Je trouve parfois les non-dits plus intéressants que les on n'a plus rien à se dire.
Hier j'ai rejoins A. et J. à l'escalade vers 16hoo. A 18h30, comme la salle fermait et que je devais être sur Paris pour 21hoo, j'avais pas envie de rentrer chez moi pour faire un aller-retour. A. nous propose de venir manger à la maison avant de passer Chez Georges. Finallement, J. préfère rentrer chez lui car il est un peu stressé pour son diplôme et souhaite bosser dans son coin. Comme ni A. ni moi n'avions de clopes, on cherche au niveau du Trocadéro un tabac ouvert. On passe devant une affiche de l'expo Ultra Peau du palais de Tokyo. On trouve l'affiche super belle.
Comme on est à 2 pas du palais, on décide d'aller y faire un tour. Ca tombe bien car An. y est aussi, on pourra discuter rapidement de l'organisation pour ce soir. Je préfère bien plus les expos improvisées à la dernière minute que celles qui sont planifiées depuis un moment. Elles viennent nous surprendre au dernier moment, viennent perturber nos petits plannings bien câlés. L'expo est sympa. Elles me donnent quelques idées pour la réalisation du graphisme de mon stand, mais aussi sur l'évolution à donner dans mes concepts. J'ai bien aimé les murs capitonés en blanc. Dans une salle où était diffusé un film sur un écran de télévion, ils avaient remplacés les capitons par des buses diffusants des jets d'air de manière aléatoire. J'ai trouvé ça super. Je pouvais y insérer mes doigts dedans et sentir le souffle du vent glisser dans la paume de ma main. J'ai repensé au jacuzzi du Sun City, j'y fais la même chose avec les jets d'eau.
A. avait sa poche à magnésie accrochée derrière son sac à dos, et quand les buses se sont mit à souffler violement, il y a eut un petit nuage de fumée blanche qui s'est répandue dans la petite pièce. C'était rigolo. La magnésie c'est une petite poudre blanche que l'on se met sur les mains pour éviter de glisser sur les prises sous l'effet de la transpiration en escalade.
Deux heures plus tard on file manger à l'appart'. Il est sympa son appart'. C'était la première fois que j'y mettais les pieds. Un petit studio aux tons blancs cassés situé à 100m du Trocadéro. Aux murs, il y a un cadre avec des photos de lui et M. accrochées. Ils sont mignons ensemble. M. fait de l'escalade avec nous, elle super sympa. Elle a un charme fou, des jolis yeux bleus.
On se pose une heure devant MI2 avant de décoler. Il est galant, il me laisse me vautrer sur le canapé pendant que lui s'allonge avec 2 coussins sur la moquette. Comme M., il est beau, gentil, tout ça tout ça. Des fois j'aimerai bien être lui. On fume une clope à la fenêtre et il me montre les fenêtres des appart' où il y a des gonzesses canons. Il me raconte 2/3 anectodes à ce sujet. J'acquièce sans trop m'étendre dessus.
On prend ma voiture et on file sur Saint-Germain. On arrive en même temps que An. et son copain, ainsi que L. et Mi. devant Chez Georges. C'est fermé, merde. On se rabat dans la rue perpendiculaire à la rue des Canettes. Il y a du monde devant le Pousse au Crime. Je n'y suis jamais rentré, en plus l'accès au bar est payant, 13€. On croise Al. dans la rue. Il a des coups plein la figure. Il passe en 1/4 de finale avec son équipe. Ils ont battus Bayonne aux prolongations. C'est le bordel dans la rue, les mecs gueulent de partout. Ils ont fait ouvrir le bar initialement fermé pour fêter leur victoire. Il nous fait rentrer tout les 6.
Et là je deviens fou ! Il y a des rugbymans de partout. Il y en a un particulièrement canon, avec une veste Adidas blanche aux rayures roses fluo. Il a l'air assez hautain. Je le regarderai une bonne dizaine de fois dans la soirée. Il fait chaud. J'enlève mon pull et me trouve ridiculeusement petit et maigre autour d'eux. Sur le comptoir, il y a 2 mecs qui s'amusent à casser des glaçons avec leur front.
Avec A. et Al. on se pose dans un coin 15min pour parler. On discute du match un peu, puis ils se mettent à parler nanas après. Une métisse passe devant nous. Elle a un jolie visage et un joli cul. A. me demande si j'ai déjà baiser avec une black. Non. Il me dis que la plupart sont des grosses chaudasses au lit. Fantasme. Oui.
Je suis fatigué, je le dépose chez lui et rentre chez moi. Il est 02h30.
Je l'aime bien A.
Quand on me demande pourquoi je ne fais pas mon coming-out à tout le monde, je réponds que je n'en ai pas envie. Je trouve que j'ai des rapports plus sains avec les gens avec qui il y a une part de mystère dans nos relations. Et je n'aime pas parler de ma vie sexuelle. Quand des confidents hétéros me demandent comment c'est passé mon dernier plan, je n'y vais pas par 4 chemins et leur raconte la chose la plus cruement. Les détails de nos vies sexuelles, c'est inintéressant.
01/05/06 - 22:52
:)
nesta35malouin