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Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

16/07/2007

16/07/07 - 20:58

Le prix de l'âme

Les somnifères font moins effet. Je perçois tout à coup ce que chaque nuit il me fait alors que j’avais été anesthésié.

Il attend que je me mette sur le ventre, pour que je ne le voie pas. Quand la drogue fait effet, que le calme me gagne, que je me dilate, que je frôle le bonheur, il baisse mon caleçon, soulève mon croupion et m’encule bien profond. D’un coup. Pas de va-et-vient. Il rentre, d’un coup sec, aérien. Mais ce n’est pas sa bite que je sens. Il y a un goût de fer, un goût de sang. Il ne s’arrête pas aux limites de mes organes. Il pousse plus loin, me traverse de bas en haut. Mon ventre, mes poumons, mon cœur. Il l’arrache et sort sa main. Je n’aurais jamais imaginé me transformer en vache dont on fait chier le cœur. Je suis vide. Il me retourne. Je vois Satan, blanc, me regardant qui se délecte du sang de mon cœur. Il aspire tout, le vide de toute substance. Une fois flétri, collant, il le jette au pied du lit comme une simple capote usagée. Puis il s’agenouille sur moi. Les genoux sur ma poitrine vide. Me donne un baiser nauséabond de sang. Il me fait toucher sa vulve. Son petit trou à lui. J’y sens tous ses organes et tous ses déchets. Mais depuis que je lui ai vendu mon âme, je me dois de lui payer. Alors je le baise. D’une pénétration douloureuse car son orifice est sec comme de la pierre. Je le baise lentement, mécaniquement, au rythme de la douleur. Puis, bestialement, au rythme du dégoût. Plus je suis en lui, plus nous sommes des chiens. Et quand enfin je jouis, je lui redonne ma vie. Et quand c’est lui qui jouit, il éjacule mon sang.

Il est temps pour mon stylo de quitter Satan. Plus de gouttes pour aujourd’hui. Il s’écroule de son côté, moi du mien.
Demain matin, plus rien. Juste un cahier près du lit, des mouchoirs de sang dans un coin et un mal au cul habituel : un trou sec. Et plein.

commentaires

16/07/07 - 21:48

Diabolique, très réussi mais tellement triste.

Comme quoi, le cul ne fait pas tout...

Si j'étais psy, ce que je ne suis pas le diable m'en garde, je qualifirais ce genre de rapports de malsains.

Et je confirme, tu as vraiment besoin de faire un break. :)

16/07/07 - 21:48

Ah ! Didier est d'accord avec moi ! Tu dois faire un break !! ;-)

16/07/07 - 22:13

Si je comprends bien la métaphore, que cela est bien triste finalement...

Peut être la fin d'un cycle ?

17/07/07 - 10:13

C'est bien, mon fils, d'avoir enfin compris que la sodomie était l'oeuvre du Malin...

22/07/07 - 11:23

C'est beau !

26/07/07 - 12:54

Beurk ^^

La scène que tu décris semble tout droit tirée d'un roman de Stephen King que je suis en train de lire, où l'on suit les délires d'un drogué (entre autres), et où dans un monde magique le héros doit affronter un démon sexuel avec qui l'acte s'apparente à un combat à mort...

Troublant !

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.