J'écoute : Radiohead, Nîmes, 14 juin 2008. Parfait pour l'humeur…
Je regarde : les gens parler
Je lis : ce qu'il y a d'écrit
Je joue : la comédie
Je bois : et je fume
Je cite : LaFraise.com :: éditeur de bien jolis Tee-shirts
(mis à jour vendredi 25 juillet 2008 à 21:35)

08/09/2006

08/09/06 - 04:51

Ce flou artistique qui nous rends fou


Eartha Kitt - Je cherche un homme
Il y a un autre toi que j'ai rencontré il y a 2ans.
On est seulement resté 2 semaines ensemble.
Le premier jour où je t'ai rencontré, on est allé manger une crèpe en face de la bibliothèque de Beaubourg. J'avais mille projets en tête. J'avais envie de changer le monde en claquant des doigts comme le faisait Samantha dans ma sorcière bien aimée. On a beaucoup discuté autour de notre crèpe et de notre petit pichet de cidre. Tu as parlé de toi. Tu me disais que tu étais graphiste. Rien de prétentieux. Que tu avais travaillé en Italie pour un groupe de presse. Tu m'as dis le nom où tu travaillais. Taschen. Waaaa. Taschen ! Tous ces bouquins que j'ai feuilleté pendant mon apprentissage. Et toi ? lecteur ? Tu imagines ce que c'est Taschen quand tu débutes ? Taschen c'est comme la plus bonne pâtisserie que tu n'ai jamais mangé. Taschen c'est comme le petit Robert des noms propres quand tu dois rédiger une rédac' de français. Taschen c'est tout et n'importe quoi à la fois. C'est la bible du graphisme, de la mode, du couscous marocain et de la french fries.
Tout ça pour dire que les seules phrases que tu m'as débité en 2 minutes pour m'impressioner, mes yeux on fait mille loopings dans leurs orbites. Waaaahaaa. Putain j'ai un mec comme toi en face de moi. Et puis tu étais humble dans tout ça. Pas de chichi, pas de soufflé au fromage pour me séduire. Après la crèpe il fallait que je te reconduise chez toi au 23e étage de la Tour Mexico de la dalle du 13e. "Tu veux boire un dernier verre à l'appart'?" Heu... oui ?
Bim, bam, boum.
Je regarde un temps le visage d'un Paris en pleine mutation industrielle à 100 mètres d'alttitude. La vue du premier étage de la Tour Eiffel avec vue sur la banlieue parisienne, avec le confort du canapé. Autre chose que les beaux quartiers. Je suis scotché.
On part dans ta chambre avec le verre d'eau que tu m'as promis. Je feuillette rapidement ton book relié par un professionnel dans le plus beau cuir, etcetera, etcetera. Je bouillonne. J'en peux plus. Il faut que je t'embrasse. Tout de suite. Même si la tour pouvais s'écrouler sous l'attaque d'un Boeing 747, il faut que je t'embrasse.
Je pose mes lèvres sur toi. Wahaaa. Je pose mes lèvres sur toi. Tu te rends comptes, je suis en train de l'embrasser. Le président de la République du Graphisme en personne ! Moi le petit designer novice étudiant !
Et voilà, au bout de 2 semaines, je reçois un texto. Le texto qui nous débarasse tous de ces sales besognes. C'est finit.
Je réponds pas un autre texto. "Connard".
Finallement, après quelques mois de dures efforts pour moi et peut-être pour toi, on est resté en contact. On a réussi à tisser des liens qui font comme si tu étais mon grand frère.
Merci G.