...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

24/02/2008

24/02/08 - 00:04

Cinq ans

24 février 2003

Je découvre Gay Attitude, j’en tombe amoureux et me lance éperdument dans la rédaction quotidienne de billets. Personne ne sait, dans mon entourage, que j’entame une vie virtuelle. Je suis célibataire, j’ai à peine 20 ans et encore de nombreux idéaux : je crois en l’amour, en l’amitié, en l’avenir.

24 février 2004

Mon histoire d’amour avec B. est au premier plan du blog. Ca ne plaît pas à tout le monde : cela fait déjà plusieurs mois que je me fais engueuler par des inconnus qui n’osent même pas assumer leur véritable identité. Je m’en fous, j’ai le soutien de ma meilleure amie, seule personne avec mon copain à connaître l’existence du blog.

24 février 2005

C’est probablement la période la plus difficile de ma vie. Je me sens déraciné en vivant à Londres, mon copain m’a trompé et je ne m’en remets pas, je suis déçu par mes études d’anglais, je ne crois plus en rien, je dors le jour et pleure la nuit, je me mets aux anti-dépresseurs. De plus en plus de personnes de mon entourage découvrent mon blog : un ami me trouve par Google, je rencontre Angelounet qui parle de mes écrits à ses amis et, surtout, je laisse entre les mains de mes colocs un exemplaire de Têtu où l’on parle de moi. C’est la fin de l’anonymat.

24 février 2006

Je me suis remis sur pied grâce à mes amis et à mon nouveau copain. J’ai commencé à travailler pour le site culturel et j’en suis très heureux mais je suis obligé de les quitter pour finir mes études… En même temps que je me prends la tête sur mon mémoire de littérature, je m’interroge sur mon identité, sur ce que je veux faire de ma vie… Et je commence sérieusement à douter de mon couple.

24 février 2007

Dernière année d’études plaisante qui me pousse à être plus exigeant vis-à-vis de la société et de ce que je suis en droit de réclamer. J’ai beau ne pas avoir confiance en moi, j’estime que je vaux plus que les salaires de merde qu’on nous propose. Je commence alors mon stage à la Forteresse où je suis payé mais où je ne m’épanouis pas du tout. J’ai mis une croix sur l’idée d’être heureux en amour et attends passivement que la vie décide de rompre à ma place. La plupart des membres de mon groupe d’amis connaît l’existence de Diabolito.

24 février 2008

Après une période de chômage ressourçante, j’accepte de retourner bosser pour le site culturel, ce qui me comble au-delà de mes espérances. Je m’y jette à corps perdu, peut-être pour fuir le quotidien parental où je ne supporte plus de voir mon père ivre et éviter mon copain qui continue de penser à un avenir commun alors que je suis célibataire dans ma tête.
L’une de mes amies est enceinte, ma meilleure amie a trouvé « le bon », je suis un traitement contre la chute des cheveux, je vais voir des dizaines de médecins pour lutter contre les insomnies sans aucun succès, quand je rentre d’une soirée pépère à 2h du matin j’ai l’impression de sortir de boîte, le sexe m’intéresse beaucoup moins qu’avant…
J’ai 25 ans et je me demande où j’en serai à 30, si je vais continuer à me sentir de plus en plus moche, si je vais prendre du poids, je guette les rides et je me sens con de le faire, je comprends que je commence à faire vraiment partie d’un monde d’adultes... Pour autant, je continue d’être un petit diable impertinent.

 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.