Gotta get myself into it!!!
Hop, hop, hop. Finies les vacances. Plus d'un mois à faire le con avec un pic de conneries tout au début. Pour le festival de Benicassim. Un line up de fou, des artistes super contents d'être là, des inconnus par milliers aussi, et moi aussi. Des abus à tout va, de l'alcool en intra-veineuse, des space cakes à 11h du mat', des pastilles qui te filent des bad trips. Pleins de gens bien, de belles rencontres, un petit anglais aperçu au concert de Digitalism alors que j'étais en pleine digestion de ces petits gâteaux aux plantes vertes, un sourire jusqu'aux oreilles. J'en peux plus de sourire, j'ai envie de lui parler. Il m'a vu? Je sais pas trop. Puis je croise d'autres gens heureux et je vogue vers de nouveaux sourires. Putain il doit y avoir pas loin de 100 000 personnes dans l'enceinte. Je vais me coucher.
Arf, le concert de !!!, je fais ma descente d'ecsta, ça va pas du tout bien, j'ai chaud, j'ai froid, il y a la foule, partout, devant, derrière, sur mes pieds, des cris dans mes oreilles, il faut que je sorte, ca va plus du tout, je ne vois plus grand chose, j'aperçois mon petit anglais, 2 jours plus tard! Parmi 100 000 personnes! Je le fixe du regard, lui aussi, on dirait qu'il essaye de me faire comprendre quelque chose mais je ne comprends pas, je lui envoie des signaux pour lui dire que ça ne va pas, mais c'est trop tard, il faut que je file au camping m'allonger, la foule, la foule, partout la foule. Bye bye le petit anglais. Mes voisines de tente qui prennent pleins de photos avec leur flash, ca crépite dans mes yeux, je me retourne dans tout les sens, mon coeur fait des bons dans sa cage toraxique, j'ai envie de crier tellement je suis mal. Je me calme un peu, j'ai l'impression que l'enfer est passé. 30s, puis il revient de plus en plus fort. Ca ne durera qu'une petite heure qui m'aura semblé la fin du monde. Je me relève pour aller voir Fisherspooner.
Le concert de Cassius, le petit français à ma droite, j'ai encore fumé un gros pétard, j'ai encore des yeux tout gonflés, je cogite dans ma tête, mes pieds se déchainent et deviennent incontrôlables, ceux du petit français aussi, ceux de tout le monde aussi. C'est plus qu'un déchainement de pieds qui claquent par-terre, de mains qui font clap, clap-clap, de bouches qui s'ouvrent et qui laissent s'échapper des sons inaudibles. J'ai pas parlé au petit français, j'aurai pensé à lui et aussi au petit anglais pas mal de jours plus tard. Si seulement j'étais moins timide. Je lui aurais bien dit un truc moi, un petit truc qui l'aurait fait sourire un peu plus, un petit truc qui lui aurait donné envie de m'embrasser. Puis il fallait bien que je les amortissent ces fouttues capotes effet frissons.
Le set de Vitalic, waaa, mama!! Il commence à faire de plus en plus chaud sous le chapiteau, les gens deviennent de plus en plus fous, les brumisateurs accrochés au plafond crachent de plus en plus d'eau, tout le monde transpire à grosses gouttes, les t-shirts quittent les épaules et s'en vont faire des tourbillons dans les airs, les gens crient de plus en plus fort, les brumisateurs se transforment en véritable jets d'eau, tout le monde est prêt à exploser. Vitalic s'arrête de mixer et laisse tourner en boucle un petit beat, il s'avance sur la scène, les gens crient de plus en plus fort pour le remercier, on n'entends plus le son qui sort des enceintes, c'est l'hallu totale. Je suis en pleine extase. Puis il y a les amis, on se fait encore et encore des sourires, des bisous, des accolades, des échanges de verres vides contre des pleins, des photos, des photos, des photos. Et puis Vitalic, bien content du gros effet qu'il fait sur la foule retourne derrière ses platines avec une mine toute satisfaite.
Et puis il y a tout ces concerts, tout ces lendemains difficiles durant lesquels on se demande comment on va bien faire pour être en forme pour une nouvelle soirée 20h-8h du mat', alors on file à la douche pour se rafraîchir un peu du 40° ambiant, on se lave en plein air parmi 199 autres personnes qui se frottent de partout sous ces petits échaffaudages, ça frotte et ça s'observe.
Il y a aussi tout les retour difficiles au camping pour aller se coucher, on ne sait plus très bien où se trouve sa tente, sûrement dans cette parcelle de 2000m² avec approximativement 2000 tentes, ah non, c'est pas la bonne parcelle, j'ai marché un peu trop loin.
Bref, j'en redemande!