...Blog à ne pas lire...

31/08/2008

31/08/08 - 19:35

Libération des émotions



Lorsque nous naissons, nous ne sommes que chair, sensation et émotion. Tout ce que nous vivons passe par notre corps et nous ressentons tout avec beaucoup de force. Nous l’exprimons avec autant d’intensité. J’ai ainsi été frappé, la dernière fois que j’ai vu un enfant, par l’expression de son visage. Lorsqu’il est heureux, le bébé sourit de toutes ses gencives. En deux minutes, il peut changer d’état et être envahi d’une immense tristesse ou d’une terrible colère. C’est cette colère, je crois, qui m’a le plus surpris. Son visage était totalement crispé et je pouvais percevoir à quel point il en voulait à ses parents de ne pas satisfaire immédiatement son besoin de nourriture.

Lorsque nous grandissons, le mental finit par prendre possession de nous. Allié aux règles sociales, il met des barrières face à tout ce que nous désirons naturellement faire. Un enfant n’hésite généralement pas à pleurer face à qui que ce soit ; mais plus l’on avance dans l’âge adulte et plus il convient de « prendre sur soi », de ne plus « faire l’enfant », de ne plus se laisser envahir par la tristesse ; même la joie est réprimée dans un groupe d’apprentissage ou de travail : il ne faut pas rire en classe tout comme le fou rire dans le monde professionnel peut vite être mal perçu. L’adulte doit couper le contact qui le lie à son corps et à ses émotions pour être uniquement dans une réserve sociale qui lui permet d’agir au mieux de la communauté.

Le mental n’intervient pas qu’à cause de nos interactions sociales, mais aussi pour nous protéger, alors enfant, des émotions ingérables pour nos petits cœurs. Etre séparé de ses parents (idée alors intolérable) est le lot de tous ; mais des événements plus graves peuvent survenir, moments qui nous forcent à mettre de côté toute la douleur afin de continuer à vivre. Refoulez l’expression la plus pure qui vous est offerte de vivre et elle se manifestera alors par des névroses, des infections, des maladies…

Je comprends ainsi, à force d’introspection, de lectures, que depuis quelques années je me fourvoie. Quand j’ai commencé à écrire ce blog il y a cinq ans, j’avais encore une part d’innocence qui me permettait de vivre pleinement mes émotions ; d’où les larmes maintes fois relatées. Mais j’avais déjà mis des barrières face à plusieurs éléments de ma vie, comme mes relations familiales par exemple, et ces barrières n’ont cessé de se multiplier à force de coups dans la gueule.
Or j’apprends qu’il n’y a en fait rien de plus naturel que d’être en colère. J’ai le droit d’être en colère contre mes parents de m’avoir parfois « abandonné ». J’ai le droit d’être en colère contre mes ex de leurs « mauvais traitements ». J’ai le droit d’être en colère contre mon entourage d’avoir été « trahi ». Et tous ont le droit de ressentir ces émotions également. Je me rends compte que, depuis des années, je n’acceptais pas toute cette colère. Que je ne trouvais pas normal d’en vouloir autant à mes parents de leurs erreurs (après tout, personne n’est parfait), que je ne trouvais pas normal d’en vouloir au garçon que j’aime. Mais en réalité, colère et amour ne sont pas incompatibles ; sauf que face à la douleur que cela me provoquait, j’ai, pour « survivre », préféré instaurer une barrière entre les autres et moi, une autre entre mon mental et mes émotions pour toujours analyser le moindre événement de ma vie, pour ne plus être touché par ce qui est impensable, pour ne plus souffrir des disputes quand bien même je rêve d’une harmonie relationnelle totale. En dressant de tels murs, je me suis coupé de tout et de tous, et surtout de moi-même. Je me suis interdit de ressentir, de vivre, d’aimer. Car finalement, c’est simplement là que réside le sens de la vie : celui de ressentir. Juste percevoir des émotions et les vivre pleinement, quelles qu’elles soient.

Tout mon développement personnel, mon travail introspectif entamé depuis plusieurs mois, tourne autour de ça : vivre le moment présent, et uniquement le moment présent, car c’est le seul moyen d’être en contact avec soi, d’être calme et serein. La peur, la rage, les remords, les rancœurs… ne sont que des vues de l’esprit hors du moment présent, focalisées sur le passé ou le futur. Etre dans le moment présent n’implique pas d’ignorer les autres temps. Mais craindre quelque chose qui n’est pas encore survenu, tout comme se lamenter sur un événement passé sont autant de moyens de fuir l’ici et maintenant. Et si des images viennent nous hanter, cela signifie que l’émotion, au moment où elle aurait dû être pleinement vécue, a été refoulée.

C’est un travail d’introspection difficile qui m’oblige à être faible. Je dois être moralement souple pour accepter toutes les sensations qui se présentent. Et passer rapidement de la joie à la tristesse. C’est même douloureux de devoir quitter vingt minutes son boulot pour prendre l’air et pleurer sur la dernière mauvaise nouvelle. Pénible de se rendre compte que ce que je peux vivre actuellement a autant de ramifications avec tout ce que je n’ai pas su gérer par le passé. Cela oblige à tout vivre plus fort, à accepter la tristesse de l’enfant bafoué, de l’ado secret et de l’adulte trahi que j’ai tour à tour été. Mais grâce à cette philosophie je vis également plus pleinement les petits bonheurs quotidiens, du temps passé avec des amis, faire des blagues pourries, des jeux en banlieue…

A force d’être à l’écoute de moi-même, j’arrive à situer, physiquement et moralement, où il y a un problème, une tension. Car si la théorie paraît simple, la pratique est bien plus ardue. Vouloir se libérer des peurs est magnifique ; y parvenir une toute autre histoire. Je reste paralysé par l’angoisse de mal faire les choses, de me tromper ; profondément blessé par la crainte d’être une fois de plus abandonné. Et ce vide, ce vide immense en mon sein, trou sans air que je ne pensais pas trouver et qui en réalité régit une partie de ma vie. Cette fêlure si grande qu’elle rayonne malgré moi. Cette faille régulièrement alimentée par mes relations…

Mais alors que dois-je faire ? Quelle est l’action juste ? De quoi ai-je réellement envie ? Faut-il s’obstiner à rester ? Faut-il maintenir un lien si douloureux ? Faut-il une fois de plus prendre sur soi et avancer avec l’autre ? Ou au contraire le fuir et tenter le chemin seul ?
Questions qui ne peuvent trouver de réponse que dans le moment présent, en tentant de mettre de côté les rancœurs et les peurs.

Inspiration, expiration.

25/08/2008

25/08/08 - 23:05

Sanctuaire



J’ai réussi à faire de mon lieu de vie un havre de paix. Un lieu sûr où je me sens bien.
S’installer, aménager, nettoyer, ranger… Autant d’étapes qui m’ont permis, petit à petit, de me sentir chez moi. Mais à voir la hargne que j’ai mise à trier mes livres par taille et par genre, à refuser toute couleur au profit du blanc, à nettoyer le parquet et les murs pendant plusieurs jours… Quelle névrose cela cache-t-il ? D’où me vient cette obsession de pureté ?
Clef de voûte de mon lieu sûr : mon lit. Il m’a fait douter, mais je m’y sens bien. Je ne m’y allonge jamais la journée et je suis très content de le retrouver la nuit tombée. Les insomnies sont toujours présentes, mais après quelques heures d'attente mon sommeil est réparateur.
Mon sanctuaire me protège. Quand un coup dur survient, que les larmes montent, que la faille se creuse et qu’il apparaît de plus en plus difficile de répondre à la question « ça va ? », je suis bien heureux de retrouver la sérénité chez moi.

10/08/2008

10/08/08 - 01:49

Les joies de l’indépendance ?

Après la tornade du déménagement, le bazar de l’emménagement. Je suis perturbé par toutes les nouvelles odeurs de mon lieu de vie : la propreté de la cuisine et de la salle de bain, les cartons qui laissent une drôle de sensation sur les doigts, les draps qui ont passé des semaines dans du plastique et le bois des meubles Ikéa. Je ne peux d’ailleurs presque plus voir ce magasin en peinture. Quand on est petit, on monte les jouets Kinder. Quand on est grand, on monte les meubles Ikéa. Inutile de préciser que je n’ai jamais été très manuel.

Après une semaine, l’appartement commence à reprendre vie. J’ai enfin fini de vider mes cartons, dépensé trop de thunes en meubles, rideaux et autres accessoires si superflus mais si nécessaires. Je prends mes marques, petit à petit, mais je ne peux me défaire de l’impression que je ne suis que de passage. Finalement, être en location m’empêche de me sentir vraiment chez « moi ». Tout ce qui pourrait être amélioré dans l’appartement, je me dis que ça ne sert à rien de s’en charger vu que le bien ne m’appartient pas. Et en prime j’ai découvert que la caution, c’est encore un bon moyen de se faire entuber. Je pensais naïvement qu’on déposait un chèque qui ne serait encaissé qu’après le départ si problèmes il y avait. Mais non, on prête une grosse somme d’argent à l’agence, prêt qui doit être effectué à chaque location, donc au final c’est de l’argent qu’on ne peut jamais utiliser. Je veux être propriétaire… Il me faut un mec riche. Genre qui aurait gagné 7000 euros le mois dernier, ça c’est pas mal pour commencer.

L’indépendance a d’ores et déjà changé la relation que j’ai avec mes parents. J’ai eu des contacts avec eux tous les jours, soit au téléphone, soit parce que je suis passé récupérer quelques affaires et caresser mes chattes, soit parce que mon père m’a emmené chez les Suédois ou est venu réparer quelques conneries. C’est gênant d’obtenir toute cette aide mais je me sens à ma place lorsqu’ils s’occupent de moi. Et mon père, mis à part le soir de mon départ, est d’une étonnante sobriété.

Et puis je ne peux qu’apprécier de ne plus subir les poils de chats, la fumée du tabac, la toux de mon père… Agréable aussi de pouvoir enfin accueillir mes amis, d’avoir un nouveau point de ralliement. Depuis le temps que j’attendais ça.

En revanche, la solitude nocturne me fait un peu peur… Hier, alors que ma coloc’ découchait, j’ai pris conscience du volume de l’appartement et je me suis senti tout petit. Et pas si seul. J’ai toujours été terrifié par les fantômes et comme l’appart’ est vieux, il a dû y avoir des dizaines et des dizaines d’habitants ici… Du coup je ne suis pas si rassuré.

Bon. J’ai un très grand lit. Peut-être devrais-je le partager ? Comme disait mon père avec beaucoup de classe : « tu comptes faire des partouzes ? ». Pas besoin d’avoir plusieurs mecs dans mon lit. Juste un riche pour m’entretenir, bricoleur pour monter mes meubles et courageux pour combattre mes fantômes.

03/08/2008

03/08/08 - 00:52

A la croisée des mondes

Très étrange à quel point tous les pans de ma vie, plus ou moins éloignés, se sont côtoyés aujourd’hui. J’étais particulièrement mal à l’aise d’imposer ce déménagement à mon père de 72 ans. Encore plus d’être aidé par son ouvrier marocain sans papiers. J’avais l’impression d’étaler mes richesses face à cet immigré qui ne pouvait que les toucher du doigt. Je me sentais comme une aristocrate d’un autre temps, avec une robe à cerceau et un grand chapeau, revenant des colonies avec un boy. Je déteste mettre des gens à mon service.

Paradoxal également de passer la journée entière avec ma mère, qui m’a aidé du début à la fin. Je n’ai jamais passé autant de temps avec elle depuis mes 12 ans. Etrange aussi d’être celui qui paye. Je paye à la caisse pour mes courses, je paye notre dîner. Les rôles sont inversés, je peux subvenir à mes besoins.

Perturbant de voir la famille de mon ex débarquer pour emporter ses dernières affaires. Une vraie tornade, une organisation militaire, malgré laquelle il y a tout de même eu un drôle de flottement : les « beaux-parents » ont fait connaissance. Sauf qu’ils n’ont aucune idée de leur lien réel.

Bizarre de dîner avec mon ex, un ami et ma mère. J’ai toujours mis un soin particulier à séparer ma « famille » de mes amis, tout simplement parce que je n’ai pas du tout le même comportement suivant le type de personne avec qui je me trouve. Je suis naturel, c’est-à-dire que je parle de cul à tout va avec tout le monde, sauf avec mes parents (pourtant ils sont très ouverts mais j’ai toujours trouvé ça gênant). Alors quand on se retrouve à finir d’enfiler mes grosses barres, les faire rentrer dans des trous avec des petites, devoir choisir entre dur et mou, se filer des petits bouts… la limite entre ma vraie vie et le rôle que je joue face à mes parents devient si ténue que je ne sais ni où me mettre, ni qui je suis.

Je ne sais plus trop non plus où je vis. J’ai l’impression de partir en vacances, sauf que non, cette fois c’est pour de bon. I’m not coming back.

Ce soir, je ne dors plus chez moi. Je suis chez mes parents, et c’est pour la dernière fois.

01/08/2008

01/08/08 - 01:22

Moving in, moving on

Je me disais qu’à 25 ans, j’aurais un boulot bien payé - enfin ce que j’estime être payé normalement quand on a fait des études et qu’on a un minimum d’expérience professionnelle -, donc assez bien payé disons pour avoir un deux pièces dans Paris (dans un quartier ni trop bourge ni trop craignos). J’avais envisagé de faire de la colocation les premières années de travail histoire de ne pas me retrouver comme un vieux con que je suis déjà et pour éviter un loyer bien trop coûteux, pour éventuellement aussi mettre un peu de pépettes de côté dans l’optique, un jour peut-être si je me prostitue assez, d’acheter. Et puis de la coloc’, j’en ai fait à Londres, je me suis rendu compte que je ne supportais pas de vivre avec mes parents avec qui je fais une sorte de colocation, alors je me suis dit : quand je travaillerai, je prendrai refuge dans un petit deux pièces et on me foutra la paix.

Ca, c’était il y a quelques années. Depuis, j’ai vu que la vie était nettement moins chouette. Sachant qu’il faut gagner trois fois son loyer et qu’un deux pièces aujourd’hui ça vaut, quoi, entre 700 et 900 euros par mois (et encore je suis gentil), cela signifie qu’il faut donc un salaire net de… 2100 à 2700 euros par mois. Et là, je ris. Jaune, mais je ris quand même. Si on suit ma logique (quiconque a fait des études et a déjà bossé devrait gagner assez pour un deux pièces), alors je devrais gagner 2100 euros par mois… Et bien sûr j’en suis loin. Moins qu’en janvier, vu que j’ai renégocié mon contrat jusqu’à la fin de l’année, mais toujours en deçà du seuil fatidique. Il a donc fallu faire des concessions : choisir entre de la colocation, un studio ou un appart’ en banlieue. Sachant qu’en plus je suis en droit d’auteur et pas avec un vrai contrat de travail, ça compliquait encore la tâche. Alors j’ai pensé qu’il suffirait de trouver des amis qui connaissent des gens qui sont propriétaires et qui pourraient me louer leur bien sans trop me prendre la tête sur mon salaire et mon contrat pourri. J’ai visité un deux pièces à Charenton, j’avais l’impression d’être dans une cage à lapins à la campagne. J’étais prêt à mettre la moitié de mon salaire dans le deux pièces du père d’une copine jusqu’à ce que je me dise que j’allais peut-être un peu avoir du mal à vivre au final.

Alors la solution s’est présentée d’elle-même. Angelounet quittant son appart’, sa coloc’ s’est retrouvée toute seule et m’a d’office proposé d’emménager avec elle. J’ai à peine réfléchi vu que cela permettait d’échapper à des démarches très chiantes et que j’étais familier du quartier et de l’appart’ : du temps de notre couple j’étais tout le temps fourré là-bas.

La colocation n’est pas un choix de vie. Je souhaite savoir comment je me débrouillerais tout seul, comment je gèrerais la solitude et puis j’ai envie de liberté. C’est important de goûter à une indépendance totale et c’était approuvé par mon ancienne psy Mamie Vital. Mais plus le temps passe et plus l’idée d’être en coloc’ m’enthousiasme. Si j’étais tout seul, je me retrouverais chez moi sans jamais sortir ou voir personne ; rien que la présence de quelqu’un d’autre que mes parents pourrait m’empêcher de sombrer au plus profond de moi-même. Et puis c’est agréable d’apprendre à connaître un peu mieux sa future coloc’, d’avoir des projets à deux pour l’appart’… Bref, d’être un minimum sociable.

L’excitation est donc à son comble vu que j’emménage samedi. Excitation quelque peu entachée par les éprouvantes démarches à faire avant de s’installer. Même aller chez Ikéa est moins rigolo que prévu. Depuis des années j’y vais régulièrement en me disant qu’un jour, moi aussi j’aurai le droit de m’acheter des meubles, des draps, de la déco, et puis finalement c’est très banal. Et juste chiant d’aller à perpette-les-bains tous les deux jours pour acquérir un objet au nom imprononçable. Surtout quand c’est un lit qui ne rentre pas dans la voiture. Mais passons.
Ce qui est particulièrement désagréable, c’est l’impression de passer après quelqu’un d’autre, de finir les restes. Quand on emménage, il y a une sensation de nouveauté, de fraîcheur, de démarrage que j’ai peu vu que je débarque dans un appartement que je connais avec des meubles que je connais. Il est sûr que c’est plus simple et que ça évite bien des soucis de conserver les meubles ; mais quand même. C’est comme si Angelounet avait passé deux ans à manger dans une assiette orange (il en serait capable tellement il prend du temps pour se nourrir) et qu’il m’avait laissé sa bouffe dans un coin ; en « pauvre » que je suis, j’ai dû me résoudre à accepter son plat, comme un clochard de l’immobilier. Quand en plus cela vient de mon ex, je me demande aussi si je ne suis pas un peu taré d’accepter de vivre entre les murs où j’ai déjà vécu tant de choses…

Même mes affaires me narguent. Je soupçonne un troll, une malveillante Amélie Poulain ou Dieu himself de me jouer des tours. Plus je trie et plus mes affaires se multiplient. Tels des Gremlins qui prennent l’eau, j’ai beau jeter, donner, vendre des vêtements, des livres, des souvenirs, il y en a de plus en plus.
J’ai vu ma vie entière défiler. Retrouvé des vêtements du collège, des mots du lycée, de la déco de la fac, des cartes, des mails, des peluches et tellement de choses que j’avais oubliées. Retrouvé les prénoms d’anciens amis, les photos de mes amants. C’est si étrange de pouvoir résumer sa vie à quelques boîtes en cartons.
Enfin, « quelques », tout est relatif. J’ai envahi l’appartement de mes parents. A chaque fois que je pense en avoir fini avec les cartons, boum boum, je retrouve des sacs, des boîtes, des machins aux quatre coins de ma chambre (effet Gremlins again). Je vis sur les ruines de Tchenorbyl.
Quand je vois tout ça et le trop grand nombre de cartons qui attendent samedi pour revivre, je me demande à quoi cette matérialité peut bien servir. Pourquoi a-t-on autant d’objets ? Pourquoi on garde tout alors que ça va finir sur une étagère poussiéreuse jusqu’au prochain déménagement ? Ca me donne envie de tout jeter et de tout recommencer. Nouvelle partie.
Allez, il est temps de se délester du passé et de quitter le champ de bataille.

 

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Jonathan, 27 ans, consultant éditorial.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.