...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

20/01/2008

20/01/08 - 17:27

L'amour au travail


Le Garçon papillon - Pierre et Gilles

Aimer son boulot, je n’y croyais plus. J’avais une sombre image de l’avenir : bosser plus de quarante ans, vendre mon âme à une entreprise et gâcher mes journées… J’avais oublié qu’on pouvait partir bosser en se sentant bien.

C’est ce qu’il se passe. Je suis content de partir le matin, je suis même frustré le soir en rentrant chez moi. Je suis intéressé par ce que je fais, il y a des tâches assez basiques, d’autres plus enrichissantes intellectuellement, c’est exactement ce que j’aime, un mélange de choses simples et compliquées. On m’a cependant donné beaucoup de choses à faire. J’apprécie énormément la confiance que la rédac chef place en moi, je réalise chaque jour la chance que j’ai, mais le défi est tout de même ardu. J’ai repris trois postes, certes allégés, mais ça ne rentre pas dans un emploi du temps normal. Et même en faisant des heures sup’, je ne m’en sors pas ! Du coup j’ai un mal fou à penser à autre chose quand je sors du boulot, j’en rêve même la nuit… En tout cas je me rends compte que j’ai fait le bon choix : je ne pouvais pas trouver un poste qui me corresponde plus que celui-là.
En plus j’adore les gens avec qui je bosse. Il y a une super ambiance, on a tous entre 25 et 30 ans, tout le monde connaît mon humour libidineux et mon penchant pour la bite. Pour une fois dans ma vie, je me sens à ma place. En retournant bosser pour ce site, j’ai la sensation de rentrer dans mes propres vêtements. Quand j’étais à la Forteresse, j’avais l’impression de me travestir, je me suis perdu moi-même à trop vouloir une expérience différente de moi. Là, je suis chez moi.
Et je me révèle même à moi-même. D’habitude plutôt timide, je suis tellement de bonne humeur que j’en deviens sociable. Constatant avec effroi que beaucoup prenaient leur pause déjeuner en restant devant leur ordinateur (super la pause), j’ai proposé qu’on déjeune tous ensemble dans la salle de réu, comme à l’époque où j’étais en stage. Résultat, je sens que les gens m’apprécient. C’est ça qui est agréable : d’être aimé. Ce que je vais dire va paraître exagéré et particulièrement décalé par rapport à la personnalité que j’affiche depuis des années, mais j’ai l’impression de faire partie d’une famille. Quelle autre explication donner à l’attachement que nous avons les uns pour les autres alors que nous sommes si différents ? En arrivant, la rédac chef me fait la bise, de nombreux hétéros aussi ; c’est tout bête mais j’ai compris que prendre le temps de dire vraiment bonjour aux gens pouvait apporter du bonheur. Du coup, j’applique le même procédé : je fais la bise à tous ceux dont le bureau est proche du mien (je ne peux pas le faire à toute la rédac vu que nous sommes une trentaine) et je sens que la journée commence bien.

Et puis, je suis entouré de beaux garçons. Où que je pose le regard, il y a un beau gosse dans mon champ de vision, c’est loin d’être désagréable. L’un deux, le secrétaire de rédaction, est le petit ami pas totalement officiel de la rédac chef. Ca a un peu été un choc quand je l’ai appris parce que je l’ai toujours soupçonné d’être, sinon bi, tout du moins hétéro flexible. Je n’ai jamais réussi à savoir s’il plaisantait ou pas quand il me disait des trucs bizarres il y a deux ans…
M’enfin ce n’est pas grave du tout, parce que j’ai un nouveau crush. A ma gauche, le plus beau mec de la rédaction, j’ai nommé Artémis ! Quand je l’ai croisé pour la première fois en septembre, j’ai complètement été troublé par sa beauté. De beaux cheveux, des épaules bien carrées, un regard pénétrant. Quand ce mec me regarde, je suis transporté. Alors quand j’ai appris qu’il était gay, je n’en pouvais plus ! Dès qu’il s’est mis à parler, il m’a de suite moins plu car ses dents ne sont pas aussi parfaites que mes critères l’exigent. Mais je reste troublé par lui, par la perfection de ses traits. C’est un vrai plaisir de l’admirer du coin de l’œil. Et quand je rentre dans la rédac après l’une de mes cinquante pauses pipi de la journée, mon cœur s’emballe à la vue de cet éphèbe à deux mètres de moi. En fait, ce qui me plaît en lui, c’est son indifférence. Je sens qu’il n’en a rien à foutre de moi. Il a un copain, il peut se lever n’importe quel mec vu son physique, il est overbooké, du coup jamais il ne me regarde avec désir, je le sens. Et ça m’attise. Je me complais totalement dans cette frustration. C’est nouveau pour moi, d’habitude je déteste mater, quel est donc l’intérêt de regarder un gâteau au chocolat si on ne peut le manger ? Mais là, j’ai tellement conscience que cette pâtisserie est plus appétissante que goûteuse, j’aime tellement l’idéaliser que je ne voudrais surtout pas qu’il se passe quoi que ce soit entre lui et moi, même si nous étions célibataires. Je sens que moralement il ne me correspond pas. Et puis, dans le fond, il s’avère moins beau qu’Angelounet. Alors il restera ce fantasme à côté duquel je me sens moche avec mes lunettes et mes cheveux mal coiffés. Je continuerai à lui donner un coup d’œil de temps en temps à défaut d’un coup de bite.

06/01/2008

06/01/08 - 15:00

Attentes professionnelles



L’idée d’avoir un salaire me comble de joie. Je vais gagner ma propre vie, je ne vais être dépendant de personne, je vais m’acheter ce que je veux ! C’est quand même incroyable. Et en plus avoir récemment appris que j’avais le RMI durant ces mois de chômage est une excellente nouvelle puisque cela compense les 60 euros hebdomadaires de psy qui me faisaient un gros trou dans la poche.

Mais en fait, là, l’argent est secondaire. Ce que j’attends de ce poste aux multiples facettes, c’est de retrouver foi en la valeur travail. En fait non, je ne crois pas que ce soit possible ; ce que je souhaite, c’est ressentir de nouveau la satisfaction d’accomplir des choses dans un bureau.

Mon intitulé officiel est « assistant de rédaction ». Mais en réalité, je vais faire plein de choses ! Je vais coordonner pas mal de textes, trouver les rédacteurs pour les besoins des sujets, vérifier que c’est bien écrit, faire des corrections, écrire moi-même quand aucun rédacteur ne fera l’affaire ; je vais aussi mettre en place un processus de recrutement dans une entreprise où il n’y a pas de ressources humaines ; je vais également être secrétaire de rédaction. Pour ce dernier point, j’ai un peu peur parce que je vais être assez dépendant du secrétaire de rédac officiel alors que j’aime être autonome… Et puis, on m’a fait passer un test d’orthographe, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Résultat : jamais personne n’a fait aussi peu de fautes dans ce test ! Ca m’a réconcilié avec moi-même.

Mes collègues ont beaucoup d’attentes et la pression est élevée. J’ai un poste assez chargé dont la qualité essentielle est l’organisation. Moi qui me targue d’être un jeune homme maniaque et organisé, je vais devoir le prouver. Ils attendent bien sûr que je mette correctement en place le process de recrutement, et ils croient en mes qualités rédactionnelles alors que je vais m’occuper de textes sur lesquels je n’ai jamais bossé avant. Et en plus de recruter les stagiaires des autres, je vais avoir les miens !!! Mes petits à moi, que je vais devoir former et à qui je vais devoir apprendre plein de choses. De nombreux défis !

Je suis donc passé à la rédac’ vendredi, histoire de prendre un peu le poste en main avant la rentrée de demain. Ca m’a fait bizarre de me retrouver en open space, d’avoir un gros écran, d’avoir un bureau aussi petit par rapport à ce que chacun avait à la Forteresse. On sent nettement la différence entre les grosses et les petites entreprises. Ce qui était étrange aussi, c’est à quel point je me sens « nouveau ». Pourtant j’ai déjà bossé là-bas, je les vois de temps en temps depuis la fin de mon stage, mais je me rends compte que je ne vais pas aussi bien maîtriser les choses que je le voudrais. On oublie comment ça fonctionne en deux ans ! Mais je sais que ça reviendra plus vite que si je ne connaissais pas du tout la boîte.

J’ai peur, j’ai hâte… C’est excitant !!! J’ai l’impression que c’est la rentrée des classes.

04/01/2008

04/01/08 - 11:14

A whole new me ?

Ce que j’aime particulièrement dans le nouveau moi, c’est le plaisir que je prends à envisager puis à faire de nouvelles choses. J’ai toujours eu peur de la nouveauté tout en ayant conscience qu’en la saisissant elle pouvait me faire gicler un peu de bonheur au visage. Parfois un peu de malheur, d’où le risque. Mais une fois que la chose nouvelle est faite, quel soulagement ! Quelle sensation incroyable de se sentir plus proche de soi !

Lorsque je suis rentré de ma soirée du Nouvel An, je me suis senti ému. C’est incroyable comme je peux détester les transports en commun et pourtant être parfois capable d’y vivre des moments de grâce. Lundi soir, donc, j’ai passé la soirée au théâtre et j’ai dîné avec une amie et sa mère. J’étais terrifié à l’idée de rester avec elles parce qu’il y a toujours une barrière entre les parents et nous, ils ne sont jamais comme nos « amis » et modifient donc les relations que nous entretenons quand ils sont présents. Témoin de cette gêne, l’incapacité à m’adresser à elle de toute la soirée : pas tant par peur du contact, mais parce que je ne savais pas si je devais la tutoyer ou la vouvoyer. Ca m’arrive souvent avec les parents de mes amis… Si je me sens un minimum à l’aise avec eux j’ai très vite envie de les tutoyer mais tant qu’on ne m’y a pas autorisé je n’ose le faire. Il en résulte que j’évite toute situation de dire « tu » ou « vous », incapable d’utiliser un vouvoiement qui ne me correspond plus.
Bref, fin de la digression. Lors de cette soirée, nous avons ri à gorge déployée devant une excellente pièce (et je ris peu !), nous avons failli mourir étouffés (vraiment) par les groupes de jeunes qui se rendaient aux Champs en RER, puis avons dîné chez Hippopotamus, ce qui est le comble de la ringardise pour beaucoup mais qui représente le must à mes yeux, encore plus pour le Nouvel An. Toutes ces émotions positives (avoir ri, avoir survécu, avoir bien mangé) m’ont plongé dans une profonde allégresse et je me suis senti, en rentrant chez moi, en adéquation totale avec le monde. Je regardais les gens autour de moi avec une lucidité qui me faisait me sentir pleinement vivant. Ce n’était pas de l’Amour car je critiquais encore et toujours les physiques et surtout les esprits qui m’entouraient ; je Voyais réellement tout ce qui se passait autour de moi. Et c’était à la fois jouissif et émouvant.

Ca m’a permis de refaire un petit bilan de 2007, année difficile car elle a vu quelques-unes de mes désillusions, mais je pense vraiment que l’épreuve de la Forteresse aura fini par m’apprendre beaucoup de choses sur moi-même et qu’elle m’aura permis de rebondir intelligemment. Avoir pleinement mis à profit ces quelques mois de chômage/vacances en fait partie. Pour une fois, je regarde la nouvelle année avec espoir car je ne vois que le positif dans ce qui peut m’arriver. Et j’ai hâte de mettre en place toutes ces nouvelles choses.

Après la psychothérapie, la sophrologie (qu’il faut que je poursuive), j’ai entamé hier matin l’acupuncture. Je ne sais pas trop quoi en dire pour le moment. C’est un peu douloureux au moment où les aiguilles sont enfoncées, comme pour une piqûre, ensuite c’est totalement indolore. Je ne sais pas si ça va m’aider à dormir ou pas, mais comme c’est gratuit dans le centre où je vais grâce à la CMU, cela me réjouit. De plus les aiguilles utilisées sont personnelles, le médecin me les a donc données en partant, elles trônent fièrement sur mon bureau ! Allez mes petites, régulez bien mon énergie pour que je fasse de bons gros dodos le soir.

Et parmi les nouvelles choses de cette année, je me demande si je ne devrais pas avoir quelques projets personnels… Je suis tombé sur le livre ‘Comment je suis devenue rentière en 4 ans’ en me disant que c’était une arnaque, et en fait je me suis pris au jeu. Et si c’était possible ? J’ai toujours entendu parler de ces gens qui font « fortune » dans l’immobilier, ça m’a toujours attiré. Je vais avoir pas mal d’économies, ne devrais-je pas les mettre à profit pour investir ? Je ne compte pas devenir rentier, ça me paraît difficile, mais arrondir ses fins de mois, voire réduire son temps de travail, ça pourrait être intéressant. M’enfin ça demande beaucoup de travail en plus de son boulot, ça comporte des risques et il faut être à l’aise avec les chiffres (ce qui est loin d’être mon cas). Si ce n’est pas ça, ça pourra toujours me donner des idées pour la suite. En attendant, ça me fait rêver.

03/01/2008

03/01/08 - 00:19

Rêves et passions



J’ai fini par comprendre que l’un de mes problèmes résidait dans la carence de passion. Depuis quelques temps, la question est revenue, dans des mails ou en discussion avec ma psy : « quelles sont vos passions ? ». Quand j’entends ce mot et que j’essaie de me l’attribuer, je ne trouve en moi que des souvenirs de lycée, de fac, mais rien qui ne corresponde au présent. Le constat est dur, inévitable, et me renvoie dans la face une énième différence, une nouvelle barrière sociale entre le monde et moi : je n’ai pas de passion.

Bien sûr qu’il y a des choses que j’aime, mais au point de les définir comme une passion ? Non, moi, ce qui me définit, c’est justement que je n’aime rien. Comme le disait Manupouce il y a deux ans sur une vidéo : « voici Jona. Il n’aime rien, à part la bite ». Alors je dois me prostituer, ouvrir un sex-shop ? La chose ne m’intéresse plus à ce point-là.

Et puis, je me suis rendu compte : si, il y a des choses que j’aime profondément, qui me transportent, dont je peux parler pendant des heures. Mais avec le temps c’est comme si je m’étais séparé de chacun de mes goûts pour coller au mieux aux besoins sociaux ou parce que je ne me trouvais pas assez bon dans le domaine. Mais il y a des choses que j’aime, oui.

Les langues étrangères. C’était facile de considérer des matières d’école comme une passion jusqu’au jour où j’ai compris que j’aurais toujours ces putains de bilingues de naissance devant moi. Bon, OK, j’ai perdu mon espagnol et mon italien, je suis loin de parler anglais aussi parfaitement que je le voudrais malgré mon parcours, mais je doute qu’il y ait beaucoup de gens capables de disserter des nuits entières sur les grammaires du monde. Quand je parle de partir à l’étranger, on me rétorque souvent : « mais pour quoi faire ? ». On est dubitatif lorsque je dis que c’est pour la langue, l’interlocuteur du moment adopte souvent un air signifiant « le pauvre, il est jeune et perdu, ce n’est pas du tout ce qu’il lui faut, de partir à l’étranger ». Je réalise que ce n’est pas qu’une crise de post-adolescence, ce n’est pas qu’une crise de jeune adulte ayant du mal à se conformer, c’est que j’ai perdu depuis trop longtemps contact avec ce qui m’a toujours fait vibrer : apprendre et parler une langue étrangère. Oui, je kiffe grave ça ! Ca ne s’explique pas, ça n’a pas de sens, c’est juste en moi et ça me fait sentir vivant.

Au-delà des langues étrangères, c’est aussi parce que j’aime ma propre langue avant tout. Alors c’est moins excitant parce que je n’ai aucun effort à faire pour bien la prononcer, mais voir les mots jouer entre eux est un plaisir auquel je ne pourrais renoncer. Je ne suis toujours pas écrivain, je suis passé par le journalisme et ce n’est pas par hasard. Alors oui, c’est vrai que je ne suis pas non plus le plus gros lecteur qui soit, je ne suis jamais devenu le rat de bibliothèque que j’aurais voulu, mais ce n’est pas parce que je ne suis pas en train de lire à chaque minute que je n’ai pas le droit de vivre à travers ça. Je me suis toujours senti rabaissé par les gros lecteurs, ceux qui lisent vite et qui ont toujours une dizaine de livres sur leur table de chevet ; mais je n’ai aucune honte à avoir, ce n’est guère la quantité qui compte, mais la qualité.

De l’écriture, je suis passé aux arts en général. Je suis tombé dans la culture il y a quelques années et n’en suis pas sorti depuis. Dans la même catégorie ou presque, je suis fan de beaucoup de séries télé américaines, j’en ai une très bonne connaissance et surtout j’ai un regard artistique sur elles.

Comment alors utiliser ces compétences, ces désirs, ces passions pour avancer dans la vie ? Il n’est pas nécessairement possible de faire complètement ce qu’on aime et, un boulot qui lierait l’écriture et les langues m’est encore inaccessible. Mais ce n’est pas grave, chaque chose en son temps. De même pour les séries télé, difficile de bosser dans ce milieu (même si un mec de ma classe qui n’y connaissait rien est devenu sémio-narratologue !).

J’ai fini par réaliser qu’en six mois, les annonces proposant des emplois qui m’intéressaient vraiment se comptaient sur les doigts d’une main. Malgré les centaines d’offres que je reçois par semaine, en fait, ce que je cherchais, c’est ce que j’avais sous le nez depuis le début, c’est ce qu’on m’avait proposé et que j’avais refusé car trop perdu à ce moment-là.

Le site culturel pour lequel j’écris depuis deux ans et demi est revenu vers moi. A la base, je ne devais travailler que quatre jours par semaine, ce qui était génial pour moi dans l’optique d’avoir du temps pour souffler et me développer. Et puis, de fil en aiguille, le poste est devenu à plein temps et plus on en parlait, plus ça me faisait envie. Malheureusement, c’est un contrat d’auteur et le salaire est 25 % en deçà de ce que gagnent les gens de ma promo et qu’il me faudrait pour vivre ; mais je me suis dit que c’était toujours quatre fois plus que le RMI que je touche, que j’avais envie de gagner un peu d’argent pour financer mes désirs thérapeutiques, que l’expérience était bonne à prendre, que c’était dans le domaine de l’écriture et de la culture, que tout le monde n’avait pas la chance de bosser dans un lieu plutôt cool avec des collègues vraiment sympas, qu’il y avait des centaines de personnes qui rêveraient d’être à ma place… Ce n’est pas parfait, mais je pense vraiment que ce poste va me plaire. On n’a pas forcément tout, tout de suite, et finalement cette étape est positive.

Le gros point négatif, c’est qu’en contrat d’auteur avec si peu d’argent, aucun propriétaire n’acceptera de me louer un appartement. Je suis donc condamné à rester coincé chez mes parents pendant les six prochains mois au moins, vraisemblablement pour tout 2008. Arg. Mais bon, tout le monde n’a pas la chance non plus d’être hébergé et de pouvoir faire des économies.

Même si je me plaisais vraiment dans cette vie de chômeur actif, je ne voulais pas que l’ennui me gagne et j’ai juste saisi l’opportunité qui s’est présentée. En espérant qu’un jour je puisse accéder à mon rêve : avoir un chez moi, à moi, avec ma déco, sans la fumée de ma mère, sans l’alcool de mon père, avec mes produits, mes déchets, ma saleté, ma maniaquerie. Un jour, je serai chez moi. Enfin à ma place.

02/01/2008

02/01/08 - 01:03

Paradoxes 08



Avoir autant d’espoir que de craintes pour cette nouvelle année.
2008, année de la bite, alors que je n’en ai jamais aussi peu eu envie.
Etre enthousiaste et flippé pour la semaine prochaine.
Avoir envie de prendre du temps pour moi mais le donner à d’autres.
Envie d’écrire sans y parvenir.
Etre bien au chômage, mais avoir accepté un boulot.
Penser sans cesse à partir, mais toujours rester.
Avoir besoin d’aller vers les autres, mais toujours les fuir.

 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.