer ailleurs, m’imposer un déracinement, me confronter de plein fouet à l’inconnu ?

Mon seul « soutien » actuel, ce sont mes somnifères et mon Lexomil… Ca me shoote, ça me permet de divaguer, de me libérer du reste du monde. Un vrai drogué. A défaut de détruire ce qui m’entoure, c’est moi-même que j’anesthésie.

Il va falloir que cette crise existentielle prenne fin. Il y a bien pire que de ne pas aimer son mec, ses parents et son boulot. J’ai au moins la liberté de remettre ma vie en cause.

commentaires

14/07/07 - 00:04

Es-tu seulement sûr de ne pas l'aimer ? Es-tu capable d'imaginer le quotidien sans lui ? De t'imaginer heureux loin de lui...

Enfin je comprends le commentaire de "Sismo" qui se disait choqué d'être le témoin (un peu) involontaire du mécanisme de cette rupture... annoncée.

Ne devrais-tu pas en tout premier lieu prendre ton courage à deux mains et parler de tout ceci avec Sylvain ?

Pardon si je te semble un peu dur et... courage cher Jonathan. :-)

14/07/07 - 01:15

N'as-tu pas la possibilité de faire un break, de te barrer quelques jours au soleil histoire d'oublier tes médocs et tout le reste?

Ton intérêt est de terminer ce que tu as commencé dans les meilleures conditions possibles, c'est là qu'est ton avenir. Plus on s'épuise, moins on avance, plus ça dure, il faut parfois peu de temps pour faire le ménage dans sa tête et repartir du bon pied. :)

14/07/07 - 03:54

Dans ce cas, fais plus simple, Jona : vois des gens différents. Est-ce que ça te dirait d'aller prendre un verre un de ces jours, par exemple ? :-)

14/07/07 - 11:35

Fuir ne résoudra sans doute pas les problèmes...en général les problèmes nous suivent partout simplement ils peuvent prendre d'autres formes.

Des 3 pilliers le pire me semble être la vie chez les parents. Ne peux-tu pas aller vivre chez ton copain ? S'il t'aime il s'occupera de toi et cela te ferra du bien ? Et puis tu sauras vraiment où tu en es avec lui ?

Enfin les conseilleurs ne sont pas les payeurs...Et tu as raison le lexomil et les sommnifères sont de vrais drogues, simplement elles sont légales, c'est la seule différence avec les produits interdits.

15/07/07 - 13:46

tu as besoin d'une catharsis. pour Aristote, c'est à travers la tragédie qu'on la réalise. aujourd'hui, il y a beaucoup plus simple et cela s'appelle les vacances. il y a plein de choses magnifiques à voir, souvent à côté des sentiers battus, et aller à leur découverte c'est un peu comme s'approprier un secret: on peut le partager comme le garder pour soi.
imprègne-toi de la beauté du monde et tu goûteras mieux la beauté des autres.

16/07/07 - 14:59

"N'as-tu pas la possibilité de faire un break, de te barrer quelques jours au soleil histoire d'oublier tes médocs et tout le reste?" - Didier

J'aurais pas dis mieux ! 8-)

26/07/07 - 12:50

Euh le conseil d'Hyperion me semble un peu beaucoup à côté de la plaque... Aller vivre chez son copain quand on sent que les sentiments ne suivent plus depuis longtemps et que la relation ne nous épanouit pas, ce n'est pas le must non?

S'appuyer sur un pilier branlant n'est pas la solution. Comme tu le dis Jona, tu as certainement besoin de t'éloigner de ces piliers contraignants et de t'ouvrir sur du nouveau, ou du moins sur quelque chose dans lequel tu n'étoufferas pas.

La fin du stage et du mémoire te soulageront déjà d'un poids, et un départ (vacances ou plus si affinités/possibilités) ne peut être que bénéfique. Voir ailleurs et oublier les emmerdes du quotidien, même si ça ne les résoud pas, ça pourra te faire souffler et apprécier la vie.

Et qui sait, tu dormiras peut-être mieux sous d'autres cieux?

Quand je serai moi-même libérée de mes dernières obligations estudiantines, je m'engage à partir à l'aventure avec toi (enfin "aventure" version nous héhé) !

Courage, les nuages finiront pas se dissiper et laisser apparaitre un rayon de soleil... Tu sauras peu à peu quoi faire dans chaque domaine, tu auras un boulot qui te convient, tu vivras dans un charmant 2 pièces à décorer de partout ;-) et pour l'amour euh... bah on verra mais je suis sûre que ton coeur recommencera à battre quand tu seras prêt.

Patience patience, je sais c'est long et chiant mais ça arrivera.



Te quiero.

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.