Journal des inscrits - 12 avril 2007

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12/04/07 - 23:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HEYPER

DENEUVE

Désormais ça a lieu tous les soirs. Ca a lieu vers 21H30. Je suis dans l'attente de ça, tous les jours, mes journées sont tout entières dessinées par l'attente de lui, je suis étreint dans l'attente de sa voix, la douceur du geste qu'il aura à mon égard. C'est là, tout le temps, comme un cri, l'image de lui, le parfum de lui, la beauté de lui, la gestualité érotique de sa bouche. Ca ne sort pas de moi, c'est là, toujours, et souvent, entre deux rendez-vous, je suis pris d'une forme de sanglot, je suis saisi de l'attente de lui, des heures encore où il faut espérer la louange de sa lèvre.

Alors, le soir, nous parlons. Ca dure des heures. Puis, une fois couché, je déshabille mon sexe et je m'adonne à la solitude de la masturbation. Je commets la masturbation dans l'irremplaçable de lui. La forme très vive de son corps accompagne la mécanique de la caresse. Mon pénis est dévoré de l'imaginaire de sa bouche, la courbe de son visage.

C'est la magie du Net. Ca rapproche les gens à des endroits inimaginables d'eux. Par exemple, je m'aperçois que Catherine Deneuve a accepté de me faire figurer dans sa liste d'amis sur My Space. Je me dis qu'un instant, à peine quelques secondes le temps pour elle de presser la souris de son PC à Paris ou ailleurs, j'ai existé pour cette femme. Je me dis que sans doute elle a effleuré un poème. Je me dis que l'espace de saisissement de mon adresse, j'ai existé dans ses yeux. C'est éblouissant, ça.

12/04/07 - 23:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIP76

Sensation

Quand une simple pièce de théatre vous provoque une sensation profonde de malaise...
et que le calin avec votre voisin vous semble nécessaire...
Expérimentation intéressante...surtout quand votre voisin ressent la même chose et qu'il est aussi beau que -diabolito...

[www]

12/04/07 - 23:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JULES75004

2226 - J-10

Parfois, je me dis que je voterai plus facilement pour un candidat qui au lieu de me dire « je veux faire... / je vous promets de faire... » me dira : « Voilà, dans le cadre de l'Union européenne, voilà ce que l'on peut encore faire, voilà notre marge de manoeuvre, voilà ce qu'on a encore comme liberté ».

Si je me souviens bien du chiffre lu, il me semble que 75% des lois votées par notre Parlement, sont de simples transpositions des directives européennes.
Plutôt que de promettre tout et n'importe quoi, à gauche et à droite, de tous les côtés, je préfèrerai un candidat qui me dise : « bon, voilà, dans nos 25% (si j'ose dire), voilà ce qu'on peut faire, qui n'est pas interdit par les directives européennes et autres réglements communautaires. »

12/04/07 - 23:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KAREDIG

MECHANTS

12/04/07 - 23:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEROME-SG1

MTG





J-312

12/04/07 - 23:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTHUSETNICO

Ballbra sur petit-q.com



Ca y est, Ballbra débarque en France et sur petit-q (www.petit-q.com) !

On commence avec les jockstraps, ils ont une coupe particulière !

A bientôt sur petit-q.com

12/04/07 - 23:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KEVMONROE

Merci !..




.. pour cet excellent après midi!
(C'est génial de rencontrer des gens si sympathiques! Alors a très vite! ^^)

12/04/07 - 23:05 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PASCALDEVERSAILLES

DERNIER JOUR DE TRAVAIL AVANT UN REPOS BIEN MERITE



Comme d'habitude, départ du bureau dans la précipitation pour assurer mon intérim et donner les dernières instructions. Enfin, j'ai même pu partir à 14H50 (au lieu des 15h00 de prévu).

Réunion de copropriétaires chez moi à 16H00 (plus calme qu'habituellement, pas de grandes décisions prises) : j'avais même prévu le verre de cidre de fin !

Compte-rendu associatif rédigé et envoyé. Bagage quasi préparé.

Tout est bien et départ demain à 10H30 de chez moi pour arrivée à 19H00 sur les terres siciliennes (pour une petite semaine). Même l'Etna a décidé de me faire la fête en lançant quelques laves pour mon séjour !

12/04/07 - 22:54 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PATAMOUD

Venise vue de là ...










Cette bouche placée prés de l'entrée du palais des doges servait à faire de la délation...








"Sans transition, passer du blanc au noir..."






Et, Venise vu d'ailleurs

12/04/07 - 22:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCRIABAD

CETTE NUIT

je dors... ET HOP! Double dose de valium!

12/04/07 - 22:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TONIOO

L'amour est un supplice qui une fois rencontré nous hante à jamais.
F. si tu savais........

12/04/07 - 22:16 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FRANCKYLIBERTINDU38

Franchesca Prod

Bonjour, je suis entrain de crée une association culturelle et évènementielle sur Rhône.Alpes! De prochains renseignements seront fournis prochainements.

12/04/07 - 22:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORNE

Et la littérature bordel!

J'avais prévenu, il y aura de tout sur ce blog

Je viens juste de terminer le treizième livre de la série de Fantasy "L'assassin royal"
c'est pas trop mal, il m'a fallu presque deux mois pour en venir au bout.
Robin HOBB écrit pas trop mal et l'histoire se tient sur l'ensemble, non c'est une bonne série et l'écrivain a une bonne plume. Juste un conseil pour ceux qui aiment ce genre lisaient les!



La suite, et bien ce sera une suite "Chateaubriandesque", je m'attaque aux "mémoires d'outre-tombe". Pas le même genre! c'est le moins que l'on puisse dire!

Quant au titre de cet article, il peut se justifier par le fait que nombre d'artistes classiques ou romantiques ont puisé leur inspiration dans les maisons de tolérance parisiennes ou les lupanars de province.

12/04/07 - 22:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TIPLEX

Pensée



je suis comme le coeur de cette tulipe
ouvert au regard de l'autre éblouir ton conscient
je suis comme ce coeur jaune de pureté
rouge par les coups donner
il saigne par la force de mon l'amour
il est pure et vrai
mes pétales son a toi comme ma vie
nul ne faneras en moi
ces moment de plaisir et de joie
je suis comme le coeur de cette tulipe
aussi fraîche que la rosé du matin
ou va nos tendre baisés

12/04/07 - 21:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE IRINA-MONSOIR

Bonsoir,



self-portrait, from L-word

12/04/07 - 21:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PATAMOUD

Vilain pas bo ! ...


12/04/07 - 21:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MISTERBLUE

Ou Charlie se résoud une bonne fois pour toute à n'être qu'un personnage de fiction.



EPILOG :

Le mec qui tenait un hotel sur une autoroute solitaire ,ben il en a eu marre de GA et il s'est dit que bon...

C'est con parceque l'histoire devait se poursuivre. Je vous la fais courte : Charlie avait flashé sur le manuscrit laissé dans la chambre 15 du BlueHotel par Henry Blanchette. Henry Blanchette était aux mains de la police vu que c'était un tueur en série. Alors Charlie avait lu le manuscrit du roman et l'avait trouvé incroyablement bon.

Au point que Charlie était sur le point de commettre une ingnominie : faire publier le roman sous son nom à lui. D'autant plus que Henry Blanchette allait se suicider dans sa cellule quleques semaines avant son procès. Donc Charlie aurait connu un succès immérité , ce qui lui aurait valu des tourments sans fin.

Et puis peu à peu, le fantôme de Henry Blanchette serait venu hanter le BlueHotel à la recherche de son manuscrit volé ....



Et même, à la fin, j'avais pensé à faire sauter Walnut Grove.





Ouais, on perd pas grand chose, en fait.

12/04/07 - 21:23 - EXTRAIT DU JOURNAL DE L-S-J

Ahhhh, Francis Kuntz est un Juste !



A se pisser dessus.

12/04/07 - 21:22 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DESMODUS

Et c'est reparti !

Deux fois par an voilà la partie la plus horrible à passer ... les révisions et les exams ... déjà dès la premiere semaine de révision je suis ...



Dans un peu moins de 2 mois c'est fini ... courage ...

12/04/07 - 21:11 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MISTERBLUE

Eh bien heu....



Heu, salut tout le monde!



Ravi de vous revoir :)

12/04/07 - 21:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE APAX

FRAGMENTS D’UN DISCOURS MELANCOLIQUE (3)


Sur le quai il avait lancé d'un air moqueur que nous allions avoir maintenant une vraie correspondance



Je me souviens de phrases frêles dites précipitamment



D'abrupts silences



Ses yeux étaient incessamment distraits


Quand j'étais entré dans le bateau j'avais éclaté en sanglots je m'étais retourné une dernière fois il était encore là j'avais fait un petit signe de la main il y avait répondu



Je l'apercevais là-bas près de la voiture dont le capot était levé il était penché sur le moteur



Il avait démarré était parti



Le bateau dans la baie de souda partait



Je suivais des yeux la côte je nommais kalyves plaka sur la cime éloignée ne voyais plus kéfalà



Des lumières scintillèrent la nuit venue



Obscur l'aimé rivage au loin sombrait



Longtemps je regardai éperdu

12/04/07 - 21:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SYCOMORE

Strongbow Baby !

* Réunion en plein après-midi avec quasiment tous les chefs de la direction, j'aurais tout essayé pour éviter d'y aller mais cette fois je n'ai pas eu le choix.

** Quoi de mieux ensuite que de faire l'after de cette réunion dans un pub avec deux collègues de travail et de s'avaler trois pintes de strongbow ?

*** Je dois avoir la besace la plus grande de ce système solaire: je n'y trouve plus rien ! Une fois descendu dans le métro, impossible de remettre la main sur ma carte orange... je suis rentré à pied du coup (ce qui ne pouvait que me faire du bien), j'ai failli finir le trajet en courant (j'ai une vessie très petite...).

12/04/07 - 21:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ETASSEUREUH

J'ai fini !!!!! N'est VENDU


Bon ... comme c'est bénévole cette histoire ...
J'me dit que je peux toujours vendre l'original à un de mes adorables lecteurs...

Donc l'impression unique sur papier poilu format A4... benh ça vaut combien ???

Euh ... j'y ai passer perpette sur ce truc ... donc on dira ... pfff je sais pas moi ...

proposez un prix bande de ... gentils.

( puis bien sûr je signerai hein )

12/04/07 - 21:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE IRINA-MONSOIR

Bonsoir,




je vais me reposer un peu avant cette fin de semaine chargée.

12/04/07 - 21:01 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VERTIGOBLOG

mélange des genres

http://votezplus.canalplus.fr/


12/04/07 - 20:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978


___________________________________________


Le (non-)blog du jeune et beau Népomucène ?

POUR TOUS LES MEDECINS !


Ce portrait de Monsieur Népomucène dessiné par Toubib75, que la Népomucène World Company tient à remercier vivement.

12/04/07 - 20:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978


___________________________________________


Le (non-)blog du jeune et beau Népomucène ?

POUR TOUS LES TOULOUSAINS !

12/04/07 - 20:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAWOUL

A la manière du non-blog le plus beau-dingo-excitant



Jeune et beau Népomucène, I love your non-blog !!!!
TOUS LES JOURS !!!!


Vous n'avez pas compris, allez donc ici. Merci Monsieur le jeune et beau Népomucène pour votre talent !

12/04/07 - 20:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BONJOUR



Bonne nuit.

Dormez tranquille, je vais aussi rêver!

12/04/07 - 19:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BUCKINGHAM

Qui a tué Laura Palmer ?


Depuis le temps qu'on en parle !
Je découvre seulement maintenant la série.







Aux gaïens aimables qui voudraient me donner la réponse tout de suite...
... je ne lirai les commentaires de ce post qu'au bout des 30 épisodes.


( enfin, je suis quand même trés curieux! Mais je vais tenir... )


~~~~//~~~~

12/04/07 - 19:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GERRY8000

somebody is waiting for you upstairs 19

12/04/07 - 19:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE REVEURREVEUR

euhhhh

Des amis comme ca ..... merci bien ....
Sans commentaires ....

12/04/07 - 19:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAI-LURON

Rédaction : qu'avez vous fait de vos vacances?

J'ai (enfin) rencontré Patrick Hernandez.
Dans le cadre d'un projet aux beaux arts, je veux monter un film d'animation qui serait une analyse de l'identité visuelle du personnage du chanteur. J'ai donc pris contact avec lui en début d'année, afin d elui présenter le sujet, la façon dont je voulais le traiter et surtout la thématique abordée.
En plus de lier une passion (l'animation) dans le cadre de smes études, j'ai pu rencontrer LA star disco, j'avais les jambes qui flageolaient, envie de vomir, je tremblais... bref, comme tout bon angoissé qui se respecte j'étais surexcité.
Eh bien l'entretien fut très riche, il est très sympa, simple et pas du tout comme l'image qu'on pourait avoir de lui, de mégalomane évaporé qui plane à 5000, une très belle rencontre...

12/04/07 - 19:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Un peu d'aide ?


Je viens juste de terminer (enfin mon portable) la défragmentation de la partition système... Avec le produit de m... de µsoft, il a fallu plus de 2 heures pour réussir l'opération pour 8Go, sachant en plus qu'il n'y avait que ça comme application qui tournait dessus, ça fait un peu beaucoup !!!

Donc coup de gueule contre ce produit et appel à connaissance : si quelqu'un peut m'indiquer un produit fiable et peu onéreux pour défragmenter des partitions NTFS et/ou FAT32 (pour XP, je précise), j'en serais fort heureux !!!


Merci d'avance !!!

12/04/07 - 19:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Saint Jude juste comme ça, entre copines

St Jude : Je congèle des croque monsieurs ^^
Vous viendrez manger un midi !!!!!

Huguette : Et après c'est moi que l'on prend pour une croqueuse d'homme !

St Jude : Moi...
... un ange !

Huguette : Avec un solide appétit, dois-je vous le rappeller ?

St Jude: Je vais pleurer !


Huguette : Mais non, voyons, je vous précederai !
J'ai toujours été la première à ce jeu à l'école élémentaire !!!
Bien qu'adulte, je me refuse à verser des larmes devant un homme !!!
Mais entre copines, nous pouvons nous le permettre !




C'est cool d'avoir de bonnes copines !

12/04/07 - 19:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AELWAN

help !!!!



...

12/04/07 - 19:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

#~!&@?

12/04/07 - 18:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Pas de deux ...


Etrange pas de deux que dansent actuellement Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy. D'un côté, ils ferraillent pour savoir lequel est le plus Français des deux et donc, à leurs yeux, le mieux placé pour aller à l'Elysée : celui du "terroir" ou celui qui "aime la France parce qu'il sait ce qu'il lui doit" – tout ceci dans le but avoué de se prendre mutuellement des électeurs. D'un autre côté, ils s'envoient des clins d'œil appuyés qui peuvent laisser entendre que les barrières posées hier par Jacques Chirac entre l'extrême droite et la droite pourraient être levées. M. Chirac, qui qualifie l'extrême droite de "poison", s'est toujours opposé à des accords électoraux. Ce qui a eu pour effet d'écarter ou de réduire la représentativité du Front national (FN) dans les assemblées mais a aussi amené la droite à perdre des élections face à la gauche.

"Si Sarkozy dit qu'il est d'accord pour un rapprochement, pourquoi pas? Cela dépendra de l'intérêt de notre pays et de l'intérêt de notre mouvement", déclare ainsi le président du FN dans un entretien au Figaro du jeudi 12 avril. "Nous n'avons pas d'a priori, ni contre lui ni contre personne", insiste-t-il. M.Le Pen, qui avait fêté le renoncement de Jacques Chirac à se présenter à l'élection présidentielle en clamant "je perds mon meilleur ennemi", avait expliqué au Monde du 5avril, qu'une "ère nouvelle" pouvait s'ouvrir avec Nicolas Sarkozy. Ce qu'il confirme dans Le Figaro.

"Ces dernières années, c'est Chirac qui a fait preuve d'ostracisme à l'encontre du FN, et non pas l'inverse, affirme-t-il. Chirac ne voulait pas parler avec nous. Si M.Sarkozy veut parler avec tous les partis politiques y compris le FN, c'est une ère nouvelle, oui." M.Le Pen raconte par ailleurs qu'il a "rencontré deux fois Sarkozy pour parler de problèmes de technique électorale" et que ce dernier l'a "chaque fois reçu fort courtoisement".

Interrogé sur d'éventuels accords de désistement aux législatives de juin, M.Le Pen explique qu'il lui "paraît difficile d'avoir un accord avec des candidats qui sont européistes et immigrationistes, c'est-à-dire partisans de perpétuer la politique d'immigration, avec des aménagements, mais telle qu'elle a été pratiquée depuis trente ans". Il n'en ouvre pas moins des portesen affirmant que "sur d'autres sujets comme l'école, la réforme fiscale, la réforme des retraites, il doit y avoir des points possibles d'accord et de convergence".

De son côté, le président de l'UMP qui courtise les électeurs de Jean-Marie Le Pen ménage ce dernier. Il le "dédiabolise" et, progressivement, le réintègre dans le giron de la droite en expliquant à Libération du jeudi 12avril que, finalement, "celui qui est le moins à droite qu'avant, c'est Le Pen!" "Quelle est la vraie caractéristique de cette campagne? C'est que les gens ne se mobilisent pas sur des mesures mais sur des valeurs, sur le sens. Mais si je veux être tout à fait honnête, Ségolène est plus à droite que Jospin, je suis plus à droite que Chirac, Bayrou et plus à droite que Lecanuet. Finalement, celui qui est moins à droite qu'avant, c'est Le Pen", répond M. Sarkozy aux journalistes de Libération qui lui demandent s'il "droitise son discours pour rassembler [son] camp au premier tour".

Plus loin dans l'entretien, il ajoute : "Ce n'est pas parce que Le Pen touche quelque chose que cela devient interdit" en justifiant son choix de créer un ministère de l'immigration lié à l'identité nationale. Et il n'hésite pas à faire écho à M.Le Pen en lançant qu'"il y a un problème d'immigration, avec un système d'intégration qui ne marche plus". Enfin, il fait un pas vers M. Le Pen en confirmant qu'il a abandonné l'idée d'accorder le droit de vote aux immigrés dans les élections locales, un sujet primordial pour le FN.
Christiane Chombeau.

12/04/07 - 18:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AMLC36

N'importe quoi...







Un peu comme si tout était fini
Un petit être débarque, encore et toujours
Les prises de tête, la jalousie
Le doute est là, l’espoir aussi
Les paroles qui blessent
Qu’importe, il faut vivre
Pour faire mal, me faire mal
Alors on s’arrache

Le mal être des autres vous détruit
On va s’arracher a s’en aimer
Ils vous changent, vous façonnent
A s’en rencontrer, a en survivre
Vous n'êtes qu’un objet, le leur
Pour une fois que quelqu’un sait
Certains diront que c’est l'hôpital
Sait ce qu’il veut

L'hôpital qui se fou de la charité
Et en attendant, je parle
Comment ose-t-il ? Pourquoi comment ?
On parle, et reparle
Lui qui disait tant m’aimer.
Les nuits sont courtes
Sourire, je m’en fou. Il se trompe.
Seules les nuits le sont


Illustration : by F.C.

12/04/07 - 18:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MOLTOSEXY

Je suis contre les mariages arrangés...

... mais pas du tout contre les rencontres arrangées.

Ceci dit, le jeune garçon de 33 ans que j'ai rencontré cet après midi était tout à fait distrayant !!!

Merci Jeremy, c'était rafraichissant et cela m'a sorti un peu !

Cette caillasse, bonnasse voire même bombasse m'a vraiment fait rire !!! Seul inconvénient : rencontrer des jeunes gens biens me fait dire qu'il y a pleins de jeunes et beaux garçons qui n'attendent que de me connaitre !

12/04/07 - 18:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VAHAJRA

Flash-back (1) - "Le bouchon dans les vagues"


Ces derniers temps je manque un peu d'inspiration, je commence à me demander à quoi sert ce blog au final, et me mets à relire d'anciens posts sur un autre blog que j'avais commencé il y a plus d'un an ; autant dire une autre époque.
En attendant de prendre une décision quant à ce blog-ci, je re-poste un article de cet autre blog, écrit en juillet dernier.
A la relecture, je le trouve à la fois très sage et très choquant. C'est amusant de se relire avec le recul comme ça. Je me remémore tout à fait mon état d'esprit du moment, alors que j'allais à nouveau faire le grand saut d'un pays à l'autre, ce saut si violent et pourtant si anodin.
Le contenu doit être jugé au regard du contexte. Mais il me semble qu'il contient une vérité plus générale, au-delà de tout contexte.


"Un bouchon dans les vagues.

Tout a l'heure en vélo j'ai eu cette image étrange, ce petit bouchon balloté par les flots, perdu dans la mer.
Il ne contrôle pas ce qu'il fait , ni où il va, ni comment il y va... il est completement impuissant.

Il ne coulera pas pourtant, c'est un bouchon. Il est juste condamné a flotter... plus ou moins indéfiniment.

Doit-il se rebeller contre son sort, contre cette existence terriblement aléatoire et fragile?
...Peut etre pas.
Apres tout, il survivra, il flotte. S'il avait été bille de plomb, il n'aurait pas eu cette chance.
Et s'il se rebelle, impuisssant, contre son sort, qu'obtiendra-t-il, sinon la confirmation qu'il n'est bel et bien pas maître de son destin?

Et s'il se laissait tout simplement dériver?
Sans chercher a comprendre.
Un bouchon heureux, n'est ce pas un bouchon qui a enfin accepté sa condition de bouchon...?"

12/04/07 - 18:18 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Remerciements



Merci à ce Oc3an ainsi que le jeune et bête Iceland pour leurs messages de soutien et d'encouragements auprès de moi !!!

12/04/07 - 18:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KANGEL

12/04/07 - 17:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TOUTNEUF69

Ca va mieux en le disant


Coup de gueule
Vous êtes bien gentil avec vos photos de belles gueules mais y'en a marre, j'en croise assez dans la journée et c'est déjà assez dur pour ne pas encore en supporter sur mon écran.

Coup de coeur
Aujourd'hui au bureau, un collègue au sourire ravageur et aux dents blanches me montre un truc sur son PC. Chemise bien ouverte (2 boutons enlevés !), j'écoute ce qu'il me dit et j'essaye de regarder ce qu'il me montre, debout à côté de lui.

12/04/07 - 17:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE EXTERIORISER

Le "bel" été...

24° aujourd'hui et ca va continuer parait-il. De toute facon depuis des mois les températures sont beaucoup trop clémentes. Si on continue sur la lancée (entre 5 et 10° de trop), quel bel été nous allons avoir...

12/04/07 - 17:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CRAZYGAYFROG

J'AI HONTE

LE GAMIN EN MOI N'A PU RESISTER
A LA TENTATION DE SE MOQUER
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en effet pour le retour du vote papier
il vous faut signer la petition
sur une machine et l'internet (et point sur du papier)

moi je viens de prendre un gros marqueur noir
et j'ai signé sur l'ecran de mon ordi

mais maintenant
je peux plus effacer
ma signature
de l'ecran stupide
qui me plante là
et devant lui
je reste couaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

help me........hiff mich............pomagaille minié


12/04/07 - 17:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DADDYISA

angoisse pour dimanche 15 avril

je stress c fou pour dimanche!!! je sais pas quoi faire!!J ai envie d y aller mais j ai peur et mm tres peur!!
Sa va etre la premiere fois que je vais a une soirée comme cella !!
et plus galere j ai complement oublié que j avais invité de la famille ce dimanche!!!!
Comment je vais faire pour me debarasser d eux!!Meme si je dis que je suis malade ils viendront!!!c la mort!!!Honnetement j'appréhende beaucoup cette soirée et j aimerais vraiment y allé!!
comment faire?? et puis honetement je me vois pas y aller tt seule!!!
Je connais personne qui pourrait m acompagner etant donné que mes amies pour la plupart ignore que je suis Bi !!
C Horrible!!!
Je lance cet S.O.S aidez moi !!!
porfavor !!! svp!!!please !!! bitte !!

12/04/07 - 16:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CIGALON

Le Jas du Revest-Saint-Martin (Haute-Provence)




12/04/07 - 16:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CRAZYGAYFROG

Détournement papal

exceptionnelllllllllllllllllllllllllllement
le pape sera détourné en allemand et en anglais
car vraiment le français ne lui sied point
taggay

(les jeux de mots religieux anglais et allemand sur HAT et HUT ne passent point avec CHAPEAU qui n'a pas de conotation religieuse, je crois ? mais je ne baragouine que l'européen alors j'ai des doutes, et point de bar a gays non, du bar a gouines)


Die Deutsche Papstliche Umleitung
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The English Pops Diversion
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je rappelle à l'aimable assistance
que sa Sainteté est originalement photographiée au Kolkhoze

12/04/07 - 16:51 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

11 Septembre 2001 New York City - 11 Mars 2004 Madrid - 11 Avril 2007 Alger

Allez savoir pourquoi les terroristes frappent à chaque fois un 11?
Tout ce que je sais, c'est que c'est lâche, qu'à chaque fois ce sont des innocents qui trinquent.


Manhattan - Novembre 1996

12/04/07 - 16:51 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CIGALON

Vallée du Valgaudemar (Hautes-Alpes)



12/04/07 - 16:51 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BALOO65

It's the final countdown! Tadada tadadada tadada tadadadadadada!!!!



Double cliquez ci dessus...

12/04/07 - 16:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DIABOLIKOUDIVIN

Sieste

Un déjeuner rapide et improvisé. A peine une heure . Un peu plus je crois . Juste le temps de l'entendre, de l'écouter , de gouter ses lèvres .
Puis une sieste seul sans lui , mais avec lui tout de même. Pas physiquement présent , mais terriblement là dans mes pensées ..et mes songes .
Et tout ça , c'était bien ....

12/04/07 - 16:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHEEL

Vous puez des blogs !



Boycott du JDI, tentation d'interdire la liberté d'expression. Lire votre JDI provoque la même sensation qu'un seau de merde liquide qu'on vous renverserait sur le coin de la gueule.
Est-il humainement possible d'être aussi stupides ? Etes-vous réellement humains ?

12/04/07 - 16:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MARGARETTHATCHER

Je me déconnecte. C'est follement amusant.

12/04/07 - 16:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MARGARETTHATCHER

J'ai signé le guestbook de M. Cyrille-12. C'est follement amusant !

12/04/07 - 16:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MARGARETTHATCHER



M. _SnoopDog_ a choisi de n'accepter les commentaires que de certains inscrits.

Je n'ai donc pu signer son guestbook.

C'est follement déconcertant.

12/04/07 - 16:32 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MARGARETTHATCHER

Courrier des lecteurs

Je réponds à mes derniers commentaires. C'est follement amusant !

M. Beberthur m'a écrit. M. Beberthur, n'hésitez pas, il faut voter à droite.

M. Iceland m'a écrit. M. Iceland, je suis en pleine forme.

M. Lirikan m'a écrit. M. Lirikan, vous êtes follement aimable.

12/04/07 - 16:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MARGARETTHATCHER

Je réponds à mes messages privés. C'est follement amusant !

12/04/07 - 16:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MARGARETTHATCHER

Je me connecte. C'est follement amusant !

12/04/07 - 16:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HAMEK

me aburro...

12/04/07 - 16:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ALBAT

Recherche de stages

Il faut bien que mon "blog" serve à quelque chose, donc je pose mon annonce :

Je recherche un stage dans une maison d'édition, un journal, une librairie; en fait un stage ayant un vague rapport avec mon domaine de compétence actuel : les langues, la litteratures francaise et antique.

je suis trés vif, énergique, perfectionniste, et pas trop bete je pense :)

Si vous voulez un cv plus fourni, contactez moi !

NB : Pitié, affranchissez moi d'un avenir tout tracé à l'éducation nationale...

12/04/07 - 16:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PABLO33

12/04/07 - 15:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MADONNA

britneyyyy


hey

12/04/07 - 15:11 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BENZEN

Au cas ou tu aurais oublié

moi je n'ai pas oublié.
Tu vois, j'aimerais rentrer ou sortir de ces pièces comme si de rien n'était, avec ou sans maladresse ; j'ai beau avoir des palpitations ou bien voir des papillons troubler ma vue j'ai du mal à ce que tout ceci me passe au dessus de la tête. Tout ceci, ou tout ce qui était ceci m'apparaît de plus en plus clair et plus je m'éloigne plus je m'aperçois que ce que je pense avoir vécu tu ne l’as pas vécu. C’est pour ça que ma peine n’est pas la tienne et que tu ne la vois pas et ne la comprends pas.
Alors, devant cette incompréhension et ce faux semblant je vais prendre mon élan et sauter au dessus de cette flaque d'eau qui ne reflète plus rien aujourd'hui qu'un ciel ouvert et sans nuage.





Bloc Party - I Still Remember (Music Box And Tears Remix)



12/04/07 - 15:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LUCOLIVIER

J'ai trouvé ceci...

...dans un journal italien -non espagnol me dit-on-
autant vous en faire profiter...

12/04/07 - 14:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SERAPHIQUE

Homophobie ordinaire

C. est un beau garçon. Un très beau garçon même. Un charme éclatant, évident, un rayonnement intérieur qui irradie au-delà de lui. Il se sait beau, aussi, c’est inévitable, ce n’est pas seulement une chance, c’est parfois une difficulté.

Peu importe.

C. a le regard tendre, la voix douce, et on sent en lui un jeune homme sensible, fragile, inquiet, observateur, attentif. Tout cela à la fois.

C. a aussi (eu) quelques grandes faiblesses : l’attrait pour les choses faciles, le confort et le luxe sans effort, puisqu’on on vous le propose, pourquoi le refusez ? Le piège finit toujours par se refermer un jour, il en a tout juste pris conscience, à ses dépens, ses graves dépens.

C. partageait la vie d’un garçon de 20 ans son aîné, navigant dans la vie artistique avec aisance, et profitant ainsi de tout le confort lié à ce privilège de la jeunesse et de la beauté réunies. C. m’avait pourtant largement expliqué la particulière situation dans laquelle il se trouvait. Je suis un hétérosexuel affirmé amoureux d’un homme, et d’un seul. Une nuit plus tard, à la suite d’échanges et de dialogues approfondis, devant un feu de cheminée déclinant mais chaleureux, et sûrement accompagné d’un petit verre d’alcool doux et revigorant à la fois, j’avais fini par admettre cette contre-évidence. C. était hétérosexuel et aimait cet homme, lui, et lui seul.

Quand C. m’apprit, quelques années plus tard, sa rencontre avec une femme, elle aussi de près de 20 ans son aînée, et dont il était très amoureux, j’ai trouvé la concrétisation de ce qu’il avait toujours dit et pensé. Malgré la difficulté de la rupture avec l’ex aimé, C. s’installait dans une nouvelle vie. Vie nouvelle et rassurante pour tout le monde. La dite aimée savait l’histoire avec l’ex aimé, et n’ignorait rien de cette relation homosexuelle qui l’avait tout de même occupé près de six ans. Difficile d’en faire une anecdote. Et très vite, la dite aimée exprime des mots de dégoût, d’insultes. Car C., quoi qu’il en soit, et quel que soit leur amour, reste Sali par l’acte de chair entre hommes. C. s’accommode et vit heureux, pense-t-il amoureux, de cette femme entourée d’animaux, de chats, de chiens, de chevaux…

La famille de C. se rassure évidemment, de cette liaison nouvelle, et de la conformité qu’elle permet enfin d’afficher après ces années d’errance. La mère avait tout de même eu le don d’insulter son fils avec les mots crus qui pensent réduire la sexualité entre hommes. C. en avait vomi tripes et boyaux, voyant sa mère déverser une haine qui ne s’est jamais arrêtée pour définir ce qu’il croyait qui plus est ne pas être !

C. est devenu papa. Accident de pilule ?... ou volonté délibérée d’une femme proche de la quarantaine, et pressée d’avoir un enfant ? C. reste lucide et dit les mots tel qu’il les ressent. La naissance de C. génère la rupture inévitable. Et les insultes homophobes pleuvent à nouveau. Le petit bébé, dans son berceau, entend tout, forcément.

C. quitte le domicile de l’aimée et retourne à la case départ, pour peu de temps. Car la mère, hors d’elle de cette rupture, de ce bébé sur le carreau, humilie à nouveau son fils, le traite et le retraite des insultes qui ne s’imaginent pas être prononcées en famille, pour finir par être chassé, je dis bien chassé de chez lui, de chez elle ! Une mère peut chasser son fils, jeune papa, parce qu’il a été !

Nous en sommes là …. Pas tout à fait tout de même. C. est retourné provisoirement chez l’ex aimée, dort par terre, et s’occupe de son fils avec tout l’amour qu’il éprouve pour cette petite tête brune qui tournicote et crie des « papas papas » d’amour et de bonheur.

C. a rencontré un garçon, de son âge (âge en rapport dirait-on ?) et ne sait comment l’aborder, comment faire ? Une culpabilité l’envahit : son fils …. Que va-t-il devenir ? Une terreur le foudroie : il sent un amour naître, mais il en fuit le désir. Il résiste, tout seul, dans sa tête, le soir, enfermé dans sa cuisine, à cet appel du bonheur, parque qu’il a honte, tout simplement honte de découvrir qu’il s’est menti depuis longtemps, qu’il affronte une vérité qui maintenant lui éclate à la figure avec violence, et qu’il s’est dissimulé dans des rapports qui n’étaient pas sa vérité. Il souffre aussi de cette histoire passée avec cet homme, et qui laisse des traces douloureuses, irrépressibles, qui lui font craindre que tous les hommes sont ainsi, et que la souffrance passée va s’imposer à nouveau avec le jeune homme rencontré et désiré, mais refoulé par la peur de la chose, par la crainte du jugement des autres, par l’angoissante question du fils et l’inversion totale des valeurs dans lesquelles il avait attendu ce bébé !

J’ai écouté C. longuement. J’ai compris qu’il avait juste besoin de parler, de dire les mots qu’il n’avait dit à personne, et qui le hantait. Il avait besoin de savoir ce qui était grave ou non, ce qui allait devenir possible ou non, il avait besoin d’un regard, en fait.

Je sais depuis hier que C. a embrassé longuement R. Qu’il a emmené son fils au cheval…. Et que peut-être ce petit beau monde s’aimera d’amour tendre, loin de la grand-mêre, de la mère, et des schémas parait-il idéaux et qui ne l’ont que détruit par mépris, humiliation et haine de l’autre.


12/04/07 - 14:54 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

LE COUCHER DU SOLEIL ROMANTIQUE - Les fleurs du mal - BAUDELAIRE

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour!
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve!

Je me souviens!... J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme une coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon!

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

12/04/07 - 14:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NATATION-GAIENNE

Melbourne 2007 - Le roi Phelps



Les Mondiaux se sont achevés le 1er avril avec deux records du monde battus, dont le 5e personnel de Michael Phelps, à Melbourne. Laure Manaudou a elle-aussi marqué la compétition, etabli une nouvelle marque mondiale sur 200m , et revient avec 5 médailles (dont deux d'or), permettant à la France de se classer au 5e rang mondial, avec sept breloques australiennes.



Michael Phelps a été le grand champion des Mondiaux avec sept médailles d'or.

*


«Il y a encore du travail à effectuer pour l'an prochain.» Qui a pu prononcer cette phrase après sa course ? Michael Phelps, of course. Avec ses coulées d'amphibien, l'Américain écrase ses Championnats du monde en récoltant sept médailles d'or et en signant cinq records du monde. Mais il en veut toujours plus. Il plonge, il nage, il gagne et la ligne rouge des records du monde le suit à la trace ! «C'est un phénomène», résume Hugues Duboscq. «Il est impressionnant dans sa capacité à enchaîner les courses. Il est là partout, explique, admiratif, Alain Bernard. Quand je le regarde, je prends une super leçon de natation. Il a tout pour aller vite : la puissance, la glisse, la maîtrise de ses courses.» Dans sa récolte australe, il ne lui en manque qu'une, celle du relais 4x100 quatre nages. Comment Michael Phelps a-t-il pu perdre ? En ne nageant pas, tout simplement. Lors des séries, Ian Crocker craque en effectuant un faux départ au passage du relais avec le brasseur Scott Usher. «Nous sommes une équipe et nous restons une équipe», commente sobrement le roi de Melbourne après sa victoire lors du 400 m quatre nages.

Et comme tous les Américains, il aime les «happy-end» et termine donc en explosant de deux secondes son record du monde en 4'06''22 pour battre le record de médailles de Ian Thorpe en Championnat du monde, datant de 2001 à Fukuoka." (L'Equipe)

12/04/07 - 14:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHEAP

Mon manège à moi... c'est lui



Hier soir je me suis envoyé en l'air... à la Foire du Trône. Manèges extrêmes, grande roue, glace nutella/nougat... et deux grands yeux bleus qui me font tourner la tête.

"Ce manège c'est un peu comme une soirée avec toi, ça laisse un goût de trop peu."

12/04/07 - 14:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GONDWANA

12 avril 1992

Il y a quinze ans, Eurodisney ouvrait ses portes dans les champs argileux de la Brie...

12/04/07 - 14:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Ca sent le printemps,
Je suis content,
Ca sent le printemps,
J'ai le rhume main'nant. »

(Le jeune et bête Iceberg, qui s'essaie à la poésie)

12/04/07 - 14:23 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GONDWANA

La Tortue de l'hôtel de ville, Minneapolis

12/04/07 - 14:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GONDWANA

Au fait, on a des nouvelles de Papy Voise?

C'est que le 22 avril approche...

12/04/07 - 14:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NATATION-GAIENNE

Tableau des résultats par pays aux championnats du Monde de Melbourne 2007

12th FINA World Championships
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1USA2114540
2Russia116724
3Australie971026
4Chine95216
5France3227
6Allemagne25411
7Afrique du Sud2-13
8Japon14813
9Canada1315
10Italie1258
11Pologne1214
12Suède1113
13Tunisie11-2
14Corée1-12
14Ukraine1-12
16Croatie1--1
17Espagne-437
18Royaume Uni-235
18Pays-Bas-235
20Zimbabwe-2-2
21Hongrie-112
22Biélorussie-1-1
22Suisse-1-1
24Danemark--11
24Autriche--11
24Egypte--11
24Grèce--11
24Venezuela--11
Total666564195

12/04/07 - 14:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

A L'AISE........

Bon et bien faites comme moi mettez vous a l'aise et ensuite aller lire la rubrique "stockholm" sur mon site web.... hihi!!!vous aurez très cho

12/04/07 - 13:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ALBAT

Bach dans les cerisiers



Qui aime Maurane et son prélude de Bach ? C'est joli comme une fleur...

12/04/07 - 13:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BRITNEYSPEARS

Be bitchy !

Being nasty is so cool !

12/04/07 - 13:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHILOU10EME

Concours de la Nouvelle Loose



Comme Lady-Coquette et Pamela sont tres joueuses, elles ont decide de concourir avec mon aide au concours de la nouvelle loose dont le reglement est disponible ICI et ou vous pouvez voir tous les concurents ICI



Evidement, il va s'en dire qu'il faut bien entendu voter pour notre duo de charme !

12/04/07 - 13:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LEOS

Les bonheurs



« Il est des bonheurs dont on se dit qu’il faut les préserver de l’oubli non pas parce qu’ils sont grands ou extraordinaires, mais parce qu’ils sont contagieux. On les note parce que tout d’abord on les a ressassés cent fois. Les remémorations qui engagent peu à peu notre volonté procurent une chaleur qui ne procède plus de leurs contenus. Insensiblement ils se sont narrés au fond de nous tout seuls. Une étrange cuisson les a perfectionnés. Nous nous disons en les examinant : « Comme les moments du passé étaient capables de communiquer leur énergie et leurs joies, quand nous les relirons, ils répéteront leur pouvoir. Alors, une fois que nous nous serons placés sur leur orbite, nous deviendrons plus heureux »

*
Avec chaque amour on change de passé
Avec chaque roman qu’on écrit ou qu’on lit on change de passé.
Voilà le passé.
Voilà ce qui détermine le passé par rapport au Jadis. On change de passé alros qu’on ne change pas de Jadis. Derrière le siècle, la nation, la communauté, la famille, la morphologie, le hasard ce qui conditionne, sans finir, conditionne. Matière, ciel, terre, vie, constituent sans périr.

*
Le passé est un nouvel organe qui résulte de la langue enseignée aux naissants. Associé à la page écrite, il entend un nouvel espace qu’on appelle Histoire. Le mot latin de pagina dit la demeure la plus vaste où l’âme puisse se mouvoir, voyager, comparer, revenir. C’est le pagus, le pays. La « page » est une extension de l’espace actuel (une démultiplication du milieu). C’est une nouvelle dépendance qui s’ajoute à l’espace interne situé à l’intérieur du crâne, à l’arrière des yeux. Une autre chambre. Une troisième chambre à l’arrière de l’œil gauche, juste à côté de la voix involontaire où chuchote, parle, sermonne, gronde, invoque la langue naturelle acquise naguère, à partir du regard de la mère. »

Pascal Guinard, Sur le jadis, Grasset.

12/04/07 - 13:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

The answered question.

The Question
Pourquoi tous les garçons que je trouve charmants sur leurs photos n'habitent pas dans ma région ? Ils sont tous à des milliards de kilomètres, à vol d'oiseau qui plus est, ce qui euthanasie dans l'œuf (vous voyez le rapport avec l'oiseau là ?) toute probabilité de rencontre !

The answer
Car même s'ils étaient proches jamais - au grand jamais ! - je ne les contacterai, et vice versa.

12/04/07 - 13:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

PENSEE DU JOUR (2)


Si tu apprends à nourrir
la beauté de ta vie
plus que celle de ton corps
celui-ci en gardera
la trace fervente....

12/04/07 - 12:51 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

LES CHATS - Les fleurs du mal - BAUDELAIRE



Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eût pris pour des cousiers funèbres.
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Il prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;

Leur reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vagneument leurs prunelles mystiques.

12/04/07 - 12:27 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec le Père Gawoul à propos de son allergie aux volatiles

(...)

Père Gawoul : Je préfère confirmer : vous connaissez mon thème astral...

Huguette : Capricorne à tendance organisationnelle intense ?

Père Gawoul : Proche de la psychose oui !

Huguette : C'est le fait de ne pas avoir d'enfant !!! Je vous offrirai un canari pour la fête des pères !

Père Gawou : My god ! Il risque de connaître le même sort que le canari dans Bernie !

Huguette : Vous n'aimez pas les volatiles ???!!!

Père Gawoul : Bien que vous soyez une belle poulette...

Huguette : Que pensez vous de notre dinde officielle ???

Père Gawoul : Une adorable dinde, voulez-vous dire !!!
Je suis heureux de connaitre une telle personne le tout grâce à ce site merveilleux...


12/04/07 - 12:23 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Pour éviter


de désorienter Eklektik-nico et avec un peu de retard


le post de midi

12/04/07 - 12:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ETUDIANT-PHD

I'm dead...



Putain de soirée hier soir, de 18h à 4h du mat, j'ai pas arrêter de boire, et de 4h à 4h30 j'ai conduit pour rentrer chez moi! et je suis en vie! même pas fait arrêté!

donc RDV 17h avec un pote de panam, le temps que j'arrive 18h, j'arrive au bar, une bouteille de champagne Duchêne brut, bah! 19h une seconde! putain j'arrête pas d'aller pisser! 20h petit restau japonais avec serveur gay trop trop beau! et encore une bouteille de champagne mais cette fois un Duchêne cuvée spécial Charles IV, mouais, un peu plus doux... ensuite bar, jus de fraise, puis get 27 glace pillé and water, je continu à aller au chiotte, j'ai passer ma soirée en circuit ouvert, je buvais j'éliminais... puis piano bar un peu plus chic, une bouteille de champagne Moët cette fois! bah!
and of the night en boite, on est deux, deux bouteilles de champagne avec une coupe chacun! LA MORT!

pourtant ce matin je me suis reveillé facilement vers 10h tranquille! mais de minuit à 4h, c'était l'enfer, j'était à l'agonie, la preuve que j'étais bourré, je suis monté au chiottes de cette merveilleuse boite hétéro j'ai rien sucer, impossible! j'étais plus bourré qu'eux, du coup mes technique de psychologue expert en détournement d'orientation sexuel ont toutes echoué!

'h du mat sortie de boite, je suis tout seul, je sais pas ou est mon ami??? j'ai sont téléphone dans la poche du coup c'est complétement con je vais pas appeller un téléphone qui est dans ma poche arrière de droite?!

et je suis rentré! mais bien fracasser quand même! hein! là j'avoue que bon, qu'une soirée, 6 bouteille de champagne, ouah! je suis aller me couché direct, impossible de bander en pensant aux beaux petits rebeux hétéro se trémoussant sur des rythmes orientaux, en en repensant au merveilleux image sexy glamour qu'on peut trouver sur internet ici et là!

Autant Nico du nico_blog a crée un comité de soutien des choupinoux, initiatives que je soutiens, je pense également que pour le premier tour je soutiendrais Olivier Besancennot moi, mais cela est un autre débat, oui donc je disais...

Pourquoi les homos amateur foire-t-il souvent leur pose glamour et excitante?


non par ce que là ca fait un peu limace, c'est pas super top excitant érotique comme photo! un peu de mise en scène merde, c'est comme l'autre au dessus, il essait de faire quoi avec ca barrière derrière on est sensé imaginer qu'il est en prison? non mais préservons l'amateurisme mal cadré, flou, aux yeux rouges, je veux bien moi mais un peu plus de reflexion sur la pose!!! soit on fait du gros plan et là, la position on s'en fout, soit on fait du plan large et là il faut savoir se mettre un minimum en scène! merde!


un peu plus de tenu, un peu plus de glamour dans vos essais erotiques dande d'amateur!

L'érotisme ne vient pas forcément en forcant le trait, en forçant une pose vaguement ressemblant à quelque chose de déjà vu!

il faut rester naturel et decontracter pour qu'une photo érotique soit réussit un peu comme ci-dessous:

(j'adore cette photo!)


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autrement A quoi reconnnait-on un vieux PD d'un jeune PD?
Pour un vieux PD l'icone alcoolique est Sue Ellen de Dallas

Alors que pour le jeune PD l'icone qui picole c'est Patsy Stone de Ab. Fab.


I'm a poor alone bitch.
I'm a bad boy.
I hate my life but I'm not jealous of your's.

12/04/07 - 12:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DEVOTED

Uniquement pour les fans


12/04/07 - 12:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NOCTIS

Je trouve scandaleux les propos de la fille Le Pen à chaque fois qu’elle parle du Patriotisme de son père.
Il serait selon elle plus Français que les autres candidats parce qu’il s’est très vite engagé dans la Résistance et qu’il a quitté son mandat de Député pour aller faire la « guerre » en Algérie.
Si c’est ça être Français, je connais des artilleurs sénégalais, marocains et algériens plus français que M Dupont.
Je ne commente même pas le fait qu’elle soit fière que son père ait été un tortionnaire. Peut-être que pour lui, la torture en Algérie comme les chambres à gaz nazis n’est qu’un détail

12/04/07 - 11:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NOCTIS

Colère,

Je n’étais pas très loin du Palais du Gouvernement lorsque ça a explosé, j’étais même à 10 mètres du la voiture piégée. Je montée les marches qui mènent à Cadix.
La déflagration m’a assourdie, puis des un instant après, je me rends compte que j’ai plein de débris de verre sur moi quelques éraflures mais sinon rien. La seconde qui a suivi le grand boum était la plus silencieuse qu’il m’ait été donnée d’entendre. Et après les cris des gens qui craquent, les pleures, et les sirènes qui hurlent. La police est dépassée, les pompiers font comme ils peuvent mais ils sont eux aussi touchés.
Les réflexes reviennent très vite. Et moi je suis juste partie faire cours
Merci à qui?? Hein à qui??
C'est ça à Boutef et à sa fichue con-corde civile

12/04/07 - 11:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KREISLER

Bréhat

12/04/07 - 11:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FABULOUS

Eliminations...

Ca n'a l'air de rien. C'est la chronique ordinaire d'une émission de télévision populaire somme toute assez banale.
Pourtant hier soir, en zappant à la fin de cette émission (La nouvelle star), on découvre les quatre candidats que le public n'a pas soutenu. Au cours de cette soirée, le public devait choisir ses neuf favoris (sur 13) et le jury en rattraper un dizième en toute fin d'émission. C'est à ce moment crucial que nous arrivons.
Ce qui frappe d'abord en tombant sur cette image des quatre éliminés, c'est leur couleur. Ils sont tous noirs ou métisses. On pense d'abord à une coïncidence.
Le jury a l'air nerveux, très surpris et désarçonné par cette sanction du public qui semble aller à l'encontre de leur propre jugement artistique. Certains membres de ce jury et par la suite d'autres candidats plébiscités se diront également troublés par cette "coloration" du quatuor sanctionné.
On pense très vite que sous une apparence banale, ce vote d'un public majoritairement adolescent dans un jeu télévisé, qui semble bien insignifiant au sein de toute une société, pourrait être le signe avant-coureur d'un nouveau score élevé de l'extrême-droite. On pense vite que ce vote pourrait en annoncer un prochain, autrement plus significatif, dans les urnes politiques dès la semaine prochaine. On pense qu'il y a peut-être là une nouvelle preuve que les communautarismes progressent, renforcés par les discours de quelques autres candidats...
Mais tout cela n'est que de la télé, hein...

12/04/07 - 11:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VALERIO

Oh, Saigneur!

Christians & BDSM
«This web site has been created to help people explore the possibility that the lifestyle known as D/s (Dominance and submission) and the sexual activities called BDSM (Bondage and Discipline/Dominance and Submission/Sadomasochism) may be compatible with a Christian lifestyle, when practiced consensually within the bonds of marriage. »

Oui, c compliqué, de tracer un cercle avec une règle; à main levée, c finalement plus simple.

12/04/07 - 11:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Sacrifices 6

Il tend le bras droit et la main au bout atteint le manche du couteau qu’elle saisit mais avec cette légèreté toujours une espèce d’insouciance
les doigts pour l’instant le tiennent encore avec relâchement de façon presque négligée ils le retiennent plutôt juste assez pour qu’il ne tombe pas
alors sans lâcher la tête qu’il tient toujours de la main gauche sans pause entre le moment où il se trouve dégager la peau du cou et celui où dans une succession fluide et ininterrompue de la main droite il ramasse il prend il saisit le couteau étendu sur le sol devant lui
Il ne le tient pas alors mais plutôt son manche loge dans le creux de sa main ses doigts ne l’enserrent pas contre sa paume
Il a un mouvement pour ramener le couteau vers son visage et sa bouche ses lèvres comme on peut l’imaginer son épée un chevalier un guerrier ou plus prosaïquement le salut d’un escrimeur avant d’engager le combat
Maintenant le manche est placé latéralement sur sa paume et la lame face à lui comme un miroir le pouce est à peine appuyé ou plutôt prend appui contre le manche d’acier et il le porte à ses lèvres en même temps qu’il abaisse la tête et qu’il descend à lui
et alors il porte le couteau à ses lèvres murmurantes il en approche la lame de ses lèvres murmurantes ses lèvres lui murmurent les paroles qui le consacrent
ses lèvres frémissent murmurent leur mouvement est presque imperceptible les sons qui glissent entre à le supposer car à proprement parler on ne le voit pas parler véritablement et ce n’est que parce qu’on le sait qu’on en devine l’instant il prononce la parole qui doit précéder le premier coup de lame le premier glissement plutôt de la lame comme sa plongée celle d’un submersible qui s’enfonce dans les eaux et aussitôt ce très bref instant comme à murmurer à son couteau à la lame de son couteau un secret une prière un encouragement comme à un animal comme un cavalier à encourager sa monture il l’écarte un peu de ses lèvres qui amorcent un mouvement différent à la fois souffle et léger crachat
et durant ce retour à nouveau indépendamment de la fixité de son regard comme un qui parle sans s’en rendre compte ses lèvres murmurent ce qui semble un encouragement ou une félicitation les paroles qu’il doit prononcer
et lorsqu’une fois prononcées celles-ci Il souffle et Il crache sur la lame II est Dieu soufflant la vie sur sa créature
et sa créature reçoit cette vie qu’il lui donne par son souffle et s’en anime
oui le couteau en tant qu’objet semble s’animer d’une vie autonome au point qu’il devient un des personnages de la scène et même le personnage central le trait d’union entre le tueur et la victime
et maintenant cependant un peu de hâte semble-t-il se glisse dans le déroulement du temps comme à soudain précipiter un peu le rythme comme désormais animé et sa lame s’impatienter de ses noces imminentes avec la chair qu’elle doit fendre
alors habité de cette vie et de cette hâte la lame comme soudain lestée d’un poids nouveau comme une nouvelle densité acquise entraîne avec elle le manche et avec lui les doigts et avec eux la main puis le bras et oui vraiment ils lui font cortège la lame première et eux ensemble derrière ils dévalent vers le cou de la victime qui les attend
et la lame est l’étrave de ce cortège on la voit qui jaillit du haut dans le cadre de l’image ou plutôt on en voit d’abord un reflet flou avant l’image ne la saisir dans toute sa netteté grise métallique brillante et tranchante
oui elle avance non pas comme une menace elle est déjà bien plus que cela le temps des menaces est révolu comme le destin en marche elle avance comme l’inéluctable plus personne ne peut désormais l’arrêter pas même Lui dont les doigts l’entourent elle et le manche qu’elle prolonge et qui se fond dans sa paume à Lui
elle descend vite elle traverse le cadre en deux trois images mais aux abords du cou tendu elle semble hésiter avant de s’y poser
de cet instant où la lame se pose sur le cou les doigts habillent le couteau le parent ou plutôt du couteau c’est la lame qui concentre cette vie nouvelle car le manche lui s’acclimate à la main il s’y intègre il s’y confond au point de ne plus faire qu’un avec elle

12/04/07 - 11:32 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NOCTIS

La peur est une sale habitude qu'on reprend très vite



12/04/07 - 11:22 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Sens dessus dessous - La Vue 3

Naturellement, en quelques années, David, sans même qu’il s’en rendît compte, fit le vide autour de lui ; il refusa de recevoir des gens venus alors qu’il se trouvait en pleine séance avec le coach, ou bien livré aux mains expertes de l’esthéticienne et de ses collaboratrices… Cela se produisit à plusieurs reprises, puis cela ne se reproduisit pas. Personne ne sonnait pour venir le voir. Il n’en fut pas gêné. La présence des autres ne lui manquait pas. Ils ne lui grignoteraient plus un temps précieux à l’entretenir de leurs banalités futiles.

Parfois, il le fallait bien, il devait recevoir son avoué qui venait le mettre au courant de la marche de ses affaires ; cette visite l’ennuyait profondément, mais il ne pouvait pas y échapper. Elle l’ennuya d’autant plus lorsque l’avoué commença à lui suggérer des conseils de modération en ce qui concernait son train de vie, à lui rappeler que les dernières opérations boursières n’avaient pas donné le résultat espéré, que la chute de l’indice avait eu pour répercussion un ébrèchement de sa fortune — Oh, un ébrèchement, Monsieur, rien de bien grave…
Par courrier, il signifia à l’avoué de lui donner dorénavant un rapport écrit, qu’il ne lisait d’ailleurs pas et que parfois il ne décachetait même pas.

Si, dans les tout premiers temps de son veuvage et de sa fortune, il était encore un peu sorti, le club, la piscine, l’institut, la salle de sport, voire les cliniques où il avait subi ses différentes opérations, maintenant, il ne sortait plus du tout, non pas qu’il n’en eût pas l’envie, mais il n’en avait tout simplement pas le temps.

Il fêta son vingt-cinquième anniversaire dans une forme éblouissante, seul, servi par Harod, qui y avait pensé et qui se
permit un « Bon anniversaire, Monsieur… Si je puis me permettre, je dirais à Monsieur qu’il est dans une forme éblouissante, réellement. », à quoi il répondit « Merci Harold ».
Naturellement, il ne prit qu’une cuilerée du gâteau pour ne pas faire d’entorse à son régime.

Ce soir-là, il désira regarder un film qui le fît rire. David n’aimait pas les films qui prétendaient lui rappeler la réalité ; il aimait les suspenses, les thrillers, les films d’actions, d’aventure, les films comiques, les films sentimentaux, mais il détestait les histoires sordides, par-dessus tout, il ne supportait pas le réalisme. La seule mention de La Strada lui soulevait des haut-le-cœur.

Lorsqu’il entendit parler de la fameuse pilule de rajeunissement, il voulut s’en procurer immédiatement. Bien que son médecin, convoqué, lui conseilla une certaine prudence, il passa outre et il commença le traitement. Celui-ci eut un effet assez inattendu et assez brutal. David subit un brusque retour de libido (où était-elle de tout ce temps ?). Pour la première fois depuis des années, il se surprit à penser à autre chose alors que le coach lui parlait, à ne pas atteindre l’état de béatitude lorsque les mains expertes se livraient à leurs soins.

Il n’avait jamais fait l’amour qu’avec Kathe et cela lui semblait très loin désormais ; il avait d’ailleurs du mal à s’en souvenir. Cela ne pouvait pas durer, il fallait qu’il fît quelque chose, mais quoi ?

12/04/07 - 11:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Qu'on se la mette au point...

C’est pas que… Mais enfin, sait-on, je commence à baliser un peu, alors je préfère prendre les devants : ce que je bafouille, c’est que des craques, là, c’est dit ! De la divagation, je brode, compris ! Je laisse aller et tanguer la tartane… Que personne, surtout, aille s’imaginer ! Que personne n’aille se croire et se reconnaître, bernicle et tartempion ! Faut pas secouer le papayer, que de la divagation, je vous dis ! Rien de vrai, parce que maintenant avec ces machins, ces liens, patin couffin et pine de chien, ce serait bien ma veine encore qu’il y en ait un qui se voit attenté ! Manquerait plus que ça ! J’espère qu’il existe pas de patelin qui s’appelle la Merdouille et de bouseux, Turlupet, et que si, par manque intégral de bol, ils soyent pas assez cruches, les z’uns z’et les z’autres pour revendiquer des similitudes, entre nous, y a pas de quoi. Donc tout lien avec, etc.

12/04/07 - 11:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Aujourd'hui


Laisser s'évacuer le doute, pour laisser la place à l'amour !!!





Spiritual is Beautiful !!!

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« J’écris pour échapper à la perplexité. »

(André Malraux, Carnets d’URSS, 1934)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Je vous dirai maintenant mon espérance : c’est que l triomphe de l’URSS permette l’avènement d’une littérature joyeuse. »

(discours d’André Gide lu au premier congrès des écrivains de l’Union soviétique, en 1934)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Le sens essentiel de tout art : donner une forme à ce qui n’en a pas encore. »

(André Malraux, Carnets d’URSS, 1934)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Le prix Nobel ne me protègera de rien. »

(Orhan Pamuk)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Tout est fable et merveille. »

(René de Ceccaty, L’Extrémité du monde)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Toute littérature véritable repose sur une confiance – d’un optimisme enfantin – selon laquelle les hommes se ressemblent. »

(Orhan Pamuk)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Un camp de concentration se construit comme un stade ou un grand hôtel, avec des entrepreneurs, des devis, de la concurrence, sans doute des pots-de-vin. »

(Jean Cayrol)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Le bourgeois actuel affecte volontiers d’être un artiste […] il a si peur qu’on le prenne pour un bourgeois. »

(Théophile Gautier, en 1855)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Un crématoire, cela pouvait prendre à l’occasion un petit air de carte postale. Plus tard – aujourd’hui – des touristes s’y font photographier. »

(Jean Cayrol)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Quoiqu’il arrive, nous, les Sudistes, nous sommes coupables : notre littérature doit à cette malédiction sa richesse. »

(David Payne)

12/04/07 - 11:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Je me suis souvent demander ce que je devrais faire du restant de ma vie et maintenant je le sais : j’essaierai d’arriver à Cuba. »

(Ernest Hemingway)

12/04/07 - 11:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ORMEGRIS

Pivoines arbustives.


12/04/07 - 10:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Fonds de tiroirs 25

Turlupet m’a raccompagné à la gare. Il n’a pas attendu mon départ. J’étais tout seul. Sur ce quai. Il n’y avait que moi. C’était vraiment une toute petite gare. Alors ça m’est tombé d’un coup, avec la nuit, sans crier gare. Comme une chape. Du plomb bien lourd. Comme des fois. Je me suis senti terriblement seul. Je sentais mes entrailles, mes boyaux, tout ça me filait, la nausée. Tout le monde se foutait de moi. J’étais bien seul, encore. Ce qu’elle me manquait, Réelle. Ce que je me sentais malheureux. J’avais des renvois bien acides. Des hoquets de bouillons. Des envies de dégueuler. Je me trouvais bien con. Qu’est-ce que nous allions devenir ? Ce que j’avais hâte d’y revenir à l’apparte¬ment du Chaudron. Auprès d’elle. Qu’elle soit gentille. Ça m’étouffait. C’était un sacré vague dans l’âme. Des raz de marée. J’en étais tout endommagé. Mais c’était tout intérieur. Personne n’y aurait rien vu. Je faisais même bonne figure. Même sans personne pour me voir. Même comme ça, je ne pouvais pas me laisser aller. Je me sentais tout à fait misérable. Au fond. Je la voyais ma vie. Elle n’était pas fameuse. Ça non.

J’ai pris mon train pour rentrer. À Mierdouille-les-Bains, il y a eu un arrêt. Je devais prendre la correspondance. Il y avait un autre train à côté, sur l’autre voie. Il devait partir dans l’autre direction. La nuit tombait. Les intérieurs étaient éclairés. En biais de moi, dans l’autre train, j’ai vu un type. Il me fixait. Il ne me quittait pas des yeux. Il me ressemblait. J’ai d’abord cru que c’était mon reflet. Mon sosie. Sauf qu’il avait vieilli depuis la dernière fois, tout comme moi. Je voyais déjà qu’il n’était plus dans l’insouciance de son visage. J’ai regardé autour de moi. J’ai cherché d’autres gens. J’ai vu un gamin, il me ressemblait aussi. Du moins il ressemblait à ces photos de moi, à cet âge. Et puis une femme. C’était encore moi, en femme. Tous, ils me ressemblaient. J’en avais les jetons. J’étais dans la quatrième dimension. Reproduit à tous les âges, de tous les sexes, sous toutes les coutures. À vomir. Un cauchemar. Bordel, je n’avais pas bu, pas trop, je n’étais pas bourré. Je ne dormais pas. Je n’avais pas de vapeur. Je ne faisais pas le jeu. Ou alors il se faisait tout seul maintenant, il échappait à ma volonté, mon contrôle. Puis le train à côté a commencé à partir. Je ne savais pas si c’était le mien ou celui de mon sosie. Nous ne nous quittions plus des yeux. C’était hallucinant. Nous nous regardions toujours. Il a disparu, mon sosie, enfin et le monde est redevenu normal. J’ai regardé encore, c’était fini. Il n’y avait plus mon portrait nulle part. C’était une hallucination. J’avais vu ça. Je ne sais pas le temps que ça a duré. Il faut que j’écrive ça, je me suis dit. Bordel, si j’avais eu du papier, là, tout de suite. C’était pas de bol, sûrement. En arrivant, juste. Dans la nuit. Sans attendre, sans tarder. Avant que ça fuit. Que ça foute le camp. J’avais très peur d’oublier. Je voyais très bien comment démarrer. L’angle, l’attaque, et tout. Les petits détails. Je ne pensais plus qu’à ça. J’en étais malade de pas pouvoir m’y mettre immédiatement. De devoir attendre encore. Ça me brûlait. Il fallait que je m’en délivre. Que je le crache. Je me sentais inspiré. En capitale, il y a encore eu le métro. Puis le train de banlieue. Le dernier. Puis les trois kilomètres à pied, jusqu’au Chaudron. Le pont sur le fleuve. La cité. Les immeubles. J’ai ouvert la porte avec ma clé. Réelle dormait et la petite aussi. Je me suis déshabillé. J’étais trop crevé. Demain, je me suis dit. J’écrirais ça demain matin. J’ai dormi tout de suite. D’un coup. Comme de merlin. Je l’ai jamais écrit bien sûr.

Partir et foutre le camp et ne jamais revenir. Dehors, le jour se lève. Dehors, c’est un château de cartes abattu d’entrepôts, des i noirs de cheminées au-dessus d’un désastre de cours. Du pavé partout. Le quartier longe les quais de son univers résumé de ferrailles et de voies ferrées, de péniches et de silos, d’affiches en lambeaux.

— Une tristesse de strip-tease, qu’elle disait, Elle.

12/04/07 - 10:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MOLTOSEXY

Déception...

... à la nouvelle Star !!!

J'ose espèrer que c'est une erreur comme l'année dernière où l'ordinateur avait buggé !!!

Je venais de faire le commentaire comme quoi, il n'y avait que des candidats d'origine africaine ou des îles qui allaient être éliminés. Quand Marianne James en fait la remarque ! Merci Marianne de l'avoir remarqué !!!

Alors quoi ??? Les spectateurs sont sourds ??? Ils n'ont pas remarqué que Raphaëlle a chanté faux ? Que Canelle avait baclé sa prestation avec Banana Split ? Et que Gaëtane n'avait pas assuré la Javanaise malgré son trés joli brin de voix et qui n'a pas besoin d'en rajouter, dommage qu'elle ne l'ait pas compris ??? Même Soma n'a pas assuré (mais qu'est ce qu'il bouge bien ce p'tit con) !!! Enfin ce que j'en dis, ce n'est pas objectif bien sur !

Michel m'a donné le frisson avec Over the Rainbow, Martine a assuré avec On the Radio, Alex a été magnifique avec Saintclair et c'était bon comme ça (avec son déhanché que je lui envie !). Bon, Vincent a massacré Lenny Kravitz, ça, je veux bien l'accorder !!!

Bref, je pense que, si c'est bien le vote définitif des spectateurs, cela reflète bien l'atmosphère raciste du moment !

Et je n'aime pas ça !!! Comme qui dirait que "ça" pue !

12/04/07 - 10:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAI-LURON

La vieillesse est un naufrage...

je profite de mon dernier jour à 23 ans!... les femmes et les enfants d'abord!!! à 23 ans on est encore un enfant?... ^^

12/04/07 - 10:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Fonds de tiroirs 24

Son stagiaire est revenu. Nous avons entendu le bruit du tracteur puis la porte de la cuisine. Turlupet lui a crié de venir se joindre. C’était un élève d’école d’agriculture. Il regardait toujours les yeux un peu plissés. Du coup, on se sentait un peu bestiau évalué sur le champ de foire. Il n’était pas causant. Il s’est assis avec nous pour siroter la betterave. De temps en temps, Turlupet lui demandait, hein, c’est pas vrai ? L’autre faisait un signe. Ça voulait dire ni oui ni non.

J'ai demandé si je pouvais téléphoner à ma femme, en payant la communication, bien sûr, j’ai précisé. Je ne voulais pas avoir l’air malpoli. Turlupet n’a pas dit non. Pour rien. Il a même été cherché la minuterie, à la cuisine, en me disant comment enclencher, comment arrêter. Qu’il calculerait ensuite.

— Comment tu le trouves, toi, qu’elle m’a demandé. Tout à fait sympathique. Ah, ça, j’ai dit, il m’a plu tout de suite. On va bien s’entendre. On pouvait pas mieux tomber, j’ai encore dit.
Quand même, elle, sympathique, ça ne lui suffisait pas. Elle voulait que je lui demande, aussi, les conditions. Le matériel. Le logement. La paye. Tout ça. Elle était très terre à terre.
Moi, je trouvais que ça ne pressait pas. Ça me gênait beaucoup de devoir en causer. Je ne voulais pas avoir l’air. C’était bien bas. Et si, après, Turlupet ne voulait plus de moi. C’était déjà une chance. Je n’avais pas d’expérience. Je ne savais même pas conduire. Ni tracteur ni rien. Je ne retrouverais pas une occase de sitôt.
Je la préparais Réelle. Je la mettais en condition. Je lui disais, comme ça, qu’il fallait consentir. Avoir du sacrifice. Que ça avait un prix, l’apprentissage. Que plus tard, oui, peut-être, quand je saurais bien. Que je deviendrais opérationnel en entier. Mais au début, hein, il ne fallait pas se montrer regardant.
Tout de même, elle me poussait. Il faut bien qu’on sache, elle me disait. Tu peux pas repartir sans savoir. Demandes-lui. C’est normal, après tout. Il y a pas de honte.
Bien sûr, bien sûr, que je disais. Tu as raison. Mais je ne trouvais pas que c’était à ce point normal. J’avais très peur de fâcher Turlupet. Qu’il cesse, d’un coup, d’être gentil. Plus du tout prévenant. Qu’il le prenne mal. De le vexer, en somme. Il m’avait si bien accueilli. Je trouvais ça traître, de le brusquer, cet homme, tout à trac. C’était mesquin, au fond. Alors que nous étions dans les altitudes. Que nous devisions si agréablement. Que nous échangions nos impressions. Que nous devisions de tout et de rien. Je ne voulais pas le contrarier. Je lui en rajoutais. Je lui montrais que j’en avais aussi, de l’éducation. Que je pouvais causer. Que nous en aurions comme ça, des débats et des échanges, tous les deux. Je ne voulais vraiment pas le décevoir.
Mais je lui promettais à elle. Oui, oui, je lui disais, je vais en parler, je vais aborder le sujet, mais attends un peu. Y a pas le feu. J’ai le temps. Ça va venir. Fais-toi pas de soucis, surtout. Tu vas voir. Je sais bien.

Elle faisait les comptes, au téléphone. A l'Ouvroir, tu touches mille huit. Le smig est à mille deux cents. On peut pas à moins. C’est pas possible.
Oui, mais à la campagne, c’est pas pareil, je faisais remarquer. On dépense moins. Il n’y a pas les tentations.
Et le village, qu’elle demandait, il est comment, le village. Ah, très bien, tu verras. Ça va te plaire. C’est pas grand. Mais sympathique. Des petits commerces. Tout ce qu’il faut.
Elle voulait tout savoir. Il y a une rivière. Un pont. Une ancienne fabrique.
Je causais, je causais.
Tout de même le logement.
Quoi, le logement ?
Faut encore être sûr. Ça coûte rien de demander.
Je voyais bien qu’elle s’impatientait. J’avais peur qu’elle veuille lui parler à Turlupet, directement, au téléphone. Qu’elle lui crache le morceau avec brutalité. Qu’elle irrupte dans la porcelaine, tout soudain. Sans crier gare.
Et puis, tiens, on fera un jardin. Nos légumes. Nos patates. Un poulailler. Les matins, tu iras chercher les œufs frais. Du jour. Et puis des lapins, aussi. Tu ne sais pas. Tu es une fille de la ville, toi. Moi, j’ai connu ça. Tu vas voir. Comme des coqs en pâtes. Une nouvelle vie. La vraie. On se chauffera au bois. C’est plus sain, d’abord. Et puis de l’air. La nature. Respirer. Ah, tu vas voir. Je m’y voyais bien.

C’était déjà tout dessiné dans ma tête. J’aurais pu tout raconter par le menu. Avec le souci du détail.

Je devais repartir le soir. Au train de six heures dix-sept. Et je n’avais toujours rien demandé. Je risquais quelques allusions fines, comme ça. Je tendais des perches. Je les glissais dans les silences. Je me dandinais beaucoup sur ma chaise. Devenais nerveux. J’avais envie de faire pipi. Je n’osais pas demander. C’est Turlupet qui y est venu, pour finir, sur la question des conditions. Ça me soulageait bien.
— Alors, pour les conditions, qu’il a commencé.
J’ai pris un air. Je ne me voulais pas trop intéressé. Pas entre nous.
— Oui, j’ai fait, oui, oui.
Je devais paraître bien las. Comme s’il fallait bien en parler. Que ce n’était pas de ma faute, après tout. C’est Turlupet qui y venait, hein.
— Oh, les conditions, vous savez. Les histoires d’argent.
J’étais bien au-dessus. Ce n’était pas la question. Je ne faisais pas ça pour. Je savais bien que je n’allais pas gagner. Je ferais autre chose sinon. J’avais un geste de la main. J’étais tout prêt à rendre service.
— Bien sûr, vous n’avez pas du tout d’expérience, qu’il disait, Turlupet.
J’en convenais absolument. J’étais prêt à en rajouter même. À venir à la rescousse. Ah ça non, je n’en avais pas.
— C’est bien sûr qu’au début je vais perdre du temps, avec vous. Vous apprendre, vous mettre au courant. Je sais. Chaque fois c’est pareil. J’en ai eu des stagiaires. Je fais ça pour aider, pour rendre service. Parce que vous savez, tout compte fait, j’y perds. À tous points de vue. Tenez, l’année dernière, un. Il m’a bousillé le tracteur. J’ai dû changer la boîte. J’en ai eu pour deux mille francs. Hein, qu’est-ce vous en dites ?

C’était affreux. Le pauvre homme. Je compatissais. Vraiment. Je le comprenais bien. Ses affres. Ses tourments. Sa pédagogie.

— Bon, on peut vous loger. Là-haut. Au Fond-Pourri, à la villa. Comme ça vous serez sur place. C’est coquet. C’est grand. Mais c’est la campagne. Faut pas demander. Y a des sanitaires, même. Alors bien sûr, il y a la nourriture. Mais vous êtes marié. Alors, bon, la nourriture, hein, pour deux personnes, aujourd’hui. Au prix où ça coûte. Je vais pas vous le dire. Vous le savez bien. C’est encore plus cher qu’à Paris. On s’imagine pas. C’est pas croyable. On y arrive plus. On peut plus. La jointure se fait plus. Les deux bouts. Mais il faut bien manger. À vos âges, on sait ce que c’est. On boulotte. On a de l’appétit. Plutôt deux fois qu’une. Ça fait cher, tout ça. Les maigres comme vous, c’est les pires. Des boyaux droits, on les appelle par ici. Ils ne profitent jamais. Pas sitôt, qu’ils caguent. Ils ne retiennent pas. Ce sont ceux qui goinfrent le plus. Ah, ça, il doit pas falloir vous en promettre à vous. Vous devez y aller à la fourchette. La cadence, vous devez l’avoir. Et l’estomac. On se demande où vous le mettez, tout ça.
Je ricanais bêtement.

— Donc, je pourrais pas vous nourrir, hein. Le logement, lui, ça fait deux cent, tout net. Il y aura l’électricité, l’eau. Disons en tout mille cinq cents, bas mot. En nature. Seulement, je prends des risques. Et d’habitude, j’ai que des célibataires. Mais des fils de paysans. Je les prends au lycée agricole. C’est sûr, ils sont obtus. Bornés. Vicelards déjà. Renfrognés. Teigneux. Mais ils abattent. Ils connaissent un peu la musique tout de même. Ils savent au moins le tracteur. Tandis que vous, c’est pas pour dire.
Mais vous me plaisez, tiens, si, si, je peux bien le dire. Je l’avoue, voilà. Vous m’êtes bien sympathique. Vous me rappelez mes vingt ans, tiens. L’idéalisme. La fraîcheur. La naïveté. Les élans. J’étais bien comme vous. Pareil. Tout comme. Et puis il faut bien aider, de temps en temps. Consentir des sacrifices. La jeunesse. C’est beau, la jeunesse. Ça me fait plaisir, tiens, de vous mettre le pied à l’étrier, comme on dit. Oh, j’en attends rien. Pas des remerciements. Je sais bien ce que c’est. Enfin, je vous donnerai tout ce que je sais. Mon expérience. Mon savoir. C’est quelque chose. Il m’a fallu des années. Vous ne le trouverez pas dans les livres, ça. Pas chez les bouseux, non plus. Ils ne vous diraient rien, je les connais. Plutôt crever que de cracher le morceau. Et s’il vous dise quelque chose, vous pouvez vous méfier, alors. Vous pouvez être sûr que c’est pipeau. Il ne faut surtout pas les croire. Ah, malheureux ! Vous n’imaginez pas comme ils sont teignes. Ils vous enverraient au casse-pipe. Faites tout le contraire de ce qu’ils disent. N’oubliez jamais ça. Retenez bien la leçon.

Alors voilà, logés et puis votre femme pourrait faire un peu de ménage éventuellement. Aider un peu. Des bricoles, quoi. Histoire de dire. Pour participer en somme. Rien de bien méchant. Après, peut-être. Après les trois mois d’essai, de dégrossissage. L’un dans l’autre, disons cinq cents de salaire. Un petit quelque chose en plus après, suivant les résultats. Un petit pécule. Mais attention hein, tout ça en règle, avec la M.S.A., les feuilles de paye, et tout. Ah, c’est pas mon genre, à moi, le clandestin. Ah, ça non. Tout recta, il ne faut pas plaisanter.
C’est bien, qu’il a conclu. C’est correct, ça. Ah, ça, vous me coûtez plus que les autres. C’est plus de sacrifices. Mais bon, allez, c’est dit. Est-ce que ça vous va alors ? à la fin ?

J’ai dit oui tout de suite. Je n’ai même pas réfléchi. Déjà, je me sentais bien coupable de coûter tant. Je trouvais Turlupet bien bon. C’était une chance. Je ne retrouverais pas une pareille occasion de sitôt. Il fallait la saisir. Sauter dessus. Réelle ne se rendait pas compte. C’était le seul moyen. Il fallait en passer par là. J’en avais besoin absolument, de ce stage. Pour l’école, plus tard. C’était la condition. Je n’y pouvais pas couper. Et puis, je l’avais donné ma démission, à l’Ouvroir. Plus de retraite possible. Et encore le congé pour l’appartement. Nous allions être à la rue, bientôt. Nous n’avions plus le choix, de toute façon. C’était ça ou rien. Il n’y avait pas de pétard. Au fond, Je l’avais raide. Mais je ne voulais pas convenir. J’avais bien espéré. Au moins un peu plus. Ça me faisait saumâtre. Mais le reconnaître ça aurait été pire. Je me voulais l’air bien content.. Me convaincre moi-même. Me faire bien persuadé. Me provoquer l’enthousiasme. Surtout ne pas flancher. Je n’ai pas osé demander combien il me donnerait, Turlupet, après les mois d’essais. C’était trop culotté. Ça me faisait bien peur. Je me suis rabattu sur le logement. Ça me paraissait plus anodin. Moins mesquin. Ça montrait plus ma détermination, mon enthousiasme. J’étais bien prêt à me monter le bobéchon. À m’emballer beaucoup. J’étais donc d’accord. Je lui téléphonerais pour lui dire la date. Le déménagement. Turlupet comptait sur moi pour le quinze octobre. C’était plus tôt que j’avais prévu. Ça m’avait fait bien plaisir même que Turlupet me veuille comme ça. Qu’il tienne que je sois là à cette date. Ça me semblait bien encourageant. J’en étais tout regonflé.

Nous sommes repartis pour voir le logement, la villa, au Fond-Pourri, avant d’aller à la gare. Il a ouvert. Il a eu du mal, parce que le bois de la porte avait gonflé avec l’humidité. Il a fallu qu’il pousse, arc-bouté tout contre. Il a ouvert les volets. Ouvert les fenêtres de la cuisine. Il y en avait deux. Il a aéré. Fait des courants d’air. À cause de l’odeur de renfermé. De moisissures. Il caillait drôlement là-dedans, malgré l’été et la chaleur dehors. C’était un avantage inappréciable, ça. L’isolation qu’il disait. C’était étudié à l’époque, Ah, ils ne rigolaient pas en ce temps-là dans la construction. Il y avait une première pièce immense. Avec la cuisine et une salle. Un évier. Et puis encore une pièce qui était la salle de bains, aussi grande que notre chambre au Chaudron. À l’étage, quatre chambres. Ah vous serez bien. D’habitude, l’été, je la loue. C’est exceptionnel qu’il y ait personne. Un coup de chance. Cent cinquante francs la semaine en août et en juillet. Un manque à gagner encore, qu’il me faisait remarquer en passant. Les fenêtres d’un côté donnaient sur la cour, de l’autre sur un mauvais pré. Les carreaux de la paillasse, à côté de l’évier, ils étaient cassés, pas mal. La majorité. Dans les rainures, c’était tout noir. Avec des moisissures, aussi. Par terre, c’était tout de la récupération. Ça faisait mosaïque. Il y en avait de toutes sortes. C’est Turlupet qui avait tout fait. De ses mains. Il me l’expliquait. Il était très bricoleur. Tout avec de la récupération. Il ne jetait rien. Jamais. Bon, je me rendais compte que ce n’était pas Byzance, moi, malgré tout. Mais je ne doutais de rien. Je voyais ça autrement. J’allais les remplacer, les carreaux de la paillasse. Ça ne devait pas coûter bien cher. Ni être bien difficile. Et puis, nous mettrions des rideaux aux fenêtres, déjà, ça changerait tout. Ça ferait moins nu. Nous accrocherions des images aux murs. Habiter, quoi. Je le voyais sous un mauvais jour, qui tombait. Il fallait imaginer ce que ça deviendrait. Avec un peu de goût. Un peu de savoir-faire. Deux trois bricoles ici et là. Trois fois rien. Il m’encourageait, Turlupet. Comme s’il lisait ce que je pensais. Il m’y poussait à la manœuvre. Mais je n’en avais même pas besoin. Il fallait que j’y crois de toute façon, alors. Ça devenait bien coquet, même, tel que je le voyais. C’était bien sûr que nous allions nous y plaire.
Ça ne faisait pas un pli.

12/04/07 - 10:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DIABOLIKOUDIVIN

Des sourires ...

Il est des étreintes qui me font voyager. Et des hommes qui me transportent. Ceux là méritent de partager ces lignes que mon coeur met au monde lorsqu'il en a besoin .

Des sourires, des sourires et encore des sourires ....avant , pendant, après ... il sourit sans cesse le doux A. Son homme a bien de la chance.. je lui ai dit.. une petite perle rare en tout point .. il sourit comme il fait l'amour, ou il fait l'amour comme il sourit .. c'est à dire continuellement et joliment ... si je ne l'avait pas mis dehors, nous y serions encore , et J. son homme serait bien inquiet à cette heure de ne pas le voir rentré de son escapade à nancy ...
En arrivant il souriait ...
En partant , il souriait encore .

Mais ce n'était pas lui qui me souriait.

12/04/07 - 10:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BRITNEYSPEARS

Question

Should I say who I really am ?
Not yet ...

12/04/07 - 10:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Fonds de tiroirs 23

J’ai fini par en trouver un, de stage. Je savais me démener, des fois. Quand j’étais tout à fait au pied du mur. J’aurais dû le comprendre, par force. Alors, je coupais toujours les ponts, derrière moi. La terre brûlée. Marche ou crève. J’ai dû en passer, du temps, au téléphone, pendu. Je le défrichais, le bottin. La Fédération ovine, l’institut technique, les chambres d’Agriculture, même le ministère, encore. À chaque fois, j’expliquais bien, ma décision, mon enthousiasme. Ma vocation. On me passait de service en service. Ça ne me décourageait pas. Je recommençais mon laïus. Je le savais par cœur, du coup. Ça ne les impressionnait aucunement. Ça les laissait bien froids, tous. Ils en avaient claque, des retours. C’était trop la mode. L’air du temps. Ça les agaçait même. Ils craignaient l’invasion. Ils ne faisaient rien pour encourager le mouvement. Au contraire. Ils essayaient d’enrayer. De limiter. Ils freinaient des quatre fers. Ils y mettaient plein de conditions. Il fallait la santé. C’était un sacré parcours.

J’ai compris. Rectifié de tir. Changé de ton. Je disais que j’étais rural, d’origine. Que je venais de la campagne. Dès le départ, tout à trac, je ressortais mes classes. J’inventais un peu, pas beaucoup. Du grand-père, j’en faisais un presque éleveur. Je ne précisais pas trop. Je restais dans des généralités. Le vague. J’avais beaucoup d’hésitation à parler. Je limitais le débit. Le vocabulaire. Je faisais des fautes exprès. Pour montrer que je n’étais pas intellectuel. Je ne voulais contrarier personne. Je précisais bien que je n’étais pas hippie du tout. Ah, ça non ! Bien au contraire. Très féru de technique. Que je voulais faire une école. Produire. C’était tranché, là encore. Il y avait deux camps. Il fallait choisir son bord.

J’y suis allé, à la Fédération ovine. Je m’étais mal habillé, pour. Un vieux velours à côtes qui me venait de mon père. Ma mère m’envoyait ses vêtements quand ils ne lui allaient plus. Ou qu’il n’en voulait pas. Elle faisait défaire l’ourlet, avant. On m’y a donné des numéros de la revue, à la Fédération. Pâtre, c’était le titre. Il y avait des petites annonces, à la fin. Je téléphonais encore. Il fallait piger vite l’interlocuteur. Laisser venir. Saisir tout de suite. Ce qui lui faisait plaisir. Ce qu’il attendait. Le genre qu’il voulait. Ils étaient exigeants. Méfiants. Des pas bavards. Il fallait leur tirer les vers du nez. Les accoucher. Ils disaient ni oui ni non. Pas bien francs du collier. Ce n’était pas leur truc, le téléphone. Tout le contraire de moi. Ça m’allait bien, moi, ce moyen. Ça me permettait d’imaginer. Et puis, au moins, on ne me voyait pas, ce temps.

Turlupet, il s’appelait. Il était bien sympathique, au téléphone. Je n’y croyais plus. Il avait passé une annonce, aussi, ce Turlupet. C’était un vieux numéro. Un périmé. Il avait dû trouver depuis. Avec le temps. Mais j’étais acharné. Je ne m’avouais pas vaincu. Je ne pouvais plus reculer. Il me fallait un stage coûte que coûte. Je n’avais plus le choix.

J’ai vu de suite que ce n’était pas un ordinaire, Turlupet. Qu’il avait de l’instruction. C’était un intellectuel. J’ai un peu découvert mes batteries. Libéré le débit. J’ai fais gaffe à la syntaxe, du coup. Je marchais sur des œufs. Allez savoir, Turlupet, ses opinions. Je ne voulais pas d’impair.

Il était dans les tréfonds presque scandinaves, Turlupet, très loin sur la carte.
— La Mierdouille, vous connaissez, il me demande au téléphone.
— Oui, un peu, je réponds.

Je ne voyais pas du tout. Je n’avais aucune idée même. Ce que c’est, toujours, de pas contrarier. Déjà la frontière. Nous pensions partir vers le Sud, nous. Mais bon, je n’allais pas me montrer bégueule. Ce n’était plus le moment.

Turlupet avait des moutons, oui, deux troupeaux. Un de Berzel. En plein-air intégral, qu’il précisait. Je ne savais pas trop ce qu’il entendait par là. J’avais une vague idée. Je faisais comme si je comprenais parfaitement. Tout ça n’a aucun secret pour moi. Continuez, je vous en prie. Un autre aussi, des îles-de-garde. En semi. Je n’y entravais rien. Couic et que dalle. Hum hum, je faisais, bien inspiré. Ça m’allait très bien. Ça tombait pile. Justement, les îles-de-garde, c’était mes préférés. Avec les berzel, aussi, je devais le reconnaître. Même en ne sachant pas à quoi ça ressemblait.
Je n’en revenais pas, qu’il y en ait tant des variétés de moutons, je croyais encore qu’ils se ressemblaient tous. Et bien pas du tout. Je sentais que j’allais les adorer. Une coïncidence inouïe. Et le semi, au fond je ne rêvais que de ça. Je ne négligeais quand même pas le plein-air pour autant. Pas du tout. Il avait des vaches, aussi, Turlupet.

Turlupet acceptait l’éventualité. Il fallait qu’on se voit. Que je vienne. Même débutant. C’est que moi, j’étais pressé. Nous sommes convenus d’un rendez-vous. Date. Turlupet m’a indiqué la gare où il fallait descendre. Qu’il viendrait m’attendre. Pour le reconnaître, lui, c’était le chapeau, il en avait un. Avec une petite plume. Ça devait être un marrant. Je n’avais qu’à le rappeler pour lui préciser l’heure.

Turlupet, donc, c’était, son nom. Je ne l’invente pas. C’en était encore un qui était drôlement ficelé, celui-là. Ah, c’était un sacré pistolet. On m’en copiera, des comme lui. Un phénomène. À croire que je le faisais exprès de tomber toujours sur des numéros. Que je les attirais. Si je m’étais douté.

Nous avons regardé sur une carte, avec elle. C’était effectivement très excentré, et très, très au Nord aussi. Nous ne connaissions pas du tout. Comment ça pouvait être là-bas. À cause du prix du billet, nous ne pouvions pas nous permettre d’y aller ensemble. Alors, j’y suis parti seul. Un week-end. Pour voir. Lui raconter, au retour. Et puis, aussi, les conditions. Combien j’allais gagner. Ce qu’elle voulait savoir, elle.

C’était très riant, la Mierdouille. Vallonné. Des bocages. On aurait bien dit une carte postale. Ça faisait même un peu Walt Disney, avec toutes ces vaches et ces moutons dans tous ces prés. La voie montait, descendait, tournait. Faisait aussi des lacets. Il y avait que des fermes, par exemple. C’était bien agricole. C’était parfait. C’était encore l’été, la fin…

Il n’était pas à la gare le petit chapeau avec la plume, je me suis cogné les kilomètres jusqu’au village où j’ai demandé la ferme de Turlupet. L’indigène, il avait un petit sourire pour me répondre et un accent à couper à la machette, c’est bien simple je ne pouvais pas savoir quelle langue il parlait, s’il en parlait une, comme s’il avait eu la bouche pleine de patates brûlantes. J’avais peut-être passé la frontière. Il m’a indiqué. C’était juste à la sortie du village, à gauche, un petit chemin de terre.

Il causait tout le temps, Turlupet. Je n’avais pas de soucis à me faire de ce côté-là. C’était bien reposant. Il suffisait de l’écouter. J’avais bien raison, c’était un intellectuel. Il était séduisant, aussi, dans les débuts. Il avait des thèses bien à lui. Des théories propres. Il vociférait beaucoup. Il pestait pas mal. Il m’avait averti dès le départ. Ça, je dois reconnaître qu’il ne m’avait pas encouragé, lui.
— Je vous préviens tout de suite, il m’avait dit et répété. C’est une erreur que vous faites. Vous le regretterez. Il faut être fou. Cinglé. Frappé du ciboulot. Ah, vous les connaissez pas, les péquenots. Mais vous apprendrez.

Il me vouvoyait encore, la première fois que nous nous sommes vus. Il était plein de prévenances. Très aimable. Et puis fin aussi. Il savait la musique. Il m’avait retapissé. Il avait pigé, avec moi, la manière. Que ça me stimulerait plutôt, les holà. Que plus il m’en dirait, plus je serais entêté. Acharné. Enragé.

Malgré l’été et le beau temps, c’était tout vert. Un gazon, partout. J’aurais dû me méfier. Ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille, ça. Si j’avais été mariole. Mais ça ne m’aurait pas arrêté. Ça n’aurait pas suffi. Je n’aurais pas voulu le croire. Même si on me l’avait dit.

Turlupet avait deux fermes. Celle du village. Où il habitait. Elle datait du XVIIIe siècle, il me le précisait. C’était un monument. Quelque chose. Et puis l’autre, où nous sommes allés d’abord, pour me montrer, puisque c’est celle où nous habiterions, nous.

Elle était un peu à l’extérieur, l’autre ferme. Cinq kilomètres, environ. Par la route, il fallait un détour, mais par les chemins, quasiment, on rejoignait celle du village. Les terres se touchaient. Turlupet était le plus gros propriétaire de la région. Cent quinze hectares. Alors que la moyenne était de vingt-trois seulement. Nous y arrivons, donc. Le Fond-Pourri, c’était le nom, de cette ferme-là. C’était tout dire. Déjà tout un programme.

La première chose qu’on voyait c’était une grande bâtisse d’habitation. Indépendante. Elle datait du début du siècle. Un truc rococo et tarabiscoté au possible. Avec des cheminées très décorées sur le toit. Une girouette tout ouvragée. Des festons de zinc, de la plomberie partout. Du décor à chier. Des avancées, des reculées. Des décrochements. Des murs en briques, avec des effets. Des arcs, des pleins cintres. Des complications partout. L’architecte s’était amusé. Il en avait rajouté à la pelle. Une vraie tarte. Meringue. Il l’avait montée, sa mayonnaise. Une belle pièce ! Partout, où il en pouvait caser, des chichis. C’était pas possible de faire mieux, plus ouvragé, plus biscornu. Le château de la Belle au bois dormant revu et corrigé. Un délire. Une vision. Le romantisme, le Moyen Âge tout mêlé. Tous les styles interprétés. Des rappels, des clins d’œil. De la matière. En long, en large et en travers. Il devait boire, cet architecte-là. Ou opiomane. En plein trip qu’il était quand il avait dessiné ça. Pas dans un état normal. Il y avait même des initiales, en métal, en plomb, peut-être. Avec un T immense. Qui se voyait de loin. Ça devait être pour Turlupet. Ça posait. C’était pour l’épate. Ça avait dû coûter, déjà à l’époque. Maintenant, ce n’était plus possible. Hors de moyen. Hollywoodien. Ce n’était plus un architecte, c’était Cecil B. de Mille. Des balcons, des balustres découpés. Des rambardes, des terrasses. Un œil-de-bœuf, un vitrail. De la géométrie pas simple. Ça faisait bizarre, là, en pleine nature.

Autour, il y avait les bâtiments. C’était pas du toc. Une grange immense, avec deux étables dessous. Ça faisait américain, assez. Nous avons tout visité, détaillé. Le fenil. C’était grand. Il y en avait du foin là-dedans, des bottes. Et quelle charpente. Ce n’était pas pour rire. Au milieu, c’était encore une grande saignée. Avec deux immenses portes. À double vantail, à chaque extrémité. On y rentrait des charrettes sans difficulté. Elles y étaient pas présentement. À cause des foins, c’était la saison. Un stagiaire qui s’en occupait. Avec le tracteur.

 côté, c’était encore un bâtiment. Mais récent. Il datait des années soixante celui-là. Une étable qui avait été moderne. Quarante-cinq logettes, il y avait. De quoi. C’est Turlupet qui l’avait fait construire. Il avait essayé le lait. Maintenant il n’y avait plus de bête dedans. Le lait, il avait abandonné. Il avait tout converti en plein-air intégral, en viande. Elles étaient au pré, les viandes.

Puis, c’était encore tout un fouillis. Un bâtiment à côté. L’ancienne salle de traite, que Turlupet expliquait sans s’attarder. Dedans un capharnaüm. On ne pouvait plus rentrer. De tout. Du métal, du bois. Des choses qu’on ne reconnaissait pas de prime abord. Autour encore. Par terre. Empilé. Des chaudrons. Des engins. De la ferraille. On aurait dit une casse de ferrailleur. Des appentis. De la tôle. Du rouillé. Du faux-semblant. Mon atelier, qu’il m’explique encore en passant devant.
Puis des prés, un ancien potager. Des vergers abandonnés. Des arbres bouffés de lichens. Des clôtures qui partent à dalle. De grandes herbes qui envahissent tout. Ça faisait très abandonné. La jungle. Le désastre d’après nucléaire. Je me trouvais sous le charme. Plein de romantisme. Ça me faisait rêveur. Ça me bottait, les ruines, j’ai toujours aimé. Je rentrais dans le jeu, un monde virtuel, j’imaginais tout rénové déjà. Reprendre tout à zéro.

Nous nous sommes trouvés nez à nez avec Chienlit. C’était la mule. Turlupet a bien essayé de l’appeler comme ça, mais elle est pas venue. Elle a pas voulu.
— Elle a son caractère, qu’il m’a dit, Turlupet. C’est bien pratique par ici, une mule. L’hiver, surtout, pour aller dans les prés. J’ai une carriole. C’est moi qui l’ai fabriquée. Tout entière. De mes mains.

Nous nous sommes encore avancés dans les prés. On enfonçait, ça par exemple. Ça faisait éponge sous le pied. Moquette. Mais je n’ai pas posé de question. Je ne voulais pas couper Turlupet. L’indisposer. Il parlait tout le temps. On a vu les premières brebis. C’était les île-de-garde. Puis les berzel. Ça venait d’un patelin de ce nom. Bien loin, vers plus au Nord encore. C’était des bêtes. Nous nous sommes arrêtés. Il soufflait, Turlupet. Il m’a montré ses terres. Ça allait loin. On n’y voyait pas très bien, parce que ça descendait d’abord pour remonter ensuite. C’était une bande pas très large. Tout en longueur. En somme, ça se déroulait devant nous. Nous pouvions même distinguer les vaches comme des petits points très loin. Il y en avait beaucoup. Soixante-douze en tout. Tout compris. Avec les génisses, le taureau, les veaux. Ça faisait. C’était le far-ouest.

Bon, nous sommes remontés en voiture. Nous repassions le village. La spécialité du patelin, avant, c’était le tirelipot. Ça avait fait la fortune de sa famille à Turlupet. Pendant tout le XIXe siècle et même encore un peu au début du suivant. Jusqu’à la dernière guerre. Ça s’exportait vers l’Angleterre. Ils en étaient friands, les Anglais. C’était connu, les tirelipots de la Mierdouille. Réputé, au-delà des frontières. Ils avaient le monopole, quasi tout comme, les Turlupet, la plus grosse fabrique, c’était à eux, autrefois. Il me l’a montrée, quand nous sommes passés devant. Il n’en restait plus grand-chose maintenant. Ça tombait en ruines. Ça menaçait de s’écrouler. Un écriteau interdisait d’y pénétrer. C’était signé du conseil municipal. Ils avaient peur d’un accident. Les mômes y allaient en douce. Ceux qui voulaient tirer un coup, aussi, vite fait. Pendant l’été, parce que l’hiver, il gelait trop. Elle était au bord de la rivière. Parce qu’en plus, il y avait une rivière, des ruisseaux, des mares, partout. Ça faisait beaucoup d’eau.

Nous revenions à l’autre ferme, où Turlupet habitait. Et toujours il causait. Il arrêtait pas. Il se racontait tout. Il n’allait plus en rester pour après.

Il n’y a rien à en tirer, qu’il disait, des bouseux. Ils les appelaient que comme ça, ses voisins. Il était à part, lui, Turlupet. C’était un gentleman-farmer. Pas un péquenot. Ça se voyait tout de suite. Rien qu’à ses mains. Il les avait bien blanches. Bien propres. Pas abîmées du tout. Il travaillait avec de gros gants. Des canadiens. Il y avait fait un voyage, là-bas. D’études. Quand il était encore au syndicat. Qu’il avait eu des responsabilités. Qu’il avait été élu à la chambre. Il avait des coupures de journaux. Des articles. Ce n’était pas du flanc. Il me les a montrés, plus tard. Tout un dossier. Son press-book. Son heure de gloire. Il y tenait beaucoup, à ses paluches. C’était un capital. Ça et sa tête. Son ciboulot. C’est qu’il réfléchissait, lui. Ce n’était pas une brute. Il savait causer. Il avait aussi, toujours, son petit galure. Ça ajoutait. Avec la petite plume de faisan, dessus. Fichée dans la bande. Un feutre. Au bord relevé derrière. Il avait de l’allure avec. Au volant du tracteur, sur la route. S’il croisait une dame. Il le soulevait d’un beau geste. Très élégant. Il avait de l’éducation. Ça faisait bien du contraste, tout ça. Et puis une grosse veste de tweed. Du Harris tweed. Elle était bien élimée. Bien usée. Une vraie veste de gentleman. C’est lui-même qui le disait.

Ça faisait comme un U, l’autre ferme. De chaque côté c’était des bâtiments d’élevage. Un qui était récent, qui faisait préfabriqué. Ça, c’était une ancienne porcherie. Il avait essayé également. Maintenant ça servait pour les agnelages. Une grange encore, ancienne. D’époque. Qui servait à tout. Des remises. Des petits appentis. Un poulailler. À la parlote, Turlupet. Il tournait, il virevoltait. Tout autour. Il me montrait tout. Me faisait tout visiter. M’expliquait bien. Sa vision. Son optique. Sa philosophie. Ses façons de voir. C’était radieux, tout ça. Je m’en souviens bien. Il m’a ferré. On a été un peu, derrière, voir les pommiers. Les prés et puis encore des berzel, mais pas de vaches là, par exemple.

Sa femme n’était pas là, il m’a dit. Ses enfants non plus. Nous sommes entrés enfin dans la maison. Ah, ça, c’était beau. On aurait dit une couverture de revue. Celles en papier glacé. Pas une fausse note. Tout exquis, de bon goût. Que des choses rares délicates, superbes. Turlupet, lui, faisait du détail. Les carreaux, à la cuisine, c’était du Delf. Et attention, partout que de l’authentique ! Bon, il ne m’a pas montré toutes les pièces. Après la cuisine, un petit salon. Là, il a débouché une bouteille. Du vin de betterave. C’est sa femme qui le faisait. C’était bien frais. Il était décidément bien aimable, ce Turlupet, il savait recevoir. Il n’y avait pas de doute, nous allions bien nous entendre.

J’avais une sacrée veine, tout de même.

12/04/07 - 10:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Laisse les mongols à Denise... »

(Orfeo)

12/04/07 - 10:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BRITNEYSPEARS

Let's make love

All together !

12/04/07 - 10:18 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LEKOALA30

Réflexions du jour

Quand les religions cesseront-elles d'être utilisées à tort ?
Quand ces chiens continueront-ils à tuer des personnes qui ne demandaient rien, soit-disant au nom d'une religion ? Religions qui n'ont JAMAIS édicté de loi concernant la mort des incroyants...

L'Être humain est-il voué à se comporter en animal primitif ?

Bonne journée aux gaiens en attendant

12/04/07 - 10:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Collage 78

12/04/07 - 10:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Fauteur de troubles


Voilà donc où nous en sommes après cinq ans, une campagne présidentielle qui se joua sur le thème de l'insécurité et de la peur et un ministre de l'Intérieur qui n'a eu de cesse que de multiplier les déclarations fracassantes, voici donc une France dont les habitants se voient contraints de se dresser contre l'autorité des forces de l'ordre jugées abusives.

les syndicats des gardiens de la paix ont déclaré redouter "un véritable risque d'hystérisation des rapports police-jeunesse" (SGP-FO) et réclame que soit "comblé le fossé qui s'est creusé entre la police et les jeunes" (UNSA police). Quant à Nicolas Sarkozy, lui-même s'étonne que nous soyons devenu "le seul pays où l'on considère qu'arrêter quelqu'un parce qu'il ne paie pas son billet, ce n'est pas normal" : il a raison et peut-être pourrait-il s'interroger sur l'origine de cette singularité française qu'il constate benoîtement au lendemain de son départ d'un ministère où durant cinq années il a eu en charge la sécurité des français.

Lorsque l'autorité est abusivement répressive, elle génère un fort sentiment d'injustice, qui lui-même est générateur de désordre. Et c'est ainsi que M. Sarkozy a échoué. Loin d'apaiser les tensions, il les a exacerbées. Il a endossé le rôle d'un Père Fouettard grimaçant et menaçant, tonnant de sa grosse voix et faisant claquer puissamment son fouet. Mais les français ne sont pas des enfants que l'on menace et que l'on corrige, encore moins un troupeau de moutons que l'on guide au pas en faisant aboyer ses chiens. Un peuple est d'abord composé d'individus a priori responsables, et le moindre des respects est de les considérer comme tels. Assurer l'ordre ne peut et ne doit en aucun cas passer par la restriction des libertés individuelles, liberté d'aller et venir sans se sentir épié, surveillé, encadré, contrôlé, fiché et suspecté.

C'est pourtant cela qu'a mis en place M. Sarkozy : le soupçon généralisé. Quand on généralise à outrance les moyens de surveillance électronique, que l'on interdit aux jeunes de se réunir en bas de leur immeubles, que l'on autorise les contrôles d'identité systématiques, que l'on laisse se multiplier les contrôles aux faciès, que l'on rend pesante la présence policière, que l'on multiplie les interdits et qu'on place une chape de plomb sur les libertés individuelles, on provoque inévitablement un retour de suspicion, de la population à l'égard des forces de l'ordre. Parce qu'elles ne sont plus perçues comme celles qui protègent, mais comme une menace qui pèse sur chacun, ou pour le moins comme une entrave au "vivre ensemble".

Fidèle à sa stratégie, le candidat Sarkozy s'évertue depuis cinq ans à diviser les français. Il nous dit en substance ceci :

Si vous êtes innocents, vous n'avez rien à craindre. C'est de l'Autre que je veux vous protéger, à lui que je vais m'en prendre. Et si je vous surveille, c'est pour m'assurer que vous êtes bien l'innocent que vous prétendez. Et si je vous demande de me présenter vos papiers, c'est afin de vérifier que vous n'avez rien à vous reprocher. Et si cela vous arrive plus souvent qu'à d'autres, ce n'est certainement pas parce que vous habitez un quartier difficile, ni que vous êtes jeunes, ni que vous avez une tête d'arabe. Quelle est donc cette paranoïa ? On dirait presque que vous avez quelque chose à vous reprocher finalement. Allez, je vous embarque, on va contrôler tout ça...

Le glissement est inévitable et il est fatal que la population finisse par en ressentir toute l'injustice, et éventuellement exprime sa colère, conduisant à cette situation paradoxale où les forces de l'ordre deviennent de fait génératrices de désordres.

Soyons clair, il est parfaitement inadmissible de s'en prendre avec violence aux forces de police ou de casser des vitrines, et si le rôle d'un ministre de l'Intérieur est de faire en sorte de mettre les forces de l'ordre en situation de mettre fin à de tels agissements lorsqu'ils se produisent, et d'en arrêter les auteurs afin de permettre à la Justice de les juger, son rôle est aussi - et d'abord ! - de faire en sorte que de tels agissements ne se produisent pas. Il ne s'agit pas uniquement de rétablir l'ordre, mais de faire en sorte qu'il puisse se maintenir et perdurer. Il s'agit d'apaiser les tensions plutôt que de les exacerber. Or provocations, injustices, restrictions des libertés et soupçon généralisé ont été les instruments de la politique exclusivement répressive de Nicolas Sarkozy. Or provocations, injustices, restrictions des libertés et soupçon généralisé sont sources de tensions et de colères, en particulier parmi des populations qui vivent déjà l'exclusion sociale - car les exclure en sus de la citoyenneté est alors rajouter de l'injustice à l'injustice et fait nécessairement bouillir la marmite de la révolte. Et quand la révolte est le fruit d'une politique révoltante, le responsable de la révolte est l'instigateur et le grand ordonnateur de ladite politique.

Aux juges donc de sanctionner les auteurs des troubles à l'ordre public, aux électeurs de sanctionner le fauteur de troubles et de l'empêcher de conduire plus avant son entreprise de démolition du ciment républicain. Car comment imaginer aujourd'hui que, s'il devait se poursuivre cinq autres années, ce face à face entre Nicolas Sarkozy et une population qu'il n'a de cesse de stigmatiser et de provoquer ne puisse à terme trouver issue dans un dramatique embrasement ?


12/04/07 - 10:05 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ETASSEUREUH

histoire de vous mettre un truc

SUPRESSION DU DESSIN PARCE QUE JE FAIS CE QUE JE VEUX !

12/04/07 - 10:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZE_FABULOUS

21 films en mars, rien que ça


J'arriverais jamais à rattraper mon retard...



Certains l'aiment chaud de Billy Wilder

Le Parrain 2 de Francis Ford Coppola

La guerre des mondes de Byron Haskin

RRRrrrr!!! d' Alain Chabat

Rebecca d' Alfred Hitchcock

Phone game de Joel Schumacher

Les enchainés d' Alfred Hitchcock

Charade de Stanley Donen

La ligne verte de Frank Darabont

Le secret des poignards volants de Zhang Yimou

Le grand restaurant de Jacques Besnard

Scarface de Brian de Palma

La cité interdite de Zhang Yimou

My fair lady de George Cukor

La dernière séance de Peter Bogdanovich

Tigerland de Joel Schumacher

Le troisième homme de Carol Reed

La horde sauvage de Sam Peckinpah

Trois enterrements de Tommy Lee Jones

La grande illusion de Jean Renoir

Colonel Blimp de Powell et Pressburger

12/04/07 - 09:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BONJOUR

où l'on apprend qu(e) :



le plus remarquable sur l'affiche de campagne de Bayrou, c'est son alliance.

en même temps, c'est la seule affiche entière que j'ai vue pour le moment

12/04/07 - 09:54 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

La paille dans l'oeil de ton voisin

J'espère que le pathétique de certains articles du JDI vous font autant rire que moi.
Cependant j'espère au moins vous amuser ou dépiter avec le ridicule de certains des miens.

Je n'aime pas la "fausse idée" que peuvent se faire les gens de moi à travers mon journal en ligne, mais je ne peux m'empêcher de dresser un "portrait virtuel" de vous tous à travers vos écrits.

Quel est donc cet espace entre ce que nous sommes vraiment et ce que l'on croit être à travers une telle démarche ?

Voilà un article qui fleure bon le ridicule et l'inintéressant au possible. Je m'auto-rassure de rester moi-même, même virtuellement.

12/04/07 - 09:50 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

12/04/07 - 09:50 - EXTRAIT DU JOURNAL DE IN-ARMANI

POST PÂQUES


Suite au malheureux incident technique survenu la semaine dernière (voir première image du drame ci-après) et au renvoi de Pâques "à plus tard" qui en a découlé, et qui était, je vous le rappelle, totalement indépendant de notre bonne volonté, nous sommes maintenant en mesure de vous informer qu'un remplaçant a été trouvé et vous souhaitons donc de très bonnes fêtes !






12/04/07 - 09:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CRAZYGAYFROG

MESSAGE D'AFRIQUE

Qui a reçu ce genre de message dans sa boite aux lettres GA ??????


j'en reçois quelques uns mais je ne garde pas
j'efface aussitôt
j'ai deja du mal a rencontrer l'amour durable et long
a côté de chez moi
ce n'est pas pour correspondre et vivre par procuration
à la longue distance proposée

MAIS celui ci je le propose
a la lecture public (ou publique, je ne sais plus m'ecrire)
mais chut
c'est top secret et exceptionnellement
je ne le repeterai qu'une fois

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je pense que cela est une arnaque
une grosse farce

et vous ??????????

ce message va s'autodetruire
à l'un de mes jours d'enervement

12/04/07 - 09:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KOLKHOZ-BLOG

la tôle ondulée, ça réussit pas à tout le monde

12/04/07 - 09:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CRAZYGAYFROG

Nuer fuer Die Patrick Nuo Fans

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12/04/07 - 09:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HEARTANGEL



Precision : c'est ce blog qui est sur Pause pour quelques jours...... Personnellement, des choses sont en train de changer alors ma vie est plus sur "accelerer" que sur "Pause".

12/04/07 - 08:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JULES75004

2225 - ...

Avant de sortir, je pose vite fait, trois idées, trois phrases qui me trottent dans la tête depuis une heure.
Je ne me dis pas tout.
Je fais des rêves sans préservatif.
J'ai aimé entendre hier la voix de Celui-avec-qui-je-dors au téléphone. Ça m'a fait plaisir et ça m'a fait du bien. Il n'est pas étranger à ma sérénité actuelle. C'est un garçon bien. Je l'ai compris très vite.

12/04/07 - 08:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JULES75004

2224 - Lu

Lu hier, dans « Le Canard Enchaîné » cette saillie d'André Santini, député-maire d'Issy-les-Moulineaux, référence majeure en matière d'humour politique :

«Chez Bayrou, le seul truc qui décolle, ce sont ses oreilles ! »


Rappel : on rappellera à l'attention des plus jeunes de nos lecteurs, quelques-unes des grandes phrases d'André Santini qui ont marqué sa carrière... d'humoriste ...pardon, d'homme politique :

- À propos d'Édith Cresson dont la côte de popularité dégringolait:

« À force de descendre dans les sondages, elle va finir par trouver du pétrole ! »


- Le lendemain des obsèques de Mitterrand en janvier 1996, André Santini est connu pour avoir dit :

« Je ne me souviens pas qu'on en ait fait autant pour l'enterrement de Giscard ! »

12/04/07 - 08:34 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

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12/04/07 - 08:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

"NON ASSISTANCE À PAYS EN DANGER"


"En pleine tempête, on m'a organisé un rendez-vous en tête à tête place Beauvau avec Sarko. Il me reçoit dans son bureau, avec des sourires enrobés de mots doux et m'invite à m'asseoir près de la cheminée, au coin du feu. (...) Il me fixe droit dans les yeux : "Pourquoi tu m'attaques, Azouz ? Moi, je ne t'ai pas attaqué, jamais. Je n'ai même pas réagi à tes propos, tu as vu ?" (...) Il ment. Prétend qu'il n'a pas répondu à mes attaques, mais en fait les ripostes dans la presse se multiplient, orchestrées par ses proches. Ils font de moi l'Arabe ministre qui défend ses frères arabes des banlieues au lieu de défendre les citoyens contre la "racaille" qui infecte la vie des bons Français. (...) Au passage, je lui glisse que mon grand-père est mort en 1918 dans le 23e régiment de tirailleurs algériens dans la Somme. Qui est le plus français de nous deux ? "C'est toi", il reconnaît. Il dit qu'il est hongrois. Puis il me montre son désir de résoudre au plus vite notre mésentente : "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" (...) Sans vergogne, il me propose le prochain mercredi, jour du conseil, de venir le rejoindre place Beauvau et d'aller ensemble, à pied, à l'Elysée sous l'oeil des caméras. Je suis stupéfait. L'homme me prend pour un bouffon ! (...) Il propose alors que nous allions ensemble dans un quartier de banlieue. Je dis : "Oui, mais sans caméra". Je souligne que ce sont les médias qui enveniment les situations, qu'il ne faut donc pas se rendre avec eux dans les quartiers. Il dit que cela ne sert à rien de sortir sans le faire savoir."

Un jour, M. Begag interpellé sur le projet de loi sur l'immigration, croit faire un bon mot en rétorquant : "Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy." Fureur du ministre de l'intérieur qui appelle M. Begag, alors dans le train, qui en fait le récit suivant : ""Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !" Je suis cloué à mon téléphone (...) Le ministre de l'intérieur m'a conseillé dans une ultime menace de ne jamais plus lui serrer la main, sinon il allait m'en cuire, "sale connard" que je suis. Je ne sais combien de fois il a projeté ces mots contre mes tympans. Je ne pardonnerai pas."

"quand un individu, ministre de l'intérieur, affirme devant un parterre de ministres, que moi, Azouz Begag, j'ai des antécédents psychiatriques, quand il déclare qu'il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère, alors oui, je dis que cet individu est dangereux". Il ajoute : "Quand un homme comme lui a la maîtrise et le soutien de tant de pouvoirs médiatiques et économiques, et qu'il peut, avec cela, marquer son emprise totale sur la société française, sans supporter la moindre contestation, alors oui, je dis que cet homme est dangereux."

L'ancien ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances considère que "c'est un devoir personnel et politique majeur que d'informer les électeurs avant l'élection. Si je laisse faire, je pourrais être accusé de non assistance à pays en danger." Il reproche à l'ancien ministre de l'intérieur d'utiliser les procédés du Front national : "Je remarque qu'il n'a aucun scrupule pendant ces élections à jeter en pâture l'immigration, comme l'a fait Le Pen depuis 25 ans


12/04/07 - 08:26 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JULES75004

2223 - Le second effet Kisscool... Philip Glass

Depuis hier soir, je me trouve plongé dans un état méditatif et contemplatif rare.
Trois heures de Philip Glass hier, en intraveineuse ne sont pas évidemment pas étrangères à cet état.

J'aime bien me sentir chez moi, tous les appareils électriques éteints, un silence complet, profond et juste par-dessus un peu de Philip Glass (plutôt version Valium que version speed).
Encore une fois, c'est dans ces moments-là que je prends conscience de l'épaisseur du temps alors qu'au contraire c'est dans ces instants de silence qu'il est justement le moins oppressant...

Je me vois dans la glace de la salle de bains et je me marre. J'ai l'impression d'avoir avalé une boîte de Lexomil, de Xanax, de Rohypnol, alors que je n'ai rien pris ! juste un peu de Philip Glass en perfusion sous-cutanée, intraveineuse, intramusculaire. Un shoot au Philip Glass quoi.
C'est un état un peu bizarre, difficile à définir où se mêle l'état contemplatif et méditatif, et aussi un peu de mélancolie aussi.
Aucune tristesse là-dedans, je vous rassure.

C'est dans ces moments-là que je ressemble le plus à la photo principale de mon profil.

12/04/07 - 08:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RYANICO

Rêve

C'est étrange, un rêve qui met en scène un personnage que je ne connais pas.
Je me suis réveillé bien sur, sans quoi pas de souvenir.
Tous les autres personnages m'étaient proches, sauf lui, enfin si, mais d'une certaine manière seulement.
Il ne se montrait pas sous son meilleur angle, cela ne fait aucun doute, mais ne m'étonne pas.
Ce qui me surprend, c'est le lieu, et comment tous ces personnages sont arrivés là, dans ce cadre qui m'est si intime.
Est-ce prémonitoire ?

12/04/07 - 08:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

LA PENSEE DU JOUR (1)


Si mon rythme ou mon besoin
est d'accueillir une caresse ou un baiser
une avalanche de prévenances
m'engloutit et me perd.
(mais c'est bon!!)

12/04/07 - 08:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ELIJAHWOOD75

J-10 : Votez Ségolène Royal.

Le Pacte Présidentiel : Les propositions de la confiance retrouvée



1 Investir massivement dans l’innovation et la recherche" : augmentation pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits publics pour l’innovation de 10 % par an (le budget public de recherche-développement a diminué de 1 à 0,8% du PIB entre 2002 et 2005). Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la recherche-développement : je propose de porter cette part à 15%.

2 Mettre en place une politique industrielle capable de préparer l’avenir et de réduire les risques de délocalisations" : avec la création d’une Agence nationale de réindustrialisation.

3 Soutenir les PME" : avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics.

4 Donner la priorité à l’investissement des entreprises" : avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.

5 Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises" : (simplifications), en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.

6 Réformer l’Etat" : un euro dépensé doit être un euro utile. Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles par Internet. La généralisation des logiciels libres dans l’administration.

12/04/07 - 07:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

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12/04/07 - 07:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VORKOSIGAN

Dicton du jour

" A la Saint Jules, ton mec t'en...."

Donc bonne fête à tous les Jules, spécialement au mien ! Et de 6... Merci mon amour

Il fera beau sur l'ensemble de la France à part ça ...


12/04/07 - 07:18 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

L'ALBATROS - Les fleurs du mal - BAUDELAIRE

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroit et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime en boitant, l’infirme qui volait !

Le poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchant de marcher.


12/04/07 - 06:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE COMPARAZARD

Saint Jules

Aujourd'hui, ça fait excatement 6 mois...

Aujourd'hui c'est la saint Jules...

Demain tu viendras vivre avec moi...

Vivement demain que je t'...




... AIME !!!!!








Bonne fête, Mon Jules !!!!

12/04/07 - 06:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LUCOLIVIER

Ciels de Venises...


Le Campanile, enfin son ombre...


Canaletto n'est pas loin...



Il est même là :-)


Du pont de l'Académie vu par David...


Où de la Piazetta...


...que je préfére à la Place Saint-Marc
mais j'expliquerai plus tard.


Venise nous offre sans cesse
un autre regard de ce que l'on voit...



Il n'est de jour sans son coucher...


Et même de ses nuits Bleu Klein


Et la vie nous a offert la pleine lune
sur Saint-Giorgio...



12/04/07 - 02:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MATEO75010

SOIREE MAGNIFIQUE AVEC EVE (MA VOISINE)
POUR LA PREMIERE FOIS JE L'ECOUTE SUR SCENE DANS UNE CAVE DE JAZZ A MONTMARTRE
BELLE SOIREE !

12/04/07 - 02:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZEROSIX

J'oublierai ton nom (de milleuh façons) *

parske j'aime le doute,
cette certitude me rend malade


*Pour les mêmes raisons qui m'ont fait t'aimer
Parce qu'il fallait bien vivre avant d'oublier   [ J.-J. Goldman ]

12/04/07 - 01:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE OLIVIERSUISSE

Attentats en terre d'Algérie et du Maroc.

La beauté de votre pays sera toujours un joyaux de l'humanité. Ne laissez pas mourir le rire dans votre coeur.







Je pense à vous.

12/04/07 - 01:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JULES75004

2222 - jeudi 12 avril


Tiens, aujourd'hui, c'est ma fête à moi...!!! ;-)

12/04/07 - 01:27 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BAMF

Pourquoi voter Ségolène Royal ? (2)

Au dos du 24 pages présentant les propositions de Ségolène Royal, on trouve : le respect pour tous, le progrès pour chacun.

Voilà le "gagnant - gagnant". Selon elle, notre société ne doit pas être un jeu à somme nulle. On ne sera pas heureux contre les autres, nos bonheurs ne s'opposent pas.

Continuellement Nicolas Sarkozy tente de diviser : les gens honnêtes contre ceux qui ne le seraient pas, les gens ayant vocation à être en France à ceux qui ne l'auraient pas (immigration choisie contre immigration subie), la "France qui se lève tôt" et ceux qu'il appelle les assistés, et depuis son entretien avec Onfray, les gens sains et les dégénérés (il n'utilise pas ses termes, mais il me semble que c'est l'idée...).

François Bayrou ne fait guère mieux : pour faire passer la réforme des régimes spéciaux de retraite, il propose un référendum pour mettre en minorité ceux qu'il estime indument privilégiés. Il accorde quelques nouveaux droits aux couples de même sexe mais ne peut s'empêcher de dire : "Le mariage, pour moi, c'est un homme et une femme. Je plaide pour le respect réciproque. Réciproque, cela signifie que les familles traditionnelles méritent aussi d’être entendues et défendues." Il oppose les familles. Certains menaceraient les "familles traditionnelles"... Sous couvert de rassembler, il oppose les catégories : les intellectuels, les ruraux, les travailleurs manuels, etc. (Il est curieux de constater qu'il fait tour à tour partie de chacune de ses catégories, tout dépend de ses interlocuteurs... il se sent prof avec les profs, agriculteur avec des agriculteurs...)

Ségolène Royal ne pointe pas du doigt les coupables de tous nos maux. Elle regarde notre société, voit des dysfonctionnements et propose d'y remédier. Elle ne propose pas le salut pour quelques-uns aux dépens de tous les autres. Elle propose une action collective. Il faut remettre les choses sur la table pour aller vers un ordre plus juste. C'est pourquoi elle propose des réunions entre les syndicats et le patronat, des réunions sur l'éducation où seraient représentés tous les acteurs, etc. Elle se propose d'être la présidente du dialogue, de la concertation et de l'action.

Certains peuvent s'en sortir en écrasant les autres. Mais c'est ce modèle que rejette Ségolène Royal. Elle défend un projet humaniste, où elle ne méprise personne. Elle prône la collaboration collective à un projet commun.

A notre bonheur, à celui de nos proches, nous ne devons pas opposer celui des autres. Ce serait vain, ce serait absurde, ce serait abject.

Le respect pour tous, le progrès pour chacun.


Plus juste, la France sera plus forte !

En 2007, au premier comme au deuxième tour, je vote Ségolène Royal.

12/04/07 - 01:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEROME-SG1

Merci...

Voici un extrait d'une conversation avec un ami:

(...) la verite c'est qu'on est des humains et qu'ont est fais de chaires et de sang avec des sentiments c'est d'ailleurs ce que bcp ont tendance à oublier et à penser qu'à l'apparence dc en gros un mannequin plastique c'est la même choses mais toi il n'y a pas que ca car si il y avais que ca deja:
1. tu serais pas en train de me parler car tu me trouverais trop con comme certains pourrait le penser
2. tu ne manifesterais pas une certaine sensibilité et une certaine detresses dans certains post de ton blog n'est ce pas ?...
3. si tu etais comme le decris certains (la conversation tournais sur la plasticité ndlr) tu ne serais pas rester plus d'un an avec la photo de ton ex dans ton porte feuille...


J'avoue etre rester sur le Q... 21 ans et trés observateur... Un Grand MERCI mister... !

12/04/07 - 00:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE REALNEO

Souvenirs

Qui se souvient de ces musiques??

Alala nostalgie quand tu nous tiens.



12/04/07 - 00:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCRIABAD

CE SOIR

Un verre, un autre. Il me parle. Je l'écoute. Je parle à mon tour. Il me dit : tu veux manger quoi?
Un temps.
T. n'est pas là. C'est dommage, j'aimerai lui présenter.
Le restaurant est petit. Un radiateur et la table me coince. Il commande. C'est bon. Je l'écoute toujours. Je suis touché. Je le regarde. Merci.
Fin.
Une arche qui n'existe plus. Un coin, deux rue, séparation, à la prochaine.

Merci

12/04/07 - 00:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JULES75004

2221 - Un peu de moi


[À écouter -en boucle- tout en lisant]



Premiers (vrais) mots ici depuis longtemps.

Plus d'un mois sans avoir donné de mes nouvelles, sans avoir donné un peu de moi sur ce blog, autel de tous les sacrifices.

J'en aurai des choses à dire et j'en ai tout autant à ne pas dire.

Plus d'un mois sans rien dire parce que pas envie, pas le temps, parce que trop de choses à raconter, parce que trop fatigué et trop crevé, parce que pas envie d'écrire, parce que, parce que et puis aussi parce et encore parce que.

En un mois, j'ai vu une douzaine de spectacles, je suis allé aux sports d'hiver (ça fait toujours suranné cette expression, c'est dingue...), je me suis remis à la natation, j'ai faitpas mal de choses quoi, et j'ai même eu le temps d'être surmené.

Pour les sports d'hiver, c'est la première fois que je partais skier dans les Alpes (mes parents habitent une station de ski dans les Pyrénées donc on n'a jamais pensé aller skier ailleurs), c'est la première fois que je partais aussi longtemps avec un garçon, c'est la première fois que j'allais skier avec un garçon avec qui je ne partage pas quelques millions de globules rouges et des rhésus positifs (bref, pour être clair, avec qui je ne suis pas parent).
Au dernier moment, peu avant le départ, j'ai eu peur : peur que ça casse tout, peur que cette semaine l'un sur l'autre soit un désastre, peur que qu'on se bouffe le nez au bout de deux jours, peur que je tombe et qu'ON se fasse mal.
Au final, ce fut le bonheur. Au lieu de mal se passer, ça s'est super-bien passé, au lieu de tomber, on a skié comme des dieux, au lieu de se faire mal, on s'est guéris des dernières semaines qui nous avaient éprouvé et au lieu de se bouffer le nez, on s'est bouffé...ce dont vous vous doutez ! ;-)
Je n'avais jamais rêvé que ça se passerait aussi bien.
Un grand et chouette appart' pour 2, la neige, la tranquillité, le soleil et un ciel bleu permanent, le ciel étoilé le soir, tout était vraiment parfait. On se réveillait tard, on se levait encore plus tard. Pendant qu'il dormait, comme je n'avais rien à faire, j'allais chercher le pain et de quoi nous préparer un bon p'tit dèj' tranquilous. On skiait l'aprem', sans trop forcer, en cherchant juste, uniquement, à nous faire plaisir. On rentrait. On prenait un bain ou bien on allait au sauna. Des fois, on allait nager nus dans la piscine déserte. On mangeait. On se matait un dévédé, allongés l'un contre l'autre, comme de gros légumes (lol). On se couchait tard. On s'endormait encore plus tard. On a fait deux petites balades en forêt. Le sol était froid, alors j'ai posé mon blouson par terre, sur la neige. On s'estassis, tous les deux, en se serrant, seuls entourés des arbres. On était bien.
Pas de téléphone, pas de bruit de voitures, pas de cris, de stress, d'énervements, de contraintes ou d'obligations.

Ça s'est si bien passé que ça nous a encouragé à remettre ça, sous peu, on repart pour cinq jours sur une île pas si lointaine.

En un mois, j'ai vu quelques opéras (qui m'ont un peu déçu), quelques ballets aussi oui, évidemment.

Des choses à dire, je pourrai en extirper de moi-même de quoi remplir plusieurs écrans.
Mais, c'est comme en ski, je slalome et je navigue entre deux sujets sur lesquels j'évite de me livrer : le travail et Celui-avec-qui-je-passe-du-temps.

Pour le travail, étant donné que je traite des dossiers...comment dire ?....oh pas confidentiels non ! n'exagérons pas ! mais ...quand même assez..."sensibles", qui touchent à la vie de plusieurs fonctionnaires, je me dois de faire preuve de réserve et de discrétion. J'ai appris ces jours-ci que les téléphones de mon service sont mis systématiquement sur écoute d'ailleurs et que nos mails sont lus. Ça m'encourage à rester muet sur le sujet...

Pour Celui-avec-qui-je-dors, j'ai pas très envie de raconter en détail, l'épaisseur de temps, de chair et d'envies qui se love entre lui et moi. D'abord parce que ça ne regarde que lui et moi, ensuite parce que j'ai souvent, sur les lèvres une expression qui est : "arrêtez de m'éclabousser avec votre bonheur !" qui ne contient pas forcément l'aigreur que l'on croit. J'aime pas me faire éclabousser par le bonheur impudent, le bonheur sans pudeur, de ceux qui affichent un bonheur égoïste et oublieux des autres, de ceux qui justement, ne connaissent pas cette joie-là. Le bonheur est comme toute chose sur terre, il est furtif, glissant et sitôt que vous parviendrez à le saisir, il vous glissera des mains comme le poisson arraché à la rivière qui frétille, se tortille, gigote entre vos doigts. Et à peine, vous l'avez attrapé dans le courant, qu'il vous a déjà échappé et qu'il est retourné dans le torrent. Je sais à quel point le bonheur est fugace et j'ai pas envie d'éclabousser les autres de mon " " "bonheur" " " (avec plein de guillemets, hein !) parce que je sais très bien, que s'il faut, dans quelques jours, qulques semaines, quelques mois, quelques années, peut-être que c'est moi qui serai de l'autre côté de la barrière à être contraint de devoir supporter le bonheur parfois arrogant et aveugle des autres. Parce que je pense à moi demain, je pense aussi aux autres aujourd'hui. Enfin, si je ne parle pas trop de Lui en rentrant dans les détails, c'est aussi parce que je suis persuadé que "pour vivre heureux, vivons cachés".

Ces deux sujets-là mis de côté, il ne me reste plus grand chose à dire, étant donnée la place qu'ils occupent aujourd'hui dans ma vie.

Depuis un mois, j'ai fait une demi-douzaine d'inaugurations de métro, des milliers de photos. Depuis un mois, j'ai battu des centaines de montres dans Diablo II et construit des villes entières dans SimCity.

Je crois surtout que depuis un mois, j'ai erré.
Je crois même que je n'ai fait que ça. Le surmenage au travail m'a mis K.O. C'était un surmenage intellectuel, mental, une sorte d'épuisement mental. Comme si je courrais le long d'une route qui court vers l'horizon et dont je ne vois pas la fin. Un épuisement, un éreintement intellectuel qui m'a mené jusqu'à une aridité mentale. Comme un désert de la pensée. Le Sahara et des dunes à perte de vue.

Ce soir, c'est le premier soir depuis des semaines et des semaines, que j'ai du temps pour moi. Pas de linge à faire (je l'ai fait hier soir), pas d'obligations mondaines, pas de contraintes, pas de rendez-vous. Le temps d'avoir du temps. Prendre le temps de réfléchir à soi, de revenir à soi, d'être soi-même la mesure de son changement, de jeter un coup d'oeil sur le chemin qu'on a parcouru finalement, sans s'en rendre compte. S'arrêter quelques instants, et voir qui est encore là, pas très loin : on a couru mais qui a pu, qui a voulu, qui a réussi à nous suivre ?

Justement, en ce moment, je ne me reconnais pas. En bien, comme en mal.
En profondeur, si je puis dire, je me sens bien. Non, mieux que ça : serein. Oui, serein est le mot le plus juste, le plus proche de la réalité. Je me sens bien comme je ne l'ai jamais été, j'en suis certain. Je me sens "serein" parce que je sens un caractère long, permanent, pérenne dans cette sensation. Ce n'est pas qu'un état provisoire ou passager. Non, c'est quelque chose de durable.
C'est étrange de prendre parfois, le temps de se regarder, juste quelques instants, et de voir tout ce qu'on laissé derrière soi. Comme si on marchait vers la caméra, le regard fixe, la tête droite, et qu'au fur et à mesure de nos pas, sans s'arrêter de marcher, on enlevait une veste, un pull, un tee-shirt, un pantalon (note à moi-même : pourquoi est-ce que je pense à un pantalon en lin blanc ??), un slip ou un boxer et au final, on se retrouve comme le roi. Nu.
On a abandonné derrière soi, une bonne partie de soi, une bonne partie d'oripeaux inutiles. On a laissé tomber à terre des fringues qui puent le pire de soi-même, des fringues qu'on trouve après coup, a posteriori honteux d'avoir porté. Mais Dieu que le chemin fut long, les efforts nombreux et les épreuves douloureuses pour imposer la nécessité de se foutre à poil !
Bref, en ce moment, je me sens bien. Serein.
Je ne me suis jamais senti aussi profondément tranquille. C'est tellement nouveau et tellement profond que ça en est presque troublant, destabilisant. J'suis pas habitué moi !
Jusqu'à maintenant, c'était plutôt du genre "je souffre donc j'existe !" ;-)
Aujourd'hui, tout va bien. Celui-avec-qui-je-dors est toujours aussi adorable. On a un projet en sommeil (sur lequel je continue de réfléchir...mais bon, c'est l'affaire de demie-heure), un autre en cours, tout aussi stimulant et que j'espère qu'on mènera à bout.

En surface, je sans une mer plus ridée que prévu. Des pensées pas très droites, des réflexions un peu tortueuses et des regards qui me surprennent moi-même. Je sens que quelque chose me travaille à l'intérieur...
Si je savais quoi !
J'ai toujours eu une très grande vie intérieure, très riche, très active, bouillonnante même.
En ce moment, je sens l'amorce d'un petit virage.
Je cherche, je farfouille au fond de moi, l'idée qui me travaille, l'idée qui me...turlupine et qui ne me plaît pas trop parce qu'elle n'est pas...certifiée conforme au sens administratif du terme.
Je sens que j'ai des idées de travers en ce moment.
Je sens qu'il va falloir appeler Christian, un de ces osirs, pour qu'il me remette les idées en place...
Les idées...à l'endroit.

J'ai écrit tout ça d'un jet, comme ça me venait, sans trop de retours en arrière.
Je ne me relis pas mais je sais qu'il y a pléthore de "je", de "moi", de "moi-même" et puis encore de "je". C'est la règle du jeu, la règle du blog. Ce soir, j'ai donné, un peu, beaucoup de moi. Je vous ai donné quelques gouttes de mon sang, de mes larmes de ces derniers jours, quelques gouttes de moi-même.
Quelques-uns, des charognards ou des bonnes âmes emplies d'une compassion sincère (je veux croire qu'il y en a encore quelques-unes qui traînent dans le coin), s'en repaîtront (verbe défectif).

Le blog est toujours une bête qu'il faut nourrir d'un peu de soi, d'un peu des autres.
Ce soir, j'ai donné pour deux.

À Dieu vat !



12/04/07 - 00:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LIRIKAN





12/04/07 - 00:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KOLKHOZ-BLOG

Un scoop au kolkhoze



LE PAPE
EST MORT !


Pile à l'heure !