J'écoute : Radiohead, Nîmes, 14 juin 2008. Parfait pour l'humeur…
Je regarde : les gens parler
Je lis : ce qu'il y a d'écrit
Je joue : la comédie
Je bois : et je fume
Je cite : LaFraise.com :: éditeur de bien jolis Tee-shirts
(mis à jour vendredi 25 juillet 2008 à 21:35)

06/11/2006

06/11/06 - 00:12

Fleur bleue ? Non, non, non


CocoRosie - South 2nd
N. entre dans la salle d'escalade. Je la rejoins aussitôt en suivant le super mec que j'ai croisé il y a 3 mois et sur lequel j'avais complètement scotché. Je regarde N. et lui fait un grand sourire en hochant la tête vers "toi" et qui en dit long sur mes intentions. N. est morte de rire.

Avec N. et T. on est installé dans le carré et on regarde les voies à passer. Tu es là aussi avec un ami. Le carré c'est un petit espace avec 3 murs de voies à grimper. Je papotte avec N. de je ne sais quoi. Je ne te vois pas mais N. m'apprends à la pause clope-kinder country que tu n'avais pas arrêté de me regarder. Non c'est pas possible. Tu fais erreur. C'est peut-être toi qu'il regardait. T'es sûre ? Non, non, non. Bref.

Je vais essayer de refaire la voie bleue dans le double escalier inversé. Tu es là aussi. Merde tu es là. J'ai pas le droit de la râter. J'ai un petit peu la pression là. En plus je ne me suis pas beaucoup échauffé. Tanpis j'attaque, impossible de faire machine arrière. Je passe le premier escalier avec une petite difficulté quand même. Je passe le deuxième escalier. Il me reste l'avant-dernière prise, ma bête noire. Celle sur laquelle je me plante tout le temps. Un petit coup d'oeil en bas. Mince. Tu me regarde grimper. Je prends mes appuis. Pas le droit de me planter. Il faut que je l'attrappe cette prise. Bon aller je me lance. Je suis à 50cm de la prise. Il faut que je donne tout sur mon bras gauche pour ne pas lâcher. Je l'attrappe ! Du bout des doigts ! Je sens que je vais lâcher ! Non, non ! J'ai les pieds dans le vide. Je m'agrippe. Finalement, je finis la voie. Tout content. Bon maintenant il faut redescendre. 2 options : soit je me laisse tomber comme une crèpe sur le tapis et j'aurai pas l'air très élégant, soit je fais le quéqué et je redescends une partie de la voie à la force des bras. Je prends la 2e option ! Je suis KO. Je redescends sur 2 prises et m'éffondre à terre telle la crèpe retombée hors de la casserole.
Tu tentes la voie juste après moi. Tu as des jolis pamplemousses dans les bras dis-donc ! Tu attrappes la prise sur laquelle je lutte à chaque fois, mais toi tu l'attrapes sans trop de problèmes. Un homme fort. Cool ! Et là je ne sais pas ce que tu fais, tu te laisse tomber et tu ne finis pas la voie. Tu te retourne et dis : trop dur. J'ai du t'impressionner alors !

J'ai perdu ma gourde. Je la paume toujours cette fouttue gourde. Je vais la chercher dans mon sac, je bois un coup en parcourant la salle. Je la referme et la pose près d'un bloc que je dois faire. Puis je me ballade de bloc en bloc, à la recherche d'une voie à passer. J'ai soif. Merde. Je l'ai posée où cette conne. Je crois qu'elle est près du carré de gauche. J'évite de regarder vers les canapés installés en face du carré. Je sais que tu es assis là avec 3 autres personnes et si je regarde vers les canapés, je vais devoir te regarder toi car mes yeux sont attirés comme des aimants par les tiens. La gourde n'y est pas. Je fais demi-tour. Allez, hop! Un petit regard sur les canapés. Un petit regard sur toi. Et comme par hasard, mon regard viens se câler droit dans le tiens. Alors j'ai l'air un peu con avec mes petits yeux ronds. Je retourne me planquer un peu plus loin dans la salle, là où j'ai laissé mon sac. La gourde est là. J'ai plus très soif.

Je montre à N. et T. comment passer la voie jaune du double escalier inversé. Elle est facile c'est une voie de débutant. Il faut juste bien placer ses pieds et avoir un peu de force dans les bras pour se hisser, c'est vrai. Et toi tu déboules comme ça, en survêtement et en basket, prêt à rentrer chez toi. Tu fonces vers la voie jaune. Et là, juste à la force des bras, sans poser les pieds, tu fais toute la voie d'un seul coup. Je suis sur le cul. Je lui dis de faire la voie bleue de la même manière mais non, tu ne veux pas ! Je regarde N. qui pense comme moi, tu as juste fais ça pour impressionner. Pour m'impressioner ? En tout cas il y a toujours nos regards qui se font défaut. A chaque fois que je regarde dans ta direction, il doit se passer quelque chose car dans la seconde où je pose les yeux sur toi, tu me regardes aussitôt. Et on a bien dû se regarder une vingtaine de fois ce soir en l'espace d'une heure et demi.

Hmm.
Je vais tomber amoureux si je te revois cette semaine.

commentaires

06/11/06 - 00:17

Accroche toi ! (conseil d'un ex- grimpeur)

11/11/06 - 17:51

Jeu de seduction au pied du mur...
Le regard est un élément fondamental de la personnalité, je trouve... et voici un bel exemple de son importance dans les premiers contacts, les premiers émois...

25/12/06 - 16:28

et cette belle histoire qui n'a pas de suite...?

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.