Journal des inscrits - 18 avril 2007

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18/04/07 - 23:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LORACLE

Discours de Nicolas Sarkozy à Issy-les-Moulineaux

Nicolas Sarkozy à Issy-les-Moulineaux

Nicolas Sarkozy
Président de l’Union pour un Mouvement Populaire
Issy-les-Moulineaux – Mercredi 18 avril 2007


Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

A quatre jours du vote, votre ferveur me laisse penser qu'une volonté populaire est en chemin. Et cette volonté ne se laissera ni freinée, ni impressionnée par quiconque.

Votre accueil me touche profondément. Et il se double du plaisir que j'ai à retrouver André Santini. Vous devez savoir qu'avec André, ce n'est pas qu'une longue histoire d'amitié qui nous lie, c'est aussi une certaine conception de la politique.

Je vais vous dire quelque chose d'important.

Pour moi, la politique c'est une façon d'aimer la vie, de croire à ses beautés, de croire aux rencontres, de croire à l'énergie positive qui est en chacun, de croire qu'il existe, malgré toutes les difficultés et les déconvenues, une grâce humaine qui est plus forte que tout le reste.

Lorsque André Santini a décidé de me soutenir, je ne me suis pas seulement dit : "c'est l'un des membres les plus importants et les plus créatifs de l'UDF qui me rejoint… Non, je me suis dit que l'aventure présidentielle était aussi une affaire de sentiment".

On ne se lance pas dans une telle aventure avec un cœur étroit et froid. J'aime la France de toutes mes fibres. Et j'aime les Français comme on aime sa famille. Certes, c'est une famille complexe, parfois rebelle, parfois conservatrice, parfois conciliante, parfois sévère - y compris à mon égard ! - mais c'est ma famille et je l'aime telle qu'elle est. Et telle que je la vois, devant moi, ce soir.

Sachez que votre force me donne de l’énergie.
Sachez que votre confiance m'engage.
Et sachez que vos espoirs nourrissent une formidable espérance qui peut tout changer.

Elle peut tout changer car l'espérance, c'est la part d'étincelle qui existe en chaque individu qui ne veut pas renoncer et qui veut continuer à y croire. Croire que l’avenir peut cesser d’être une menace pour redevenir une promesse. Malgré les obstacles, malgré les injustices, malgré les blessures.


L'espérance, c'est la part d'audace qui inspire ceux qui bâtissent des cathédrales, qui vont à la conquête des étoiles, qui repoussent les frontières de la connaissance, qui brisent les chaînes de la servitude ou de l'habitude. Car le goût de la liberté et du dépassement de soi, parfois jusqu’au don de soi, est le propre de l'homme et la condition de son accomplissement. Je récuse le nivellement par le bas car il étouffe la flamme des êtres libres qui veulent vivre debout. Pour moi, tous ceux qui veulent aller plus loin et plus haut doivent être valorisés, épaulés, encouragés, car ils se grandissent et avec eux, ils grandissent la France. Voilà pourquoi je crois à l’effort, au travail, à l'innovation et à l'action.

L'espérance, c'est la part d'amour qui inspire ceux, qui, malgré la barbarie, malgré l'humiliation, veulent encore regarder l'humanité avec foi. Je veux dire à Simone Veil, que je la considère comme un exemple de courage et de dignité. On ne reçoit pas à la légère le soutien d’une aussi grande dame, qui a vécu ce qu'elle a vécu, qui a fait ce qu'elle a fait. Je veux lui dire que son appui m'oblige plus que n'importe quel autre.
Simone Veil est un miracle. Elle est sortie vivante de la shoah. Elle a fait de sa vie politique un don. Elle incarne toutes les raisons d’espérer en un avenir meilleur et d’agir pour qu’il advienne.

"Puisse l'histoire des camps de concentration retentir pour tous comme un sinistre signal d'alarme", écrivit Primo Levi, qui, lui aussi, traversa l'enfer pour témoigner que l'âme des hommes pouvait sombrer dans la folie et la haine.

Alors que nous entamons un siècle nouveau, un siècle sans ressemblance dont nous cherchons les repères éthiques, n'oublions jamais que le combat entre le bien et le mal, entre la raison et la sauvagerie, ne finit jamais. C'est un combat politique. C’est mon combat, c’est votre combat, c’est notre combat. C'est aussi un combat intime car c'est en chacun de nous que se joue l'honneur ou la chute de la condition humaine.

L'espérance c'est enfin le souffle qui emporte les peuples qui savent que le grand livre de l'histoire n'est jamais clos. Il y a trois jours, je me suis recueilli sur la tombe du Général de Gaulle. Du gaullisme, je tire trois leçons essentielles : celle que l'histoire est écrite par ceux qui s'en saisissent et qui refusent de subir ; celle que la France est une cause sacrée qui domine toutes les autres ; celle qu’on ne sert jamais si bien la France qu’en comprenant les changements du monde pour mieux les mettre au service de notre pays et de sa grandeur.

A ceux qui disent que la politique ne sert plus à rien, à ceux qui sont en proie à la désillusion, à ceux qui pensent que tout a été dit et tout a été fait, j'oppose un démenti catégorique.

L'histoire est sous nos yeux, et elle n'est pas moins périlleuse, ni plus médiocre, ni moins passionnante que celle d'hier.

Aux jeunes ici présents, je veux dire que chaque époque est une épopée pour ceux qui la vivent ainsi.
Chaque génération a l'opportunité d'être audacieuse ou frileuse.
Chaque génération peut décider d’agir ou de subir.
Chaque génération a le pouvoir de se tenir debout ou à genoux.
Chacune d'entre-elles est comptable de ses choix et de ses actes.

J'invite notre génération à mesurer l'intensité des défis que nous lance le XXIème siècle.

Il y a le défi de la mondialisation qui bouscule durablement le monde tel que nous l'avons longtemps pensé et construit.

Pendant des siècles nous avons dominé la planète et ses richesses. Aujourd'hui, de nouvelles puissances, jeunes et assoiffées de progrès, sont en train de prendre leur revanche sur le passé. Nous vivons sur notre héritage alors qu'elles sont en train de bâtir le leur. Voilà le basculement historique qui commande de nous retrousser les manches sur le plan économique. Qui commande de nous réorganiser sur le plan social. Qui commande de nous concentrer sur les nouvelles technologies, sur la formation, sur la recherche car c'est par l'innovation et par la "matière grise" que nous résisterons à la pression des pays dont le coût du travail et les salaires sont 10 à 20 fois inférieurs aux nôtres.

Cette mondialisation qui est source de nouveaux progrès et de nouveaux espoirs mais aussi de nouvelles tensions et de nouvelles guerres, elle exige non d’être combattue mais d’être maîtrisée et régulée.

La France - car c'est son rôle ! – doit agir au sein de la communauté internationale. Pour réguler les forces du capitalisme et du marché. Pour amplifier les politiques de co-développement entre les pays riches et pauvres. Pour préserver les équilibres écologiques fondamentaux de la planète. Sous peine d'être débordée par la violence de peuples qui, un jour, n'auront plus rien à perdre.

La France devra se faire l'interprète d'un système international plus juste, plus équitable mais aussi plus courageux. Ceux qui pensent que l'on peut vivre dans un monde ouvert sur le plan des échanges, mais fermé sur le plan moral, ont doublement tort. Ils auront le déshonneur sans la prospérité.

Ce qui se passe au Darfour où des centaines de milliers de femmes et d'hommes vivent le martyr, ce qui se passe en Iran où la question nucléaire qui risque de bouleverser l’équilibre de la région et d’entraîner de nombreux pays dans un nouveau conflit, ce qui se passe au Moyen Orient avec le terrorisme, ce qui se passe en Irak où le chaos fait rage, ce qui ce qui s'est passé avec les attentats en Algérie ou au Maroc il y a quelques jours, tout ceci, a, ou aura à moyen terme, des conséquences sur chacun d'entre-nous.

La grande question qui traversera les 10 prochaines années est aussi claire que décisive : arriverons-nous à construire une coopération mondiale responsable et solidaire ou irons-nous vers le choc des civilisations ?

A l'évidence, cette question exige, par son ampleur, une stratégie européenne.

Le monde avance à toute allure, et l'Europe est en panne ! Voilà le terrible paradoxe que les historiens ne manqueront pas de noter si rien ne bouge.

L'Europe doit être animée par un dessein politique et non technocratique, guidée par des projets ambitieux et non par des procédures tatillonnes qui prétendent puiser en elles-mêmes leur propre légitimité.

Cette Europe, je propose de la relancer en lui redonnant un moteur institutionnel. Dans cette campagne, je suis le seul à proposer un plan concret et rapide pour sortir de la crise institutionnelle provoquée par le référendum du 29 mai 2005. Je veux réconcilier la France du "non" et celle du "oui" à travers une initiative politique ciblée, fondée sur les éléments du traité constitutionnel qui faisaient consensus. Aucun projet volontariste, aucune stratégie d’ensemble ne pourra voir le jour en Europe sans institutions efficaces.

Cette Europe, nous devons aussi lui donner des frontières. On ne peut faire émerger un intérêt général européen si l'Union ne sait même pas où elle commence et ou elle se finit. Dans cet esprit, je redis mon opposition à l'entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Non parce que je serai contre la Turquie. C’est un grand pays qui a une grande civilisation et une grande histoire. Mais tout simplement parce que je suis pour l’Europe politique. On ne peut pas vouloir une Europe politique plus forte et en même temps défendre l’adhésion de la Turquie, dont la géographie et la culture ne sont pas européennes.

Cette Europe, je veux l'amener à construire un partenariat stratégique avec le bassin méditerranéen car autour de cette mer, c'est l'avenir de la paix, de la prospérité et de la maîtrise des flux migratoires, qui est en jeu.

Cette Europe, je veux la voir déployer une ambition commune en matière d'énergie et de développement durable mais aussi dans le domaine de la défense et de l’espace. Et je ne veux pas la voir renoncer à ses ambitions dans les domaines agricoles et industriels. Il y va de notre autonomie stratégique et de notre sécurité dans ce siècle qui s’ouvre.

Cette Europe, je veux également qu'elle prenne la mesure du vieillissement de nos populations, qui est un défi considérable pour nos systèmes sociaux, pour les relations entre les générations, pour la place qui sera la nôtre dans le monde de demain.

Avec un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne, la France semble en situation relativement plus avantageuse face à ce choc démographique. C'est là un atout qu'il faut capitaliser. Je veux privilégier la famille. Je veux que les femmes n'aient pas à choisir entre leur vie professionnelle et leur vie familiale. Je veux que les "seniors" ne soient plus considérés comme des "vieux" que l'on doit écarter mais que comme des citoyens dont l'expérience et le dévouement doivent être valorisés. Je veux que la question de la grande dépendance – qui touchera, en 2030, 20 millions de personnes en Europe – soit considérée, en termes de santé et de solidarité, comme un enjeu absolument majeur. Je veux que nous redoublions d’efforts pour porter notre recherche en santé, quantitativement et qualitativement, aux meilleurs niveaux internationaux. Je veux que notre recherche et notre industrie pharmaceutique soient aux avant-postes de la lutte contre le cancer, contre le sida, contre les maladies du cerveau.

Cette Europe, je souhaite aussi qu'elle adopte une politique économique et monétaire plus dynamique pour l'emploi et la croissance. Une politique qui nous protège face à nos concurrents internationaux et non qui nous expose naïvement à toutes leurs ambitions.

Je suis un européen convaincu, mais je ne suis pas un européen qui accepte de rester les bras ballants devant le dumping fiscal, monétaire, social et environnemental. Je ne serai pas celui qui favorisera les emplois des autres et pas les nôtres, celui qui stimulera l'essor industriel de tous ceux qui ignorent les règles que nous nous assignons, celui qui renoncera à nos capacités industrielles. Je ne serai pas celui qui expliquera aux Français et aux Européens qu’il est bon pour nous et mauvais pour les autres de ne pas exiger la réciprocité, de consentir à d’autres ce que nous refusons pour nous-mêmes. Je ne serai pas celui qui considérera la préférence européenne comme un tabou, comme un gros mot. Parce que je ne serai pas celui qui expliquera aux Français qu’ils ont accepté de mettre en commun leur souveraineté non au sein d’un espace privilégié de solidarité politique et économique, mais au sein d’une sous-région de l’ONU ouverte à tous les vents. Je veux être le président qui fera de l’Europe une protection contre les délocalisations.

Voilà quelques-uns des grands défis qui seront sur la table du prochain Président de la République. Ils réclament de la hauteur de vue, de la méthode, de l’expérience et de l'autorité.

Etre Président, c'est anticiper l'avenir. C'est indiquer un chemin. C'est placer notre nation dans l'Histoire pour ne pas être balayer par l'Histoire. C'est rappeler que l’avenir se joue ici et maintenant, qu’il n’est pas écrit à l’avance et qu’il dépend avant tout de nous.

Mes chers amis,

Cette élection engagera la France sur les cinq prochaines années et elle aura des conséquences sur la décennie à venir.

A quatre jours du scrutin, le débat est finalement assez simple.

D'un côté, il y a la situation de la France. Nous la connaissons : c'est un chômage de masse qui, depuis vingt cinq ans, essouffle notre économie et brise les vies ; c'est une croissance médiocre qui condamne l'Etat et les ménages à s’appauvrir ; c'est enfin un pouvoir d'achat dépassé par le coût de la vie. Face à ce triple échec, c'est toute la nation qui doute et c'est toute la République qui s'effiloche.

De l'autre côté, il y a les principaux candidats et leurs projets : les socialistes, dont l’archaïsme est pimenté par l'improvisation journalière ; les centristes, qui proposent le remède "revigorant" du consensus mou, des majorités à géométrie variable, de l’instabilité gouvernementale et au final de l’immobilisme ; les extrémistes de tous bords qui soufflent sur les braises de la division et du sectarisme ; et puis nous, qui nous nous sommes beaucoup préparés, qui proposons des choix clairs, cohérents et précis, qui portons un projet ambitieux à même de réconcilier notre pays avec les défis de son temps.

Et au milieu de tout cela, il y a les Français à qui il revient faire un choix de société. C'est à eux de dire s'ils veulent la société du mérite ou celle de l'égalitarisme, la société des libertés ou celle de l'uniformité, la société de la responsabilité ou celle de l'assistanat, la société du respect ou celle de l'excuse. C’est à eux de dire s’ils veulent le gouvernement de personne dominé et ballotté par les pesanteurs administratives, ou un gouvernement qui sait où il veut aller et comment. C’est à eux de dire s’ils veulent qu’enfin depuis 25 ans il se passe quelque chose plutôt que rien.

Nous ne sommes pas condamnés à répéter pendant cinq ans ce qui a été fait pendant vingt cinq ans.

Le temps est venu de traiter les problèmes de notre pays à leurs racines. C'est pourquoi, je propose une rupture. Et face à cette rupture, il n'est pas étonnant d'être frontalement attaqués. Attaqués par ceux qui, par leur conservatisme et leur rigidité intellectuelle, ont peur du changement. Attaqués par tous les adeptes de la pensée unique et du politiquement correct qui étouffent le débat démocratique et étranglent depuis trop longtemps les perspectives d’avenir du pays.

La gauche me reproche d'être "libéral". Je l'accuse de ne pas s'être inspirée de Tony Blair au Royaume-Uni, de Gerhard Schroeder en Allemagne, de Jose-Luis Zapatero en Espagne ou de Nyrup Rasmussen au Danemark, pourtant tous socialistes.
La gauche me reproche d’avoir l’audace d'aller dans les usines et de parler aux ouvriers. Je l'accuse de ne pas y être souvent allée et de ne plus s’adresser à eux.
La gauche me reproche de défendre le travail. Je l'accuse de l'avoir rationné en pleine bataille économique mondiale.
La gauche me reproche de vouloir moderniser notre contrat social. Je l'accuse de ne rien proposer pour le sauver.
La gauche me reproche de parler d'autorité. Je l'accuse d'avoir si longtemps moqué la hiérarchie et le civisme.
La gauche me reproche d'aller au devant des classes populaires. Je l'accuse de ne plus les comprendre.

La gauche me reproche de vouloir convaincre les électeurs de l'extrême droite. Je l'accuse d'avoir ouvert toutes grandes les portes de l'Assemblée Nationale à ses élus afin de faire battre la droite républicaine.

Quant au candidat de l’UDF qui m’accable de tous les maux, je l'accuse tout simplement d'être partout, c'est à dire nulle part. Si j'ai bien compris, François Bayrou suggère de former une alliance avec la gauche pour m'affronter, et une alliance avec la droite s'il s'agit de battre Mme Royal. Cette cuisine électorale n'est pas claire et pas sincère. Je l’accuse d’opportunisme et de ne pas voir plus loin que le bout de son nez, c'est-à-dire plus loin que l’élection. Je l’accuse de trahir les valeurs, les idées, les électeurs et les élus de l’UDF et du centre.

Enfin, il y a le Front National dont le candidat a cru pouvoir me blesser en évoquant mes origines familiales… Cette critique est à la fois pathétique et révélatrice de ce qui nous distingue. J'assume mon héritage, non sans fierté d'être placé dans le lot des français "de second rang" au côté d'Alexandre Dumas, d'origine haïtienne, au côté de Gambetta, d'origine italienne, au côté du Général de Gaulle, dont une partie des ancêtres étaient irlandais et écossais.

De l'extrême gauche à l'extrême droite, du parti socialiste à quelques centristes, je fais office de cible. Je ne m'en offusque pas. C'est le lot de toutes campagnes électorales. Je ne m’abaisserai pas à aller sur ce terrain et je serai digne pour plusieurs s’il le faut. C’est à croire que si je n’existais pas, mes concurrents devraient m’inventer pour avoir quelque chose à dire aux Français. Mais vraiment le débat gagnerait à être à la hauteur des enjeux.

Ce front commun en tout cas est la preuve que nos valeurs, nos idées, nos propositions sont au cœur des débats.

Oui, je parle d’abord de valeurs, car les Français veulent savoir comment et pourquoi ils vivront ensemble demain.

Je leur dis qu’il y a d’abord la valeur du respect et donc de l’autorité.

Sans respect et sans autorité, pas de République, pas de liberté, pas d’égalité, pas de fraternité.

Ce qui s'est passé, il y a quatre semaines, à la Gare du Nord, révèle l'état d'incivisme et de violence qui habite certains individus. Comme d'habitude, la gauche a cru bon de mettre sur le même plan ceux qui s'opposaient aux forces de police et qui cassaient tout, et ceux qui ont pour devoir de faire respecter la loi. C'est cet amalgame insupportable qui alimente depuis des décennies le sentiment d'impunité d’un grand nombre de délinquants.

Face à cette culture de la violence et de la haine, j'invite tous les Français à se rassembler pour dire non à cette complaisance délétère qui ronge les fondements de notre démocratie.

Si je suis élu, j'irai au bout de ce que j'ai engagé car il n'y a pas de liberté sans règle, et il n'y a pas de règle sans autorité.

Je veux être le Président d’une justice qui condamnera plus durement les récidivistes que les primo-délinquants.

Je n'accepte pas que des personnes condamnées à 20 ans de réclusion criminelle, comme Pierre Bodein en 1996, n’effectuent pas la moitié de leur peine. Si Pierre Bodein avait fait ses 20 ans de prison, la petite Jeanne-Marie, la petite Julie et la petite Hedwige seraient encore en vie.

On invoque bien le principe de précaution pour l’environnement ou la santé. Je propose que les juges, avant de décider de remettre un criminel dangereux en liberté, appliquent ce même principe. Au nom de quoi notre justice ne reconnaîtrait-elle pas le principe de précaution pénale ? Au nom de quoi faudrait-il s’interdire d’ouvrir ce débat, alors que des vies sont en jeu ?

Je pense que même lorsque des criminels dangereux ont purgé leur peine, la loi doit pouvoir offrir aux juges la possibilité de les placer dans des centres spécialisés fermés pour qu’ils soient soignés. La plupart des autres grandes démocraties font cela. Pourquoi faudrait-il que la vie des Français soit moins bien protégée que celles des autres ?

Je veux être le Président qui donnera aux Français le droit réel à la sécurité, qui est le premier de tous les droits de l’homme. Pour cela, je veux, pour les multirécidivistes, pour les délinquants les plus violents, même lorsqu’ils sont mineurs et qu’ils ont plus de 16 ans, des peines planchers. Je veux que les mineurs de 16 à 18 ans puissent être jugés comme des majeurs s’ils ont commis plusieurs délits.

Ferme mais juste, voilà ma philosophie et voilà l’engagement que je prends devant vous !

Etre juste, c’est savoir tendre généreusement la main et aider ceux qui font tout pour s’en sortir.

Etre juste, c'est dire à ce jeune issu de l’immigration, qui subit les quolibets dans son quartier parce qu’il travaille à l’école, parce qu’il veut faire des études, que jamais notre pays ne doit plus répondre à son courage par la lâcheté des discriminations.

Etre juste c'est comprendre qu'il n'y aura pas de solution durable aux difficultés de nos quartiers sans création d’emplois et sans croissance. Acheter le calme des quartiers avec des subventions, ce n'est pas être à la hauteur de l'enjeu.

Je veux un nouveau plan Marshall pour les banlieues. Un plan qui s’adresse à tous ceux qui veulent créer de la richesse et des emplois, à tous ceux qui veulent bénéficier d’une formation pour trouver du travail. Ce plan ne doit pas seulement concerner les immeubles et les murs, mais aussi et surtout les hommes et les femmes de bonne volonté.

Je dis ensuite à mes compatriotes qu’il y a la valeur du travail et du mérite.

Je défends cette valeur, parce que le travail émancipe, libère, élève, enrichit les classes populaires et les classes moyennes.

Je la défends, parce que je ne me résous pas à l’idée de voir la France perdre ses industries, perdre ses emplois, perdre ses talents.

Je la défends parce qu'en 1997, la France était plus riche que la moyenne des Quinze pays de l’Union européenne et qu'aujourd’hui elle est plus pauvre.

Je la défends parce que c'est par le travail que notre pays résorbera ses déficits, paiera ses retraites, augmentera son pouvoir d’achat, viendra à bout de l’exclusion et de la précarité.

J’appelle la gauche à tirer les leçons de ses erreurs qui ont déjà été chèrement payées par les Français. Ceux qui ont connu la croissance en 1997 l’ont dilapidée. Que les mêmes, après cinq années d’opposition, n’aient pour seul projet que de généraliser les 35 heures à toutes les entreprises et à tous les salariés est proprement consternant. Ils veulent refaire ce qui a échoué.

J'appelle la gauche à ne plus voir le travail comme un facteur d’aliénation mais au contraire comme une source de fierté, d’épanouissement et d’autonomie. Travailler c’est aller vers l’autre, c’est agir pour autrui et pour la société. Travailler ce n’est pas seulement gagner de l’argent pour soi et sa famille. C’est aussi payer, par ses cotisations, les retraites des anciens et la santé pour tous. C’est payer par ses impôts l’éducation des jeunes, la sécurité de nos rues et la défense du pays.

Dans une société solidaire comme la France, travailler c’est participer à la solidarité. Réduire le temps de travail, c’est réduire la solidarité !

Je propose que la croissance et l’augmentation du pouvoir d’achat soient la priorité de la politique économique.

Je propose de supprimer les charges et les impôts sur les heures supplémentaires pour que ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage soient encouragés à le faire.

Je propose que lorsque l’on a travaillé toute une vie, on puisse transmettre à ses enfants en franchise d’impôts sur les successions le fruit d’une vie de labeur. Je crois au travail et je crois à la famille. C'est pourquoi je n'accepte pas que le patrimoine soit une énième fois taxé et amputé au moment où il passe à la génération suivante, ou au moment où il est transmis au conjoint survivant.

L’égalité des chances, c’est permettre à ceux qui n’ont pas de patrimoine d’en constituer un et de le léguer à leurs proches. Ce n’est pas détruire le patrimoine de ceux qui en ont déjà un. Cela, c’est l’égalitarisme et le nivellement par le bas. Ce ne sont pas les valeurs que je défends et ce n’est donc pas mon projet politique !

Je propose d'en finir avec les politiques d’assistanat généralisé, car l’assistanat, c’est le contraire de la fraternité. Je ne veux pas que mes compatriotes s'enferment dans la résignation et la dépendance. Je veux que celui qui ne travaille plus, qui ne se lève plus, se dise : "allez, je m'y remets parce que j'en ai le devoir et parce j'en ai envie". Je veux qu'il puisse se dire : "dans cette nouvelle société qui croit au travail, je veux aussi y croire!. Je trouverai ma place ! »

Si je suis élu, je ferai en sorte qu’aucun revenu d’assistance ne soit versé sans que soit effectuée en contrepartie une activité d’intérêt général, fût-elle minime. Parce que c’est la seule manière pour que celui qui est en grande difficulté de garder l’estime de lui-même. Parce que celui qui a mis un genou à terre doit être épaulé comme un citoyen responsable et non comme un anonyme dont on subventionne la relégation.

La gauche n’a toujours rien compris. Elle persiste et elle signe. Le conseil régional socialiste d’Ile-de-France vient ainsi d’offrir la gratuité des transports en commun aux Rmistes. Cette bonne conscience ne veut pas voir qu’on enferme de la sorte encore un peu plus nos concitoyens dans l’assistance. Pensez donc, s’ils retrouvent un travail, ils perdront le bénéfice de la gratuité. C’est sans doute ce que les socialistes appellent encourager le travail. Si je ne travaille pas, c’est gratuit. Si je travaille, je paye. Bravo !

Si je suis élu, je ferai en sorte qu’aucun revenu d’assistance ne soit supérieur au revenu du travail.

Si je suis élu, j’investirai dans la création d’emplois les 5 milliards d’euros que la France consacre chaque année à écarter les seniors du marché du travail.

Si je suis élu, je bâtirai un service de l’emploi digne de ce nom, regroupant ANPE et UNEDIC, capable de proposer rapidement à tout chômeur un emploi correspondant à ses compétences, ou la formation qui lui permettra d’en trouver un.

Si je suis élu, je rappellerai que la technicité de notre économie, ne doit pas conduire à mettre au chômage une caissière de supermarché pour la remplacer par une machine. Je ne serai pas le Président d’un pays sans usines fait d’entreprises sans salariés. L'économie de services, a fortiori celle des services peu ou pas délocalisables, doit être un vivier pour l'emploi. C’est d’abord et avant tout un choix de société. Il y a des activités où le contact humain est nécessaire. Il y a des activités qui exigent un savoir-faire, une attention, un sourire. Il y a des activités où les robots ne constituent pas un progrès mais bien une régression. C’est ensuite l’une des conditions du plein-emploi. Je rappelle que si nous avions le même taux d’emploi qu’aux Etats-Unis ou qu’au Royaume-Uni dans les services comme l’hôtellerie, la restauration et le commerce, nous aurions 3 millions d’emplois supplémentaires. Alors je veux dire aux entreprises concernées que c’est peut être leur choix de diminuer leurs emplois, mais ce sera aussi le choix des pouvoirs publics de ne pas les y encourager en pratiquant une fiscalité modulée en conséquence.

Si je suis élu, je mettrai en place un nouveau contrat entre l’entreprise et les salariés : le contrat de travail unique à durée indéterminée. L’entreprise doit retrouver de la flexibilité et de la sécurité juridique : aujourd’hui l’embauche d’un salarié est un risque, elle doit devenir une opportunité.

Le salarié doit, pour sa part, être sécurisé : en cas de licenciement, il doit pouvoir préserver l'essentiel de ses revenus pendant sa recherche d’emploi mais il doit, en revanche, accepter de se former et de saisir les offres d'emploi correspondantes à ses qualifications. Au bout de deux offres d'emplois refusées, les indemnités seront réduites.

Le plein emploi est possible. Je m'engage sur cet objectif. D’autres que nous y sont parvenus. Le Danemark est parvenu au plein emploi en cinq ans, son taux de chômage passant de 9,6% à 4%. La Suède a atteint le plein emploi en quatre ans, passant de 9,9% de chômeurs à 4,9%. Le Royaume Uni l'a fait en six ans, passant de 8,5% à 5%. L'Irlande également et l'Espagne est aujourd’hui en passe de les rejoindre. Il n'y a aucune raison que la France n'y parvienne pas à son tour.

Mais pour y parvenir, il ne faut pas seulement encourager le travail, réformer le marché du travail, mettre le paquet sur la formation, il faut aussi introduire de la morale dans les comportements individuels et publics.

On ne respecte pas la France qui travaille si l’on tolère la fraude.
La fraude ce n’est pas seulement une question de montant, c’est aussi une question de principe. Car ce que l’on ne paie pas, ce sont les autres qui le paient.

Quand quelqu’un fraude la sécurité sociale, ce sont les autres assurés sociaux qui paient pour lui.

Quand quelqu’un fraude le fisc, ce sont les autres contribuables qui paient l’impôt à sa place.

La fraude c’est toujours un impôt que les fraudeurs perçoivent sur les honnêtes gens et sur les travailleurs.

Je veux combattre la fraude.

Mais il n’y a pas que la fraude qui soit immorale. Il y a aussi le gaspillage de l’argent public.

L’argent public, c’est l’argent des Français.

Cet argent, il faut le respecter. Et le respecter, c'est avoir le courage de remettre en cause les dépenses inutiles. Le courage de revenir sur les dépenses du passé pour pouvoir financer les dépenses d’avenir.



Le courage d’investir pour les générations futures au lieu de leur laisser la facture de ce que nous consommons.
Le courage de mettre un terme au déficit permanent des dépenses de fonctionnement.
Le courage de passer vraiment de la logique des moyens à celle des résultats.
Le courage de mettre sur pied un service minimum, notamment dans les transports publics, car le droit de grève n'est pas le droit d'ignorer ses devoirs vis à vis des usagers.

Le courage également de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce n’est pas une question d’idéologie. C’est du simple bon sens quand on sait que les dépenses de personnel représentent 45% du budget de l’Etat. Quand on sait que la réalisation de cet objectif ramènera les effectifs de la fonction publique à leur niveau de 1992. Quand on sait que ce sont plus d’un million d’emplois publics qui auront été créés depuis 25 ans, y compris au sein de l’Etat, sur des compétences pourtant transférées aux collectivités locales.

C’est de surcroît le seul moyen de revaloriser le travail des fonctionnaires à qui je veux aussi permettre de travailler plus pour gagner davantage. Je leur rendrai une part des gains de productivité dégagés par la réduction des effectifs. Je m’y engage.

Revaloriser le travail et l’effort, c'est aussi moraliser le capitalisme financier.

Je veux faire prévaloir la logique de la production sur celle de la rente et de la spéculation. Que les choses soient claires. Je me bats pour la liberté et le capitalisme. Mais je n’accepte pas que ceux qui ont conduit leur entreprise dans le mur partent avec un golden parachute et des indemnités scandaleuses.

Quand on travaille dur et que l’on prend des risques, quand on investit son patrimoine personnel dans son entreprise et qu’on réussit à le faire fructifier, il est normal que l’on soit récompensé. Mais quand on a un golden parachute, quand on ne met pas en jeu son patrimoine, il n’y a pas de risque, il n’y a donc pas de raison d’avoir une rémunération extravagante.

Je crois en la responsabilité, je crois au mérite. Mais la martingale à tous les coups, que l’on gagne ou que l’on perde, que l’on réussisse ou que l’on échoue, cela ne fait pas partie de mes valeurs, ce n'est pas mon projet de société !

De même que je n’accepte pas que dans une entreprise l’on puisse réserver des plans de stock-options pour quelques-uns, et ignorer l’immense majorité des salariés qui tous concourent à la production de richesses de l’entreprise.

Je n’hésiterai pas à réguler par la loi ces pratiques et ces comportements qui ne font pas honneur au capitalisme et qui ne rendent pas justice au travail des salariés et à tous ces petits entrepreneurs qui se battent jour et nuit pour faire vivre leur affaire.

Enfin, mes chers amis, il y a la valeur de la nation.

Français au sang mêlé, je suis à l'aise pour dire que la France doit être aimée et respectée.

Notre nation n'a jamais cessé d'être ouverte, fédératrice, universaliste. Mais c'est une nation singulière, fondée sur une histoire commune, une culture partagée, des valeurs humanistes et républicaines.

C'est cette longue trajectoire avec nous-mêmes qu'il faut prolonger car on ne construit rien de grand sur des sables mouvants.

La France n'est pas une mosaïque de communautés vivant sous leurs propres lois.
La France ne peut être ouverte à tous les vents.
La France doit avoir une politique d'immigration sérieuse et une politique d'intégration solide.

La générosité, ce n'est pas d’ouvrir les frontières à tout le monde sans se soucier de la façon dont les étrangers vont subsister et s'intégrer. La fraternité, ce n'est pas de régulariser massivement les clandestins pour soulager sa conscience. Non, la responsabilité c'est de construire une politique d'immigration choisie ! Choisie en fonction de nos critères, de nos possibilités et de nos intérêts nationaux. Une immigration qui a vocation à parler notre langue, à respecter nos coutumes, à partager nos idéaux.

Dois-je préciser que ce que j'exige des étrangers, je le demande aussi Français. Le patriotisme, le civisme, la République, doivent être portés par chacun de nous car c'est l'addition de nos vertus individuelles qui fait la force de nos principes collectifs.

Mes amis,

Je ne me suis pas engagé dans une entreprise si exigeante pour vous illusionner, mais pour donner du sens à vos ambitions.
Je ne suis pas là pour vous faire rêver sans conditions, mais pour rendre vos rêves accessibles.
Je ne suis pas là pour accéder aux honneurs de la fonction présidentielle, car ils m'indifférent. Non, je suis là pour agir, résoudre des problèmes, ouvrir des perspectives.

Dans quatre jours, la vérité électorale va parler. Et cette vérité est en chaque Français et en chaque Française.

Je leur propose un chemin.

C'est un chemin où le talent et à la générosité s'exprimeront avec plus de force.


C'est un chemin qui conduira la France à tenir son rang dans le monde.
C'est un chemin qui n'est pas facile car les temps sont difficiles.
C'est un chemin qui est fait d'efforts mais aussi de récompenses : le plein emploi, la création de richesse, la pérennité d’un système social dont nous voulons sauvegarder les idéaux.
C'est un chemin qui nous rassemblera et qui nous grandira.
C'est un chemin sur lequel, je le sais, je chemine avec vous.
Oui, avec vous je suis décidé à entraîner et à servir la France.
Je crois qu'ensemble tout est possible.

Vive la France et vive la République !

18/04/07 - 23:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JJW

Alexandra Malfi et moi

J.-P. ne cesse de glousser près de moi tout au long de la représentation de "J’ai acheté une pelle chez Ikéa pour creuser ma tombe", de Rodrigo Garcia, mis en scène par Nathalie Barolle et Alexandra Malfi au théâtre du Grand-Rond. Les comédiens ingurgitent hamburger sur hamburger et éructent après quelques gorgées de Coca Cola, je trouve le spectacle fidèle au travail de Rodrigo Garcia sur ses propres textes. Alexandra Malfi m'indique qu'aucune didascalie ne figure dans la retranscription de la pièce, je lui décris quelques scènes de "Jardineria humana"de et par le même auteur vu trois ans plus tôt au TNT. Je termine la soirée devant le premier épisode de "Angels in America", la série télé tirée de la pièce de Tony Kushner.
Le lendemain, je constate que la soirée d'ouverture du festival Extrême cinéma ne fait pas salle comble à la Cinémathèque, comme aux premiers temps. La fausse interview d'Elvira en duplex me divertit, "Torticola contre Frankensberg" satisfait ma curiosité grâce à une poignée de gags cultes, le "Frankenstein" de James Whale ne parvient pas à me captiver jusqu'au bout à l'épreuve du grand écran. Mon très sexy voisin de gauche ne cesse de se remuer pendant la projection, je déroule des scénarii érotiques où je me mets en scène avec lui. M. et Cr. sont inséparables, je me goinfre de spécialités au chocolat après les performances déjantées du groupe Mucho Bizarre dans le hall. Je tombe sur Cl. affublée de Ca. que je n'avais pas vue depuis plus de six ans.



Photo: "Frankenstein" de James Whale

18/04/07 - 23:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GUILLL

Meeting de François Bayrou à Bercy


Je rentre à l'instant du meeting et voici en quelques mots ce que j'en pense.

La mise en scène est sobre. Beaucoup de citations littéraires, et la lecture de La rose et le réséda m'a beaucoup ému.

Le candidat est clairement de droite. D'une droite que l'on peut cependant fréquenter, selon les termes du candidat et je crois que c'est vrai. Ce n'est pas une droite totalitaire car elle admet la présence d'individus qui sont de sensibilités différentes. Bon point, donc.

Sur les questions économiques l'approche est celle d'une droite traditionnelle : promotion de la petite entreprise, sans remise en cause du rôle de certaines entreprises nationales. L'Etat ne peut pas tout. Des réformes seront nécessaires pour faire évoluer le régime des retraites et diminuer la dette publique. Globalement, je suis d'accord avec cette vision.

Peu de questions sociétales abordées, sinon la volonté de faire cohabiter en paix l'ensemble de la nation. Par ailleurs, l'éducation est vue comme prioritaire. C'est classique, mais il n'y a rien à redire.

Volonté affichée de relancer la construction européenne avec la proposition de rédiger un nouveau texte de constitution limité à la formalisation du rôle des institutions et du contrôle de ces institutions. Je n'y trouve rien à redire.

Même si par beaucoup d'aspects j'ai une sensibilité de gauche, je n'ai pas vu d'éléments qui m'empêcheraient de voter pour Bayrou au premier tour. Sa vision des choses me paraît plus réaliste et moins partisane que celles des deux autres principaux candidats.

L'homme me plaît. Il sait qu'il existe dans ce pays des gens de pensées diverses mais qui peuvent se comprendre, s'ils montrent de la bonne volonté et s'ils raisonnent sur les faits et non en fonction de doctrines.

18/04/07 - 23:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAI-LURON

les petits pois cultivés...

18/04/07 - 23:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LORACLE

Enfin la voila

Enfin


18/04/07 - 23:32 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LORACLE

Nicolas Président

18/04/07 - 23:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LEMORT

c'est à cause de mon ex copine(complètement vulve) que je me suis habillé en fille pour la première fois

18/04/07 - 23:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PYRAM

Vie Télévisuelle - A la recherche de la Nouvelle Star



Mon classement personnel :
1. Tigane (je l'adore maintenant)
2. Julien (il devient grotesque mais je l'adore, il est fun)
3. Gaetane (c'était vraiment beau, cette fois)
4. Ilyes (très belle reprise de Lara Fabian)

Hélas, Ilyes est parti ! Alors que je commencçais seulement à l'apprécier !

Le duo de Peter Gabriel et Kate Bush repris par Julien et Gaetane était excellent, meilleure que l'original.

18/04/07 - 23:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE THE-GRADUATE

Let's Make Love And Listen Death From Above



Ai donc vu le concert de CSS (Cansei de ser sexy) ce soir, en compagnie de phEel.
Concert court (1H15, les meilleurs), on voit pas le temps passer tant ces cinq filles et ce gars balancent leurs titres avec joie et énergie. L'album des CSS était rock, mais là sur scène, ça bouge encore plus.

Pheel m'avait dit "ta veste c'est pas l'idéal pour pogoter". D't'façon on n'a pas pogoté. Mais on a bien tapé dans les mains, chanté et dansé. Que des tubes ! "Paris Hilton", "Alala", "I want to be your J Lo", "Off the hook", "Let's make love...". Et une reprise évidente de L7 "Pretend that we're dead". De la pop-rock bien speed tout en restant très mélodieuse, Blondie réincarnée mais sans les errements reggae.
Super !

Un grand moment de solitude pour la chanteuse sur la chanson "Alcohol". Parfois, il ne faut pas interroger son public.
- What's your name ?
- Géraldine !!
- And what's your favorite alcohol ?
- Euh... Malibu !

CSS "Fuck Off Is Not The Only Thing You Have To Show"

18/04/07 - 23:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DARLINGSTAR

Le monde a besoin de Ségoléne Royal, J-4



N'ayez pas peur du monde, n'ayez pas peur de la difference. Votez Segolene Royal dés le premier tour.

18/04/07 - 23:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHARONNE

Beckett

18/04/07 - 23:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTEMISO

jadis



Jadis nous étions deux...

Je nous pensais plus fort que tout...
Il n'y a pas si longtemps et pourtant ça semble si loin...


Maintenant quand je regarde une photo du temps passé il y a un gout décalé et étrange
un gout de temps qui passe... Un gout d'irréel...

C'était un "nous" qui semble maintenant si désuét



Et déjà la vie est autrement...


"On ne ressemble plus à nos souvenirs" Hélas
"On ne ressemble plus à nos souvenirs" Heureuseument"

18/04/07 - 22:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FIRST-TIME

Nouvel Idol

Quelle cata ce prime ! Seul mon préféré TIGANE ne m'a pas déçu...
Je n'attends même pas le passage de Canelle qui n'aurait jamais dû arriver là...ah bah c'est elle...
Quant à Julien...il lasse... et je le crois lorsqu'il dit qu'il est un imposteur...
Enfin l'invité exceptionnel, Christophe tenant du titre 2006, ne cessant de dire qu'il est malade...j'ai peur de sa prestation à venir...déjà que son album...
PFFF... et le jury "guimauve" ce soir... 4 bleus pour la Canelle...
Bon j'ai peut-être de la merde dans les oreilles aujourd'hui...!

18/04/07 - 22:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MISTERBLUE

L'important c'est Mémé.


Vous savez quoi ?
Certains soir, dans un probable accès de masochisme, quelque chose vous pousse à avoir envie de cinéma d' Oteur, attention pas de la rigolade, non, du ciné qui parle de la vie, de sa face sombre. Du vrai cinéma noir, désespéré et déprimant...Alors vous reviennent à l'esprit certains classiques qui vous avaient transpercé profondément à l'époque. Vous les aviez aimé passionnément, quitte à avoir laissé quelques plumes à leur premiere vision. Et vous avez envie d'en savoir plus, ou même de les revoir, si vous êtes du genre "MASO 2.0"

Alors vous cherchez (de l'info) sur internet.



Eh bien, par exemple...quand on recherche (des infos sur ) "L'important c'est d'aimer ", d'andrej Zulawski, avec Romy Schneider, Jacques Dutronc et Klaus Kinski., on tombe sur...



-"L'important c'est d'aimer " , de Pascal Obispo. Star Academy 6, par Cyril ,Dominique, et tous les anciens. (Les anciens ???Mort de rire!)


-"L'important c'est d'aimer" de Pascal Obispo, Nouvelle Star 2005. par Pierrick (Joli prénom, mais sinon, c'est qui ???)


-"L'important c'est d'aimer" de Pascal Obispo , par Alizée et Natasha StPier. (No fucking comment)


-"L'important c'est d'aimer" de Pascal Obispo , KARAOKE (donc l'interprête, c'est VOUS)


-"L'important c'est d'aimer" de Pascal Obispo, par ...Pascal Obispo .



Et accessoirement, en dernier : "Lo importante es amar " con Jacques Dutronc y Romy Schneider (Francia, 1975).


A vous dégoûter de vouloir vous faire du mal, non ???












Bon, je crois que je vais plutôt chercher (des infos sur) "Des serpents dans l'avion " con Samuel Jackson. Ca m'étonnerait qu'Obispo ait écrit une chanson qui s'appelle comme ça.

18/04/07 - 22:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FML

Un avant-goût de Printemps

18/04/07 - 22:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHOCACAO

Demain : Zapatero à Toulouse (dernier grand meeting)




Et quant à moi, je file sur Bordeaux.

IMPORTANT : une pensée pour les webmestres en faisant la pause "politique" traditionnelle du samedi 0h00 jusqu'à dimanche 20h00, car en théorie, ils peuvent risquer des poursuites judiciaires. Soyons sympas avec eux. Voili voilou.

Droite, centre, gauche, on reste des GAïens. Vive la liberté et mes respects à chacun !

18/04/07 - 22:34 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PARISIANGHOST

nightlife

18/04/07 - 22:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LAPOUPEE

no sex today

18/04/07 - 22:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEANLUCG31

BEFORE & AFTER

Mike Lowery

18/04/07 - 22:18 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTEMISO

Kim Wilde "You came french version"




http://www.sendspace.com/file/j133w4

18/04/07 - 22:05 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEANLUCG31

IN FLUX

18/04/07 - 22:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE APAX

PARLER DE SOI AUTREMENT (ETUDE POUR AUTOPORTRAIT - TRIPTYQUE)

1




Chardin, La raie (114.5 x 146, Paris, musée du Louvre)



La raie pendue contre la muraille, - éventrée, viscères rose rougeoyant exhibés, - nacre de la peau, - et ces yeux, cette bouche, avec comme un monstrueux sourire sur les lèvres épaisses… Cruauté du chat tout hérissé, la queue dressée, - ou peut-être horrifié par les huîtres…
A gauche, le vif : le chat, les huîtres, les carpes, et trois poireaux ; à droite, les choses : sur la nappe blanche négligemment repliée, une cruche en terre vernissée, une casserole de cuivre au fond étamé, un flacon bouché, et derrière, obliquement appuyée sur le bord d’un chaudron en cuivre jaune renversé, une écumoire. Sortant d’un repli de la nappe, vers l’avant, comme pour signer le savoir-faire à représenter la profondeur, un couteau posé en biais, dont le manche dépasse le bord de la table.



2




Chardin, La brioche (47 x 56, Paris, musée du Louvre)



M’évoque par sa composition, - et par contraste - cette vanité si nue de Philippe de Champaigne : au centre, où trônait frontalement la tête de mort, la brioche, massive, mordorée, moelleuse et blonde là où la pâte souplement boursouflée forme comme un tertre dont le versant abrupt serait ensoleillé. Sur le sommet, on a planté une branchette d’oranger que parent, de leur blanc arrondi, quelques fleurs en boutons parmi les feuilles ; à gauche, à la place de la superbe tulipe intensément colorée, la délicate petite porcelaine de Sèvres, ornée de motifs qu’entoure une arabesque d’or. Le couvercle est coiffé d’une rose en fine et précieuse matière ; à droite, où se dressait le sablier, un flacon à haut col (contenant un vin cuit) clos par un cabochon doré ; et par devant, offerts à l’œil gourmand, à gauche deux pêches, à droite, trois minces biscuits et trois cerises. La « vanité » devient paisible jouissance des sens. Le « memento mori » est oublié un instant.




Philippe de Champaigne, Vanité (28.4 x 37.4, Le Mans, musée de Tessé)



3




Chardin, Trois pommes d’api, deux châtaignes, une écuelle et un gobelet d’argent (33 x 41, Paris, musée du Louvre)



L’intimité de ce petit tableau : sobriété, bonheur de la disposition : chaque chose, si nécessairement à sa place. L’argent coloré du gobelet, où se reflètent, déformées, les trois pommes jaune et rouge, luisantes ; le simple évasement de l’écuelle en faïence, où s’appuie la cuiller ; le cuir brillant des deux châtaignes.

18/04/07 - 22:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHOCACAO

Mais qui est l'agent "orange" ?




Ce matin, revenu de la tournée politique aux Antilles, Monsieur D.Strauss-Kahn affirme : "Quand on est de gauche, on vote à gauche." point. :°)

Il commente la campagne trompeuse de François Bayrou, rappelle qu'il ne sera pas son 1er Ministre, et il juge les propos "scandaleux" de Nicolas Sarkozy sur l'histoire de l'Allemagne. Merci. :°)

18/04/07 - 21:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHOCACAO

Dialogue




Elle : alors, combien encore ?

Lui : 25, c'est pas cuit.

18/04/07 - 21:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ELIJAHWOOD75

J-4 Votez Ségolène Royal

Le Pacte Présidentiel : Les propositions de l'excellence environnementale



60 Préparer l’après pétrole" : > Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire.
> Créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.

61 Lutter contre le changement climatique" : > Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
> Développer les transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.
> Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d’atteintes à l’environnement.
> Instaurer la vérité des coûts du transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail, comme dans d’autres pays européens.

62 Développer la valeur ajoutée environnementale" : > - Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption de la norme "Très Haute Performance Energétique" dès 2012.
> Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers zéro.

63 Mobiliser toute la société au service de l’excellence environnementale" : > Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable. La compétence du vice-Premier ministre sera élargie à la responsabilité de l’aménagement du territoire.
> Transformer le Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental (CESE).

64 Promouvoir la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME)" :

65 Promouvoir une agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement" : > Favoriser la valeur ajoutée de nos produits agricoles afin d’améliorer les revenus et de favoriser l’installation des jeunes,
> Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides,
> Transférer aux Régions la gestion des aides directes à l’agriculture,
> Encourager les contributions des agriculteurs à la fourniture d’énergie (biomasse, agro-carburants, biogaz, fermes éoliennes).

66 Arrêter les cultures OGM en plein champ" : dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en œuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.

67 Prévenir l’impact des pollutions sur la santé" : > Encourager, par des incitations fiscales, les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH.
> Mettre en œuvre un programme national de réduction de l’utilisation des pesticides.
> Atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012.

68 Promouvoir l’idée d’une « PAC mondiale »" : pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

18/04/07 - 21:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Darius sur le fonctionnement masculin

(...)
Darius70 : Je vous parle de coeur vous me parlez d organes sexuels, Huguette voyons !

Huguette : J'ai encore toute ma raison ! Je sais bien que chez les hommes c'est intimement lié !
Et en même temps, certains prétendent qu'ils sont indiscutablement distincts !

Darius70 : La chair est faible il est vrai parfois

Huguette : C'est ce que l'on dit lorsqu'un sexe est tendu !
J'ai toujours trouvé ça bizarre !!!
La faiblesse me semble plutôt synonyme de force dans ces moments là !

Darius70 : Huguette je vous sens d'humeur frivole ce soir ...



18/04/07 - 21:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Darius à propos de demandes en mariage à Huguette

(...)

Darius70 : Non du tout je préfère le jean ;)

Huguette : Vous avez raison !
C'est moins pratique à enlever mais au moins c'est plus sexy !

Darius70 : Ouais c trashi bigoudis

Huguette : En revanche arracher les boutons d'un jean avec les dents est hyper dangereux pour les dents !

Darius70 : lol oui misereeeeeeeeeeeeeeee, il faut se contenter d'arracher le tee shirt

Huguette : AVEC LES DENTS !!!
Vous avez d'extraordinaires talents.
Serait ce vous le modèle de l'incroyable fiançé ?

Darius70 : Je n'ai pas la prétention d'être incroyable, je me contenterais d'être fiancé ;)

Huguette : Serais ce une proposition ?
Quelle charmante façon de me le demander !
J'accepte bien sur !

Darius70 : Huguette vous êtes charmante mais ...le coeur à ses raisons...

Huguette : Que vos organes sexuelles ne connaissent pas ???

Jeune homme vous me choquez !!!

18/04/07 - 21:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ELIJAHWOOD75

Egalité du temps de parole oblige...

Qui suis je ?



"1. Je suis noble, issu d'une famille de barons hongrois qui a collaboré aevc le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être jugé pour collaboration après la Libération.

2. Dans ma jeunesse, je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

3. Contrairement à ce que j'essaye de faire croire, je ne suis pas le candidat de la "rupture" ou de la "nouveauté" en politique. Je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été pluseiurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.

4. A l'époque de la catastrophe de Tchernobyl, j'étais délégué interministériel au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France.

5. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur.

6. Ministre de l'Economie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques.

7. J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.

8. Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais censé la faire diminuer.

9. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

10. J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents. J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale.

11. D'ailleurs, mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite.

12. J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen "la France tu l'aimes ou tu la quittes" et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou l'insécurité.

13. Je me vente d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi.

14. Je suis un fervent partisan des Etats-Unis, de George Bush et les néo-conservateurs américains m'apprécient beaucoup.

15. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami George Bush.

16. Je me suis fait photographier lui serrant la main et, pour paraître plus grand, j'ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).

17. Lors de l'affaire Clearstream, j'étais au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime.

18. J'ai même déclaré que je souhaitais voir "pendus à un crochet de boucher" ceux qui ont mis mon nom sur les listings.

19. Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

20. Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable, j'ai utilisé pourmoi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour l'y emmener."

21. Je ne peux affirmer l'intégralité des informations écrites ci-dessus, les ayant trouvées sur un tract dans la rue, mais certaines sont connues de toutes pour être vraies. En tout cas, voici vingt bonnes raisons de ne pas voter Sarkozy (s'il n'y en avait que vingt...)

18/04/07 - 21:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KEVMONROE

Envie de partir loin..




C'est chiant ce sentiment de perdre tout contrôle de sa vie, de ne rien maitriser et de subir..
Et la seule chose que je controle à moitié, c'est cette foutue exposition le mois prochain, et j'ai envie de l'envoyer valser.. Je m'en tape en fait.
Et il n'y a aucun mot qui arrive à soulager.. Mon p'tit coeur est flétri, usé, vide..
Heureusement ma famille arrive ce we.

18/04/07 - 21:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIP76

Pile et face

Rezog soft :
Cherche grand amour, plan cul s'abstenir
Rezog hot :
Baize now

18/04/07 - 21:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Darius sur les pertes de mémoires d'Huguette

(...)

Huguette : Je pense que l'hiver m'a profité !

Darius70 : Le printemps arrivant vous allez retrouver votre ligne fluide ;)

Huguette : Oui j'espère être belle en maillot cet été !
Cette année, c'est décidé je quitte le "une pièce" pour le bikini !!!

Darius70 : Vous allez faire fureur telle Pamela sortant des eaux

Huguette : J'aurais préferé Esther Williams !!!

Darius70 : Songez que vos fans et lecteurs sont jeunes et qu il ne connaissent pas Esther mais plutot Serena ;)

Huguette : La seule Sérena que j'ai connu était la soeur jumelle de samentha Stevens !
Rien à voir avec cette joueuse de tennis ! (...)

Darius70 : Pas sa soeur ! Sa cousine ;) (...)

Huguette : Mon dieu, vous avez raison. Ma mémoire s'envole !
Il est temps que j'appelle le docteur Bombay !



18/04/07 - 21:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MAKOTO

C'est le printemps

Mes rouleaux de printemps ont fait plutôt bonne impression à un ami dont la mère tenait un resto chinois-vietnamien.



Il faut juste que je change un peu les proportions : plus de salade et de menthe, et moins de nouilles de riz. Mais je prend ça comme un bon encouragement.
Ca tombe bien j'en refais ce week end.

18/04/07 - 21:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

Le 18 avril 2007 de Monsieur Népomucène en 5 points


I. Passage de témoin


Valéry Giscard d'Estaing lâche de toutes ses forces François Bayrou et rallie Sarkozy, tout en souhaitant la présence de Ségolène Royal au second tour. Jean-Marcel Jeanneney (oui, Jean-Marcel, pas Jean-Noël, car Jean-Marcel Jeanneney est toujours vivant) apporte son soutien à Ségolène Royal, à qui il adresse une magnifique lettre).

II. Hygiène


Merci de ne pas oublier de tirer la chasse d'eau avant de quitter les toilettes.


III. Ruralité française


Sur la liste des parrainages de candidats, des noms de communes qui fleurent bon une France profonde, où j'aimerais m'ensevelir.


IV. Voeu de solitude


On m'indique un hôtel de province où la nuit est à 26 euros.


V. Calendrier politique


Ici, mes dingues de lecteurs, dites-moi ce que ça vous fait de songer que dans dix-huit jours Nicolas Sarkozy est élu président de la République.


18/04/07 - 21:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NETROMAIN

Choix de société

Peut-être qu’un jour, la vie politique française aura enfin une gauche, et on mesurera à quel point elle nous a manqué. En attendant, rigolons de la mauvaise soupe que l’on nous sert à la place, et moquons les imbéciles ou les fripons qui veulent vous la faire passer pour le nec plus ultra de l’espérance.

Donc notre Ségo est partie en visite dans un supermarché parisien, et une dépêche Reuters de 17 h 41 reprise intégralement dans le Monde nous en livre une hilarante relation (dans notre exception culturelle, une dépêche Reuters lue dans le Monde, cela vous coûte 1 euro 30 de plus que lue dans Metro). « Je suis surtout venu voir les caissières» déclare Ségo. Et pourquoi ? Pour déplorer qu’au XXIème siècle, en France, malgré la société de la connaissance et du progrès technique, il y ait encore des hommes et des femmes qui soient forcés d’exercer un métier pénible, répétitif, à la chaîne, et non pas comme un boulot d’été ou une étape professionnelle, mais en y étant coincé, toute sa vie durant ? Ah, non, mais pour dénoncer la « logique de répression» de la grande distribution qui «mécanise les postes de travail ». Arf, on se demande bien qui est « réprimé », ainsi, et on s'étonne que le retour à la manufacture du XXème siècle soit donc cet avenir qu’il faut désirer. Je serai la candidate du travail à la chaîne, pourrait-elle ainsi déclarer, celle qui ramènera tous les réprimés, forcés au travail intellectuel, enchaînés dans cette société de la connaissance, au paradis perdu des tâches mécaniques. Remarquez, intellectuellement, cela a du sens. Puisque le monde ne correspond plus à la vision socialiste, changeons le monde et abrogeons une cinquantaine d’années d’histoire.

Mais vous n’y êtes pas : si Ségo prône la défense de l’exploitation, un conservatisme de petit boutiquier, une ânerie réactionnaire, ce n'est pas uniquement par fond de commerce socialiste, c’est au nom de l’humanisme : [ Ségolène s’inquiète d’une société où] « on enlève de la présence humaine» . Elle veut «incarner» (forcément) une société de la présence humaine (sic et bis) et conclut par un émouvant « c’est un vrai choix de société qui est là». Alors fort bien, la messe est dite : ce n’est définitivement pas cette société d'humanisme de valets que je veux, et je ne voterai donc pas Marie-Antoinette.

18/04/07 - 21:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VERT-AMANDE

Une image résume tout

18/04/07 - 21:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NO-SHARKOZY

Réactions des abonnés au Monde.fr sur les propos de Mme Parisot


François y.
18.04.07 | 19h56

Selon Parisot, les rémunérations ne regardent personne d'autre que ceux qui se les octroient entre eux dans leurs cercles opaques. De plus, les parachutes seraient justifiés par les risques encourus. De quels risques s'agit-il exactement? Sans doute pas de la misère et du chômage, ni de la honte qui n'étouffe pas ceux qui sont récompensés pour avoir échoué et pour lesquels la loi commune ne s'applique pas. Regardez-vous en face avec vos justifications sans vergogne.Quelle honte!

Henri Roanne-Rosenblatt.
18.04.07 | 19h31

Il est pourtant tellement simple de mettre fin aux appréhensions de Mme Medef: élire l'homme ouvert à ses préoccupations: Nicolas Sarkosy!

Loin d'ici
18.04.07 | 19h26

C'est a l'assemblée des actionnaires, et a sa représentation au conseil d'administration, de décider des indemnités du dirigeant, et d'évaluer ses succès et ses échecs. C'est leur argent, leur investissement, leur responsabilité.

Henri V.
18.04.07 | 18h57

Mme Parisot semble ignorer que dans une entreprise, ceux qui sont indispensables, ce sont ceux qui travaillent réellement, du balayeur jusqu'aux ingénieurs. Le "patron" est le plus souvent utile mais pas toujours nécessaire, surtout s'il s'en va avec une partie de la caisse. Henri V.

la conjuration des imbéciles
18.04.07 | 18h33

Que les hommes politiques fassent un peu ce qu'ils veulent, mais surtout qu'ils ne touchent pas à ce qui est sacré : "le pognon". Pourquoi "Le monde" relaie en permanence les ineptie du gang du MEDEF et pas les discours et prises de position des syndicalistes? "Le monde" serait-il devenu le journal du patronat ? La France ressemble de plus en plus à l'Amérique, sauf qu'aux USA, les rupins sont moins radins et filent du blé pour les fondations. En France on prend le blé et on se plaint des impôt

J-F. G.
16.04.07 | 22h42

Que pouvait-on attendre d'autre de Mme PARISOT ? "Ces gens là" qui se partagent le gâteau sont bien loin du quotidien du français moyen? Ce rendent-ils compte que cette simple indemnité représente plus d'une vie de salaire de la plupart d'entre nous? Ont-ils si peu d'estime pour leurs congénères qui "ne sont pas du même monde" ? Je ne crois pas que nous manquions de talents pour diriger nos grandes entreprises mais faut-il encore que les portes soient suffisamment ouvertes aux candidats.

Matthieu G.
16.04.07 | 21h10

Pourquoi légiférer ? Les grandes sociétés vont en payer elles mêmes des pots cassés avec des grêves : elles n'ont aucun intérêt à cette pratique qui devrait donc cesser d'elle même. Mme Parisot pourrait néanmoins condamner plus fortement cette pratique indigne.

Marc Antoine
16.04.07 | 21h09

L'argumentation de Mme Parisot est consternante mais tout à fait attendue de la part de celle qui représente le Patronat. La présidente du Medef n'a pas à "refuser toute loi": au nom de quoi le pourrait-elle? Les salariés ont, part contre, à connaître les rémunérations des dirigeants et le Législateur ne doit demander l'autorisation qu'à lui même pour réguler les abus des décideurs économiques. Avoir des principes, c'est aussi formuler une idéologie. Mais l'ose-t-on aujourd'hui?

Patrick M.
16.04.07 | 19h21

Il y a un malentendu : les profits tirés de l'esclavagisme moderne d'entreprise appartiendraient aux dirigeants ? Parce qu'on est riche et qu'on dispose d'actions il serait normal d'empocher le maximum de "pognon" ? Les licenciements, la pauvreté et ses conséquences ne seraient qu'une fatalité ? Ne confondons pas la libre entreprise où celui qui investit de son argent et de son énergie reçoit sa juste rétribution avec les machines à sous (bandits manchots) que sont devenues les multi-nationales.

LEMONDE.FR | 16.04.07 |

18/04/07 - 21:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

Une lettre de soutien à Ségolène Royal qui déchire sa race

Madame, je ne vous ai entendue et vue qu’à la télévision. Mais vos propos, votre manière d’être, ont fait que, depuis plusieurs mois déjà, j’étais enclin à voter pour vous le 22 avril. Ayant lu attentivement votre livre, "Maintenant", je ne doute plus de le faire.

Je suis un très vieux monsieur. Ministre du Général de Gaulle à trois reprises, je fus un des rares qui eurent l’honneur d’être reçu par lui à Colombey, après qu’il eut, en parfait démocrate, démissionné de la présidence de la République parce que désavoué lors du référendum qu’il avait décidé.

Je suis fidèle à sa mémoire. La France, au cours de sa longue histoire, n’a guère eu de chef d’Etat de cette envergure, parfaitement indépendant de toutes les puissances financières et de tous les dogmes politiques, ne se laissant intimider par quiconque, discernant ce qu’allait être l’évolution du monde et percevant ce qu’étaient les intérêts à long terme de son pays. Mais je n’ai jamais cru à la possibilité d’un gaullisme sans de Gaulle et je me suis vite désolidarisé de ses prétendus héritiers.

Cela dit – et sans vouloir vous écraser sous une telle référence en vous assimilant à cette très haute figure – j’ai le goût de vous dire que je constate d’assez nombreuses analogies entre ses idées et les vôtres, telles qu’elles apparaissent au long de vos trois centaines de pages. D’abord le volontarisme politique, puis l’attachement à la nation, à son passé et à son avenir, comme fondement nécessaire aux solidarités entre les individus vivant sur son sol ; la prise en compte des aspirations populaires mais sans soumission systématique à l’opinion ; l’idée, que de Gaulle énonça dès mars 1968 dans un discours à Lyon, que les activités régionales sont les ressorts de la puissance économique de demain ; encore, le fait que la France, dans un mode menaçant, ne doit pas renoncer à une puissance militaire forte.

Entre vous et lui, il est encore un trait commun : quand on lui exposait un problème de façon abstraite, il vous interrompait : "Alors ! Pratiquement, que proposez-vous ?" Or toujours vous proposez ou esquissez une solution concrète.

J’ajoute que vous rejoignez le général de Gaulle sur trois points, de grande importance. Le premier est la sobriété que vous voulez dans le comportement quotidien de la présidence de la République et du gouvernement. Le deuxième est le recours à l’article 11 de la Constitution, que vous devrez inévitablement utiliser pour modifier celle-ci, en particulier concernant le Sénat. Le troisième est que, comme lui, vous vous appuyez sur un parti, ce qui est indispensable, mais que, comme lui, vous êtes d’un tempérament assez fort pour pouvoir, quand besoin est, vous en affranchir.

Madame la candidate, je vous souhaite de tout cœur bonne chance et vous assure de la grande considération que j’ai pour votre culture gouvernementale, pour votre intelligence, votre sensibilité et votre caractère.

Jean-Marcel Jeanneney


[Note de Monsieur Népomucène : alors, là, franchement, je suis admiratif.]

18/04/07 - 21:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAI-LURON

Sport ou politique, les supporters sont risibles...

Ce soir, en allant à la boulangerie, j'ai croisé 4 jeunes aux tronches de premier de la classe, le genre de tête à claque chiante, le profil qui montre les gens qui ne rigolent jamais, ou alors de trucs débiles quand ils ont bu 3 gorgées de bière aux soirées pharma dans lesquelles ils s'invitent, les jeunes prétentieux qui foirent leurs études à HEC mais qui s'en foutent, des vrais gueules de cons en bref...
Ces 4 jeunes portaient des tee shirt d'un bleu roi, je me suis dit "ho des supporters de foot!" et non! sur le tee shirt trop grand de la fille nunuche j'ai pu lire "Dimanche tout va changer avec Sarkozy!"... j'ai pressé le pas et aussitot je me suis dit "mais putain! comment on peut être jeune et voter sarkozy?!" et en repenssant au portrait que j'ai brossé d'eux au départ, j'ai compris pourquoi!

18/04/07 - 20:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NO-SHARKOZY

La présidente du Medef refuse toute loi sur les parachutes dorés




Laurence Parisot, se déclare opposée à toute volonté de légiférer sur le sujet dans un entretien au journal "Les Echos" du lundi 16 avril.

"Personne d'autre que le conseil d'administration ou l'assemblée générale n'est capable d'évaluer si une indemnité de départ est décente et légitime au regard du travail accompli. Personne ! Ni moi ni les candidats ! Quant à légiférer ou interdire, ce serait catastrophique pour l'attractivité de la France ou sa capacité à conserver ses grands talents", estime Laurence Parisot. Dimanche, sur France-Inter, elle avait déjà dénoncé le "déferlement d'anathèmes, d'ignorance, de démagogie qui a suivi la révélation de ces différentes affaires", déclarant que "les questions posées sont légitimes, les réponses apportées sont des erreurs".

La présidente du Medef reconnaît cependant, dans Les Echos, que "les conditions de départ des dirigeants d'EADS, Alcatel-Lucent et Eiffage posent des questions tout à fait légitimes"dit comprendre découragement qu'elles peuvent susciter chez certains salariés dont le pouvoir d'achat augmente peu, ou chez des patrons dont l'entreprise a du mal à grandir".
[quelle lucidité!]

Interrogée sur la campagne présidentielle, elle juge "très positif" le fait que les principaux candidats aient insisté sur la "valeur travail" et le "rôle de l'entreprise" mais "inquiétant" qu'aucun candidat n'ait "compris que le libéralisme était facteur de progrès social".
Selon elle, François Bayrou comme Nicolas Sarkozy "peuvent s'approcher du libéralisme" , le premier en appelant à une France "pro-entreprises", le second parce qu'il "comprend la nécessité d'une réforme" du contrat de travail. Mais tous deux "s'en éloignent en prônant un Etat interventionniste", estimant que le projet de Nicolas Sarkozy d'indexer les salaires sur les prix est un "retour en arrière extraordinaire".

La présidente du Medef regrette aussi qu'il n'y ait pas eu de confrontation entre les candidats. Elle y voit un manque d'esprit démocratique"le a refusé de se prononcer en faveur d'un candidat, exprimant seulement son vif désir de travailler avec la prochaine équipe gouvernementale.

Madame Parisot n'a visiblement rien compris aux évolutions de la société et s'accroche à une vision lutte des classes" périmée depuis longtemps.
Rien de bon ne peux sortir d'une telle situation.
Les idemnités de Forgeard sont un scandale.

LEMONDE.FR | 16.04.07 |

[Quand est ce que ces gens qui ne veulent que dominer le monde arrêteront ils de prendre les gens pour des cons ?…
Ils auraient bien tords, tant qu’il y a assez de pigeons pour suivre ce genre de système pourquoi s’en priveraient ils…]

18/04/07 - 20:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RONANS




A votre avis, y a combien de calories dans un bretzel ?
Et dans.... disons..... 17650 bretzels ? Hmmm ?
Non, juste pour savoir, quoi...
Pas que je sois inquiet, hein...


18/04/07 - 20:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MOLTOSEXY

C'est ma fête aujourd'hui ...


... du moins c'est ce que me textote le Did !!!!

Après vérification, il s'agit de la saint Parfait !




Je me demande si c'est de l'humour ???!!!

18/04/07 - 20:21 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PATAMOUD

Eldorado

Que faut-il qu'on casse
Faut-il qu'on fasse?
Quel numéro?

Que faut-il qu'on classe,
Faut-il qu'on chasse
De nos cerveaux?

Qui prendra ta place?
Prendra ma place?
Qu'est-ce-qu'il nous faut?

Quelle sera la trace,
De notre impasse?
De nos travaux?

Que faut-il qu'on fasse?
Faut-il qu'on casse,
Pour être en face d'Eldorado?

Que veux-tu qu'on froisse,
Veux-tu qu'on glace?
Qu'on jette à l'eau?

Quelle parole efface?
Rien ne trouve grâce
Plus rien ne vaut

Quelle terrible audace
Quelle sombre face,
Et quel culot !

Qu'est-ce-qui nous dépasse?
Qu'est-ce-qui nous lasse?
Qu'est-ce-qui est beau?

Que faut-il qu'on fasse?
Faut-il qu'on casse,
Pour être en face d'Eldorado?

Eldorado, Eldorado

Que faut-il qu'on fasse?
Faut-il qu'on casse,
Que faut-il qu'on fasse?
Faut-il qu'on casse...

Pour être en face
Pour être en face



S.E.

18/04/07 - 20:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec le Père Gawoul autour du manque d'exercices d'Huguette

(...)

Père Gawoul : Comment allez-vous ma chère ?

Huguette : Quelques peu éreintée, mais je compte me refaire en regardant la nouvelle star ce soir !
J'ai de ces vices !!!

Père Gawoul : Il serait important de dé"vicer" votre cul du canapé : à votre âge un peu d'exercice vous ferez le plus grand bien !

Huguette : Je ne dis pas le contraire !
Mais ce soir, il me faudrait un ou deux déménageurs pour me tirer de là !!!

Père Gawoul : Auriez-vous abusé de fruits de mer ? Pécheresse !

Huguette : Non, mais je comptes bien faire profiter ces quelques déménageurs de mon fruit de mer !

Père Gawoul : Vous voulez parler de la palourde ?

Huguette : Plus ou moins ! Mais en effet, c'est une excellente définition d'Huguette : Huguette la pas lourde !!!
A retenir !!!

Père Gawoul : J'attendais que vous fassiez ce jeu de mot minable...

Huguette : J'adore vous faire honneur ! Et je ne voulais pas vous décevoir !

Père Gawoul : Jamais vous ne me décevrez, mon enfant ! Vous le savez bien !

Huguette : Merci bien mon père !!!



18/04/07 - 20:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec le Père Gawoul autour de la voix merveilleuse d'Huguette

(...)

Huguette : Merci bien mon père !!!
Vous êtes si bon avec moi !!!

Père Gawoul : Pour l'instant, je suis plutôt syphon...

Huguette : Des problèmes de plomberie ???
Une chaude pisse ?

Père Gawoul : Ma canalisation d'eau de l'évier à la cuisine qui est autant bouchée que vos artères

Huguette : Cela doit être grave et odorant alors !

Père Gawoul : Surtout le deuxième qualificatif de votre phrase en effet !
Voudriez-vous venir user de votre belle voix ?
Votre chant a été comparé à du Destop pour l'ouïe. Sait-on jamais !

Huguette : Vous êtes décidemment flatteur !
C'est bien la première fois que l'on fait appel à moi pour ce genre de service !!!

Père Gawoul : Tant que cela reste dans les normes de notre sainte église !

Huguette : Avec quoi d'autres voulez vous que j'essaie de le déboucher ???
Franchement !

Père Gawoul : On m'a dit que votre fruit de mer faisait ventouse...

Huguette : Qui a dit ça ?
Qu'il se dénonce ?

Père Gawoul : Vous savez que l'Eglise refuse de dénoncer...


18/04/07 - 20:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec le Père Gawoul sur les nombreux déguisements d'Huguette

(...)
Père Gawoul : Vous ne seriez pas tatillonne, vous ?
Venez ici que je vous donne la fessée !

Huguette : La fessée !!!
Ooooooooooooooooooooooh !
Mon père !
Ce serait un honneur que d'être fessée par vos doux soins !

Père Gawou : N'allez pas vite : je sais me montrer moins doux pour ce genre de choses !

Huguette : J'ai toujours su qu'il y avait une main de fer sous ce gant de velour rouge !!!

Gawoul : Et il ne va y avoir uniquement mes gants qui seront rouges, c'est moi qui vous le dit !!!

Huguette : Un léger rose clair irait bien à mon teint !
N'est il pas ?

Père Gawoul : Cela peut pousser à la perversion sodomite si c'est bien situé, j'avoue !

Huguette : Précisez votre pensée, j'ai du mal à vous comprendre...

Père Gawoul : Le teint légèrement rose sur vos fesses, bien entendu !

Huguette : Vous pensez vraiment...
Une bonne idée pour le futur bal masqué de la préfecture du Gers !

Père Gawoul : Le tout avec quelques morceaux de frittons collés par-ci par-là et vous aurez tous les agriculteurs du pays sur le dos si j'ose dire !

Huguette : Heureusement que cette soirée ne se passait pas en Alsace !!!

Père Gawoul : Pourquoi donc ma douce ?

Huguette : Mais pour la choucroute trés cher !!! Et je ne peux vous parler de la saucisse de strasbourg !!!
Où la mettrais-je ?

Père Gawoul : Sur la tête, cela sera du meilleur effet !

Huguette : Je vous laisse lancer la mode !!!

Père Gawoul : Courageuse mais point téméraire à ce que je vois !!!

Huguette : Cela dépend pour quoi et surtout pour qui !!!
Bien entendu !

Père Gawoul : J'ai toujours aimé votre côté Diva !

18/04/07 - 19:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec le Père Gawoul sur les activités sportives d'huguette

(...)

Huguette : Je ne le nierai pas, mais quand il met son blouson et qu'il découvre son petit ventrou je fonds !!!
C'est pour dire !!!

Père Gawoul : Son ventrounet ??? Je ne pensais pas que vous étiez si porter sur la chose !

Huguette : Sur les ventrounet si !!!
J'adore faire du cheval à bascule !!!
A contrario du Dr L qui, comme vous le savez, préfère LES petits chevaux !!!

Père Gawoul : Je ne savais pas qu'il était porté sur les petites bites....

Huguette : Ooooooooooooooooooooooh, Père Gawoul !!!
Vous me choquez !!!

Père Gawoul : Allons ma douce ! Avouez que vous avez connu pire !!!

Huguette : Plus petit, vous voulez dire ?



18/04/07 - 19:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DODDY91

Petit point sur le logement.

Voilà la campagne qui aboutit … Aboutir à quoi ? Rendez vous le 22 Avril.
Eh non pas le 21 … (en référence à une bourde qu’a failli faire Ségolène lors de son dernier meeting de Nantes …)

Comme vous le voyez, chers lecteurs, je ne peux pas poster … Ou du moins très, très peu puisque depuis un petit bout de temps maintenant, je n’ai plus internet.

Cependant, je prends ma plume et m’y mets pour un petit article, je ne l’espère pas trop long, pour argumenter en faveur de Nicolas, bien que je ne pense pas voter pour lui au premier tour. (le candidat et les raisons ne regardant que ma pomme).


Le panel est large cette année. 4 candidats tirent leur épingle du jeu, seulement 2 seront retenus pour un round final qui s’annonce bien intéressant.
Mes pronostics loin d’être révolutionnaires sont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal malgré les pronostics des RG voyant, de plus en plus, Le Pen au second tour.
Je vais essayer de développer les 3 ou 4 mesures, en différents articles, de Nicolas Sarkozy qui me séduisent le plus, et qui j’en suis sur, provoqueront une petite polémique bien connue de mes lecteurs assidus …

La première, peut être la plus importante, est « permettre à tous les français d’être propriétaire de leur logement ».
Pour y parvenir :
1) Incitation à la construction de logements pour faire baisser les prix du marché de l’immobilier
2) Déduire de l’impôt sur le revenu les intérêts de l’emprunt immobilier pour les plus « riches » et pour les « plus pauvres » (telle est la nouvelle classification de gauche) allocation d’une aide de l’Etat pour pouvoir emprunter.
3) Ceux désirant ou ne pouvant que rester locataire verront l’obligation de caution et le dépôt de garantie supprimée.
4) Un vrai droit opposable au logement avec la construction de logements sociaux en grand nombre.

Petite explication à ma sauce des premiers points :
1) Voilà enfin un candidat qui fait sien de cette logique de marché tant décriée. Comment faire baisser les prix ? Pour mettre les plus indigents d’entre nous en matière économique, la loi de l’offre et la demande reste tout à fait abordable.
Plus il y a de demandes que d’offres, les prix augmentent. S’il y a plus d’offres que de demandes les prix baissent irrémédiablement pour arriver enfin à un prix abordable.
Voilà enfin un candidat qui fait sien de cette logique simple et bête comme la Lune, au lieu de la rejeter comme d’autres. Voilà ce que propose Ségolène Royal en matière de logement et notamment sur la question qui nous préoccupe :
« Construire 120 000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A . L’Etat pourra se substituer aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU.
> Encourager l’accès à la propriété par l’extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété.
Conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers. »

(Ces propositions viennent du site désirs d’avenir).
Aucune ambition d’accès à la propriété sinon d’étendre les prêts à taux zéro, créés par la droite de 1995, étendus encore par la majorité en place. Pour information déjà 1 parisiens sur 3 en bénéficient. L’étendre reviendrait à quoi ?
Pour la proposition sur les 15 ans de loyer. Je suis perplexe. Vu qu’un HLM dure en moyenne 20 ou 25 ans avant de devoir quoi qu’il arrive être rénové, je me demande ce qu’obtiendrait un travailleur après avoir acheté son HLM après 15 ans de loyer. Et encore faut il y vivre 15 ans, ne pas agrandir sa famille, garder un job dans le secteur et ne pas vouloir passer sa retraite dans le Sud.
Sarkozy propose, aussi, vous avez raison de me le faire remarquer, un vrai droit opposable au logement avec la création massive de logements sociaux. Ce qu’au final propose Ségolène Royal. Là vous avez raison ils sont à égalité sur la question des logements sociaux.
Attention, « conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers ». Sœur Marie Ségolène pourquoi les loyers sont ils aussi chers ? Tic, tac, tic, tac, tic, tac. BANG !!! PERDU !!! Car il n’y a pas assez de logements vendables construits en France. Certes cela reviendrait à engraisser encore les plus riches d’entre nous. Et so what ? On veut quoi ? Des Français qui acquièrent leurs logements non sociaux et des personnes qui ne vivent pas uniquement dans des HLM mais qui aspirent à vivre dans des logements sans être stigmatisés Loyer Modéré ?
Et puis toujours cette politique autoritaire niveau économique façon socialiste. Vous ne voulez pas baisser vos loyers ? Nous sommes là. Bang, ton avantage fiscal, y’en a plus. Tu ne veux toujours pas baisser ton loyer, bim, plus d’aides publiques. Hein ? Quoi ? Tu pars en Suisse, en Belgique ou au Luxembourg. Connards de riches qui n’aiment pas son pays, tous les mêmes, chantres d’un libéralisme effréné où seule la logique de cet argent pourri (qu’on aimerait bien avoir) existe et en prime Ruquier qui fait la morale sur son bonheur de payer ses impôts en France.

Enfin je pensais ne pas m’enflammer et écrire un court article … C’est relativement mal barré.

2) Permettre une déduction fiscale pour les personnes payant l’IRPP (L’impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) des intérêts de leur emprunt. Cela étend en quelques sortes le prêt à taux zéro aux personnes ayant des revenus plus importants que ceux y bénéficiant de facto. L’avantage de cette mesure serait que les gens se rendent compte de l’intérêt de leur emprunt et non pas comme dans le prêt à taux zéro feindre la gratuité alors que cette gratuité n’est que bien relative puisqu’au final c’est le contribuable qui trinque (550 000 000 d’euros en 2004).

3) Sans forcément appelé cela le service public de la caution, les deux propositions sont très ressemblantes, je ne vais pas plus détaillé le bien fondé de cette mesure, bien que coûteuse.

4) Le droit opposable n’est pas employé dans le Pacte Présidentiel de Sœur Marie Ségolène Social … Euh, Royal pardon. Pourquoi ? Je ne sais pas.
Cependant les deux propositions se ressemblent. Enfin il y a une prise en compte du logement en France depuis le gouvernement Villepin et l’arrivée de Borloo au Ministère de la Cohésion. Jamais autant de logements n’ont été construits depuis 30 ans que cette année. C’est un peu passé à la trappe, malgré que Borloo l’aie promu relativement fortement. Sarkozy ne souhaite que continuer dans ce bon bilan du gouvernement Villepin.
Le PS propose lui aussi cela et on ne peut que s’en satisfaire, bien qu’on ait l’avantage du bilan en la matière.


La « crise du logement » est un phénomène grave qu’il faut prendre avec beaucoup de sérieux. Je trouve, personnellement et selon donc mes aspirations et mes idées, que Sarkozy y répond mieux et qu’il faut promouvoir en France un accès étendu à la propriété et qu’être propriétaire ne soit plus le symbole de la richesse. Avec ces mesures je ne doute pas que les personnes aux revenus modérés puissent acheter leur HLM voir même une maison. Certes il faut lutter, là aussi contre le surendettement, car une bonne mesure renvoie inévitablement à d’autres problèmes, mais pour essayer d’atténuer ou au mieux résoudre cette crise je trouve Sarkozy le plus pertinent.

Mes articles s’échelonneront sur les deux tours puisque je n’aurai pas le temps de les rédiger d’ici au premier tour. Espérons simplement que Sarkozy y soit.

Très chers tous, merci d’être arriver jusqu’ici. J’espère que pour certains ça n’a pas trop été difficile de lire cet article et que les commentaires pertinents qui seront laissés ne reflèteront pas la petitesse du cerveau de certains.
Enfin les fautes d’orthographe s’excusent d’être là, je les sais nombreuses.

A bientôt.

18/04/07 - 19:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PATAMOUD

Une ville, la nuit... (suite et fin)











18/04/07 - 19:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GERRY8000

Le gardien du sommeil de sa nuit



Fauve gardien de tombe...

18/04/07 - 19:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHESTERFIELD

Sans promettre, il est possible de réconforter.

La vie reste d'une singularité sans faille. Elle est notre par les interactions, elle est votre par la volonté. Parfois un peu d’amitié peu panser un cœur à la dérive, il suffit de donner simplement.

18/04/07 - 19:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SYCOMORE

On ne nait pas con, on le devient

Michel Onfrey: "Sarkozy a estimé, à ce moment de notre entretien [dans Philosophie Magazine d'avril 2007], que l'homosexualité, comme la pédophilie, c'était génétique. Mais il a fait une parenthèse, en disant qu'il se gardait bien de confondre homosexualité et pédophilie: "Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit!" "

Et oui ami PD de droite, c'est cet homme que tu idôlatre, c'est à lui que tu veux confier la magistrature suprême. Tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas.


(merci au Canard Enchaîné)

18/04/07 - 18:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE REALNEO

Photoshop

Un montage par Photoshop

Tif en tenue Tibet TR II

18/04/07 - 18:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SOBABYCAKES

De retour à l'écriture...

Depuis peu, je me suis remis à l'écriture et j'ai commencé à mettre en chantier deux nouvelles oeuvres: un roman "Alyson", basé sur l'histoire fictive d'une serial killeuse de même nom. Et une websérie "Connection" dont les personnages connaitront un nouveau vent dans leur vie grâce à des rencontres fictives. Bien que la première est encore en élaboration, c'est à dire encore au temps des recherches, la seconde comporte déjà deux épisodes terminés dont vous pourrez trouver le premier chapitre sur mon site personnel.
(http://toobabycakes.neufblog.com )

N'hésitez pas à le lire et à laisser vos premières impressions.

18/04/07 - 18:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZIGGY14

Citation d'Antigone

Chacun de nous a un jour, plus ou moins triste, plus ou moins lointain, où il doit enfin accepter d'être un homme.

Antigone
de Jean Anouilh

18/04/07 - 18:32 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZIGGY14

Citation d'Antigone

Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste , moi, et de me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage...

Antigone de Jean Anouilh

18/04/07 - 18:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PATAMOUD

Une ville, la nuit... (première partie)











Paris, ville des lumières, ville de poussières
Une fois la nuit tombée, ses rues se voilent
D'obscurité. Place aux poussières d'étoiles !

Et moi je passe de l'ombre à ta lumière...
Petit grain de rien, petit grain d'éphémère...

18/04/07 - 18:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAWOUL

Réaction face aux nombreux sondages qui fleurissent...

GNAAAAAARRRRRRRGGGGHHHH !!!!


Putain, 2002 ne vous a rien appris ???? Les sondages c'est de la meeeeeeeerde !

18/04/07 - 17:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MONDIOVISION

Demi-Finale - Groupe D

You can vote (from 00:01 of 18/04/07 to 23:59 of 21/04/07)

ARGENTINE


Hana - Parque de Diversiones


OUGANDA


Obesessions - Wekuume


MEXIQUE


Julieta Venegas - Me Voy


ESPAGNE


La Oreja de Van Gogh - Muñeca de Trapo


MALAISIE


Cahaya Cinta - Siti Nurhaliza


COREE DU SUD


Cherry Filter - Happy day


MAROC


Samira Said - Kollena Ensan


HONGRIE


Crystal - Te Vagy A Jel


INDONESIE


Rossa - Cinta


FRANCE


Elodie Frégé - La Ceinture


SERBIE


Aleksandra Radovic - Nisi moj


SLOVENIE


Lara B - Kje Se Vse Ustavi


Don'r Forget to vote and send your classification to mondiovision@gmail.com

18/04/07 - 17:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHOCACAO

Dialogue :




Lui : non !

Elle : oui !

18/04/07 - 17:50 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SISSOU

Connivences ? Connivences ? Quelles connivences ?

18/04/07 - 17:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DYLANO90

18/04/07 - 17:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CRAZYGAYFROG

Détournement papal

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ça fouette uniquement au Kolkhoze et en photo originale

18/04/07 - 17:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FITZ

L'heure du choix
(4) La voie Royal ?

... mais j'ai voté il y a cinq ans. Si je n'arrive pas à regretter mon choix du premier tour, je ne voudrais pas revivre le geste du second. Alors, il y a le vote utile.
Voter pour le candidat de la famille politique dont je me sens le plus proche, le plus à même de passer au second tour.
Ségolène Royal.

Sa campagne n'aura pas été facile. les médias français, qui l'ont en grande partie fait lors de la campagne interne des socialistes, se sont évertués à la défaire en guettant le moindre de ses faux-pas, alors que Sarkozy recueillait souvent une complaisance obséquieuse, et Bayrou un dédaigneux mépris. C'est souvent la sensation que j'ai eu en revenant en France. Un lapsus pour Sarkozy devenait une gaffe pour Royal.

Campagne sous de mauvais auspices dans la mesure où une frange de l'électorat socialiste (cf. épisode (2)) est passée en bayrousie, avec moult fracas, et ils ont sûrement été les plus acharnés à tenter de la démolir, et de fait le PS avec. Bon j'avoue ne pas avoir été trop perturbé par ce départ, en particulier de ceux dégoûtés de cette « Boutin de gauche ». C'est sûr coco, chez les démocrates chrétiens, c'est 'achement plus rock-n'-roll... Mais bon ? Que voulez-vous contre la mauvaise foi.

Je vais essayer de voter pour un programme, des idées, un projet.
Si l'homme est important, le projet qu'il porte ET la majorité qui le soutient sont cruciaux.

Je passe outre les commentaires absurdes sur son incapacité à pouvoir former un gouvernement tant la majorité qui la soutient serait hétéroclite. Absurde. Ces diverses sensibilités ont toujours cohabité, et la force de la gauche entre 1997 et 2002 fut justement d'être plurielle.

Quant au procès en compétence (et mieux vaut être Bécassine qu'Iznogoud comme elle le dit avec humour), ça reste un mauvais procès. Chirac a toujours été présenté comme le roi des incompétents, il faut croire que les gens s'en foutent, car il y a, derrière, un gouvernement, des ministres, des conseillers. Il faut quelqu'un qui sache prendre des décisions, et je suis sûr que le costard d'autoritaire qu'on lui a taillé est un atout.

Bien sûr, elle m'agace. Elle m'horripile parfois : certaines de ses gaffes sont réelles.
Sa dernière saillie sur le drapeau tricolore qu'on devrait avoir chez soi est une connerie monstre. D'un autre côté, j'imagine mal un gouvernement mettre en place une brigade de vérification des drapeaux....
Entendez bien, cependant, je pense qu'elle a raison sur le fait qu'il est dangereux de laisser les symboles de la nation à la droite seule. On peut être fier d'être français sans être méprisant pour les autres. Je suis fier d'être français, comme je suis fier d'être bourguignon, comme je suis fier d'être européen. La fierté peut s'entendre aussi (du moins dans ce cas, mais cela n'engage que moi) comme un sentiment d'attachement.
Non, ce en quoi elle a eu vraiment tort par ces propos, c'est d'avoir détourné ainsi le débat de ses fondamentaux. C'est une faute.

J'avais été agacé comme beaucoup par sa proposition d'encadrements de type militaire pour les jeunes délinquants dans le but de leur apprendre les valeurs de la république. Et puis avec le temps, l'idée a fait son chemin. Il faut punir et expliquer la punition. Tout le monde convient que ne pas punir est stupide. Mais quelle punition ? En regardant quelques reportages, il apparaît que la prison est souvent une catastrophe, car la récidive est souvent encore plus rapide après un passage dans ce que certains appellent l'école du crime. Quant aux travaux d'intérêts généraux (auxquels je veux croire), s'ils semblent avoir un impact sur certains, d'autres semblent les faire comme ils faisaient leur heures de colles au collège : sans intérêt particulier. Puisqu'on parle tant de manques de repères, pourquoi ne pas tenter d'en donner ? Je ne sais pas si cette méthode marchera, mais de mon point de vue, elle mérite d'être tentée.

Continuons sur la lancée du programme et des propositions.
J'ai tellement lu de ci de là que ce programme était vide, que lorsque j'ai commencé à lire son pacte présidentielle en 100 points et le projet du PS, j'ai été agréablement surpris.

Du point de vue sociétal, forcément, je m'y retrouve.
Mais je me retrouve également dans les propositions pour le renouvellement des institutions et de leur fonctionnement (plus de représentativité en cherchant à rester fonctionnelle, pour espérons-le une vraie assemblée qui légifère, et non pas la chambre d'enregistrement qu'elle est trop souvent), ou dans les propositions pour l'Europe (pour une vraie constitution, une armée européenne, pour tendre vers une harmonisation sociale...), même si je regrette qu'on ne sache pas trop comment cela se fera en pratique (ce qui est aussi vrai pour le programme de Bayrou sur ce sujet, au passage moins ambitieux mais dans lequel je retrouve certains points importants).
C'est vrai, la politique économique et sociale, tant sur le logement, le travail, ou la santé est volontariste. Mais je la trouve bien équilibrée socialement parlant, avec une volonté de sanctionner les tricheurs à tous les niveaux, et d'aider ceux qui font les efforts, avec une fiscalité favorisant l'investissement des entreprises par exemple. Un de mes regrets c'est de ne pas retrouver la volonté de supprimer les effets de seuil (sur l'impôt, mais aussi sur la santé) qu'on trouve en revanche chez Bayrou ; et que comme les projets de tous les candidats, il semble oublier que l'économie de la France est plongée dans celle de l'Europe[1].
Ceci étant, un tel projet, ambitieux, novateur, volontariste, aura un coût.
C'est donc un pari sur l'avenir.
On peut vouloir le refuser.

Moi je suis prêt à le prendre.
Oh, je ne saute pas au plafond de joie. Mais je veux espérer. Il y aura forcément des déceptions, je ne suis pas stupide.
Mais ce projet peut avoir une vraie dynamique, et il mérite d'être tenté.
Finalement, ce n'est pas qu'un choix utile.
C'est aussi un choix de conviction.
Un vrai choix.
Le mien.


[1]J'entendais certains se demander pourquoi ne pas appliquer la politique allemande, puisque leur croissance a fait un bond l'an dernier. Je ne suis pas économiste, alors j'ai tenté de me renseigner. Tout d'abord la croissance n'est pas si élevée que ça, et la prévision pour 2007 n'est pas terrible. Elle est plus élevée que celle de la France, mais elle est très loin de rattraper son retard accumulé ces dernières années. Si j'ai tout suivi, corrigez-moi si je me trompe, une des raisons de cette croissance est la politique économique non-coopérative qu'elle a mise en place dès 2000 qui a pour but, non pas de « créer » de la croissance, mais de la « prendre » à ses partenaires économiques directs : en particulier la France, l'Italie, L'Espagne. C'est pourquoi, pour réagir ces deux derniers commencent à faire de même. Comme c'est un jeu à somme nulle, l'apport globale à la croissance européenne ne varie pas. La fameuse TVA sociale que d'aucuns proposent va dans ce sens. Les pays jouent au chacun pour soi. L'Europe ne décolle pas.

18/04/07 - 17:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KLENDAL

Vrac


  • Vendredi, ma voiture a rendu l'âme.

  • De passage à Paris ce weekend, j'ai croisé quelques gaiens dans le marais. Comme à chaque fois. C'était marrant.


  • Toujours dans le marais, nous avons assisté à une scène rendue désopilante. Un sosie d'Axel Red est venu parler à un videur en face de nous, Gun (Gun est un pseudo afin de garantir l'anonymat de ladite personne) de son petit nom, très musclé et autant de neurone que de graisse (pas un gramme !). Nous ne les entendions pas, mais nous avons nous même sous-titré la scène, c'était à mourrir de rire (aucun homo n'a été maltraité pendant le tournage). Il avait une lueur dans les yeux, surtout quand il s'approchait des lampadaires. Quand à elle, elle s'est refringuée au milieu de la rue. Trop bizarres.

  • Ma presque nouvelle voiture me plait beaucoup.

18/04/07 - 17:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KYRILLOS

Remember

Londres. Week end de Paques. Mauvais sort sur cette ville. Trop lourdement associée à mon ex. Il fallait enlever le sortilège. J'ai donc vraiment visité Londres pour la première fois. Du pur tourisme.

Il faisait magnifiquement beau. L'Hôtel 4 etoiles etait parfaitement à la hauteur (j'y reviendrais dans un prochain post). Profitant des parcs, des balades, des musées, de cette ville vibrante. Paris semble désert à notre retour. Pas de retard sur l'eurostar. Pas d'embouteillages dans une ville fermée aux voitures. Des tas de gens qui prennent le bus et le métro, dans des couloirs protégés ou des rues réservées. C'est même gratuit pour les enfants.

J'ai aussi été voir Billy Elliot. La comédie musicale (un peu dramatique, pas mal politique). Lire ailleurs avec précision ce que j'en ai pensé - [www]

Le film traitait essentiellement des relations familiales et de l'évolution du gosse. Ce dernier est davantage tourmenté et la famille fait surtout place à uen société fliquée, violente, clivée. La rage du gosse se'entremêle à celle du groupe et cela donne un spectacle drôle, pêchu, passionnant.

Rien à voir avec le décevant Musée de cire de Mme Tussaud.

Un dernier coup d'oeil dans le rétroviseur avec Londres au coucher de soleil, au sommet du London Eye. Ce monstre urbain n'a rien de l'élégance parisienne. On y ressent cependant une énergie.

On est Royal(e) ou on ne l'est pas.

18/04/07 - 17:11 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHEEL

Hyperjouasse !

Bien, ne jamais demander à un ex de faire un portrait affectif de votre personne. apparemment I'm " To have not to hold" c'est à dire pour tirer mais pas à aimer. Ceci expliquant beaucoup de choses.
Reçue aussi une lettre de ma banque me demandant si je ne souhaitait pas echanger ma carte actuelle contre une carte "rugby" avec joli logo de ballon ovale dessus.
Bien, bien, je vais alelr retirer ma place de concert et y aller en trainant les pieds...à ce niveau là je m'attends à ce qu'un pigeon me chie sur la gueule.
Quiconque a lu le Marianne de la semaine ne peut sincèrement voter Sarkozy.
ah oui : FUCK YOU ALL !

18/04/07 - 17:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VALERIO

Métro

J'en ai sélectionné deux:




Vous reconnaissez?

18/04/07 - 16:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Collage 83

18/04/07 - 16:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

A la recherche d'une femme vierge, il se marie quatre fois en l'espace de trois mois

Un homme d'une quarantaine d'années s'est marié quatre fois en l'espace de trois mois, répudiant au passage trois de ses premières femmes dont les deux dernières avaient commis à ses yeux le crime de n'avoir pas gardé leur virginité, rapporte un quotidien dakarois L'Actuel, dans sa livraison de mardi.



L'homme qui réside à Keur Massar (banlieue dakaroise), s'est marié pour la première fois en début d'année avec ''une femme qui répondait parfaitement à ses exigences morales, étant vierge'', renseigne le journal.

Seul hic à cette première union, le couple ne s'entendait pas bien, au point que l'homme fut obligé de répudier sa femme idéale, trois fois de suite.

La religion musulmane interdisant de se réconcilier illico presto avec une femme divorcée de la sorte, l'homme fut contraint de trouver une autre épouse. Ce qui fut fait. Mais au bout d'une semaine il répudia sa nouvelle femme, ''sous prétexte qu'elle n'était pas vierge'', rapporte l'Actuel.

Quelques jours après, il en prend une autre avec qui il est apparenté. Mais, ''fidèle à ses principes, il n'hésite pas'' à la divorcer par les mêmes raisons de non virginité.

Aussitôt après, l'homme jeta son dévolu sur une autre fille qu'il semble considérer comme sa ''perle rare''. Il a convolé en justes noces avec elle et l'idylle dure depuis un mois, précise le quotidien dakarois.

18/04/07 - 16:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Sarko à vu la vierge !!! Le Néo-conservatisme religieux est en marche...


"J’ai voulu venir ici, en Lorraine, sur cette terre usée par l’histoire qui a donné à la France tant de grands Français, où l’on a tant aimé la France, où l’on s’est tant battu pour elle, où l’on a tant voulu être Français.
La Lorraine c’est cette terre deux fois sacrée parce qu’elle a été sanctifiée par le sang que ses enfants ont versé pour la France et par celui que des millions de Français ont versé pour sa libération. La Lorraine c’est cette terre sainte où c’est la même chose de prier Dieu ou de prier la France.
« Notre Père qui êtes au Royaume des Cieux, de combien de temps il s’en faut que votre règne arrive au Royaume de France » disait la Jeanne d’Arc de Péguy, la petite Lorraine qui s’est mise en tête un jour de libérer la France.
Et sur la colline inspirée de Sion, Barrès priait d’un même élan du cœur la Vierge, la Lorraine et la France et écrivait pour la jeunesse française le roman de l’énergie nationale.
Pour moi la Lorraine qui fut le champ clos de l’éternel combat des Francs et des germains, c’est cette terre sacrée où la France s’appelle Jeanne d’Arc et où elle est une religion."
"La Lorraine c’est l’armée des chevaliers croisés qui partit avec Godefroy de Bouillon à la conquête du Royaume de Jérusalem."

"La fraternité c’est le message que la Grèce a mis dans la bouche d’Antigone quand elle dit : « Je suis née pour partager l’amour, non pour partager la haine ».
La fraternité c’est deux mille ans de christianisme.
La fraternité c’est Jeanne qui se tient devant ses juges sans prononcer aucune parole de haine.
La fraternité c’est la République avec les droits de l’homme.
La fraternité c’est Jean-Paul II qui rend visite pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise au grand rabbin de Rome et qui dit aux jeunes du monde entier : « N’ayez pas peur », parce qu’il croit que la force de l’amour est invincible.
La fraternité c’est Benoît XVI qui prie dans la grande mosquée d’Istanbul.
C’est le père Christian, le supérieur du monastère de Tibhirine, s’adressant par avance dans son testament au fanatique islamiste qui allait un jour l’assassiner pour lui pardonner son geste : « Et toi aussi l’ami de la dernière minute qui n’auras pas su ce que tu faisais, oui pour toi aussi je le veux, ce merci, cet « A-Dieu » envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux en Paradis, s’il plaît à Dieu notre Père à tous les deux. »
La fraternité c’est la prière inscrite sous la coupole de la cathédrale Notre-Dame d’Afrique à Alger : « Dieu veille sur nous, chrétiens et musulmans ».



Dans la dernière ligne droite, Nicolas Sarkozy entend mettre en avant. "Les valeurs chrétiennes" devenues un élément structurant de son projet politique et "idéologique".
Ces derniers mois, les symboles de cette inspiration n'ont pas manqué. C'est au Mont-Saint-Michel que se rend le président de l'UMP pour sa première sortie officielle : de candidat déclaré, le 15 janvier.
Et ce n'est pas un hasard. Ce choix célèbre "la spiritualité et le travail des hommes", commente sur place le candidat, entouré de deux religieux de la Fraternité de Jérusalem. La veille dans son discours d'investiture à Versailles, M. Sarkozy avait tenu à rappeler la filiation naturelle de la France avec les valeurs chrétiennes : "Nous sommes les héritiers de deux mille ans de chrétienté et d'un patrimoine de valeurs spirituelles que la morale laïque a incorporé." "Opposer (le) sentiment religieux à la morale laïque serait absurde", avait-il affirmé, ajoutant que "la laïcité à laquelle (il croit) n'est pas le combat contre la religion. C'est le respect de toutes les religions." A cette occasion il avait aussi évoqué "le sentiment religieux qui porte une part de l'espérance humaine".

"CATHOLIQUE CROYANT"
L'irruption de la dimension religieuse dans le discours politique s'inscrit, chez M. Sarkozy, dans une trajectoire, marquée en en 2004 par la publication d'un livre d'entretiens au titre explicite, La République, les religions, l'espérance (Cerf). Une première pour un homme politique qui y livre ses croyances, - il se définit volontiers comme un "catholique croyant qui prie quand il souffre" - mais aussi sa conception sur la place des religions dans le débat public. Il y apparaît profondément convaincu que "l'esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté".

"Les religions ont leur mot à dire dans les grands débats de société", défend-il aussi dans un récent entretien au magazine catholique La Vie, regrettant qu'"elles ne le fassent pas assez". "Il a perçu l'importance de la croyance religieuse comme source de dynamisme, capable de donner un contenu à un engagement politique", souligne Thibaud Collin, professeur de philosophie, l'un des auteurs des entretiens réalisés en 2004 avec M. Sarkozy. "L'analyse n'est pas nouvelle ; ce qui est nouveau c'est qu'un homme politique le dise".

Extrait du discours de NS publié par Loracle ce jour.
Commentaires de : Stéphanie Le Bars

18/04/07 - 16:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

fait diver

C'est encore l'émoi et la consternation à Savoigne, une localité de la communauté rurale de Ross-Béthio, située à une trentaine de kilomètres de la capitale du Nord, où un cultivateur sérère, du nom de Victor Ciss, né en 1933 à Mont-Rolland (Thiès), a tué sauvagement sa femme, Marie Monique, à coups de couteau.


C’est encore l’émoi et la consternation à Savoigne, une localité de la communauté rurale de Ross-Béthio, située à une trentaine de kilomètres de la capitale du Nord, où un cultivateur sérère, du nom de Victor Ciss, né en 1933 à Mont-Rolland (Thiès), a tué sauvagement sa femme, Marie Monique, à coups de couteau. Le drame a eu lieu dimanche dernier à une heure très avancée de la nuit, au domicile du meurtrier. Ce dernier est placé actuellement en garde-à-vue à la brigade de gendarmerie de Diama après avoir reconnu sans difficulté les faits. Selon des témoignages concordants recueillis sur place et auprès des gendarmes de Diama, Victor Ciss avait formellement interdit à son épouse de boire de l’alcool à l’occasion des cérémonies familiales. Cette dernière n’avait pas obtempéré et continué de lever le coude à chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Avant-hier, Marie Monique avait mis encore à profit une cérémonie de fiançailles qui se déroulait à Savoigne, pour reprendre la bouteille. En état d’ébriété, elle a été finalement conduite par un groupe de femmes chez elle. Son mari, furieux et ivre au moment des faits, l’aurait ensuite trouvée vers 1 heure du matin dans la chambre, dans les bras de Morphée, pour lui asséner mortellement plusieurs coups de couteau. Avisés vers 1 heure 20, les gendarmes de Diama ont interpellé le meurtrier avant de le placer en garde-à-vue à la brigade. Quelques instants plus tard, l’ambulance du poste de santé de Savoigne a évacué le corps de la victime vers l’hôpital régional de Saint-Louis du sénégal.

18/04/07 - 16:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

le corbeau et le ringard

C’est une règle que ce régime s’est fixé, il lavera son honneur dans toutes les buanderies de quartier, et tant pis si ça pue la manipulation et le règlement de compte. C’est à ce prix-là que le « broker » fils de président, courtier des tribunaux, négociera son ascension suprême. C’est un peu un scénario à la Chimène, sauf que l’offensé ici est l’ami, pas le père. Mais c’est tout comme. Tout ce qui touche à Karim est à Karim, et c’est à ce prix là que Pape Malick Ndiaye doit payer de sa liberté. Plus informés que tous, les deux têtes de l’Anoci avaient annoncé pour « bientôt » le retour des commissions rogatoires et donc « l’arrestation » du jeune homme. Après « faux et usage de faux et dénonciation calomnieuse », il est question cette fois-ci de « diffusion de fausses nouvelles ». Deux qualifications pour les mêmes faits, deux poursuites distinctes pour les mêmes faits. Une grosse hérésie, mais depuis la polémique suscitée par l’article 80 et les promesses du président de la République de le supprimer, l’article 255 est leur passe-partout. Un peu comme l’article 80, un sac à ordure qui prend la forme de ce qu’on y met. Et si le juge est tenté de requalifier les faits, c’est que l’article 255 du Code pénal permet ce que l’article 80 permettait déjà. Le juge ne peut pas s’opposer à une demande de mandat de dépôt du parquet. L’article 139 du Code de procédure pénale stipule que le juge n’a même pas le droit d’apprécier. Et le juge Sémou Diouf a déjà montré la voie, il n’a pas apprécié la libération du jeune « corbeau » par Seynabou Ndiaye Diakhaté. Karim Wade, au Koweit au moment des faits, avait vigoureusement dénoncé le fait que l’incriminé ne soit pas déjà en prison, et dénoncé une cabale dans laquelle il n’excluait « personne ». Il voulait dire Ousmane Ngom, Macky Sall et Cheikh Tidiane Sy, qui a vite dépêché une commission rogatoire pour en avoir le cœur net, après avoir déclaré au président de la République qu’il trouvait les révélations du « corbeau » plausibles.

Abdoulaye Baldé a toujours dénoncé ce fer à cheval, qui partait de la Primature, pour s’étendre au 8ème étage du Building administratif et à la Place Washington. Il y a vu les manœuvres du Premier ministre. Il est sûr qu’il y a derrière « le corbeau », le frère du Premier ministre Aliou Sall. Karim Wade en a fait son affaire. Il n’en parle pas, mais il fait partie des mis en cause. Il s’est senti visé indirectement, victime d’une tentative de liquidation venant du Premier ministre et de son entourage, et c’est pourquoi il en veut tant à Macky Sall.
L’affaire Pape Malick Ndiaye est une affaire de l’Etat. Elle oppose, au sommet du pouvoir, les parties prenantes à une succession revendiquée. Macky Sall, l’ami d’hier, instrument de la liquidation d’Idrissa Seck, est devenu le croupion à abattre. La fonction a créé chez cet homme, l’ambition du pouvoir, et c’est à juste raison. Il a été au cœur de la victoire (contestée) d’Abdoulaye Wade. Il trouve injuste qu’à la suite de cet exploit surhumain, le président de la République prépare l’installation de son fils par des voies détournées. Abdoulaye Wade est fort pour tuer les ambitions de ses fils putatifs dès le berceau : Il les étouffe de compliments. Macky se savait déjà dans le collimateur du président de la République. En général, c’est Farba Senghor qui mène le premier assaut, pendant que son patron « complimente ». Il a accusé le Premier ministre des mêmes pratiques qu’Idrissa Seck. Normalement, ça veut dire « même sort qu’Idrissa Seck ».
C’est pourquoi, il ne faut pas prendre la « démission reconduction » de mardi comme une simple question de procédé. C’est faux. Il l’aurait fait dès la proclamation des résultats, ou alors dès la prestation de serment du président de la République. Ca n’aurait d’ailleurs aucun sens, que le président de la République annonce qu’il ne changerait ni son gouvernement ni son Premier ministre, et que ce dernier présente sa démission en pleine polémique sur le boycott des prochaines législatives. Macky Sall est essoufflé. Il a fait ce qu’Idrissa Seck a fait le 22 août 2003, et qu’il aurait dû faire le 17 avril 2004. Il a présenté sa démission à Wade. Et comme en août 2003, le contexte ne permet pas à Wade de le démettre. Le président de la République sait les résultats des prochaines législatives tellement certaines, qu’il a été tenté de renier sa parole, en poignardant Macky Sall tout de suite après le baiser de la victoire. Mais il aurait divisé son parti, et lancé un mauvais signal à ses alliés. Macky Sall est parti au palais de la République, en sachant le président Wade dans une position délicate, sûr d’arracher un nouveau « mandat ».

La nouvelle « dualité » au sommet prend une tournure toute différente. Macky Sall a le sentiment de se battre contre un choix du président de la République, et non contre le président de la République. Il ne remet pas en cause son autorité, mais son choix. Le Premier ministre se rangera quand il sera sûr de sa défaite, et la rivalité va jusqu’à la réception des chantiers de l’Anoci. Macky Sall pense que c’est sous son gouvernement, Karim Wade pense que c’est sous son autorité. Cette guerre entre la Primature et la présidence de la République a trouvé une nouvelle tête de turc, Hassan Bâ. Il est devenu le sujet favori des journaux « de la Primature ».
Macky Sall n’ira jamais jusqu’au suicide, pour son honneur. Chez cet opportuniste de sang, on ne se tue jamais. C’est ce réalisme qui le différencie d’Idrissa Seck. Il va taire ses ambitions, qui l’ont rattrapé trop tardivement, quand il sera sûr de perdre la bataille. Si Wade le fait partir le 11 juin, jour de la démission de son gouvernement, il n’aura d’autre choix que de faire allégeance au prince.
Un universitaire, Babacar Guèye, a déclaré qu’il n’y aurait pas à redire, si Karim Wade succédait à son père par les urnes, en donnait l’exemple de grandes démocraties. Qu’il observe bien. Partout où ces situations se sont produites, elles ont abouti à des catastrophes. Ce choix ne poserait pas problème du point de vue de la légalité, dans laquelle veut se situer le constitutionnaliste. C’est moralement que les prétentions de Karim Wade sont inacceptables. Il doit tout à ses positions de pouvoir héritées de son père. Rien ne l’empêchera d’utiliser les leviers du pouvoir pour se faire élire président de la République. Wade en a donné une idée claire, quand Faure Eyadéma lui a demandé des conseils. « On ne peut pas organiser des élections en Afrique et les perdre. Organisez des élections, vous avez le pouvoir, vous avez l’argent, vous allez gagner ». C’est ce qu’il a fait. C’est une forfaiture couverte du linceul de la légalité. L’article 35 fait trop ringard. L’élection à la carte est sa version updatée. S’il le fait, il rabaissera la démocratie à la semelle de ses gros souliers.

18/04/07 - 16:45 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SISSOU

Willkomen, bienvenue, welcome !

[www]
Le spectacle musical "Cabaret" triomphe aux "Folies Bergère" depuis fin octobre, jouant les prolongations ... sine die, avec quelques vacances tout de même à partir du 14 juillet.
Je le disais hier, j'ai vu plusieurs fois le film de Bob Fosse et lu "Adieu à Berlin" à en user les pages.
J'avais donc quelque appréhension à passer du côté "live" et en vf de la force.
Mes craintes ont été dissipées dès le premier tableau et n'ont plius jamais trouvé prise jusqu'au terrible final.

On connait l'argument : une jeune écrivain américain fauché découvre le Berlin interlope des années 30 et s'amourache d'une petite vedette de cabaret, Sally Bowles.
Dans une allemagne qui a vécu guerre perdue, révolution, inflation irrépressible, dans un pays en désespoir, les noctambules berlinois cherchent l'oubli d'ivresses en débauches diverses jusqu'à ce que la montée en puissance du nazisme sonne le glas de toutes les illusions.

Pour cette version scénique (je n'ai évidemment pas vu l'original, créé à Broadway, d'où est tiré le film) mise en scène par Sam Mendes (au ciné, "American Beauty", "Les sentiers de la perdition", "Jarhead"...) l'histoire est scindée en deux parties, la fin du premier acte marquant le basculement vers l'orage annonciateur de la tragédie qui ensanglanta la planète.

Judicieux découpage qui prend tout son sens lorsque résonne pour la première fois le "Horst Wessel lied" de sinistre mémoire.
Le drame sous-tend l'oeuvre de bout en bout, masqué par une explosion permanente de chansons, de musique (quel big band !) et de danses.

La gageure était (mais les producteurs y tenaient) de produire un spectacle "en français" avec une troupe d'artistes français, qu'un laborieux "casting"* a permis de réunir.
Loin des mièvreries promotionnées en mode shampooing par les vendeurs de soupe habituels (ah, le calamiteux "Chanteur de Mexico" du Chatelet et autres "Roi soleil" en clinquant r&b de dancing anémié ! ), "Cabaret" réunit des artistes complets capables de jouer la comédie, de danser et de chanter (et ici, c'est toujours juste et toujours en direct).

Haykel Skouri en sait quelque chose qui, pour obtenir le rôle de Max le tenancier, dut apprendre à jouer de la clarinette en quelques semaines et nous prouve sur scène que vouloir, c'est pouvoir !

La troupe est donc là, épatante de bout en bout, menée par le Maître de Cérémonie Fabian Richard qui réussit le tour de force de n'avoir pas à rougir de succèder à l'immense Joël Grey dont l'interprétation, dans le film, fut récompensée par un Oscar.

Claire Pérot, dans le rôle de Sally semble taillée pour le personnage, tour à tour garce, sensuelle, émouvante, drôle.

On ne pourra les citer tous, mais tous les 22 sont impeccables, généreux et "professionnels".

Quant à la mise en scène de S.Mendes, elle est toute en sobriété, ne cherchant pas à étaler les gros moyens (certains) en pâtisseries inutiles : les changements de décors se font à vue, tirant partie du livret et la "partition", les effets de lumières (magnifiques) toujours justifiés, l'intelligence résidant aussi dans l'utilisation "interactive" de la très belle salle des "Folies" dont l'orchestre s'est métamorphosé en ... cabaret.

Réussite totale donc, qui prouve que les saltimbanques d'chez nous peuvent être à la hauteur des meilleurs professionnels de Brodway et de Londres.

Extraits vidéo et critiques de presse louangeuses ici : [www]

18/04/07 - 16:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NAVY78

Plaisir en terrasse


Diner en terrasse avec toi et les toits de Paris,

C'est une autre forme de nos plaisirs en bouche...

18/04/07 - 16:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

Elle e eu ce que'elle voulait

Madame Ilboudo est secrétaire de direction dans une société de la place. Après plusieurs années de dur labeur, elle réussit à acheter une voiture de marque "Toyota Corolla" pour faciliter ses déplacements.

Depuis qu'elle a acheté la voiture, Mme était devenue insupportable pour son entourage. Elle adorait tellement sa voiture qu'elle n'hésitait pas à tancer vertement toute personne voulant y toucher. M. Ilboudo lui-même ne pouvait pas toucher la voiture, ne parlons pas de la conduire.

Elle disait à qui veut l'entendre qu'elle avait souffert pour obtenir sa voiture et qu'elle ne permettrait à personne de l'endommager. Le samedi dernier, elle emprunta la nouvelle voie bitumée du secteur 23. Arrivée au niveau du marché de bétail, un vieux voulut traverser la voie. Mme Ilboudo qui, sûrement ne regardait pas devant elle, préoccupée à admirer l'intérieur de son véhicule accrocha l'arrière du vélo du vieux, ce qui eut pour effet de gratter la peinture de l'aile gauche de la voiture. Elle s'arrêta, furieuse et exigea que le vieux répare sa voiture, en reprenant la peinture. Quant au vieux, son vélo était complètement endommagé. Mme Ilboudo s'est auto proclamée victime de la mauvaise conduite du vieux sur la voie. Sur les lieux de l'accident, elle clamait à qui voudrait l'entendre que le vieux était un vrai danger ambulant pour les usagers. Elle fit sortir son portable et entreprit d'appeler la police pour le constat.

Les badauds qui étaient sur les lieux de l'accident lui demandèrent de faire preuve d'indulgence parce que le vieux n'est pas en mesure de supporter les tracasseries de la police.

Elle resta intransigeante sur sa position. Pendant que l'assistance la suppliait, un jeune boss qui venait en sens inverse, voyant l'attroupement s'arrêta.

On lui expliqua les faits. Il sortit de sa voiture super classe et demanda à son tour à Mme Ilboudo de laisser le vieux partir car les petites égratignures causées à la peinture ne sont pas suffisamment graves pour nécessiter un constat. Elle répondit au monsieur par des injures en disant qu'il était trop insignifiant pour avoir le toupet de vouloir lui montrer ce qu'elle doit faire. La voiture du jeune boss était 5 fois plus neuve que celle de Mme Ilboudo. De marque Mercedes, la voiture était d'une série rare à Ouagadougou. C'est après avoir supplié Mme Ilboudo en vain qu'il rentra dans sa voiture. Tout le monde croyait qu'il allait partir. C'était sans compter avec cet homme de cœur. Il fit marche arrière et percuta le véhicule de Mme Ilboudo. Il dit alors à Mme Ilboudo "maintenant l'accident n'est plus avec toi et le vieux, mais entre toi et moi", l'assistance se mit à applaudir. Il sortit son portable et appela pour qu'on vienne le chercher. Une autre voiture deux fois plus belle que la première arrive sur les lieux et il partit en prenant le soin de donner toutes ses coordonnées à Mme Ilboudo. Elle voulait appeler la police ? Maintenant, elle a une raison valable. Le jeune boss prit le soin de la conseiller d'aller le convoquer là où elle voudra. Elle a eu ce qu'elle voulait.

18/04/07 - 16:34 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PITTBULL

Voter...

Je suis un jeune con, avec quelques idées très arrètées, trop peut être...

Je crois en l'intelligence humaine, en la liberté fondamentale de l'être humain qui a le pouvoir de faire ce qu'il veut de sa vie - ni ses gènes, ni la société ne le définissent -, je crois à la maïeutique socrastique, je crois que si nous avons un cerveau c'est pour l'utiliser, pour le bien de tous.
Je n'aime pas l'égoïsme, l'égotisme, l'individualisme gratuit et brutal, l'arrivisme, l'entrisme.

A lire : la description d'un animal porteur à la fois de tous ces germes. Edifiant, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !

On 'est peut être pas sérieux quand on a 17 ans, mais croyez moi, à 18 on le devient, il le faut bien, pour compenser tout ceux qui vont voter pour leurs seuls intérêts, par peur, par croyance plutôt que par réflexion.

Je ne sais toujours pas pour qui je vais voter, aucun des extrèmes en tous cas, c'est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre actuellement....il me reste le centre-gauche (PS) et le centre-droit (UDF)...cette semaine je vais prendre du temps sur mon sommeil pour relire les deux candidats de ces partis, d'abord leur vision économique, puis leur vision sociale...je crois que leur seule différence tient dans la méthode économique, dans les paris qu'ils prennent.

En tous cas, dimanche, j'irais voter avec joie !

18/04/07 - 16:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PASSINOURS33

LA JE ME FAIS PLAISIR...

Ah Loracle il y avait longtemps!!!!! HOU dehors!!!! P.S je vois que tu n'as toujours pas pris de cours d'orthographe.
Quelles stigmatisations?
Quelles conneries?
Deviens grand et on en reparlera lorsque tu seras adulte!!!! je ne discute pas avec les petits garçons qui ont encore le lait qui coule

18/04/07 - 16:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

afrique-france-emigration

Le grand maître du GODF opposé au concept d'immigration choisie



Dakar, 15 avr (APS) - Le grand maître du Grand Orient de France (GODF, obédience maçonnique libérale), Jean-Michel Quillardet, a fait part samedi de son opposition au concept d'immigration choisie, prônée par Nicolas Sarkozy, favori ses sondages à la prochaine présidentielle française dont le premier tour est prévu au 29 avril prochain.

‘'C'est tout à fait scandaleux. Je pense que l'immigration, le regroupement familial, c'est une chance'', a-t-il dit au cours d'une conférence de presse animée à Dakar.

Parlant des conditions d'accès jugées difficiles dans certains consulats français en Afrique, il a estimé que cela ‘'n'est pas digne de la République française'', plaidant pour la multiplication des facilités de visas, au profit notamment des étudiants africains désireux de poursuivre leurs études en France.

Invité pour le 30-ème anniversaire de la Loge Blaise Diagne, Jean-Michel Quillardet a dit qu'il faut également permettre aux élites africaines de rester ou de revenir sur le continent pour servir leur pays.

Il a annoncé que sur cette question notamment, qu'un ‘'grand colloque'', réunissant des personnalités maçonniques et profanes, se tiendra en juin prochain à Strasbourg sur le thème : ‘'Construire l'Europe, construire le monde''.

‘'Délaisser l'Afrique, ce serait nous délaisser nous-mêmes'', a dit Jean Michel Quillardet qui a souhaité que l'Europe se rapproche beaucoup de l'Afrique, pour aider l'Afrique, mais aussi pour que l'Afrique nous aide''.

‘'Ne soyons pas simplement dans l'assistanat, dans l'aide financière. Soyons aussi dans le fait de dire aux Africains : + vous avez beaucoup de choses à nous apporter par votre culture, vous avez beaucoup à apporter à la civilisation occidentale+''.

BK/AD

18/04/07 - 16:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

Votez Utile

Votez !


Probablement mon article dont j'ai le plus honte

18/04/07 - 16:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

Néons - Moma NYC

Bruce Nauman - "Human_Need_Desire"


et d'autres dans divers endroits de New York

18/04/07 - 16:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DJULS

Nonobstant

l'horreur suscitée par le récent drame de Virginia Tech, ne trouvez-vous pas cela


relativement glauque ?

18/04/07 - 16:21 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

Initiative pour le debloqué le sutuation le maroc propose l'aotonomie du sahara occidantal

La situation de l’ancienne colonie espagnole est bloquée depuis plus de 30 ans, et la situation semble sans issue. Le Maroc espère relancer les négociations en proposant un référendum d’autonomie pour le territoire.

Le Maroc veut relancer le dossier du Sahara occidental, en proposant au territoire disputé, un statut de large autonomie, mais dans le cadre d’un Maroc uni. Cette initiative sera, si elle est acceptée par les Nations- Unies auxquelles elle a été présentée, soumise à référendum aux populations de l’ancienne colonie espagnole. Cette initiative, contenue dans un document dont Le Quotidien a reçu une copie, indique que le royaume «s’est inscrit dans une dynamique constructive et positive, en s’engageant à soumettre une initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale».

Selon une source diplomatique à Dakar, cette proposition marocaine cherche à débloquer une situation qui a, à certains moments, semblé sans issue. «Le Conseil de sécurité des Nations Unies ne cesse depuis des années, à appeler les parties au conflit à avancer vers une solution politique consensuelle. Et le Maroc met sur la table une proposition concrète, permettant de sortir de la situation actuelle.»

Contrairement à ce que l’on pourrait croire a priori, la position du royaume chérifien ne rejoint pas celle du Front Polisario. L’initiative proposée ici parle de référendum d’autonomie, alors que le gouvernement sahraoui, qui combat le Maroc avec le soutien de l’Algérie, a toujours souhaité un référendum d’autodétermination. Mais, même cette solution n’a jamais pu aboutir, en dépit de l’engagement de l’Onu. Il semble que les deux parties ne se soient jamais accordées sur le corps électoral, chacune accusant l’adversaire de ne vouloir faire voter que des personnes absolument acquises à sa cause.

Avec cette initiative, indique le document, «le Maroc lance un appel aux autres parties pour qu’elles saisissent cette occasion d’écrire une nouvelle page dans l’histoire de la région». Il faut comprendre que, n’ayant jamais reconnu le Front Polisario, ni la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) que ce front a fondé sur les parties du Sahara qu’elle dit contrôler, le Maroc préfère souvent négocier avec le parrain de la Rasd, l’Algérie. Le royaume précise donc que, pour faire aboutir son projet, il «demeure disposé à coopérer pleinement avec le Secrétaire général de l’Onu et son Envoyé personnel». Cela n’empêche que le pays du Roi Mohammed VI affirme que «la solution du différend sur le Sahara ne peut être que le fruit d’une négociation». C’est pour cela qu’il se dit «prêt à s’engager dans une négociation sérieuse et constructive sur la base de l’esprit de cette initiative, ainsi qu’à apporter sa contribution à la création d’un climat de confiance».

Pour le reste, l’initiative marocaine prévoit, si le référendum l’accepte, la création d’une région autonome du Sahara, avec des pouvoirs étendus, mais sous l’autorité du Roi. Le document affirme l’engagement : «Les populations du Sahara géreront elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives. Elles disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région, dans tous les domaines et participeront de manière active, à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume.» Il reste à connaître la réponse qu’en donneront les Nations Unies et le Front Polisario.


18/04/07 - 16:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

cote d'ivoir

Pour montrer encore notre attachement à la co-gestion de la paix, nous nous retrouvons ici à N’gattadolikro, dans le cadre de l’implantation des unités mixtes conformément à l’accord de Ouagadougou», a déclaré devant Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, le général Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major des Forces armées des Forces nouvelles (FaFn, ex-rébellion).

L’implantation de six brigades mixtes est faite à partir d’un découpage du territoire national en trois fuseaux : ouest, centre et est, a précisé le général Bakayoko.

Il a précisé que la mission de la brigade mixte de gendarmerie est de veiller à la sécurité publique, à la sécurité des personnes et des biens, assurer le maintien de l’ordre, de même que contribuer au retour de la confiance et de l’unité nationale.

Une brigade mixte est composée de 24 personnes dont dix gendarmes pour les Fds, désignés par le commandant supérieur de la gendarmerie et dix autres des Forces armées des Forces nouvelles, choisis par le directeur général de la police et de la gendarmerie des FaFn. Cette force mixte sera renforcée par quatre gendarmes des forces impartiales.

Laurent Gbagbo, qui arrivait pour la première fois depuis plus de quatre ans à N’gattadolikro (25 km de Bouaké, le quartier général de l’ex-rébellion) a assisté à Tiébissou, en compagnie de Guillaume Soro, au premier acte de suppression de la Zone de confiance.

Plus de 7000 Casques bleus qui ont remplacé en avril 2004 les forces de la Cedeao, surveillent, aux côtés de quelque 3500 soldats français de l’Opération Licorne, la Zone de confiance. Conçue pour éviter la reprise des hostilités entre les forces loyalistes (sud) et rebelles (nord) après le cessez-le-feu intervenu le 18 octobre 2002, la Zone de confiance s’étend d’est en ouest sur une superficie d’environ 12.000 km2 .

18/04/07 - 16:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ALBAT

Des chinoiseries en tout genre



Les individus homosexuels appréciant ce blog sont priés d'adorer cette musique, merci...

Al

18/04/07 - 16:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JUVENTUS

trafic de droque

Selon le premier bilan fourni par la police, les étrangers trouvés sur les lieux étaient au nombre de 29 dont 22 Sénégalais, cinq Roumains et deux Péruviennes. Pour l'instant, la police ne signale pas avoir trouvé sur place des armes ou de la drogue.

De son côté, Abdou Lakhat Sourang, consul général du Sénégal à Milan, avait déclaré, au sortir d'une réunion avec le préfet, Gian Valerio: ‘'je tiens à souligner que nous sommes contre l'illégalité et donc, nous ne pouvons, par la même occasion, appuyer les Sénégalais qui font partie des occupants de cet espace''.

''La situation qui prévaut dans cet espace est délicate et nous devons trouver des solutions justes'', a estimé Moustapha Sané, un des doyens de la communauté sénégalaise qui a pris part à cette rencontre.

Mais, a-t-il signalé, ‘'déjà il y a une hypothèse assez intéressante qui consiste à procéder à des vérifications au cas par cas de l'ensemble des Sénégalais vivant sur cet espace. Le but est de savoir si certains sont en attente de recevoir leurs permis de séjour ou d'aucuns y vivent pour avoir perdu leurs postes de travail''.

''Le monopole du trafic de la drogue sur cet espace est entre les mains de nos compatriotes, car ils l'ont reconnu eux-mêmes'', affirme Pape Khouma, un autre ancien de la communauté sénégalaise qui a passé deux nuits successives sur les lieux.

Pape Khouma reconnaît tout de même que pour certains, la criminalité n'est pas un choix judicieux. En effet, il suffirait de la délivrance de quelques permis de séjour à certains d'entre eux pour ne plus les revoir sur place.

Il a, cependant affirmé que cette zone a toujours été propice pour le trafic de drogue depuis plusieurs années. ‘'D'ailleurs, avant les Sénégalais, il y avait d'autres groupes d'étrangers'', a-t-il ajouté.

Répondant à l'APS, le consul général a précisé qu'il a pour mission ‘'d'aider tout Sénégalais sans distinction'', en faisant toutefois remarquer que ce n'est pas à lui ‘'d'aller vers des gens qui sont dans l'illégalité''.

Concernant le règlement au cas par cas, Moustapha Sané qui a pris une part active à toutes les rencontres, a précisé que ‘'la plupart des Sénégalais ont eu peur de décliner leurs vraies identités sur une liste qui, après le consulat, devra être remise au commissariat de police''.

A cet effet, le fait de n'avoir pas saisi l'opportunité qui leur était offerte de la part des autorités communales et de la préfecture, tous les étrangers qui étaient sur les lieux ont reçu une visite matinale des hommes en uniforme.

En effet, 60 policiers bien déterminés ont pris le dessus sur les 29 occupants illégaux de cet espace dont plusieurs sont des Sénégalais. Au moment de l'intervention des forces de l'ordre, il y a eu une certaine tension. Quatre personnes dont une femme s'étaient enfermées derrière une porte.

Et l'un d'eux, un jeune Sénégalais hurlait : ‘'je suis fils d'un roi et je représente Dieu !''. A l'aide d'un couteau, le jeune avait réussi à se taillader le bras. Le ressortissant Sénégalais, une fois maîtrisé par la police, a immédiatement été conduit à l'hôpital pour y recevoir des soins.

Le déguerpissement s'est déroulé en présence du maire adjoint de la ville, Riccardo De Corato, qui s'est réjoui ‘'du bon déroulement de cette opération'' qui, pour lui, est ''une preuve qu'à Milan, il ne doit pas y avoir de zone franche où des étrangers peuvent tranquillement s'adonner au trafic de drogue''.

Joint par téléphone, le président de l'Association des Sénégalais de Milan et Provinces, Ibrahima Thiam, a condamné le comportement de ses compatriotes, en déclarant qu'''en Italie, on peut être dans l'illégalité tout en travaillant honnêtement. Mais vouloir faire fi des lois et règlement en vigueur (pour les bonnes mœurs) dans une grande ville européenne comme Milan n'est pas un comportement à encourager''

18/04/07 - 15:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LEMORT

Ma tète n'est pas un ballon de foot







I AM NOT NO ANIMAL IN THE ZOO
YOU MAY NOT TREAT ME LIKE YOU DO
I AM NOT NO ANIMAL IN THE ZOO
YOU MAY NOT TREAT ME LIKE YOU DO
I AM NOT NO ANIMAL IN THE ZOO
YOU MAY NOT TREAT ME LIKE YOU DO
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MY HEAD IS N O T A FOOTBALL FOR YOU

18/04/07 - 15:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHEEL

Mercredi.




Bon ben faut pas se leurrer, Björk n'a pas oublié comment on faisait des morceaux chiants, la preuve avec "I see who you are" LE morceau chiant de Volta. Elle n'a pas oublié non plus son sens du ridicule ( cf photo du dessus)
Quoi dire en ce mercredi ? Je n'ai pas envie d'aller voir CSS ce soir, j'ai la flemme.
On a beau dire mais on n'a rien trouvé de mieux que de passer du temps au lit avec son amoureux. Genre 5 jours non- stop, pas forcément à faire l'amour mais un peu quand même. a regarder des saloperies sur internet, se battre tout nus, manger dans le lit, faire des calins, lire des trucs, debattre, faire l'amour, des imitations de voix, rire, jouer au jeu de "qu'est-ce que je t' écris dans le dos ?", frôler sa jambe poilue avec son pied, le faire remonter, faire des bisous, de toutes les sortes : bisous d'esquimaux, bisous japonais, bisous de papillon...se rouler des pelles avec des crocodiles haribo dans la bouche en les faisant circuler de la bouche de l'un à la bouche de l'autre, prendre une douche ensemble, retourner se foutre à poil au lit, commander des sushis ou une pizza, bouffer dans le lit, regarder des séries au lit ( parce qu'un film c'est trop long et qu'il faut penser à faire l'amour même si rien n'empêche de le masturber en regardant une série), écouter de la musique, faire l'amour sur de la musique, se foutre des coups d'oreillers, imiter Britney Spears, regarder le jour se lever, le jour se coucher, dormir dans ses bras, caresser sa nuque, qu'il me raconte sa vie sans complaisance, comment il était petit, j'aime savoir l'enfant que les gens étaient pour voir s'ils se sont trahis en cours de route ou pas et puis rien foutre...surtout rien foutre :glander à mort....bref tous les efforts que l'on peut faire dans sa vie, la compétition, gagner de l'argent, du pouvoir, les petites satisfactions idiotes tout ça c'est rien. La véritable justification de l'existence de chacun c'est rester au lit avec celui qu'on aime.

Le reste c'est bullshit et même horse shit :



Déjà 10 ans ?

18/04/07 - 15:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZIGGY14

Votons !

Votons pour nos idées et non pas pour un vote soit disant utile. Utile pour qui, utile pour quoi ? ?
Evitons le piège des deux grands partis et croyons à nos idées et revendications.

18/04/07 - 15:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PASSINOURS33

INDIGNATION...




Le fait de penser que des PD puissent soutenir et voter Sarko, me fait froid dans le dos... Ils feraient bien de prendre des cours d'histoire contemporaine... POURQUOI NOUS SOMMES NOUS BATTUS DANS LES ANNEES 70??? je dis "nous" car mes parents se sont toujours battus pour les minorités, contre le racisme, la xénophobie, l'homophobie etc. Ma grand-mère maternelle née en 1908, de parents juif-luxembourgeois, au travail à l'âge de 8ans, marièe à 18ans, séparée à 20ans avec sa première fille dans le ventre, fille mère et célibataire à 38ans etc etc est morte en 1983 après avoir vécu le soulagement : 1981 l'élection de Mr F.Mitterand. Elle est la seule de sa fratrie à avoir échappé à La Shoah grace à ses parents qui l'avaient abandonné à un couple de vrais chrétiens la veille de ses 10ans... Toute sa vie elle a dû vivre caché avec ses différences : juive, aimant les femmes etc. HONTE A VOUS!!!!!!

18/04/07 - 15:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ETASSEUREUH

il ne devrait pas y avoir de journée de la femme

18/04/07 - 15:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZELGADIS

18/04/07 - 15:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZELGADIS

18/04/07 - 15:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZELGADIS



C 'est deja la fin de la cession ici.
Rien de très nouveau tt est tjs aussi facile à l'université. C'est un peu étrange car je me suis jamais senti aussi faiblement stimuler intellectuellement parlant et pourtant je n'ai pas de notes en dessous des 88%.
J'ai hâte de partir à Vancouver :) Montréal commence à être apprivoisée petit à petit et pas une sortie sans rencontrer un connaissance, un ami c'est assez cool :=)
Il faudrait juste que la neige disparaisse définitivement de meme que le froid.

18/04/07 - 15:21 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Survivre

Vous étiez vous vous sentiez le paria l’intouchable le monstre peu importe au fond de ce dont vous vous rendiez vous vous sentiez coupable et s’il fallait que vous le fussiez que vous fussiez condamné par la nature par la so-ciété ou par la religion par la naissance par les lois ou par les tables vous étiez d’abord votre propre condamné

et alors il dit
Si je me faisais gauler j’étais bon

la grande ville c’est toujours bardé de toutes les tentations vous aviez gardé par devers vous — malgré l’astreinte des précautions pour en préserver le secret — ce petit guide des lieux mal famés où se rencontraient moins ceux que vous ne pouviez nommer vos semblables tant à quiconque vous ne vous sentiez semblable mais quoi alors qui enfin vous tâchiez vous vous efforciez de vous les représenter ces lieux et qui les occupaient plusieurs fois vous aviez été à deux doigts de vous y rendre mais le courage vous manquait toujours au dernier moment

un soir cependant vous vous êtes décidé ce n’était pas sans risques car vous étiez mineur la préfecture à ce que vous saviez (encore les informations dont vous disposiez par la difficulté à les obtenir par leurs sources confuses souvent contradictoires baignaient dans une lumineuse dangerosité) opérait des rafles il y avait des descentes inopinées dans ces mondes clandestins aux heures les plus inattendues de la nuit ceux qui étaient pris se voyaient fichés (grand Dieu accès à ce fichier et de combien de fiches nourri) sans compter la probable présence d’indicateurs des physionomistes certainement comme dans les grands magasins ou à l’entrée des casinos occupés à graver dans leur mémoire prodigieusement photographique les visages entraperçus qu’ensuite ils n’oubliaient jamais de même vous fallait-il vous faudrait-il vous méfier des agents provocateurs choisis pour leurs dons mimétiques à se fondre dans la faune jusqu’au moment où l’attestation formelle de leur double jeu mystérieusement miraculeusement soudainement devant
par un tour de passe-passe
les yeux vous entendiez
éblouis
leur voix mécanique
sourd aveugle ailleurs
énoncer l’état où soudain vous plaçait la loi

alors vous mineur ils ne se contenteraient pas du relevé de vos empreintes de vos photos anthropométriques de votre fiche remplie nom prénom date de naissance de et de nom de jeune fille de la mère taille poids couleur des yeux signes particuliers des signes particuliers vous n’en aviez pas du moins à ce que signalait votre carte d’identité mais justement la carte d’identité ne valait-il pas mieux n’est-ce pas vous en abstenir ce soir-là vous pourriez du moins mentir prétendre l’avoir oubliée qu’elle vous fût volée peut-être avec votre portefeuille dans la soirée même donner une fausse adresse un faux nom une fausse date de naissance antérieure du nombre d’années nécessaires que feraient-ils dans ce cas-là ils ne vous garderaient pas tout de même jusqu’à démêler l’imbroglio çà pour çà vous vous faisiez confiance vous faisiez confiance à vos dons d’improviser le mensonge où vous auriez soin d’introduire ce qu’il faudrait juste de demi-vérité un saupoudrage de réel pour la crédibilité de l’ensemble

une déclaration de vol en poche eût été raisonnable surtout avec une fausse identité et une majorité acquise comment cela se passait-il si l’on vous avait dérobé tous vos papiers et que vous fussiez né au diable vauvert ils ne pouvaient tout de même pas tout vérifier l’administration même celle-là on en sait la routine ce qu’il fallait c’est s’y présenter l’air naturel enfin l’air catastrophé plutôt naturellement catastrophé plus de papier plus rien quelques jours vous avez rôdé aux abords du commissariat de quartier semblable à l’idée qui vous menait là et vous trottait dans la tête

tout de même et s’il vous retenaient ne serait-ce que la matinée la journée voire le boulot ce qu’il diraient là-bas aussi un autre mensonge que vous aviez découché puisque naturellement la première chose une fois découvert votre retard ce serait de vérifier votre présence ou non dans votre chambre
ce que c’était d’être logé sur le lieu de son travail
ils vous appelleraient au travers de la porte à coup sûr et si en l’absence de réponse il leur prenait des inquiétudes et qu’ils ouvrissent (un passe) la porte (même à ce point de délire où vous arriviez vous ne parveniez pas à imaginer qu’ils la forçassent) et bien oui vous aviez découché ce que vous diriez et vous deviniez déjà les plaisanteries fines l’égrillard des voix les regards en coins mi-envieux mi-admiratifs les inévitables questions les coups de coude dans les côtes
Allez hein dis voir…
l’air qu’il vous faudrait prendre du moins les poches sous les yeux les cernes vous n’auriez pas à les inventer
une nuit blanche pour ça oui
toute la nuit
toute la nuit

mais s’ils décidaient de vous raccompagner parce qu’ils avaient des doutes où vous faudrait-il les promener
cela faisait beaucoup de questions de supputations de doutes et pour finir d’angoisse si vous vous faisiez prendre le secret éventé éventré les conséquences vous n’y survivriez pas ce que vous vous disiez et curieusement cette éventualité d’en finir apaisait vos angoisses plus rien alors n’aurait d’importance car la mort vous rendrait inaccessible
Il me fallait boire d’abord sinon je n’aurais pas réuni le courage

sur l’autre plateau votre imagination pesait d’autant plus qu’elle avait moins encore d’informations précises avérées fiables vous ne saviez que ce que ses lectures édulcorées et maigres vous laissaient entrevoir l’imagination cela va un temps à cet âge-là elle ne peut longtemps suffire aussi le fléau de la balance d’abord résolument oblique du côté de la peur se redressa-t-il insensiblement avec une ambition verticale vous alliez dans le quartier où se trouvait l’adresse parmi d’autres relevée choix dicté par l’ancienneté annoncée de l’établissement longévité qui supposait une relative innocuité vous commenciez par boire d’établissement en établissement où vous ne preniez chaque fois qu’une seule consommation en lorgnant d’un œil bas l’affichette administrativement imprimée de règles et de lois à propos des mineurs et de la lutte contre l’ivresse publique bien qu’officiellement vous n’auriez pas dû être servi même avant que les signes évidents de l’ivresse commencent d’apparaître d’autant plus que vous commandiez un cocktail peu demandé dans ces bars et qui au barman exercé dénotait la volonté du vertige l’atteindre au plus vite

Il fallait que je le fasse pour savoir une fois ivre j’ai rôdé dans le quartier je suis passé plusieurs fois devant l’entrée de la boîte que j’avais repérée ce n’était pas encore ouvert
quittant un café pour un autre votre alcoolémie s’élevait vos résolutions avec vous passiez plusieurs fois dans la rue où se trouvait l’établissement vous en vérifiez le numéro tout en passant depuis le trottoir d’en face vous faisiez cela sans marquer d’arrêt par un regard de côté amorcé avant d’arriver à la hauteur de l’entrée comme si quelqu’un avait pu vous surprendre dans cette rue en train de rôder devant cette porte

puis vous vous arrêtiez enfin après avoir vérifié que personne ne se trouvait dans la rue assez proche de vous ni d’un côté ni de l’autre et vous lisiez le petit panneau de cuivre gravé qui indiquait les heures d’ouverture et de fermeture ainsi que la mention
club privé réservé aux membres
qui vous inquiétait bien un peu vous n’aviez aucune idée de ce que cela signifiait et vous ne saviez pas si on vous laisserait entrer vous saviez qu’il y avait des descentes de police et des rafles dans ces lieux et naturellement les personnes ramassées étaient fichées du fait de votre âge mon cas eût été encore aggravé et sans doute ils en auraient été prévenus
il vous restait du temps avant que ce fût l’heure de l’ouverture et vous le passiez à tourner en rond dans le quartier et encore à boire pour entretenir votre courage

lorsque enfin il est l’heure d’ouverture du club la nuit tombée vous vous approchez le cœur battant à tout rompre et vous sonnez à la porte un judas s’ouvre et derrière la grille forgée dont il est muni quelqu’un vous dévisage sans un mot la porte s’ouvre il s’agit d’un bar dans un décor très sombre la salle est occupée par une minuscule piste de danse et autour des alcôves avec des banquettes basses et des petites tables il n’y a qu’une ou deux personnes assises dans le fond et que vous ne voyez pas vous n’avez naturellement pas vos lunettes noires el-les vous protègent un peu du regard des autres la musique qui passe est celle d’un film encore vous vous dirigez immédiatement vers le bar où vous vous perchez sur un tabouret comme un naufragé en plein océan

vous commandez vous vous en souvenez le même mélange sans savoir le combientième cela peut être à vrai dire vous commencez à être fin saoul assez rapidement un homme vient s’asseoir sur le tabouret à côté du vôtre vous le regardez à la dérobée la conversation s’engage assez vite il vous propose un verre devine-t-il votre passion naissante pour l’alcool se dit-il qu’une fois un peu saoulé vous êtes plus coopérant vous vous empressez d’accepter vous disant que c’est toujours ça de pris aux frais de la princesse

18/04/07 - 15:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHOCACAO

Terrible suspens...


Personne ne sait qui sera en tête du 1er tour ; ça se jouera dans un mouchoir de poche. Le 2d tour aussi.

Le débat a été tronqué, le pur machisme s'est déchaîné dans les esprits et les coeurs, les propos ont été déformés ou omis dans les médias. On a joué avec les électeurs avec des sondages trafiqués (50% d'indécis, pensez donc). Ah ! Elle aura eu bien du mérite cette femme, d'avoir résisté à toutes les critiques mesquines...

Le 6 mai 2007, on aurait donc le choix entre : Bayrou et ses minables calculs politiciens, Sarkozy et sa démagogie brutale, Le Pen et son nationalisme à outrance ? super...

Pour la 3ème fois sous la Vème République, la Gauche pourrait être absente du 2d tour ?

J'en doute. Les Français ne sont pas dupes, ils accorderont un bonus à la modestie de celle qui a choisit "la méthode" plutôt que "les promesses" (encore et toujours) de Bayrou-Sarkozy-Le Pen.


post-scriptum : Haaaaaaaaaaaaaaaa, je vais faire le rabat-joie en rappelant juste un article qui s'applique au monde internet.

Article L.49 du Code Electoral - " Il est interdit de distribuer ou faire distribuer, le jour du scrutin, des bulletins, circulaires et autres documents.
A partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale."

L'infraction est punie d'amende 3 750 €uros.

A partir de samedi 0h00, pour le délibéré en conscience de chaque électeur, c'est CHUT ! merci. :o)

18/04/07 - 15:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ENHOLIO

c'est tellement beauf que je vois pas l'intérêt.


Ghostkarcher
envoyé par selox


ca me fait même pas sourire

et celle ci est encore pire:

18/04/07 - 15:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Sacrifices 7

cette fois cela ne se passe pas de la manière habituelle vous dormez au milieu d’une guerre civile les volets sont fermés l’électricité est coupée les détritus jonchent le sol vous ne sortez plus et plusieurs fois déjà on vient frap-per à la porte et alors le corps crispé sur le matelas à même le sol vous ne répondez pas et ils imaginent aussi bien l’intérieur vide qu’y trouver un cadavre et vous attendez que les pas s’éloignent et alors il y a ce moment où vous les entendez où ce sont eux ils arrivent et ça vous le comprenez tout de suite vous comprenez que cette fois est différente qu’ils ne vont pas se contenter de frapper à la porte de coller l’oreille contre à tenter d’entendre un bruit quelconque à l’intérieur puis leurs pas s’éloigner ils tambourinent à la porte puis enfin vous les entendez
Ouvrez
peut-être assortissent-ils cet ordre d’un ton comminatoire ou au contraire bonhomme cela n’a pas d’importance vous hurlez
Fichez le camp
ils tentent d’argumenter de maintenir le lien avec votre voix de l’autre côté de la porte ils promettent
Nous ne vous ferons pas de mal
ils menacent
Si vous n’ouvrez pas nous allons forcer la porte
mais rien n’y fait et alors ils disent au serrurier qui les accompagne d’ouvrir la porte et juste avant que la porte s’ouvre le meneur donne les dernières instructions à ceux les trois autres qui sont sous sa responsabilité ce qu’ils doivent faire comment se comporter agir et ils ont avec eux ce qui leur est nécessaire les entraves le bran-card la trousse et derrière vous savez que les portes sont entrebâillées et les gens les voisins à l’écoute aux aguets et certains même dans l’escalier qu’ils encombrent malgré les injonctions à rentrer chez eux
oui d’abord cela commence comme un jeu un groupe se forme et qui fuit qui tente de se cacher se dérober s’éloigner un jeu mais avec tout de même l’angoisse de la fuite l’angoisse de la poursuite l’incertitude et tous les symptômes de l’angoisse les marques peau cœur regard fluides sueur chasse à courre fascination choix au ma-tin de la bête celle-là et nulle autre choisie puis la chasse la meute les bruits et là le groupe ses cris ses éclats sonores ils sont sur la piste comme les chiens et non prêts à renoncer c’est un jeu mais cela commence à ne l’être plus excitation de la poursuite de sentir la proie d’être sur les traces ils cherchent et vous leur donnez un visage nécessaire et vous reconnaissez le meneur à son rire dans le coin de la pièce devant les quatre qui vous entourent vous coupent toute possibilité de fuite ils vous regardent dans les yeux ils ne sont pas agressifs mais excités par l’instinct la chasse sur le point de mettre la main sur une proie les yeux qui brillent le meneur donne des ordres des instructions c’est à lui qu’ils obéissent que les autres obéissent il est au milieu c’est aussi le plus massif le plus imposant ils ne sont pas agressifs ils sont même joyeux parce qu’ils réussissent à vous acculer à vous coincer ils vont pouvoir mettre la main sur leur proie c’est encore l’instinct de la chasse qui est le plus fort ils sont tous maintenant certains que vous ne pouvez plus leur échapper ils prennent leur temps il y en a un qui ne sourit pas lui il est incertain hésitant impressionné un autre dont vous ne voyez pas les yeux encore un a l’air gêné à vouloir s’excuser d’être là comme à s’y trouver malgré lui contraint forcé de suivre malgré lui il a du mal à avaler sa salive dans le coin vous parlez ou criez ou insultez vous dites
Non
vous tentez de négocier de retarder vous faites appel à leur compassion à leur pitié vous réclamez un répit un délai vous en appelez à la raison vous tenter de les repousser les deux bras tendu en avant pour vous protéger les mains écartées buste un peu penché en avant dos au mur ils avancent ils sourient le meneur dit
C’est rien ça va aller
un autre
C’est pas grave c’est rien ça va vite
ou
Ça fait pas mal
et maintenant ils vous tiennent qui par les avant-bras le meneur donne les ordres ils parlent devant vous comme devant qui ne peut pas comprendre une bête un animal ou une chose
Toi tiens par les bras toi aussi et toi tu prends là aux cuisses comme moi on va porter
et à vous qui vous débattez
Allons allons
comme à un enfant pas sage et ils resserrent tous leur étreinte vous cessez de vous débattre ils vous amènent vers le brancard qu’ils apportent avec eux mais qui demeure à l’entrée ils vous maintiennent et ils vous entravent moment infinitésimal où la lame au cours de son premier mouvement de va vient s’abaisse en même temps la main appuie sur le manche la pression se transmet et la chair la gorge se fend s’ouvre instant rien pas de réac-tion pas de sang très vite déjà arrivée au bout de sa course et repart autre sens s’enfonce de plus en plus et cette fois le sang et qui se débat rue telle force qu’elle secoue tous ceux qui maintiennent les secoue tous cha-cun s’agrippe qui un membre un autre resserrent son étreinte visage contracté secousse encore du corps le sang coule à flot maintenant dernier va-et-vient du couteau les derniers vaisseaux tuyaux comme dit qui tient le couteau se relève maintenant il continue à regarder la plaie béante cela dure même encore plusieurs minutes après le corps cadavre animal gorge béante ouverte à quatre-vingt-dix degrés immobile d’un seul coup saute en l’air comme repris par la vie s’ébroue se révolte sans que personne cette fois le tienne abandonné tombe dans le trou préparé la veille où glissent ses intestins ou coule son sang

18/04/07 - 15:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LORACLE

Discours: Nicolas Sarkozy à Metz

Nicolas Sarkozy
Président de l'Union pour un Mouvement Populaire

Metz - mardi 17 avril 2007


Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,



A quelques jours de la fin de cette campagne pendant laquelle on a tant parlé de la France, j’ai voulu venir ici, en Lorraine, sur cette terre usée par l’histoire qui a donné à la France tant de grands Français, où l’on a tant aimé la France, où l’on s’est tant battu pour elle, où l’on a tant voulu être Français.
La Lorraine c’est cette terre deux fois sacrée parce qu’elle a été sanctifiée par le sang que ses enfants ont versé pour la France et par celui que des millions de Français ont versé pour sa libération. La Lorraine c’est cette terre sainte où c’est la même chose de prier Dieu ou de prier la France.
« Notre Père qui êtes au Royaume des Cieux, de combien de temps il s’en faut que votre règne arrive au Royaume de France » disait la Jeanne d’Arc de Péguy, la petite Lorraine qui s’est mise en tête un jour de libérer la France.
Et sur la colline inspirée de Sion, Barrès priait d’un même élan du cœur la Vierge, la Lorraine et la France et écrivait pour la jeunesse française le roman de l’énergie nationale.
Pour moi la Lorraine qui fut le champ clos de l’éternel combat des Francs et des germains, c’est cette terre sacrée où la France s’appelle Jeanne d’Arc et où elle est une religion.
Pour moi la Lorraine c’est ce peuple qui lorsqu’il a dû choisir après dix siècles entre la France et l’Allemagne, a choisi la France.
Pour moi la Lorraine c’est Thionville, c’est Toul, c’est Domrémy, c’est Epinal, c’est Saint-Dié, c’est Bar-le-Duc.
La Lorraine, c’est La Lorraine, c’est Nancy qui sauve la France en résistant héroïquement à Charles le Téméraire.
La Lorraine c’est Metz qui défie Charles Quint. C’est Metz dont le visage comme celui de Strasbourg reste couvert d’un voile noir pendant cinquante ans parce que la France ne voulait pas faire son deuil de l’Alsace et de la Lorraine.
Metz trahie par Bazaine. Metz deux fois arrachée à la France et deux fois reconquise. Metz qui accueille et qui protège Rabelais comme Lunéville accueille et protège Voltaire.
La Lorraine c’est la terre d’asile qui pendant des siècles a accueilli tous les proscrits.
Pour moi la Lorraine c’est l’Abbé Grégoire qui fit abolir l’esclavage. C’est Jules Ferry ce grand Républicain
C’est Lyautey, ce grand soldat qui fut aussi un homme de cœur qui fit aimer la France partout où il la servit.
C’est Poincaré, digne représentant de l’esprit lorrain qui fut grand dans la guerre comme dans la paix.
Pour moi la Lorraine c’est Robert Schuman, cet homme de la frontière comme il se définissait lui-même. Cet Européen qui avait trois patries et qui choisit d’être Français, qui vivait depuis l’enfance l’antagonisme franco-allemand comme une déchirure de tout son être et qui mit dans le combat européen toute sa raison, tout son cœur, toute sa foi. Et sa foi souleva les montagnes.

Pour moi la Lorraine c’est un peuple qui a traversé d’innombrables épreuves et qui s’est toujours relevé.
La Lorraine c’est l’armée des chevaliers croisés qui partit avec Godefroy de Bouillon à la conquête du Royaume de Jérusalem.
La Lorraine c’est les soldats de l’An II, ceux du bataillon de la Moselle qui traversèrent l’Europe avec leurs sabots en chantant leur délivrance et les volontaires des Vosges qui se couvrirent de gloire dans toutes les guerres de la Révolution et de l’Empire.
Pour moi la Lorraine c’est la croix de Lorraine que les Français libres ont cousue sur leurs drapeaux et sur leurs uniformes, et dont ils ont fait pour tous les hommes l’emblème de la Résistance et de la liberté.
Pour moi la Lorraine c’est cette terre où la France a livré tant de batailles, où tant de Français sont morts pour elle, c’est l’Argonne, et c’est Verdun.
Je suis retourné à Verdun, il y a quelques semaines sur ce champ de bataille où se déroula le plus long, le plus meurtrier, le plus atroce combat de toutes les guerres.
Où les corps déchiquetés n’avaient plus de visage et n’avaient plus de nom. Où les hommes étaient enterrés vivants. Où les soldats se noyaient dans la boue des tranchées. Où relève après relève, presque toute la jeunesse de France et d’Allemagne monta en ligne en piétinant les morts.
Dans ce lieu où le silence se fait d’autant plus pesant qu’il fut un jour rempli de la fureur et du fracas des armes, on a l’impression d’entendre, sortant de la terre où furent versés tant de larmes et de sang, ce cri qui fut celui de tous les survivants de cet enfer : « plus jamais ça ! »
Plus jamais un tel carnage !
Plus jamais deux peuples parmi les plus civilisés du monde, deux peuples européens dressés l’un contre l’autre, cherchant à se détruire jusqu’à l’extrême limite de leurs forces !
Mais à Verdun, déjà, au fond des tranchées, se nouait le drame futur.
Implacablement, chaque guerre appelait la suivante, le meurtre appelait le meurtre, la vengeance appelait la vengeance.
La Lorraine dévastée par la guerre de Trente Ans qui coûta à l’Europe 20 ou 30 millions de morts, ravagée par deux guerres mondiales qui faillirent anéantir l’Europe. En un temps où une guerre de plus venait de s’achever, où l’Europe découvrait, effarée, qu’elle avait pu engendrer l’horreur des camps, où un autre totalitarisme étendait son emprise sur la moitié du continent, où la troisième guerre mondiale paraissait inévitable, des hommes de bonne volonté décidèrent que le moment était venu de rompre avec le cycle de la vengeance et de montrer au monde qu’un idéal de paix et de fraternité pouvait être plus fort que la soif de revanche et le souvenir du malheur. « Il ne faut pas que ce malheur se répète » déclara Churchill en 1946, et il ajouta : « nous n’avons pas beaucoup de temps ». Cet homme qui fut si grand dans la guerre fut le premier à proclamer la nécessité de l’Europe parce qu’il ne voyait de vraie grandeur que dans la paix.
La Lorraine sait mieux que n’importe quelle autre province française la nécessité de l’Europe pour surmonter les haines qui l’entraînaient vers l’abîme. Elle a compris depuis longtemps que l’on ne pouvait pas aimer la France sans aimer l’Europe.
Ici on ne confond pas le sentiment national qui est l’amour de son pays et le nationalisme qui est la haine des autres.
Ici on ne confond pas la volonté de défendre l’identité nationale avec le mépris des autres cultures.

Je suis venu en Lorraine ce soir parce que je sais qu’ici l’on me comprend quand je parle de la France,
Quand je parle de la patrie,
Quand je parle de l’identité.
Ici on croit à l’ouverture, à l’échange, au dialogue, ici on a toujours mélangé les peuples et les cultures mais on ne veut pas perdre son identité, on ne veut pas être dépossédé de sa culture, de sa langue, on ne veut pas être obligé de renoncer à ses traditions, à son mode de vie, à ses valeurs.
Ici on ne veut pas renoncer à deux mille ans d’héritage de civilisation chrétienne que la morale laïque a intégré.
On ne veut pas renoncer à la séparation du spirituel et du temporel, on ne veut pas renoncer à la laïcité qui n’est pas le mépris de toutes les religions mais le respect de toutes les croyances.
On ne veut pas du voile à l’école.
On ne veut pas de l’excision, de la polygamie, de la loi des grands frères, des mariages forcés.
On veut que la femme soit l’égale de l’homme. On veut que la femme soit libre de s’habiller comme elle l’entend. On veut qu’elle puisse se promener en jupe, qu’elle puisse aimer qui elle veut, qu’elle puisse vivre comme elle le souhaite.
Ici où l’on est attaché plus que partout ailleurs au dialogue des cultures et des civilisations et au respect de l’autre, ici où les valeurs de liberté, de tolérance et d’humanisme ont une si grande importance, on comprend que l’immigration doit être maîtrisée, que la France n’a pas les moyens d’accueillir dignement toute la misère du monde, que l’immigration clandestine doit être découragée.
Ici l’on est si attaché à l’identité nationale que des générations de Lorrains ont contribué à forger avec leur sang, leurs larmes et leur peine que l’on comprend bien qu’il soit absolument nécessaire de lier l’intégration à l’identité nationale. Et que cela n’a rien à voir avec le nationalisme ni avec l’extrême droite.
Ici l’on n’a rien bâti sur l’oubli du passé, sur le reniement des identités de chacun, sur l’effacement des destinées individuelles. Mais on sait qu’une nation c’est une identité partagée, c’est un destin collectif, c’est une culture commune.
Ici on sait que la France n’est pas immuable, que chacun lui apporte quelque chose de nouveau qui contribue à la changer.
Mais ici on partage une histoire de France, qui ne commence pas avec l’immigré, qui a commencé bien avant lui. Il y a une longue histoire qui a forgé une identité, qui a forgé une personnalité de la France, qui a forgé des valeurs qui sont pour nous des valeurs universelles et éternelles et qui ne sont pas négociables.
Ici on respecte les autres, on respecte les identités, les histoires, les cultures, les croyances et l’on ne demande au fond qu’une chose à ceux qui veulent devenir Français, mais c’est une chose importante. On leur demande seulement d’aimer la France, de la respecter, de partager son héritage. Parce qu’être Français ce n’est pas appartenir à une race ou à une ethnie, ce n’est pas appartenir à une Eglise, ce n’est pas non plus qu’un statut juridique.
Etre Français c’est faire sien l’idéal de la France.
Ici l’on est fier d’être Français et l’on sait que la fierté d’être Français c’est ce que l’on a de plus précieux à offrir à ceux qui veulent devenir Français.

Fils et petit-fils d’immigrés, je suis fier d’être Français et j’aime la France qui m’a tout donné. Je veux lui donner à mon tour. Parce que l’on ne peut pas tout demander, tout recevoir et ne jamais rien donner.
On ne peut pas construire une nation en disant à chacun que tout lui est dû et qu’il ne doit rien.
Pour moi, comme pour vous, la citoyenneté ce n’est pas que des droits, c’est aussi des devoirs. Voilà ce que je veux rappeler.
Voilà pourquoi, à ceux qui n’aiment pas la France, qui ne la respectent pas, qui ne respectent pas ses valeurs, qui ne respectent pas ses lois, qui ont le sentiment qu’ils ne lui doivent rien, qui ne se reconnaissent à son égard aucune dette, aucun devoir, à ceux-là je veux leur dire qu’ils ne sont pas obligés de rester, qu’ils peuvent s’en aller chercher des pays plus libres, plus accueillants, plus généreux, plus tolérants s’ils en trouvent.

Ici on comprend bien qu’il ne peut pas y avoir de nation si on n’a pas d’histoire commune, si l’on n’a pas en partage une langue, des valeurs. Ici on comprend qu’à force de dénigrer la nation on finit par ne plus pouvoir se comprendre, par ne plus pouvoir se parler, et un jour par ne plus pouvoir se supporter.
Ici, on n’aime pas la repentance, cette mode exécrable qui veut faire expier aux fils les fautes supposées de leurs pères. Ici on n’aime pas la repentance qui est un dénigrement systématique de la France et de son histoire.
Je déteste cette repentance qui est une forme de la détestation de soi parce que l’on n’a qu’un pays. Le détester c’est se détester soi-même.
Je déteste cette repentance qui est une falsification de l’histoire de France.
Car la France n’a pas à avoir honte de son histoire.
La France ce n’est pas une page blanche. C’est un pays qui s’est forgé au cours des siècles une identité, une personnalité qu’il faut respecter, qu’on ne peut pas effacer, qu’on ne peut pas ignorer, qui est une part de l’identité de chacun, qui est faite de mille apports, de commémorations, de leçons d’instituteurs, de réminiscences qui se transmettent de génération en génération, de souvenirs d’enfance, de vieilles histoires de grands-pères qui ont fait la guerre et qui racontent à leur tour à leurs petits-enfants ce que leurs grands-pères leur ont raconté jadis.
La France c’est un pays qui dissimule dans les replis de son inconscient collectif mille blessures secrètes et autant de fiertés inavouées.
C’est une trame mystérieuse de mémoires individuelles et collectives qui rattache chacun d’entre nous, chacun de ceux qui se sentent Français, d’où qu’ils viennent, à tout le passé de la nation.
Cette histoire est comme toutes les histoires, elle a ses heures sombres et ses heures éclatantes, elle a ses moments de honte et ses moments de gloire, elle a ses grandeurs et ses bassesses. Sans doute a-t-il fallu bien des crimes, des drames, des tragédies pour que du chaos des peuples émergeât la France.
Mais au bout du compte nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde.
Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide. Elle a commis des fautes qui doivent être réparées, et je pense d’abord aux harkis et à tous ceux qui se sont battus pour la France et vis-à-vis desquels la France a une dette d’honneur qu’elle n’a pas réglée, je pense aux rapatriés qui n’ont eu le choix au moment de la décolonisation qu’entre la valise et le cercueil, je pense aux victimes innocentes de toutes les persécutions dont elle doit honorer la mémoire.
Mais la mode de la repentance est une mode exécrable.
Je n’accepte pas que l’on demande aux fils d’expier les fautes des pères.
Je n’accepte pas que l’on juge toujours le passé avec les préjugés du présent.
Je n’accepte pas cette bonne conscience moralisatrice qui réécrit l’histoire dans le seul but de mettre la nation en accusation.
Je n’accepte pas ce dénigrement systématique de la nation qui est la forme ultime de la détestation de soi.
Car pour un français, haïr la France c’est se haïr lui-même.
Je n’accepte pas que l’on veuille vivre en France en professant la haine de la France.
Je veux que le racisme et l’antisémitisme soient poursuivis et condamnés avec la plus grande sévérité. Mais je ne veux pas que l’on dise que tous les Français sont racistes ou antisémites, parce que c’est faux. Je ne veux pas que l’on dise que la France est le pays le plus raciste et le plus antisémite au monde, parce que ce n’est pas vrai, parce que la France c’est exactement le contraire, c’est le pays des droits de l’homme, c’est le pays de la République, qui s’est toujours battu depuis deux cents ans pour la liberté, l’égalité et la fraternité de tous les hommes.
Non, tous les Français dans les colonies n’étaient pas des monstres et des exploiteurs.
Non, tous les Français ne furent pas pétainistes.
Non, tous les Français ne furent pas antidreyfusards.
Non, tous les Français ne sont pas racistes.
Et la vérité c’est qu’il y a peu de pays dans le monde qui auraient été capables de se diviser et de se déchirer pour le sort d’un capitaine juif. La vérité c’est qu’il n’y a pas beaucoup de pays dans le monde qui aient tant fourni d’armes à l’esprit humain pour lutter contre la tentation du racisme.
La vérité c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation. On peut condamner le principe du système colonial et avoir l’honnêteté de reconnaître cela.
On doit condamner la collaboration et Vichy mais on doit reconnaître que beaucoup de Français ont aidé des Juifs à échapper à la Gestapo.
On doit condamner les Français qui ont dénoncé des Juifs, qui ont servi d’auxiliaires à la machine de mort nazie mais on ne doit pas oublier toutes ces familles qui au péril de leur vie ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants.
On doit condamner les miliciens qui se faisaient les complices des persécuteurs mais ne pas oublier les résistants qui ont fait le sacrifice de leur vie, A force de demander à la France d’expier son passé,
A force de dénigrer la nation et de la charger de tous les péchés de la Terre,
A force de nourrir la honte d’être Français au lieu de chercher les raisons d’en être fier.
A force c’est notre capacité à vivre ensemble qui s’abîme, c’est notre participation à un destin commun qui est remise en question.

En abîmant la fierté d’être Français, en ressassant indéfiniment de vieilles haines qui appartiennent au passé, en voulant faire expier aux fils les fautes des pères, en cherchant dans l’histoire la cause de tous ses échecs on occulte les vraies causes qui sont dans le présent et dans chacun de nous. Et l’on dessert la cause que l’on prétend servir. Car dresser les Français les uns contre les autres, attiser les rancœurs et la haine de soi, c’est prendre le risque d’affaiblir la solidarité nationale et c’est desservir la cause de l’intégration que l’on prétend servir. Parce que l’on cherche rarement à s’intégrer à ce que l’on a appris à détester.

Je veux en finir avec la repentance qui fait obstacle à l’intégration parce que l’on a rarement envie de s’intégrer à ce que l’on a appris à détester.
Je veux en finir avec la repentance qui en poussant à la détestation de soi mène à la détestation des autres.
Je veux en finir avec le dénigrement de la France, parce que la France c’est ce qui nous permet d’accepter nos différences. C’est ce qui nous rassemble par-delà tout ce qui nous sépare.

Affaiblir le sentiment national c’est laisser le champ libre au communautarisme. Je ne veux pas du communautarisme. Je veux l’intégration qui permet de tisser du lien social, de la solidarité, de la compréhension et du respect.
Le communautarisme c’est enfermer chacun dans ses origines et ses croyances.
Le communautarisme c’est prendre le risque que ce qui nous sépare devienne plus important que ce qui nous unit.
Le communautarisme c’est la porte ouverte à l’exclusion, à l’intolérance, à la violence et aux tribus.
Le communautarisme c’est la condamnation de l’universalisme des Lumières. C’est la fin de notre conception universaliste de l’Homme.
Le communautarisme c’est la fin de l’idée que nous nous faisons de la République.
Mais le communautarisme ce n’est pas le fruit d’une fatalité. C’est le fruit d’un renoncement politique.
Je n’accepte pas ce renoncement.
Je veux lutter contre cette dérive.
Je veux que les mêmes lois s’appliquent à tout le monde, dans tous les quartiers, pour toutes les religions.
Je veux que les principes et les valeurs de la République soient respectés par tout le monde, dans tous les quartiers, par toutes les religions.
Je veux les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tout le monde sans distinction d’origine, de couleur ou de religion.

Mais le communautarisme cela se combat d’abord par l’école.
Je veux rendre aux Français l’école de la République.
Je veux rendre aux Français l’école de l’excellence et du respect.
Je veux rendre aux Français l’école de l’exigence intellectuelle et de l’exigence morale.
Je veux rendre aux Français l’école qui tire vers le haut.
Je veux rendre aux Français l’école de la transmission du savoir et de la culture.
Je veux rendre aux Français l’école qui permet à tous les enfants d’avoir accès aux plus grandes œuvres de l’esprit humain.
Je veux rendre aux Français l’école qui apprend aux enfants à devenir adultes et non à rester de grands enfants.
Je veux en finir avec l’héritage de mai 68 quia installé l’idée que tout se vaut, détruit l’autorité du maître, abandonné la transmission du savoir et de la culture, fait prévaloir l’égalitarisme et le nivellement par le bas, et dévalorisé les diplômes qui ne valent plus rien quand on abaisse le niveau pour les donner à tout le monde.
Je veux rendre aux Français l’école de Jules Ferry.
Nous ne referons pas à l’orée du XXIe siècle l’école de la IIIe République parce que le monde n’est pas le même, parce que la société n’est plus la même, parce que les élèves ne sont plus les mêmes.
Mais nous pouvons reconstruire l’école sur les mêmes principes, sur les mêmes valeurs qui sont toujours valables.
Ici en Lorraine, on sait ce que c’est l’école de Jules Ferry. On comprend les principes, on comprend la morale de cette école de la République qui respectait les parents, les professeurs et les élèves. Ce sont les principes, c’est la morale que la vieille Lorraine la Lorraine éternelle qui vient du fond des âges a enseignée à Jules Ferry.
C’était une école qui forgeait une culture partagée et une morale commune.
C’était une école qui voulait parler à l’intelligence et au sentiment. C’était une école qui voulait éveiller les consciences.
C’était une école qui voulait instruire et qui voulait élever chacun le plus haut possible.
Aux enfants, elle voulait leur donner ce qu’il y avait de meilleur.
Certains d’entre vous connaissent sans doute la magnifique lettre de Jules Ferry aux instituteurs sur l’enseignement de la morale, écrite en un temps où les circulaires bureaucratiques qui étouffent notre vie administrative n’existaient pas encore :
« Monsieur l’instituteur,
Vous êtes l’auxiliaire du père de famille : parlez donc à son enfant comme vous voudriez qu’on parlât au vôtre.
Il ne suffit pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons ; il faut surtout que leur caractère s’en ressente : c’est surtout hors de l’école qu’on pourra juger de ce qu’a valu votre enseignement.
Vous avez flétri l’égoïsme et fait l’éloge du dévouement : ont-ils, le moment d’après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu’à eux-mêmes ? Votre leçon est à recommencer. Et que ces rechutes ne vous découragent pas ! Ce n’est pas l’œuvre d’un jour de former une âme libre. »

Voilà ce qu’était l’école de jules Ferry.
C’était une école qui récompensait le travail et donnait à chacun le moyen d’aller aussi haut que ses talents le lui permettaient, quelle que fût son origine sociale.

Les enfants n’ont pas seulement besoin d’enseignants, ils ont aussi besoin d’éducateurs. Ils ont besoin que les professeurs, et les parents soient aussi des éducateurs.
Mais pour être de bons éducateurs nous devons donner l’exemple.
Nous n’avons aucune chance d’inculquer le courage à nos enfants si nous manquons nous-mêmes de courage. Un jour j’ai utilisé le mot « racaille » en réponse à l’interpellation d’une habitante d’Argenteuil qui désignait ainsi ceux qui rendaient la vie impossible dans son quartier et qui l’obligeaient à vivre dans la peur. On me l’a reproché. C’est mépriser la jeunesse que de lui parler par euphémismes sous prétexte qu’elle ne serait pas capable de regarder la réalité en face. Quels éducateurs serons-nous si les voyous ne peuvent même pas être appelés des voyous ? Et si nous laissons croire à nos enfants que tout est permis ?
Quels éducateurs serons-nous pour nos enfants si nous nous laissons aller à toutes ces petites lâchetés qui peu à peu ruinent l’autorité ?
On m’a reproché de vouloir sévir contre les délinquants.
Mais quels éducateurs serons-nous si nous devenons incapables de punir les délinquants ?
Quels éducateurs serons-nous si nous cherchons toujours à excuser le crime ou le délit ?
Quels éducateurs serons-nous si nous fermons les yeux sur toutes les fraudes ?
Je veux bâtir une République où les hommes politiques, les fonctionnaires, les juges, les policiers, les patrons, les parents assument leurs responsabilités pour que les jeunes comprennent la nécessité d’assumer les leurs.

On me dit qu’il ne faut pas créer de tension, qu’il ne faut pas donner de prétexte aux casseurs, qu’il faut à tout prix éviter de créer les conditions de l’affrontement.
Veut-on pour cela que la police se dérobe ? Qu’elle ferme les yeux ? Qu’elle laisse les voyous libres d’agir ? Qu’elle n’interpelle pas les fraudeurs ?
Comment allons-nous élever nos enfants ? Quelle éducation allons-nous leur donner ? Quelles valeurs allons-nous leur transmettre si nous acceptons l’idée que toute présence policière est une provocation ?
Si nous interdisons aux policiers de poursuivre des délinquants de peur qu’il leur arrive un accident ?
Si le fait d’être mineur excuse tout ?
Si nous laissons le petit voyou devenir un héros dans son quartier faute de sanction susceptible de faire réfléchir ceux qui seraient tentés de l’imiter ?
Si l’on tolère les petits trafics grâce auxquels l’adolescent gagne davantage que son père qui travaille à l’usine ?
Si l’argent de la délinquance, du vol, des trafics et des combines devient plus facile que l’argent du travail ?
Ne rien faire parce que l’on veut avoir la paix, pratiquer une forme d’angélisme où l’on se voile la face pour ne pas voir ce qui se passe, interdire aux policiers d’intervenir pour éviter tout incident serait totalement irresponsable.

On me reproche d’exciter la colère. La colère de qui ? La colère des voyous ? Des trafiquants ? Mais je ne cherche pas à être l’ami des voyous. Je ne cherche pas à être populaire parmi les trafiquants et les fraudeurs.
Je ne cherche pas à être bien vu des casseurs.
Je n’aspire pas à me faire acclamer par ceux qui empoisonnent la vie des gens.
Et je dis qu’un Président de la République qui ne veut pas regarder en face le problème de l’insécurité, qui ne veut pas regarder en face le problème de la violence et dont la seule préoccupation est de ne pas faire de vague, je dis que celui-là est un démagogue et un irresponsable parce que le rôle d’un Président de la république c’est d’abord de veiller à l’application de la loi et de protéger les honnêtes gens.
Si je suis élu Président de la République je ferai du rétablissement de l’autorité l’une des priorité ma politique. Sans l’autorité il n’y a pas de vie en société possible. Beaucoup d’entre vous se désespèrent de voir partout l’autorité dénigrée, de voir l’autorité non plus simplement contestée mais niée, niée par ceux-là même qui devraient la faire respecter, par ceux-là même qui devraient la défendre. Je ferai pour mettre un terme à cette dérive.
L’autorité ? C’est devenu presque un gros mot.
Un mot qui vous fait immédiatement accusé d’être partisan de l’Etat policier. Mai 68 est passé par là.
A bas l’autorité ! C’était cela le programme de mai 68.
A bas l’autorité ! Cela voulait dire :
La politesse, c’est fini !
L’obéissance de l’enfant à ses parents, c’est fini !
La supériorité du maître sur l’élève, c’est fini !
La soumission à la loi, c’est fini !
Le respect de l’Etat et de ceux qui le représentent, c’est fini !
L’amour de la patrie, la fidélité à la France, à son drapeau, la gratitude vis-à-vis de ceux qui ses sont battus pour elle, c’est fini !
La morale, c’est fini !
Le délinquant vaut la victime.
Le non travail vaut autant que le travail.
On voit où cela nous a menés.
Quand tout se vaut, plus rien ne vaut rien.
Quand il n’y a plus d’interdit, quand il n’y a plus de tabou, quand il n’y a plus de hiérarchie des valeurs, quand il n’y a plus de limite, quand il n’y a plus rien de sacré, alors il n’y a plus de liberté.
Parce que personne n’est libre quand personne ne sait plus ce qu’il peut raisonnablement attendre des autres.
Parce que lorsque tout est permis, plus rien ne l’est.
Parce que lorsqu’il n’y a plus de règle, plus de loi commune, plus de norme, plus de valeur partagée, il n’y a plus rien pour endiguer le mal qui est dans l’homme, pour canaliser la violence, les instincts, les pulsions.
En niant toutes les formes d’autorité, En récusant toutes les manifestations de l’autorité. On a réinstallé la barbarie dans la société. On croyait émanciper, on a aliéné. On croyait libérer, on a démoralisé.
Le mot autorité ne me fait pas peur, le mot morale non plus.
L’autorité ce n’est pas l’autoritarisme.
L’autorité ce n’est pas l’obéissance aveugle. C’est l’obéissance consentie.
L’autorité ce n’est pas la crainte. C’est le respect.
L’autorité ce n’est pas la force, c’est la légitimité.
Quand l’autorité est défaillante, ce sont les plus humbles, les plus vulnérables, ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger qui en pâtissent le plus.
L’autorité, c’est quand le maître est respecté, c’est quand la loi est la même pour tous, quand le crime est puni et le mérite récompensé.
C’est quand le dialogue prévaut sur la violence, c’est quand personne n’est obligé de descendre dans la rue pour faire valoir son point de vue, c’est quand les usagers ne sont pas pris en otages par les grévistes, c’est quand chacun peut circuler sans craindre de se faire agresser. L’autorité, c’est ce qui permet de faire prévaloir l’honnêteté, et le civisme.

Pour moi un Président de la République ça doit incarner les valeurs civiques et les faire respecter. Le civisme on l’enseignait jadis dans les écoles. Ce sont nos obligations envers la société, c’est ce qui fait que chacun d’entre nous mérite le titre de citoyen. Je sais qu’en Lorraine on comprend de quoi je parle quand je parle du civisme.
Je veux le dire : on n’encourage pas le civisme si l’on tolère la fraude, si l’on est indulgent avec les fraudeurs, si la fraude n’est jamais punie. Pourquoi alors l’honnête citoyen qui paie ce qu’il a à payer continuerait-il à le faire ? Comment le chef d’entreprise qui paie ses charges pourrait-il longtemps lutter contre la concurrence déloyale ?
Le problème de la fraude, c’est une question de morale. Car ce que l’on ne paie pas, ce sont les autres qui le paient.

Quand quelqu’un ne paie pas son ticket de métro, ce sont les autres usagers qui le paient.
Quand quelqu’un fraude la sécurité sociale, ce sont les autres assurés sociaux qui paient pour lui.
Quand quelqu’un fraude le fisc, ce sont les autres contribuables qui paient l’impôt à sa place.
La fraude c’est un impôt forcé que les plus pauvres paient à la place des fraudeurs.
J’ai été scandalisé que certains, dans les médias, parmi les intellectuels et parmi la classe politique aient pu laisser entendre que la responsabilité des récentes émeutes de la gare du Nord était imputable à la police au prétexte qu’elle avait osé interpeller un fraudeur qui n’avait pas payé son ticket de métro.

Cette attitude est désastreuse pour l’esprit civique.
Je veux être le président qui mettra tout en œuvre pour combattre la fraude et punir les fraudeurs quels qu’ils soient.
Parce que je veux que la France qui travaille soit respectée.
Parce que je veux que nous donnions à la jeunesse l’envie de travailler plutôt que la tentation de frauder.
Parce que je veux que la solidarité profite à ceux qui en ont vraiment besoin.

Le civisme c’est le respect dû aux représentants de l’Etat. Je n’accepte pas que les représentants de l’Etat soient insultés, menacés, agressés. Je veux que cette violence dont ils sont trop souvent les victimes fasse l’objet d’une tolérance zéro parce qu’il s’agit de leur dignité et parce qu’il s’agit de la dignité de l’Etat, parce qu’à travers eux c’est à l’autorité de l’Etat que l’on porte atteinte, c’est la République que l’on offense. Je veux revenir sur le drame qui a lieu il y a quelques jours à la foire du Trône et qui a coûté la vie à un jeune policier de 31 ans. La justice dira qui est responsable. Mais cette violence qui est partout n’est plus tolérable. Cette violence qui fait de plus en plus de victimes. Cette violence qui aboutit à la mort d’un jeune homme de 31 ans qui avait voué sa vie au service des autres, je ne peux pas l’accepter, je ne veux pas l’accepter.

La violence gratuite n’appelle que de la sévérité. Mais je veux le dire aussi, je ne la confonds pas avec la violence qui peut naître du sentiment d’injustice à laquelle il nous faut répondre par plus de justice.

Nous devons apporter une réponse à tous ceux qui souffrent des blocages de notre société et qui ont le sentiment que quoiqu’ils fassent, ils ne pourront jamais s’en sortir. Pour que la République soit respectée il faut qu’elle soit irréprochable, qu’elle inscrive ses principes dans la réalité et pas simplement sur ses monuments, que personne ne s’en sente exclu, que chaque citoyen puisse se reconnaître en elle, que tous les enfants sentent qu’ils ont quelque chose en commun, qu’ils ont des rêves à partager, un avenir à construire ensemble.

La République, c’est l’égalité des chances, c’est tout faire pour que chacun puisse développer ses talents, puisse essayer de réaliser ses ambitions, de réaliser ses rêves. Si je suis élu je mettrai en œuvre une politique de discrimination positive à la française, fondée non pas sur des critères ethniques qui nourriraient le communautarisme, mais sur des critères économiques et sociaux, parce que l’égalité républicaine ce n’est pas traiter également des situations inégales mais de donner plus à ceux qui ont moins, de compenser les handicaps.

Je veux remettre la fraternité au cœur du projet républicain. Je veux qu’elle devienne une réalité entre les hommes et les femmes de notre pays.
Dans les valeurs de la République, la fraternité n’est pas une valeur moins importante que les autres. C’est la plus importante de toutes.
La fraternité, ce n'est pas que l'affaire de la société civile. Ce n'est pas seulement la préoccupation du monde associatif. Ce doit être le combat d'un Président de la République : la Fraternité ! Car sans elle on ne peut pas rassembler.
La fraternité c’est le message que la Grèce a mis dans la bouche d’Antigone quand elle dit : « Je suis née pour partager l’amour, non pour partager la haine ».
La fraternité c’est deux mille ans de christianisme.
La fraternité c’est Jeanne qui se tient devant ses juges sans prononcer aucune parole de haine.
La fraternité c’est la République avec les droits de l’homme.
La fraternité c’est Jean-Paul II qui rend visite pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise au grand rabbin de Rome et qui dit aux jeunes du monde entier : « N’ayez pas peur », parce qu’il croit que la force de l’amour est invincible.
La fraternité c’est Benoît XVI qui prie dans la grande mosquée d’Istanbul.
C’est le père Christian, le supérieur du monastère de Tibhirine, s’adressant par avance dans son testament au fanatique islamiste qui allait un jour l’assassiner pour lui pardonner son geste : « Et toi aussi l’ami de la dernière minute qui n’auras pas su ce que tu faisais, oui pour toi aussi je le veux, ce merci, cet « A-Dieu » envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux en Paradis, s’il plaît à Dieu notre Père à tous les deux. »
La fraternité c’est la prière inscrite sous la coupole de la cathédrale Notre-Dame d’Afrique à Alger : « Dieu veille sur nous, chrétiens et musulmans ».
La fraternité c’est la force qui poussera un jour, je l’espère, l’enfant grec à cesser de détester l’enfant turc, l’enfant palestinien à cesser de haïr l’enfant juif, l’enfant chiite à cesser de maudire le sunnite, l’enfant chrétien à tendre la main à l’enfant musulman, l’enfant algérien à ouvrir les bras au Français, l’enfant serbe à devienir l’ami du Croate.

Mais pour que la République fraternelle devienne une réalité, pour que l’Etat soit de nouveau respecté, pour qu’il ait de nouveau une autorité, une légitimité, une crédibilité, il faut que l’Etat protège et non qu’il soit dans la société le cheval de Troie de toutes les menaces.
L’Etat qui protège, ce n’est plus l’Etat Providence des années 60 et 70, ce n’est plus l’Etat social d’avant la mondialisation. Ce n’est plus seulement l’Etat qui étendait sans cesse sa protection sociale pour que le monde n’ait plus à subir ce qu’il avait subi lors de la grande crise des années 30 qui avait débouché sur la misère, le fascisme et la guerre.
Mais au prétexte que l’Etat Providence ne peut plus fonctionner comme il y a quarante ans, il serait désastreux de décréter que l’Etat ne doit plus s’intéresser à l’économie, qu’il ne doit plus jamais intervenir, que le marché a toujours raison et qu’il doit décider seul, qu’il n’y a qu’à laisser faire et laisser passer. Cette vision naïve de l’économie et de la politique finirait si nous la poussions jusqu’au bout de sa logique par avoir raison de la démocratie et de la République. Depuis vingt ans nous avons déjà trop cédé sous l’effet de notre propre renoncement et du renoncement de l’Europe.
Dans cette Lorraine si éprouvée par les restructurations industrielles et qui continue de payer très cher les conséquences non maîtrisées de la mondialisation, dans cette Lorraine qui fait tant d’efforts pour se redresser et dont chaque succès est un miracle d’énergie et de volonté, je veux le dire solennellement ce soir : je n’accepte pas l’idée d’une désindustrialisation inévitable. Je n’accepte pas l’idée d’une France sans usine. Je n’accepte pas l’idée d’une France sans ouvrier, sans paysan, sans artisan.
Je n’accepte pas l’idée qu’il faille tirer un trait sur l’industrie, sur l’artisanat et sur l’agriculture.
Je n’accepte pas l’idée d’une France qui se contenterait de répondre à la mondialisation en investissant dans la haute technologie et les services à forte valeur ajoutée, et qui laisserait tomber tout le reste. Car lorsque les usines seront parties, lorsque l’agriculture aura disparu, lorsque les artisans ne pourront plus vivre, tout le reste partira aussi, parce que les Chinois et les Indiens forment aussi des savants, des ingénieurs, des financiers, des techniciens, parce qu’une fois les ateliers partis, les secrets de fabrication sont plus difficiles encore à préserver, parce que l’innovation se fait toujours au plus près du processus de production.
Si l’on ne fait rien, si l’on continue d’accepter les dumpings sociaux, écologiques, monétaires, fiscaux, si l’on continue d’accepter la concurrence déloyale, l’Europe finira par devenir un désert industriel et un désert agricole avant de devenir un désert économique. Regardez ce que l’euro fort face au dumping monétaire américain fait à Airbus. Pourtant rien n’est perdu. Mais il faut voir à long terme, il faut ancrer le système productif dans les territoires.
Je ne peux pas accepter d’abandonner des pans entiers du territoire qui ont une longue tradition industrielle derrière eux. Je ne peux pas accepter qu’une masse croissante d’exclus aille s’entasser dans les banlieues des grandes villes et que les emplois s’en aillent à l’autre bout du monde.
Ici dans cette Lorraine qui connaît la valeur du travail, ici devant le peuple lorrain qui est un peuple de travailleurs, je veux prendre l’engagement de revaloriser le travail et de remettre le travailleur au centre de la société.
Je veux prendre l’engagement de mettre en œuvre une politique économique qui fera augmenter le pouvoir d’achat des salaires, parce qu’en France les salaires sont trop bas et les prix trop hauts.
Parce que j’ai mis le travail et les travailleurs au cœur de mon projet politique, parce que j’ai mis le pouvoir d’achat et l’emploi au premier rang de mes priorités, je veux être le Président qui mettra tout en œuvre pour que les dumpings de toute sorte cessent de tirer les salaires vers le bas et de dégrader les conditions de travail.
Je veux être le Président qui mettra tout en œuvre pour faire obstacle aux chantages à la délocalisation.
Je veux être le Président qui moralisera le capitalisme financier, qui donnera la primauté à la logique de la production sur la logique financière, qui donnera la primauté à l’entrepreneur et au travailleur sur le spéculateur et le rentier, qui mettra un terme au scandale des parachutes en or et à l’injustice des stocks options réservées à quelques-uns.
Je veux être le Président qui donnera plus de poids au capitalisme familial par rapporta au capitalisme boursier et qui aidera les PME françaises au moins autant que les Américains soutiennent les PME américaines.
Je veux être le Président qui prendra à bras-le-corps le problème des délocalisations et qui mettra au cœur des négociations européennes la question de la surévaluation de l’euro et celle de la préférence communautaire.
Je veux être le Président qui proposera à nos partenaires la mise en œuvre d’une véritable politique industrielle européenne et qui mettra en œuvre une politique industrielle française.
On dira que c’est impossible, mais pour la pensée unique tout est toujours impossible. On disait qu’il était impossible de sauver Alstom et j’ai sauvé Alstom.
On dira que l’industrie c’est fini, mais on le disait aussi de la sidérurgie il y a 20 ans.
Je veux être le Président qui prendra la mondialisation comme un défi et non plus comme une fatalité.
Je ne veux pas d’une Europe qui subit et d’une France qui souffre parce qu’il n’y a pas de volonté européenne et pas de volonté française.

Hier je suis allé à Colombey.
Je me suis recueilli devant la grande croix de Lorraine et l’humble tombe du Général De Gaulle, dans le petit cimetière du village, semblable à tant de cimetières de tant de villages de France.
C’était cela le gaullisme : la politique comme l’expression d’une volonté, la conviction que rien n’est jamais perdu, qu’il faut résister, qu’il faut refuser la fatalité et le renoncement.
C’était cela le gaullisme : donner l’espoir quand il semble qu’il n’y a plus d’espoir.
C’était cela le gaullisme : une France ouverte sur le monde mais qui ne subit jamais et qui agit toujours.
C’était cela le gaullisme : la certitude que la France est forte et qu’elle est capable d’étonner le monde et quand les Français sont rassemblés.
Hier, sur le livre d’or du mémorial de la croix de Lorraine, j’ai écrit : « une grande vie c’est une vie mise au service de quelque chose de plus grand que soi ».
Quoi de plus grand que rassembler les Français pour que la France retrouve sa grandeur ? C’est la tâche que je me suis assignée si je suis élu.
Il ne me reste plus à vous dire que ces mots magnifiques, que le Général De Gaulle a si souvent prononcés quand la France semblait sur le point de disparaître :

Vive la République !
Vive la France !

18/04/07 - 15:05 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ANTINOOS


Le choix !!!

Après des mois, voire des années de campagne pour certains candidats, je viens d'arrêter mon choix, après consultation des bonnes vieilles professions de foi, pour le vote de dimanche !!! Voilà.... voilà.... suis pu un indécis.... voilà.... voilà.... (Qui vient de dire "m'en fous", QUI ?????????????)



pas besoin de consulter des tonnes de sites ternet pour me déterminer moi, pas besoin...suis-je un gnou plus gnou que les autres????

18/04/07 - 14:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHOCACAO

Rahxephon - The Sound of Goodbye


18/04/07 - 14:34 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GONDWANA

Il ne sera jamais mon président



Et c'est bien dommage.

18/04/07 - 14:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KYRILLOS

Recomptage

Le nouvel obs publiait un comparatif des programmes jeudi dernier. J'ai lu ça dans l'avion Paris Nice, après avoir bravé courageusement une grève.

La grève est une situation interessante. Les gens, certains regardent même TF1, deviennent des animaux très malins pour devenir coupeurs de queue (je suis déjà même pas suceur, alors castrateur....). Le plus drôle fut ce beau bien bronzé, grisonnant, un brin macho, râleur typique, qui n'a pas pu s'empêcher de se plaindre en voyant les gens se bousculer ("ah cette France bordélique, ah ces français fouteurs de merde, pas ordonnés!"). Le même n'a pas hésité à faire le coupe file en passant dans une queue prioritaire alors qu'il était en liste d'attente. On aime les privilèges en France, surtout quand on n'en a pas.

Bref Le Nouvel Obs a divisé en 10 grands thèmes les programmes. Le magazine de gauche mais ambivalent sur Royal et séduit par Bayrou a donné les bons et mauvais points.
Résultatq :
Sarkozy - 10 avis positifs, 12 avis dubitatifs, 5 avis négatifs
Royal - 19 avis positifs, 11 avis dubitatifs, aucun avis négatif
Bayrou - 13 avis positifs, 14 avis dubitatifs, 1 avis négatif

Sarkozy a de bonnes idées sur l'emploi, l'éducation, l'environnement, l'europe et le monde
Royal a de bonnes idées sur la sécurité, l'éducation, les banlieues, l'environnement, les institutions, l'europe et le monde
Bayrou a de bonnes idées sur l'environnement, les institutions, l'europe et le monde

Avec Sarkozy ensemble tout sera surement pénible. Avec Bayrou on a le monopole du leurre. Avec Royal on a l'affiche la plus moche possible. Dans les trois cas, relativisons, la France continuera de tourner lundi. Et même dimanche à 20h00. Inutile de se facher, de s'écharper, de s'assassiner pour ça. C'est le jeu de la démocratie. Un jeu dangerueux, un jeu truqué.

Il faut cependant y mettre un peu de foi, de ses convictions, de ses valeurs. La France de Sarko n'est pas celle de Ségo. Cela n'aura rien à voir. L'esprit en sera même radicalement différent.

18/04/07 - 14:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LEOS

Un sur de dioses rubios




« Ni vivir ni morir. ¿ Qué es lo que queda ?
Un bago sur allá ; cuerpo sin geografía.
El agua dulce de un sol que nadie ha visto,
y un mar que baña sólo risas sin tacto alguno.
Sumido en humo azul de atmósfera cerrada,
con olor a tabaco y a perfumes desechos
y artificiosas luces que niegan rostros o calle ;
calmado en un glaciar de ginebras trucadas,
la música te envuelve con mares de basalto,
y hay farol de papel y reinas de albayalde…
Ni vivir nin morir. ¿ Qué es lo que queda ?
La imposible añoranza de un sur de dioses rubios. »


Luis Antonio de Villena, Huir del invierno ,

18/04/07 - 14:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ALBAT

De divinatione

Voici l'extrait du message reçu par un charmant gaïen (sisi, ils éxistent, ne vous découragez pas!)

"J'ai étalé sur la table de la salle à manger les programmes des 12 candidats ( je les avais reçu par la poste le matin même), j'ai saisi un brownie dans le bol de friandises en faisant la promesse de donner mon vote au candidat qui recevrait ce brownie sur son affiche, j'ai tourné le dos à la table puis en fermant les yeux, j'ai chanté la Marseillaise pour obtenir l'assentiment des dieux de la République, et finalement, j'ai lancé mon brownie par dessus mon épaule droite, lequel a atterri très nettement sur le programme de Ségolène Royal. C’est stupide ! Et alors ? Je suis contre l’élection du président de la République au suffrage universel direct, notamment parce que la plupart des français choisissent leur candidat favori sur des critères qui n'ont aucun rapport avec la sphère idéologique. C'est pourquoi, si quelqu'un cherchait à interpréter mon vol de brownie, je lui dirais simplement que je me suis contenté, par pur esprit de contestation, de pousser à l'extrême cette sélection ridicule puisque dépourvu de matière à débattre. Mon ami a failli s'étouffer en m'écoutant argumenter: "Tu es irresponsable ou quoi? Tu aurais quand même pu éliminer les affiches de Le Pen, de Philippe de Villiers et de Sarko avant de lancer ton gâteau, imagine si tu avais dû donner ton vote à l'extrême droite!!" A part l'irrégularité partiale introduite par le procédé de présélection décrit ci-dessus par mon ami (lequel, s’il avait été adopté, aurait rendu l’arbitraire de ma contestation beaucoup moins crédible !), il me semble tout à fait clair qu’en modifiant le cours de l’histoire (le vocabulaire employé est sans doute un tantinet trop ambitieux), si mon brownie volant avait atterri sur le programme de monsieur Le Pen, je l’aurais immédiatement mangé pour le punir (le brownie, pas Le Pen lol ! ) et j’aurais ensuite tenté l’expérience avec une appétissante tranche de cake...Allé, vive la France!"

Cet extrait montre plusieurs choses qui elles, à l'inverse des implications jéhoviennes précédemment évoquées, sont fort heureuses.
1/ Les méthodes divinatoires ancestrales ont refait surfasse dans un village du Nord de la France.
2/ Ces méthodes divinatoires offrent un terrain d'action direct à la main de la Providence pour l'éléction présidentielle (ce qui n'est pas dénué d'accents grecs vous l'aurez noté).
3/ Notre cher pays étant à mille lieues du nihilisme et scepticisme indispensable à tout ébauche de réfléxion dans de telles circonstances, il est heureux de constater qu'un être humain met en doute la validité de notre jugement et notre capacité à établire des raisonnement qui seraient plus légitimes que le Sort !

Merci pour ce joli message :)

Al...

18/04/07 - 14:26 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LORACLE

Mon futur président



Nicolas SARKOZY Président

18/04/07 - 14:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE C1BJ

Nuances de gris

Vous connaissez certainement ces images et autres montages
qui existent sur le web, ces illusions d'optique, entre autres, qui nous
font prendre conscience de l'illusion des sens et de nos perceptions.
Regardez bien cette image.

Entre la case A et la case B, quelle est celle qui a un grisé plus foncé?

Perso, j'aurai dit la case A au prime abord...



Vérifiez votre impression en rapprochant les deux cases...

Alors?

Fichu cerveau.

Fichu environnement.

A toute.

18/04/07 - 14:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE C1BJ

Suffixe

Si, si, c'est simplement une image.
Pas de mouvement.
Inutile: notre cerveau fait le reste.

18/04/07 - 14:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KYRILLOS

Reprise.

Le silence est d'or. Couleur American Express plus précisément. Londres, Monaco, retour à Paris. Mon déménagalment m'a déboussolé. J'ai soudain moins eu envie de venir ici. J'ai préféré contempler le ciel de paris, sa face nord.
J'ai déménagé, définitivement. vendu mon appartement.
J'ai lu un livre.
J'ai vu des films.
J'écoute beaucoup de musique.
Me voilà à écrire, de nouveau.
Je n'ai embrassé personne. Je n'ai donc rien à écrire. Pas même le potentiel érotique de quiconque ou de moi.
Je pourrais disserter sur le vide, vertige fascinant. Sur le plein, intime comblé. Mais pas sur l'érotisme. Hormis peut-être, fugacement, James Franco dans Spider-Man 3, apparaissant tous muscles dénudés , boxer bien formé, arrivant dans la fumée.
Et encore c'est très rapide.
Rien à voir avec l'exhibitionnisme de mon voisin d'en face.

18/04/07 - 14:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

Atermoiements d'un électeur lambda
Une série épistolaire du (non-)blog de Monsieur Népomucène

Episode du jour (épisode 4) :

Obstacles rationnels à un choix naturel


Mes chers dingues de lecteurs,

Si le choix de Ségolène Royal constitue pour moi un choix naturel, il n'en demeure pas moins que l'idée de voter pour elle, pour évidente qu'elle apparaisse de prime abord, se heurte, dès que j'y réfléchis ne serait-ce que sommairement, à de sévères objections.

Je voudrais évoquer tout d'abord l'attitude des socialistes à l'égard de ce qu'on ose appeler le modèle social français. Lorsqu'un socialiste français ne parle pas du modèle social français, il n'est pas plus socialiste que ma grand-mère, et je peux vous assurer qu'elle n'est vraiment pas socialiste. Si, au contraire, il vante ledit modèle social français, en prônant sa défense, éventuellement au prix de quelques ajustements, deux possibilités peuvent être envisagées. Soit il ne croit pas un mot de ce qu'il dit, auquel cas il ment comme un arracheur de dents ; soit il croit sincèrement ce qu'il avance, auquel cas, il me paraît impératif de ne surtout jamais confier le pouvoir à pareil individu.

Qu'est-ce donc, en effet que ce modèle social français qui mériterait tant d'être préservé ? Que l'on vante et défende ledit modèle social français me plonge toujours dans des abîmes de perplexité, a fortiori lorsqu'on le vante et le défend sérieusement et sincèrement. Les tenants dudit modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie ont-ils entendu parler du chômage ? du chômage de longue durée ? de l'évolution du chômage en France au cours de ces trois dernières décennies ? des inégalités qui n'ont pas plus reculé au cours de ces trente dernières années que la calvitie de Sa Sainteté le quatorzième Dalaï-Lama ? du RMI, qui, certes, est une bonne mesure, mais qu'on n'aurait jamais eu l'idée d'inventer si des gens ne s'étaient pas trouvé dans la situation d'avoir besoin d'un tel minimum social (qui est vraiment un minimum) ? des jeunes qui ne trouvent pas d'emploi ? de l'enchaînement de stages sous-payés chez les surdiplômés ? de l'absence de perspectives de carrière et d'ascension sociale pour les moins diplômés ? des quinquagénaires qui se font jeter à la première occasion alors même qu'on leur demande de cotiser plus longtemps ? Non, sans déconner, y'a un modèle social français à préserver là-dedans ? c'est une plaisanterie ou quoi ? La défense du modèle social français, c'est la promesse de l'immobilisme et du chômage.

Bref, le modèle social français me donne trois bonnes raisons de ne voter en aucun cas pour un candidat socialiste, et, tant qu'à se faire baiser, je préfère encore que ce soit par des gens qui m'annoncent clairement la couleur plutôt que par des gens qui me prennent pour un con (une petite distraction que je vous propose : trouvez donc un Projet socialiste de 1980, lisez-le, regardez le pays qui est autour de vous, mesurez l'écart entre ledit projet et ce que vous constatez et affirmez sans rigoler que ça ne fait pas un minimum de vingt-cinq ans que les socialistes vous prennent pour des cons).

Cependant, ces trois raisons de ne pas voter socialiste peuvent donner l'impression de trop tenir de la généralité. Or c'est une candidate précise avec un programme précis et qui mènera une action spécifique - conforme ou non à son programme, c'est un autre problème - qui, investie par le Parti socialiste, se présente à la présidence de la République. Elle ne sera pas là que pour prononcer des discours que je trouverai forcément insipides et irréalistes sur le modèle social français mais pour agir, et pour apporter son éclairage particulier. Quelles que soient mes réticences, aussi vif soit mon agacement à propos du prétendu modèle social français que le monde entier nous envierait et les rapports forcément déplaisants qu'entretient tout socialiste avec la défense de ce modèle, cela ne peut pas suffire, ou du moins cela peut ne pas suffire, à me conduire à exclure de voter dimanche prochain pour Ségolène Royal. Je dois donc écarter un instant ces objections de principe pour considérer une candidate donnée.

Or je désapprouve au plus haut point un certain nombre des prises de positions de Ségolène Royal.

Tout d'abord, si je suis farouchement opposé à toute légalisation de l'euthanasie active, je ne puis que constater, et déplorer, que cela ne semble pas être le cas de Ségolène Royal. Je passe rapidement sur la réalité crue - euthanasier, évidemment, c'est tuer, je suppose que cela n'a échappé à personne - pour me contenter d'examiner le principe sur lequel se fonderait une telle légalisation : un prétendu droit à mourir dans une prétendue dignité. Ma conception de la dignité humaine exclut que l'on puisse, employons un euphémisme, faire mourir quelqu'un en son nom, au motif que la vie qui se prolongerait au-delà d'un certain seuil - de souffrance, de maladie, de dépendance, de dégradation physique, intellectuelle ou psychique serait donc indigne. La dignité humaine, ça ne se négocie pas, et cela ne disparaît jamais. Tout être humain a sa dignité parce qu'il est humain, jusqu'à son dernier souffle, et quelles que soient les conditions dans lesquelles il sera conduit à rendre son dernier souffle. La nation des droits de l'homme n'a pas à transiger sur le caractère inaliénable et perpétuel de cette dignité. Je n'exclus cependant pas que les conservatismes divers et les réticences qui existent déjà, ou pourraient se faire jour à l'avenir, puissent conduire le gouvernement de Ségolène Royal à ne pas présenter de projet de loi légalisant l'euthanasie active. Sans être le moins du monde certaine, l'hypothèse est plus que plausible, mais j'aurais aimé qu'on ne propose même pas cette idée.

Ensuite, je n'apprécie pas, pour employer une litote, certaines conceptions de Ségolène Royal en matière de morale ou de sécurité. Je me rappelle notamment cette définition enthousiasmante de la famille énoncée par elle lors du premier débat télévisé entre les trois candidats à l'investiture socialiste : la famille, c'est lieu de transmission de l'interdit. Ben, dites-donc, on doit 'achement rigoler, le dimanche midi, à la table des Hollande-Royal. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, ce moralisme à la con me les brise sévère.

Dans le même ordre d'idées, j'ai assez peu apprécié la proposition d'une militarisation du traitement de la primo-délinquance, énoncée il y a neuf ou dix mois et reprise dans les cent propositions de Ségolène Royal. Depuis quand les militaires ont-ils la moindre compétence pour encadrer, éduquer ou rééduquer de jeunes délinquants ? Les militaires vont se trouver une formation de surveillants pénitentiaires ou d'éducateurs par l'opération du Saint-Esprit ? L'armée n'est pas là pour faire le boulot des autres, elle est là pour des tâches assez limitées, et qu'elle s'y tienne n'est pas plus mal. On va former les militaires à faire des jobs pour lesquels ils ne sont pas formés mais pour lesquels des gens sont déjà formés, juste pour le plaisir de pouvoir dire qu'on a mis les primo-délinquants entre les mains des grands méchants militaires ? Autant augmenter tout de suite les moyens de la justice, de la police et de l'éducation, on perdra moins de temps et pas plus d'argent. J'ai beau chercher l'intérêt de la proposition, je ne le trouve pas. Elle me répugne plutôt qu'autre chose. Quand je pense qu'on avait fait tout un fromage de la proposition de créer des centres fermés lancée, je crois, au moment de la précédente élection présidentielle, par Chevènement ou Chirac, l'acceptation par les socialistes de la proposition de Royal me laisse intensément songeur. Et je suis persuadé que Nicolas Sarkozy n'aurait pu se risquer à une telle proposition sans se faire incendier par la gauche et susciter quelques réserves dans son propre camp - d'ailleurs, il n'y a pas songé.

Quant à l'autre mode de traitement de la déliquance envisagé par Ségolène Royal pour calmer le débat, à savoir des chantiers humanitaires, il me plonge dans la perplexité. Les ONG ont besoin de professionnels pour faire un travail sérieux, pas de branleurs et des petites frappes pour leur faire leur éducation civique et leur confier des problèmes sérieux.

Un certain nombre de propos de Ségolène Royal m'ont même carrément laissé bouche bée.

L'éloge de la célérité de la justice chinoise me reste en travers de la gorge, et je ne crois pas que je pourrai le lui pardonner (ça lui fait une belle jambe, je sais). Et qu'on ne me dise pas qu'elle parlait de la justice commerciale : personne n'a rien à foutre des tribunaux de commerce, elle n'en avait jamais parlé et n'en a jamais reparlé, et ce jour-là elle n'a pas plus parlé des tribunaux de commerce que les autres jours. Non seulement elle en a fait l'éloge, mais elle a mis, à ma connaissance, treize jours pour tenter de rattraper, maladroitement, le coup, en invoquant le fait qu'elle aurait parlé de la justice commerciale. Elle n'a évidemment pas présenté la moindre excuse. Jospin avait été incendié pour avoir prétendument attaqué le président Chirac sur son âge (ce qui était également faux : il l'avait jugé vieilli, usé, fatigué, pas vieux, et c'est sensiblement différent), et de tels propos de Ségolène passent quasiment comme une lettre à La Poste...

Les 35 heures de présence des profs en collège... Mouhahahaha... Certes, c'était off. N'empêche que la démagogie off, c'est quand même de la démagogie. 35 heures pour quoi faire ? Garderie ? Présence ? Juste pour s'assurer que ces feignants de profs ne sont pas en train de glander chez eux ? Passons.

Par charité, je passerai également sur le coup de la souveraineté du Québec, cas flagrant d'ingérence dans les affaires intérieures d'une autre nation démocratique, en plus pour soutenir une cause qui m'a toujours été d'autant moins sympathique que les souverainistes québecois donnent le sentiment de vouloir arracher l'indépendance du Québec à l'usure. Et ce n'est pas parce que De Gaulle a crié, comme semblaient l'avoir oublié tous les membres de l'UMP, Vive le Québec libre ! qu'il faut faire pareil : lui aussi disait des conneries. Se prononcer pour la souveraienté du Québec, c'est grotesque et déplacé.

Péripéties de campagne, m'objectera-t-on. Peut-être, mais quand on dit autant de conneries en campagne, ce n'est certainement pas pour s'arrêter une fois qu'on est bien confortablement assis dans son fauteuil présidentiel, entouré d'une cohorte de cireurs de pompes, et qu'on est investi du maximum de pouvoir. Au contraire, je pense qu'une fois qu'on est bien confortablement assis dans son fauteuil présidentiel, entouré d'une cohorte de cireurs de pompes, et qu'on est investi du maximum de pouvoir, non seulement on peut continuer à en dire, des conneries, mais on peut aussi en faire un maximum. Mon vieux pote O., qui compte pourtant voter pour Ségolène Royal, m'a d'ailleurs assuré - et je n'ai pas de raison de mettre sa parole en doute - que toutes les personnes qu'il connaissait ayant eu l'occasion de discuter un peu en tête-à-tête avec elle la tenaient pour une idiote. Cela vous fait une belle jambe, certes, mais bon, c'est mon vieux pote O., et il n'est pas suspect d'antipathie à l'endroit de Royal, alors faites pas chier.

Par ailleurs, j'indiquais hier qu'il fallait parfois savoir résister à l'argument financier et budgétaire. Je le pense toujours. Cependant, il n'est point besoin d'être bien défaitiste face à une éventuelle inéluctable-réalité-économique pour constater qu'une grande part de ses cent propositions, et du discours de Royal, consiste en mesurettes clientèlistes et en saupoudrage multicatégoriel, promettant un peu tout à tout le monde. Voilà qui est très plaisant pour l'électeur, mais je ne suis pas sûr que cela dénote une approche des réalités pertinente qui conviendrait au prochain président de la République. Je suis d'ailleurs persuadé, sans préjuger de son succès, que le gouvernement de Ségolène Royal ne sera pas moins préoccupé d'éviter une dégradation trop forte des finances publiques qu'un autre gouvernement, ce qui risque fort d'imposer des choix assez sévères et une révision à la baisse du programme envisagé.

A côté des mesurettes et de l'argent généreusement distribué, un certain nombre - pas excessif tout de même, mais bon... - de propositions me paraissent relever de la bonne intention irréaliste, vague ou ridicule. Je citerai par exemple la proposition 95 du Pacte présidentiel : Maîtriser la mondialisation en oeuvrant à une plus grande transparence et efficacité des instruments de régulation : introduire à l’OMC une hiérarchie des normes qui équilibre les mesures de nature commerciale par le respect des normes sociales et environnementales ; réformer profondément le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain, moui, moui, moui, on va expliquer qu'il faut réformer ça à toute la planète parce qu'on a élu Ségolène Royal, tout cela ne tient qu'à la volonté française, et ma grand-mère fait du karaté. On peut aussi évoquer la proposition 97 : Relancer la coopération euroméditerranéenne ; c'est flou, c'est creux, personne ne sait ce que ça veut dire, et ça ne mange pas de pain. Ce n'est pas bien grave, mais on pourrait franchement s'en passer.

Quant à l'idée du passage à une VIe République, elle me laisse très réservé. Hem, non, soyons plus francs : je pense que c'est du foutage de gueule. Je pense que les Français s'en tapent, de la VIe République. Le bricolage constitutionnel, ou le grand bond vers un nouveau régime, on s'en tape et on s'en contre-tape. Ca ne change rien aux problèmes du pays, d'autant que les institution fonctionnent assez bien et qu'un changement de République ne 'impose nullement. La seule réforme qui me paraîtrait vraiment pertinente, c'est de faire élire le Sénat au suffrage universel direct et à la proportionnelle intégrale, réforme qui relève du domaine de la loi ordinaire. Ainsi, tous les courants d'opinion seraient représentés au Parlement sans pour autant compromettre la démocratie majoritaire. Mais, de manière générale, je considère que la France a vraiment autre chose à foutre que changer de Constitution pour le plaisir de donner du grain à moudre aux étudiants de première année de Sciences Po et des facs de droit.

Last but not least, pardonnez-moi, mes chers dingues de lecteurs, mais je suis intimement persuadé qu'Isabelle Huppert va voter pour Ségolène Royal. L'idée de voter pour la même candidate qu'elle m'est insupportable. Et je ne parle pas de ce parfait demeuré de Méluche. Je doute en outre qu'une candidate pour qui votent à la fois Isabelle Huppert et Jean-Luc Mélenchon puisse avoir la moindre chance d'être une bonne présidente.

Pour toutes ces raisons, mes chers dingues de lecteurs, et alors même que Ségolène Royal est la candidate que je suis naturellement conduit à choisir, je ne voterai pas pour elle dimanche prochain. Trop d'obstacles me séparent du bulletin sur lequel est inscrit son nom, si bien que, pour la première fois, je ne voterai pas pour un candidat de centre-gauche au premier tour d'une élection.

Non sans vous conchier très affectueusement, je vous prie, mes chers dingues de lecteurs, d'accepter mes poutous les plus baveux.

Monsieur Népomucène.

Précédents épisodes :
(1) Récapitulation sommaire d'un passé électoral et petit test amusant ;
(2) De (plus ou moins) petits candidats ;
(3) Ségolène, le choix qui s'impose naturellement.

18/04/07 - 13:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BUCKINGHAM

Les façades




Les façades aluminées se dorent au levant
Les façades enluminées se grisent au couchant

Cette photo sur le thème '''façades''' est pour mon arrivée dans le groupe photo AFPC de GA.
Ai-je compris la méthode ?


~~~~//~~~~

18/04/07 - 13:26 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LUCOLIVIER

Promenade à Paris...


Dans la série "Et si nous regardions aussi autour de nous"
Saint-Sulpice, qui au vu des travaux multiples ne se laisse pas photographier aisément...


Je suis toujours impressionné par ce Delacroix " Le combat de Jacob avec l'Ange" Je vous conseille l'excellet Jean-Paul Kaufmann qui raconte "La lutte avec l’ange"


J'aime les églises...


Décidement ils sont souvent
bien sexy les crucifix



La lumière vient bien de là haut...


..ou de là...


Ou d'ailleurs......


Et aussi, plus petit, plus intime
Saint Julien le Pauvre au culte orthodoxe.
Je vous conseille la messe de onze avec les choeurs !


Demain on retourne à Venise...

18/04/07 - 13:16 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PATAMOUD

...Et je sens que mes blessures se referment


... et, j'efface mon nom des portes de l'enfer

18/04/07 - 13:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Tel que le monde est

Au mois de mai 199*, Aminata, la sœur d’Amadou s’enfuit de la cour de Souleymane N, le vieux auquel elle avait été promise. Il était âgé de soixante ans pour le moins, en l’absence d’année de naissance connue, et marié déjà à quatre femmes. On sait que rien n’est moins enviable pour une jeune femme que la situation de dernière épousée, où elle se trouve l’objet de la jalousie des premières épouses sans le secours encore de ses enfants.

Aminata a eu seize ans cette année 199*. Elle se trouvait chez son futur époux depuis deux jours. Le rog-miki, cérémonie traditionnelle de mariage chez les Mossis, n’avait pas encore eu lieu quand elle disparut.

Le mercredi, lorsque Ahmed, le père d’Aminata, dit à sa fille, que son mari allait venir la chercher, elle s’enfuit une première fois au cours de la nuit. Lorsque Souleymane, le futur mari vint prendre sa promise, Ahmed lui dit que sa fille était sortie. Souleymane s’énerva et prétendit que Ahmed avait donné sa fille ailleurs plutôt que de respecter l’engagement qu’il avait pris quatre ans plus tôt, lorsque Ami-nata n’avait encore que douze ans.

Aristide, un neveu d’Ahmed, dit à ce dernier que Seydoux, un jeune du village, était le fiancé d’Aminata et ils se rendirent le lendemain chez les parents de Seydoux ; le père de Seydoux nia qu’Aminata se trouvât chez lui ; Ahmed et son neveu dirent qu’ils étaient sûrs que Aminata se trouvait avec Seydoux et que Seydoux devait les accompagner chez le naaba (chef) ; celui-ci dit que si Seydoux et sa famille disaient que la fille n’était pas avec eux mais qu’ensuite on découvrait qu’ils avaient menti alors ils devraient quitter le quartier, ils seraient bannis. Ils deviendraient « comme des animaux dans le village ». Le père de Seydoux avoua alors que Aminata s’était réfugiée chez lui, qu’ils ne savaient pas qu’elle avait un mari. Ahmed est donc allé chercher sa fille chez le père de Seydoux pour la ramener chez lui. Le jour même, il envoya un enfant à Guissidi, le village, distant de sept kilomètres, où habitait Souleymane, le « mari » de Aminata, pour le prévenir qu’on avait « retrouvé » sa « femme ». Ahmed vint chercher sa femme le jour même en disant que si elle restait chez son père elle allait à nouveau s’enfuir. Cependant, au lieu de l’emmener chez lui et d’en faire sa femme ainsi qu’il en était convenu avec Ahmed, il partit à Ouagadougou chez son frère Amidou. Ami-dou avait voyagé en Côte-d’Ivoire et Souleymane dut l’attendre avec Aminata. Il dit à l’épouse de Amidou qu’il « venait poser la fille là-bas ». Il lui expliqua qu’il n’en voulait pas lui comme femme car elle allait s’enfuir à nouveau. Aussi avait-il pensé à leur petit frère, qui travaillait en Côte-d’Ivoire. Lorsque Amidou rentrerait il lui confierait la fille pour l’emmener en Côte-d’Ivoire lors de son prochain voyage.

Seydoux avait vu Souleymane partir avec Aminata. Il les avait suivis jusqu’à Ouagadougou chez Amidou, le frère de Souleymane. Seydoux est allé chercher un de ses amis, Oumar, surnommé « Reggae » parce qu’il aime « fourrer », c’est-à-dire enfiler sa chemise sous son pantalon. Reggae se trouve être non seulement l’ami de Seydoux mais encore le gendre de Souleymane dont il a épousé une fille, Bintou. Seydoux et Reggae ont été chez Amidou. Seydoux s’est caché et Reggae est entré dans la cour. Il a salué Seydou, son beau-père puis il a dit qu’il avait entendu parler de son problème avec sa femme Aminata. Le « vieux » lui dit que c’était vrai, sans se demander comment Reggae pouvait être au courant aussi vite. Il dit que les problèmes venaient du fait que Aminata était encore une enfant. Mais il allait appeler Aminata et Reggae n’avait qu’à la conseiller. Reggae lorsqu’il put parler à Aminata, lui dit qu’il venait de la part de Seydoux. Si Aminata le peut, qu’elle sorte devant la cour dans la nuit, Seydoux viendra la prendre ; si elle ne le peut pas cette nuit même, qu’elle recom-mence le lendemain nuit.

Le jeudi, vers quatorze heures, Seydoux est venu voir Amadou à qui il a expliqué tout le problème, sauf le projet d’enlèvement durant la nuit. Seydoux demanda pardon à Amadou, en lui disant que « c’était lui qui avait fait » mais qu’il ne recommencerait jamais. Amadou, à qui Souleymane avait dit que Aminata se trouvait avec son époux promis à Ouagadougou, dit qu’il aimerait voir sa sœur pour la saluer mais qu’il ne savait pas où se trouvait la cour. Souleymane lui donna les explications pour la situer.

Vers quinze heures le même jour, Amadou vint saluer Souleymane. Souleymane lui demanda :
— Est-ce que tu connaissais ici ?
— Oui, répondit Amadou.
— Pourquoi viens-tu ?
— C’est le problème-là que j’ai entendu. J’ai compris qu’elle va partir en Côte-d’Ivoire, je suis passé vous saluer.
Souleymane a appelé Aminata qui est venue s’asseoir avec eux et qui a pu saluer son frère. Sou-leymane et Amadou ont causé ensemble et Souleymane a expliqué ce qui s’était passé au village. Amadou demanda la route vers dix-sept heures.
Sur le chemin du retour, Amadou rencontra Seydoux à Ouagarinter.
— As-tu trouvé l’endroit ?
— Oui.
Et il poursuivit son chemin.

Le vendredi, matin, vers neuf heures, Souleymane frappa des mains devant la cour d’Amadou. Souleymane expliqua que durant la nuit, Aminata était sortie et elle n’était pas encore rentrée depuis.
— Si c’est comme ça vous n’avez qu’à continuer à la chercher ; moi aussi je vais sortir la chercher.
Souleymane partit sur sa mobylette et Amadou partit de son côté sur son vélo.

Amadou rentra vers midi. Vers dix-sept heures, Souleymane et Brahima, un membre de la famille de Amadou sont venus dire à celui-ci de partir chez son grand-père, Rabré, à Palaguyiry, un quartier de Ouaga du secteur treize.
Son grand-père demanda à Amadou pourquoi il était allé chez Souleymane la veille.
— Je suis parti là-bas pour le saluer parce que j’ai entendu qu’ils allaient partir en Côte-d’Ivoire.
Grand-père a dit non, il ne voulait pas écouter ce que je parle, que Souleymane est venu ici ce matin dire que Aminata s’est enfuie seulement dix minutes après toi.
— donc vous pensez que c’est moi qui l’a fait sortir. Donc je suis énervé puis partir.

Samedi, Brahima est parti au village en ce temps que Seydoux était au village. Il a trouvé Seydoux à la maison et il l’a emmené chez Amadou. Tous deux ont demandé à Seydoux si Amadou était au courant où se trouvait la fille. Seydoux a dit non et lui non plus ne savait rien.
Brahima a emmené Seydoux au commisariat de Bodogogo où il a expliqué l’affaire et il a demandé qu’on enferme Seydoux. Ce que les policiers ont fait.

Le lundi, vers treize heures, Brahima et Prosper, un autre parent de Amadou sont venus dire à ce dernier de se présenter au commissariat de Bogododo. Amadou expliqua à son patron blanc et lui demanda ce qu’il devait faire. son patron dit à Amadou de ne pas quitter la cour. Brahima et Prosper partirent.

Le mardi, Brahima et Prosper revinrent donner à Amadou avec une convocation pour 15 heures au commissariat de Bogododo. Amadou se rendit à la convocation.
Un policier, qui était une femme, lui demanda s’il savait où se trouvait sa sœur. Amadou dit qu’il n’en savait rien.
« La femme policier m’a dit que non, que je sais. J’ai dit non, j’ai refusé. Je suis pas d’accord. Ils ont demandé à Seydoux aussi. Seydoux a dit non. Et puis la femme policier ne voulait pas le laisser. Disait seulement que non que Seydoux tu sais là où se trouve la fille. Mais si tu dis pas la vérité tu ne sortiras jamais de la prison. Et puis y a un policier qui a dit que nous on va laisser votre Seydoux et puis Amadou vous allez aller arranger ça avec le chef de coutumier puisque si la fille là avait fait le mariage eux ils pourraient bien parler mais la fille n’a même pas un papier qui prouve que c’est la femme de Seydou. Souleymane n’était pas d’accord avec le garçon policier. Il a demandé d’après le commissaire. On l’a amené là-bas. Or que le commissaire voulait faire comme le garçon policier. Souleymane a dit au commissaire de ne pas faire ça. Qu’il n’a qu’à chauffer Seydoux encore et que dans quelques jours il parlera. »

Seydoux a passé cinq jours en prison. Il n’a jamais dit où se trouvait Aminata.

Le samedi, Seydoux sortit de prison et revint au village. Le dimanche, Ahmed, Brahima, Souleymane, Prosper, etc., ont cherché partout.
Le lundi matin, « après maintenant, ils ont appelé le père de Seydoux et Seydoux chez le chef coutumier encore. Le naaba leur a dit que le problème on trouve pas Aminata « donc eux tous là ils n’a qu’à quitter dans leur village avec leur famille. ».

Le père de Seydoux il sait pas comment faire. Il savait où se trouvait Aminata. Il dit :
Seydoux a pris Aminata à Ouagadougou aller la poser chez son cousine à Poupglepe.
Donc le père de Seydoux a été chercher Aminata et « maintenant venir la poser chez le naaba ».

Le mardi, Souleymane est venu chercher Aminata pour l’emmener à Ouagadougou chez son frère Amidou.
Celui-ci est parti pour la Côte-d’Ivoire en emmenant Aminata afin de la marier à un petit frère.

Note : tous les noms ont été changés ; le titre est un clin d'oeil à l'incomparable roman de Salvat Etchard : Le monde tel qu'il est.

18/04/07 - 12:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FABULOUS

21 avril...


Avant, on votait au premier tour d'abord selon ses convictions profondes, on votait surtout pour le candidat le plus proche de ses idées politiques, même si celui-ci ne représentait pas un gros score potentiel et n'avait aucune chance de se qualifier pour le second tour. On reportait ensuite, au second tour, son vote sur celui des deux candidats qui était le plus proche de son camp politique et qu'on voyait le mieux occuper le poste de Président de la République.

Depuis le traumatisme de 2002, on anticipe dès le premier tour sur ce choix final. On se demande, bien avant que ce choix se présente concrètement, qui battra qui, qui aura le plus de chances de se retrouver "en finale". Certains privilégiant même cette question de la capacité de vaincre à celle de la capacité à gouverner !
L'électeur est aujourd'hui davantage un pronostiqueur, un stratège, qui a perdu un peu de sa candeur, de son utopie, encore permises il y a peu au premier tour, mais aujourd'hui jugées incompatibles avec le bon terme de ce rendez-vous républicain de premier ordre...

18/04/07 - 12:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIETH

le pied

18/04/07 - 12:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

Pensez-vous que cette sculpture que l'on voit dans le Jardin des Tuileries pourrait être créée et exposée de nos jour?


"Le serment de Spartacus" de Louis-Ernest Barrias - 1869

18/04/07 - 12:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

Chronique de la campagne

article non politique

" - … Bha la grosse Juju elle a vêlé dans c’te nuit, ‘l’a fallu bigophoner l’véto pour qu’il s’ramène car elle beuglait trop la Juju.
Pi v’là t’y pas la surprise : des jumeaux qu’elle nous a pondu fait la grosse Juju
Ca fait un coup ! bah l’boucher s’ra content et pour nous ça mettra un peu d’beure dans les épinards d'en avoir deux.…
- L'Marcel, c'est prêt ! !!!!!
- J'vous quitte y a la Marceline qui s'impatiente, à tantôt les jeunes..."

18/04/07 - 12:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NAVY78

C'est le pied !


Reprise des réjouissances printanières.
Un chaud dimanche pour les mollets où l'on s'aperçoit que quelques cours seraient utiles sur les courts...
Mais pourquoi tous ces joueurs et joueuses ne sont-ils/elles pas en slip ?
il y a bien des sumos en string, non ?
On en oublierait presque d'aller à la MTG ! (oups ! encore ! ;-)

18/04/07 - 12:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Fonds de tiroirs 40

J’ai habité ensuite chez les Turlupet. Sa femme, elle me tirait la gueule. Je lui plaisais pas, c’était visible. Elle avait des origines, elle. Elle me prenait de très haut.

Le premier jour, à la cuisine, j’ai fait la gaffe, j’ai voulu poser mon sac sur un fauteuil, un cabriolet. C’était recouvert de tapisserie. Le bond qu’elle a fait ! On l’aurait piquée ! Elle s’est précipité, récriée, Non pas ça ! Une merde que je venais de poser, là, sur son fauteuil… Il était pas terrible, le sac, tout de même… Je viens de faire restaurer la tapisserie, qu’elle explique comme ça. C’était une pièce de collection, à ce que j’ai compris. Elle m’aurait fait manger dans la buanderie, où y avait rien que je ris-que de salir, de casser, d’abîmer rien qu’avec le regard. Il y en avait partout des vieilleries, c’en était farcie, truffé la baraque, de tout.

C’était leur vice, les objets. Ils collectionnaient. C’était là-dedans qu’il était passé l’héritage. Turlupet avait des toiles, un Rakpine qui était sa fierté, dans la salle à manger. Des sculptures aussi, des porcelaines, des verres anciens, des couteaux, tout ça, dans des vitrines exposés partout, et puis des meubles signés, estampillés… Le soir à table, j’ai dû me balancer sur ma chaise, un peu… Ah lala ! Qu’est-ce que j’avais pas encore fait là ! Comment qu’elle m’a stoppé net, dans mon élan, la vioque ! Elle barguignait pas ! C’était pas permis des choses pareilles ! Elle avait jamais vu ça ! C’était pas du Lévitan ! On avait pas idée ! Elle fulminait, elle était devenue très rouge, violette, ça lui faisait mal, c’était visible, de voir mon cul dessus, je souillais…

Elle était pingre aussi, pour le quotidien, comme pas deux. J’avais jamais vu ça. Dans la cuisine, cha-que jour, elle mettait les restes dans un Tupperware. C’était son truc, ça, les Tupperware… Ça lui plaisait beaucoup. Elle trouvait que c’était bien pratique. Une fois par semaine, elle nous faisait le coup des restes ! Tout un repas avec rien que des restes, ça faisait pas un pli ! Nous avions, comme ça, des repas de restes de choux, sous toutes ses formes et toutes les coutures : fleur, rouge, Bruxel-les, vert, cabus, milan, brocolis, et j’en passe ! Mais alors des portions minuscules. Ça faisait chinois un peu, il nous manquait plus que les baguettes.

Avec leurs affreux gamins et moi, nous étions cinq à table, le matin, au petit déjeuner. Elle mettait qu’un seul sachet de thé dans la théière, pas deux… Quant au café, il pouvait pas, lui, nous énerver, ça non ! Je crevais de faim. J’allais à l’épicerie du village, j’achetais des tablettes de chocolat, du blanc, du au riz, des gâteaux, des biscuits… Je revenais, honteux encore, avec un carton sous le bras. Je mangeais en douce, le soir, tout seul dans ma chambre cagibi, comme un voleur. J’avais en-core peur de les vexer, les Turlupet. Toute la journée, j’y pensais à ce moment, toute la journée, j’avais faim, ça commençait dès le petit déjeuner, j’en sortais jamais plein, je lorgnais la table, mais elle avait l’œil, la vache ! Elle laissait jamais rien traîner. J’attendais qu’elle propose un deuxième œuf sur le plat. Des fois, à son époux, elle lui demandait : Dis t’en veux un deuxième ? Mais à moi, ça ris-quait pas, elle devait trouver que je lui coûtais déjà trop cher.

Elle en inventait chaque jour, elle était jamais à court de ressource, Ah, ça, nous nous demandions tous ce qu’elle allait bien pouvoir trouver encore, elle finissait toujours par nous en boucher encore un coin, même prévenus comme nous l’étions, elle parvenait encore à franchir les bornes, pousser plus loin le bouchon… Nous ne nous en apercevions pas toujours tout de suite. Un midi Turlupet, comme ça, il a fait remarquer, qu’il était dégueulasse son riz, positivement, faut dire que j’avais jamais vu en-core de plâtrée pareille, mastic, mortier, colle, ça ressemblait plus du tout à du riz. Il fallait l’attaquer celui-là, fourchette et couteau, et bien tenir le manche, ça tombait, boum, dans l’estomac, on était plombé direct sur sa chaise, en trois coups de cuiller à pot, se relever devenait difficile, on suivait la descente de la salve, une purée, un béton armé… Nous nous posions tous la question de savoir quel micmac il y avait là-dessous. Elle disait, elle, qu’elle avait changé de marque et puis une nouvelle re-cette, qu’il fallait s’habituer, que c’était du riz complet… Ça, pour être complet, il l’était, la totale ! Quand même, il tiquait Turlupet. Il avait de la méfiance, la connaissant. On n’a pas été longs à savoir. Je l’ai vu dans la poubelle, le sac vide… Elle avait eu l’idée de nous servir des brisures de riz, les petits sacs de cinq kilos pour les chiens ou les volailles…

Encore Turlupet, il pouvait, lui, se relever la nuit et se faire des nouilles en douce, mais moi… Turlupet s’en privait pas d’ailleurs, le bougre… Ça la foutait, elle, dans des rages ! Elle lui pinçait les lèvres pendant huit jours. Tout, elle pouvait tout lui pardonner, mais pas ça, pas d’attenter à la cambuse, ça la faisait saigner…

C’était devenu maladif à ce point de radinerie, même Turlupet ça finissait par le faire chier… Ses pa-rents à elle, leur donnait leur vieux électroménager, quand ils renouvelaient le parc. Ah, ce qu’elle était contente ! Quand j’y étais, elle a reçu comme ça un vieux grille-pain par la poste. C’était noël ! Elle arrêtait plus de le regarder, le retourner sous toutes les coutures. Elle en revenait pas, elle était bien pensive et elle nous demandait, comme ça, si en plus, ça pourrait servir aussi de chaufferette pour la salle de bains, par exemple… Elle allait encore du coup pouvoir envisager des économies supplémentaires sur le pain, les vieux quignons, les bien rassis. Comment qu’elle allait les passer au grill ! Ça n’a pas raté, mais c’était une perfectionniste, elle, elle avait ça dans le sang, alors elle s’asseyait pas pendant le déjeuner. Elle restait debout près de l’engin. Elle avait toute une théorie. Pour économiser l’électricité, toujours elle tenait d’une main sa tartine de l’autre le fil de la fiche et l’œil sur l’appareil, elle le quittait plus, c’est bien simple… De temps en temps, hop, elle tirait sur la fi-che, mais elle remettait des tartines… Elles devaient griller à l’accumulation, celles-là, ça faisait autant d’électricité en moins… Il faut l’avoir vu pour le croire, je pourrais pas inventer des choses pareilles, je vous dis, je manque bien trop d’imagination, surtout dans la radinerie, moi qui ai toujours été panier percé.

C’est pas tout, elle en est revenue, entre les déjeuners, à son idée première. Il fallait lui trouver plein d’usages à son grille-pain, encore améliorer le rendement, pendant trois semaines il a occupé toutes ses pensées. La salle de bains était pas chauffée. Nous en savions tous quelque chose. Elle avait remarqué, elle, que l’instant de la toilette précédait de peu celui du petit déjeuner. Un jour, comme j’allais y entrer, dans la salle d’eau, je la vois qui s’approche avec son engin dans les bras, elle le tenait comme un bébé, c’est tout juste si elle lui parlait pas, Ah, qu’elle dit, Tenez, prenez le grille-pain avec vous… Je voyais pas trop ce que j’allais en faire pendant que je me laverais les dents…
Si, si, qu’elle insiste, ça chauffe, c’est comme une petite chaufferette…
Seulement...
Oui, quoi, seulement ?
Pour pas perdre, profitez-en pour griller quelques tartines, on va bientôt déjeuner, et surtout n’oubliez pas de le débrancher de temps en temps, Hein, la chaleur s’accumule, c’est pas la peine d’user pour rien…
C’est bien le seul endroit de ma vie, où j’ai vu un grille-pain sur la tablette au-dessus du lavabo avec les tartines à côté…

18/04/07 - 12:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Fonds de tiroirs 39

On s’imagine toujours bien des choses et on s’imagine soi-même à s’y comporter dedans les circons-tances, on s’y prépare même, aux circonstances… On se promet d’y faire bonne figure… Je manquais alors, assurément d’entraînement. Et puis, quand elles sont là, et qu’on s’y trouve bien pris, dedans, rien ne va plus comme on a imaginé. On n’y comprend plus rien. Les règles ne sont plus les mêmes. Les cartes n’ont plus la même valeur. On se fait gruger, toujours, quand on passe à la réalité, quand elle vous rattrape, elle. La réalité, c’est nos rêves démonétisés. Une bien sévère dévaluation. Berlin.

Quand ils me l’ont annoncé, ce que je savais avant eux, ce fut comme un coup dans le plexus. Je m’y attendais, pourtant. J’en avais cent fois, mille fois, tourné et retourné les éventualités, envisagé toutes les ramifications, les embranchements, les hypothèses, sauf une : ce coup, là, qui m’assommait.

Nous formions géographiquement un équitaléral triangle, comme si nous nous trouvions à un moment où les choses s’hésitaient encore, se trouvaient une seconde suspendues, immobiles. Raoul avait bien pris soin de se maintenir à égale distance de Réelle et de moi. Il paraissait bien emmerdé, aussi, bien que je sentisse piaffer en lui, cette espèce de frénésie retenue et bestiale à l’approche d’une victoire. Réelle, de son côté, discourait seule et se cantonnait résolument dans un langage de raison. J’écoutais sans piper d’abord. Les mots ne m’ont pénétré de leur sens qu’après un certain temps. Comme à recevoir un coup de lame, sur le moment, je n’ai rien senti qu’un choc. Puis, le sens des mots entendus a commencé à pénétrer, à se répandre, comme du sang qui aurait coulé.

Alors, il s’est passé quelque chose, une alchimie, tout mon malheur m’est tombé dessus d’un coup, comme un charognard chuté du ciel, accablante pierre sur mon épaule, à m’écraser le ciboulot. Je demeurais stupide. Ils m’ont annoncé qu’ils allaient sortir, marcher un peu, faire un tour.

La compagnie des victimes, personne n’en veut. C’est difficilement supportable, les condamnés. Quand ils furent partis, je ne songeais qu’à une chose qui était de trouver quelque chose de fort à boire. Il n’y avait rien, je le savais. Alors, j’ai pris de l’eau de Cologne, un fond de bouteille qui restait qu’on utilisait pour la petite. D’abord, j’ai essayé de boire nature, mais ça brûlait trop. Alors, j’en ai versé un peu dans un verre où j’ai rajouté de l’eau. L’un dans l’autre, comme ça, j’ai vidé la bouteille.
Quand ils sont revenus, j’étais fait. Ça sentait aussi salement l’eau de Cologne dans la pièce. De me voir dans cet état, ça les a inquiétés. Ils se sont un peu occupés de moi, et m’ont mis à cuver.

Le drame, ça donne l’impression de vivre beaucoup plus intensément. Ce n’est qu’une fausse im-pression, mais ça permet d’oublier le reste, d’oublier bien des difficultés quotidiennes, le drame. On s’y vautre. On y souffre bien aussi, mais là encore, ça donne l’impression d’avoir de l’existence. Ça fait passer le temps et si ça ne remplit pas les poches, ça comble les vides. Ça occupe, souffrir… C’est une présence aussi.

Réelle est partie. Seule avec la petite. Elle l’avait décidé. Elle voulait prendre du champ, réfléchir. Elle est partie un dimanche. Ce sont ses parents qui sont venus la chercher. La belle-mère, elle avait du mal à ravaler son triomphe, elle semblait proclamer qu’elle l’avait bien dit, que ça finirait comme ça, mis devant l’état où je me trouvais, même elle, elle l’a joué modeste. Le beau-père, lui, était bien em-bêté : il se sentait une solidarité de mâle avec moi.

Quand ils furent parti, j’ai entretenu mon chagrin en le tisonnant comme un forcené pour pas qu’il s’éteigne. Je suis passé de pièce vide en pièce vide. Dans chacune, il me revenait des souvenirs en pagaille, des petits incidents de toutes les couleurs qui me lâchaient les grandes eaux. Puis, j’ai pris les albums photos, celui de notre mariage, celui de nos vacances, celui de la petite. Je me vidais de toutes les larmes que j’avais retenues toute ma vie. Toutes les larmes que j’avais jamais versées. Ce n’était pas croyable tout ce qu’il pouvait y avoir. Cette bicoque infâme m’était devenue très précieuse. Il restait des vêtements que Réelle n’avait pas pu prendre. Je les ai étendus sur le lit. Je l’ai ainsi reconstituée. Puis j’ai retrouvé à la salle de bains un flacon de son parfum. Réelle ne l’avait pas pris parce qu’il était presque vide. C’était Je reviens de chez Worth. Je lui avais offert dans un moment de folie. Il en restait quand même un petit peu. J’en ai mis sur un mouchoir que j’ai agité. L’air s’est mis à Je reviens. Alors, j’ai parlé tout seul, aux vêtements sur le lit, au parfum, comme à un fantôme et puis à force, comme ça, de se tisonner, il s’est vidé, mon chagrin. Il me restait plus une goutte de liquide nulle part.

Il m’était très précieux, ce chagrin, c’était la première fois que j’en connaissais un de cette qualité-là. C’était, me semblait-il, un authentique chagrin. Je n’avais plus de fleurs qui poussaient dans ma tête.

18/04/07 - 12:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYBORG

Eurovision (part 5)

Moi qui ne regarde jamais l'Eurovision de peur de m'emm*** royal, je vais déroger à ma règle cette année, vu que le programme s'annonce des plus "délectable" !
Voici la participation Suisse : "Vampires are alive" (rien de moins !)

18/04/07 - 12:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DAVID-LE-CINEFIL

Edward aux mains d'argent



Titre original : Edward Scissorhands
Genre : Conte,Fantastique,Drame,
Année : 1990
Durée : 1h47
Pays : USA
Réalisé par : Tim Burton

Comédiens :
Johnny Depp
Winona Ryder
Dianne Wiest
Anthony Michael Hall
Kathy Baker
Robert Oliveri
Conchata Ferrell
Caroline Aaron
Dick Anthony Williams
O-Lan Jones
Vincent Price
Alan Arkin
Susan Blommaert
Linda Perri
John Davidson

Sujet :
Edward Scissorhands n`est pas un garcon ordinaire. Création d`un inventeur, il a recu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d`avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts.

Critique personnelle :
Je me suis jamais lassé de ce film par le talentueux réalisateur qui a pour habitude de faire des film dans un univers plutot macabre mais dans ce film il associe la magie d'un conte avec un univers tres effroyable comme le chateau d'Edward, Tim Burton est un réalisateur très doué que je classe parmis les meilleurs realisateurs du cinema fantastique, ce melange d'univers a ete revu 4 ans apres "Edward aux mains d'argent" dans "L'etrange noël de Mr. Jack" qui a ete produit par les studios Disney en 1994, ce dernier etait un petit bijoux dans une mise en scene plus comique "Edward" est mis en scene de facon plus emouvante et les talents des acteurs font que ce film reste parmis mes films preferé du cinema americain.

A voir et à revoir.

18/04/07 - 12:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHOCACAO

De la République


Les défis de la mondialisation passeront inévitablement par une redéfinition du Pouvoir.

Toute société, quelle qu'elle soit, doit structurer avec des règles, son Pouvoir. La question est : de quelle manière ?

Le Monde actuel est à l'image du moyen-âge en France : des pouvoirs locaux bien établis et souverains (des "pays" avec un gouvernement).

Le progrès formidable des techniques (transports, communication) et l'accroissement de la population mondiale engendre quatre questions principales :

- la question du métissage et de l'identité, au travers des échanges et mouvements de population

- la question des ressources, notamment l'énergie fossile ou non, l'eau potable

- la question de l'environnement, notamment la pollution

- la question du Pouvoir, qui transcende les trois premières

Ces quatre questions ont hanté l'Histoire du Monde, et elles continueront encore longtemps à monopoliser l'actualité.

Ellles engendrent des peurs, la peur de l'inconnu.

Et plus ce mouvement s'accélère, plus ces peurs s'exacerbent dans la violence des mots ou des armes.


La question de l'identité provoque inévitablement, comme des retours violents de boomerang, des accès de nationalisme, notamment au travers des fanatismes religieux, du fascisme sous divers aspects. Il y a tant à dire là-dessus.

La question des ressources, qui tendront à se raréfier, provoque des crises et des guerres. L'égoïsme triomphe.

La question de l'environnement provoquera un jour, espérons-le, une prise de conscience générale salutaire, par réflexe naturel de survie.

La question du Pouvoir se résoudra par des conflits ou par l'exemple.

La communauté de l'Europe doit définir rapidement son Pouvoir, en adoptant une Constitution.

La communauté du Monde essaye de définir son Pouvoir, l'embryon étant actuellement l'ONU et son Secrétaire général.


De deux choses l'une.


Soit une certaine conception de la démocratie triomphe : les peuples, rassemblés, décident de participer activement et pacifiquement à la redéfinition du Pouvoir. Un péril grave peut souvent être le facteur déclenchant.

Sur la base des principes des Lumières, les trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) sont réorganisés et adaptés dans de nouvelles Constitutions.

Elles garantissent la souveraineté du peuple, la séparation des 3 pouvoirs, leur relations. Ces Constitutions instaurent le fédéralisme propre à éviter, autant que possible, les fascismes et à garantir la paix civile, un peu à l'image des USA.

L'Allemagne et la France, ces deux Nations qui se sont si longtemps combattues, pourrait encore montrer l'exemple, tant sur l'histoire de leur unité propre, que sur leur union indispensable.


Soit la ploutocratie s'épanouit dangereusement : des puissances dirigent le Monde, dans des alliances plus ou moins subtiles. Elles s'enchaînent ou se défont.

Les nationalismes, ciment fragile de ces "pays", adroitement alimentés par des hommes politiques, des gouvernements et même, des médias complaisants, s'exacerbent.

C'est un peu comme en France du moyen-âge, à l'image de cette aristocratie qui s'engageaient dans des petites ou grosses guerres civiles, avec des instants de paix.

Et puis, il y a aussi l'identité française qui se noue contre son voisin allemand (Traité de Verdun en l'an 843 jusqu'au paroxysme de la guerre de 1939/45).

Voilà le cheminement actuel du Monde : les uns contre les autres.

Et chaque fois, les populations civiles sont celles qui payent le prix fort. Mais aujourd'hui, les armes ont changé...


Revenons à la France. Elle a fait très tôt son unité, autour d'un roi. A quel prix ? Et puis, le centralisme n'a pas été totalement bénéfique.


A la mesure de son temps, il me semble que De Gaulle a été un visionnaire à plus d'un titre :

Pour l'ensemble colonial, il avait créé la "Communauté" dans notre Constitution de la Vème République. Une démocratie avec ses organes représentatifs.

Le Monarque républicain qu'il avait créé en 1958/1962 (aidé en cela avec le scrutin majoritaire des députés), ne pouvait que partager son rôle avec les citoyens quand il a proposé, par référendum en 1969, la décentralisation (régionalisation) et la participation.

Bien évidemment, "il faut un pilote dans l'avion". Toutefois, tout est question d'équilibre, de justesse des décisions prises dans un débat permanent, mais pacifique.

Il faut préciser que mon "post" est volontairement synthétique, pour essayer d'y voir clair, en occultant d'autres questions politiques ou d'autres débats tout aussi cruciaux. Bon il est chiant aussi, je sais. :°)

En 2007, la promotion de la participation citoyenne et de la régionalisation serait donc, me semble-t-il, un signal fort vers la redéfinition du Pouvoir.




18/04/07 - 12:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Florilège oriental


Il y avait longtemps...

  • Après la mort, ne pas être oublié, c'est la longévité.


  • Le pouvoir est patience ; avec du temps et de la patience, la feuille du mûrier devient soie.


  • La grenouille dans un puits ne sait rien de la haute mer.


  • Le sage attend tout de lui-même. Le vulgaire attend tout des autres.


  • La honte n'est pas d'être inférieur à l'adversaire c'est d'être inférieur à soi-même.


  • Qui peut panser sa plaie est à moitié guéri.


C'est tout pour ce midi, merci Maxime

18/04/07 - 11:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Notre démocratie plonge ses racines dans un vieux pays catholique et monarchique. La question de l'incarnation y est donc importante. La Révolution française, qui a profondément transformé le pays, n'a en revanche pas été capable de créer un régime démocratique stable. Depuis lors, la France oscille entre deux types de régimes : ceux «sans tête», comme les IIIe et IVe Républiques, et qui ont en permanence été traversés par des demandes d'incarnation. Et d'autres qui ont une «tête», comme le Second Empire ou la Ve République. La grande question de l'équilibre des pouvoirs n'a jamais été totalement résolue. Ce qui est récurrent, c'est la demande d'un chef, d'un sauveur. Des mots que l'on peut aussi mettre au féminin. Il y a un précédent célèbre au XVe siècle, avec Jeanne d'Arc. »

(Michel Winock)

18/04/07 - 11:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Ma vie n’est pas assez excitante pour intéresser les journaux à scandale. »

(Mark Wahlberg)

18/04/07 - 11:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Sarkozy croit que De Gaulle est allé à Londres pour des raisons fiscales. »

(François Hollande)

18/04/07 - 11:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« J’accuse [...] les gardiens du dogme socialiste qui considèrent toute alliance autre que communiste comme impure d’être d’efficaces alliés de Nicolas Sarkozy. »

(Michel Rocard)

18/04/07 - 11:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« S’il n’y avait pas eu l’échec du référendum en 2005, c’eût été moi le candidat selon toute vraisemblance. »

(François Hollande)

18/04/07 - 11:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Les appareils sont comme les astres morts : on reçoit leur lumière longtemps après leur disparition. »

(Laurent Joffrin, à propos du PCF)

18/04/07 - 11:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIETH

paques.......

18/04/07 - 11:50 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIETH

coté face........

18/04/07 - 11:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIETH

coté pile.......

18/04/07 - 11:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIETH

ma pinède

18/04/07 - 11:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIETH

surf: la vague ou le net?

18/04/07 - 11:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ICE-LEAF

uiiii mathieu chedid est la!

today jai telecharger 7 et g bi ecri 7 chanson de notre peti -M- adoré!!
lollll!*
elle son kompletmen terrib!
lollll!
jador!
yora du pur mix o solydayz!
alor oublié pa didou!!
lol!
mix de -M- feverrrrrrrrrrrrrrr!!!!!!


lolllll!

si javé su...jme seré apeller m!!
loll!

18/04/07 - 11:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIETH

serpent d 'eau

18/04/07 - 11:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ASBEL

Où l'ancien monde s'écroule autour d'Asbel


Coup de tête l'autre jour chez Castela. Comme je deviens de plus en plus irrité lorque j'ouvre le chiantissime dictionnaire de la Real Academia Española, aussi rétrograde que l'institution postfranquiste qui le rédige, je décide d'abréger mes souffrances et de me procurer l'équivalent espagnol de cette merveille qu'est le Petit Robert, à savoir le María Moliner.
Première traduction, première utilisation, et là, tel Abraracourcix, le ciel me tombe sur la tête. Deux lettres viennent de sortir de l'alphabet castillan. Le /ch/ et le /ll/, qui rayonnaient auparavant fières de leurs spécificité, ont été avalées par le gouffre de la standardisation. Comment continuer à vivre dans ce monde globalisé, où ce qu'on nous a appris en primaire, au CP même, alors que nous récitions avec difficulté nos premiers abécédaires, n'a plus aucune validité? Qu'à l'école on nous ait systématiquement menti sur la nature généreuse de l'homme, sur le travail et les efforts qui paient, sur le progrès qui guide nécessairement le sens de l'histoire ou sur la France pays des droits de l'homme, ça passe encore, j'ai réussi à corriger avec le temps, mais là on vient de toucher à la structure même de ma pensée. Demain on me dirait que 1 + 1 ça fait 3 ou que la gauche risque de disparaître de l'éventail politique, ça ne m'étonnerait pas plus. Une certaine mémère a bien raison, tout fout le camp.

18/04/07 - 11:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HEAVENCANWAIT

Quoi faire du petit radis ?

A quoi peut bien servir un ongle si riquiqui sur le petit orteil ? à se gratter l'oreille quand l'auriculaire est occupé ?

18/04/07 - 11:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

JE SUIS SUR....

Qu'il y aura des amateurs pour aller dans les dunes de Kalmar!!!

18/04/07 - 11:01 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NED



Ecce Homo - Elisabeth Ohlson

18/04/07 - 10:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HEARTANGEL

Enfin...

L'album du gagnant de la "Nouvelle Star" 2006 a enfin sorti son album lundi :



Le premier extrait qui tourne depuis un petit moment sur les ondes s'intule "Elu produit de l'année". Et voici le clip :


18/04/07 - 09:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

AYE!!!!...

JE L'AI ATTRAPE ET JE LA LACHE PLUS.........

18/04/07 - 09:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE IRINA-MONSOIR

Bonjour,

Vous avez bien besogné durant la nuit encore un petit effort, et vous y êtes à la récompense!


18/04/07 - 09:34 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ENHOLIO

burn burn burn



en direct de la cité de ma ville.

(c'est pour david L. qui n'a pas assujetti sa demande)

18/04/07 - 09:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Page 143

18/04/07 - 09:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978


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Le (non-)blog du jeune et beau Népomucène ?

L'AMI DU PETIT-DEJEUNER !

18/04/07 - 08:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NICO_PARIS12

La vieillesse est un putain d'naufrage...

Dans 2 jours, j'ai 30 ans... Monde de merde...

18/04/07 - 08:47 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DARCY

Touch of blue...



Barbouille sur un coin de feuille, juste une idée de fraîcheur, bleu et rose layette :-)

18/04/07 - 08:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TRON






Habillé par la pluie,
il lui semblait percevoir distinctement le bruit de chacune des gouttes s’écrasant sur son corps.
Il ne savait ni combien de temps il était resté là, livré à lui-même, abandonné telle une statue oubliée,
ni ce qui, en fin de compte, l’avait poussé à venir s'agenouiller dans cette ruelle déserte et obscure.

18/04/07 - 08:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAYPLURIEL

Sève du printemps,rut de l'été !

Je sens les remontés de sève printanières en moi,printemps oblige,
et déja je suis en rut permanent! En prévision des "chaleurs" de l'été,mon souhait serait de recevoir chez moi en Ariège(09) un jeune homme gay entre 18 et 21 ans,accro au sexe sous tutes ses pratiques!Mais aussi sceller une amitié vraie,franche et à toute épreuve!Mais trouverai-je ce bogosse que je recherche dans une totale confiance mutuelle et complicité sexuelle sans interdits? J'espère avoir bientôt une réponse!Si je suis un homme mûr je n'en suis pas moins vert pour autant question sexuelle! Qui se donnera à moi entièrement le sura vite et avec un bonheur indiscible! bref en résumé: tu as entre 18 et 21 ans,envi d'un homme mûr pour complicité sexe,de faire un séjour joignant l'utile à l'agréable ? Contacte moi vite sur mon mail personnel: Bitebrother09@aol.com en y joignant ta photo portrait,ton âge,où tu es,tes fanatsmes intimes (faut pas en avoir honte!) je répondrai de suite avec mes photos aussi! Bise à tous de Jean-Claude!

18/04/07 - 08:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Fonds de tiroirs 38

Toute cette machinerie du corps au matin, au réveil, à remettre en route, ces fluides, ces excrétions, ces bruits de vidange, cette plomberie et ces coups de bélier, ces émanations et ces haleines… Hier, on a, encore une fois, tenté de se joindre comme à se trouver chacun du bout du monde, tendre les bras en aveugles dans la nuit, tâtonner, tâtonner, jusqu’à dénicher une présence…

Et puis, et puis, on n’a trouvé qu’un corps… Ils se sont agités, les corps, ils se sont livrés à leurs exercices, leur gymnastique, leurs figures obligés, leur parcours, jusqu’à s’épuiser, et tomber, retomber, dans le silence… On n’imagine pas ce que ça peut être triste, l’amour, quand ce n’est qu’un accouplement, comme de bœufs sous le joug, un vulgaire attelage, Dieu, que c’est triste ! On n’y attend plus rien. Après, encore, on se demande pourquoi, une fois de plus, on s’est laissé prendre à ce piège du physiologique… Après, encore, on se confronte à la question de l’utilité de cette vaste fumisterie, la belle arnaque…

Il faut les voir, les moutons, ici, qui déambulent dans les voies, et font les poubelles, enfin, ce qui en tient lieu… Ce ne sont que les femelles et leurs petits. Les béliers, les antennais même, on ne les laisse pas baguenauder… La plus vieille toujours qui mène avec un air d’infinie lassitude et de résignation, l’issue d’une très longue faim, d’une très longue pratique où il faut chaque jour arracher à peine de quoi tenir jusqu’au lendemain… Ils bouffent de tout, ici, le moindre papier, le moindre bout de carton, c’est bombance, faut les voir ! Même du plastique, il y en a ! Parfois, certaines, de ces vieilles bédigues s’arrêtent, comme à être soudain frappées de stupidité, et elles vous fixent d’un œil d’or comme à vous poser la question de l’utilité de tout ce cirque…

Mais le plus navrant de ce spectacle, c’est encore de voir les agneaux, ceux de quelques semaines… Parce qu’eux, ils savent pas encore… Alors, tout leur corps exprime : courses, cavalcades, cabrioles, entrechats… Ils ignorent... Ils ignorent. Quelque part, leur destin s’aiguise déjà sur la pierre. Et ils portent au cou une ficelle rouge qui en trace déjà le trait.

De ces bêtes, il suffit d’à peine lever le regard pour passer au monde de leurs maîtres. Et là aussi, il y a les mâles et les femelles et les petits qui ne savent pas encore cette infinie tristesse qui les attend, et toute cette accumulation de fatigue qui ne sert qu’à se reproduire.

Heureusement, qu’il reste la nuit, le milieu de la nuit, pour rendre un peu de calme aux choses, accorder un peu de repos…

Nous non plus, nous ne savions pas, alors… Notre trio, celui que nous faisions Réelle, Raoul et moi. Il nous fallait découvrir, avancer prudemment, nous marchions sur des œufs… Chacun à se demander quelles étaient les pensées de l’autre, ses désirs et ses attentes… C’est un jeu de dupes, on le sait maintenant, ce qui n’empêche en rien de s’y lancer, on n’y a pas davantage de chance d’y ramasser sa mise, que sur les Remblas, avec le bonimenteur et son baron… Tant pis, ça fait rêver et du mal toujours au réveil…

Dans un trio, il y a toujours un tiers exclu. Restait à savoir qui le serait de nous autres. Je ne croyais plus que Raoul pût pencher de mon côté. Je ne le croyais raisonnablement pas. C’est du moins ce que l’on se dit à soi-même quand on ne peut se retenir d’y croire malgré tout, comme à un miracle. Pensée magique.

Il y a eu les premiers signes. Elle doit aller chercher le lait. « Tu veux que je t’emmène en voiture ? » qu’il lui proposait. Elle répondait que ça lui ferait prendre l’air. Je vais t’accompagner comme ça, ça me fera prendre l’air aussi, il a dit Raoul. Ben, on va y aller, tous », ce que j’ai dit, moi.
Ça faisait longtemps que je ne l’accompagnais plus au lait, même quand elle me le demandait. Je ne voulais plus demeurer seul dans cette baraque. Et puis là, c’était nouveau, j’étais comme deux avec Réelle. Je n’étais plus entier. J’étais dispersé sous le marteau, vente aux enchères… Elle, elle me regardait de moins en moins avec ses yeux, de plus en plus son regard se portait vers Raoul.

La ferme des voisins était à environ cinq à six cents mètres. Il fallait marcher pendant dix minutes, un petit quart d’heure, sur le bord de la route, dans la direction opposée au village. C’était de vrais bouseux, eux, les voisins. Toute une famille. Ils étaient métayers. Même à cette époque, il en restait plus beaucoup, des métayers. C’était passé de mode, et trop dur. Ils tiraient le diable par la queue. Toute la famille y travaillait à la ferme. La cour était encombrée de machines, de fumier plus ou moins en tas, avec des flaques de purin que ça faisait avec la pluie, et des volailles de toutes sortes, des poules, des canards de barbarie, des dindes, et tout qui allaient partout… Il y avait aussi des clebs qui gueulaient chaque fois qu’on se pointait, heureusement qu’ils étaient attachés à deux barriques à fuel vides, avec un peu de paille dedans, qui leur servaient de niches. Ils étaient moches, fallait voir, ils devaient être couverts de tiques et de vermines, loqueteux et plutôt maigres.

De temps en temps, quand on achetait du beurre, on entrait dans la cuisine, et c’était sale et sombre et enfumé, avec des tas de journaux empilés sur une chaise, à côté de la cuisinière à feu continu, et puis un vieux meuble frigorifique, en bois, avec de grosses poignées qui avaient été chromées dans le temps, mais où ne restait plus que des pellicules par-ci, par-là. Le compresseur se trouvait dessus, qui faisait le froid, avec la poussière d’au moins un demi-siècle sur les courroies et toutes les pièces mécaniques. Il était enfermé à l’intérieur d’une espèce de petite cage pour pas qu’on se prenne les mains dans l’hélice du ventilateur et il faisait un boucan d’enfer comme à vouloir en sortir. Mais rien ne semblait devoir jamais sortir du décor, dans cette ornière.

Bien sûr, il y avait la télé dans un coin, avec un napperon dessus, et encore une immense table où toute la fichue famille pouvait bouffer sur une toile cirée. À côté de la cuisinière, un tas de bois et un seau à charbon et encore un escarbilleur où ils tamisaient la cendre pour récupérer les petits bouts de coke qu’avaient pas brûlé. Vers le fond, ça faisait un fourbi accumulé dans un coin. Les murs étaient jaune dégueulasse, avec de la suie dessus, et un tas de cochonneries accrochés. À un endroit, le calendrier des postes avec même ceux d’années précédentes, des papiers avec des notes d’une grosse écriture, des réclames pour des engrais ou des appareils à traire… Toujours, quelque chose cuisait sur la cuisinière et toujours de la soupe. Ça sentait en permanence le chou…

Pour le lait, on allait directement à l’étable. On savait l’heure et on se pointait pile comme ils étaient en train de finir. Ils avaient des pots trayeurs qu’ils trimbalaient d’une vache à l’autre. Au début, j’avais essayé de poser des questions, montrer que je m’intéressais, mais eux, ça les emmerdait, ils voulaient bien qu’on leur achète leur lait, leur beurre, mais pas qu’on les fasse chier avec des questions. Ils avaient l’air tout le temps exténués et qu’une hâte d’en finir. Ils nous versaient le lait dans un pot qu’ils nous avaient prêté, parce qu’on n’en avait pas. On payait à la fin de chaque semaine.

J’attendais qu’ils commettent la faute, Raoul et Réelle. L’irréparable. Alors, je m’effacerais, je me gommerais, un tour de passe-passe, disparaître, disparaître d’un pas léger, aérien… Je pensais ma blessure. Tout le monde serait content, satisfait. Je pourrais avouer, cracher, mon grand secret, ma grande honte. Ils n’y seront pas trop regardants, parce que ça les arrangerait trop. On se fait accommodant dans ces cas. Peut-être, je dirais qu’à elle. Je lui dirais.
Je pouvais pas, moi, admettre l’idée que je la quittais, mais qu’elle me quitte, oui. Je voulais bien du rôle de la victime, mais certainement pas de celui du boucher. Le confort de la savoir entre bonnes mains, casée avec Raoul, un type ordinairement normal, pas compliqué, ni vicieux, malade, comme moi…

Un tour de passe-passe, oui. Après, je partirais seul, déchargé de tous mes péchés… Ah ça, oui, plus l’avoir là, sous les yeux, en reproche permanent, victime de tous les instants, blanche innocente sacrifiée… Même, j’avais rien besoin de dire. Qu’ils se livrent de leur côté à l’idylle, au bonheur parfait, tout neuf, mais me laissent foutre le camp, être bien solitaire dans mon coin, souffrir sans me forcer à jouer du pipeau, la comédie de vivre, les apparences… Disparaître, voilà mon idéal, disparaître, prendre la route, le pas léger, aérien, pas plus d’attache… J’étais condamné, moi, alors autant vite couper les ponts, qu’au moins elle et l’enfant s’en sortent, tentent leur chance, une existence normale…

Cette obsession de me retrouver, de retrouver une image perdue, une unité que j’avais cru atteindre, cette obsession habitait toutes ma tête, en y occupant de plus en plus de place… Il ne m’en restait plus pour penser. Il ne me restait plus rien. Il ne me restait que les mains pour avoir encore des gestes, mais sans plus rien y mettre dedans. C’était des gestes vides. Et les pieds, aussi, qui se mettaient l’un devant l’autre, chacun leur tour, et ça me faisait avancer. Je ne savais pas où, mais je voyais bien que j’avançais, je n’avais même plus besoin d’y réfléchir. Soudain, je me disais : j’avance ! Ou bien : je monte un escalier, je m’habille, est-ce que je vais sortir ?

Raoul était partout dans ma tête. Je ne savais plus où aller. Partout, je me cognais contre son image. Ce n’était même plus moi que je voyais. Un jour, je me suis dit : quelqu’un mange, quelqu’un se couche… Et même quand je disais : quelqu’un dort, je ne dormais pas. Je m’échappais de moi-même, je n’avais plus d’image pour me retenir. Je m’évadais. Je n’étais plus que dans mes rêves, dans la chambre déserte de mes rêves.
Ça m’en crevait, à hurler ! Je ne le pouvais pas. Sortir dans la cour, la nuit, tomber à genoux et hurler comme une bête ! J’imaginais alors des folies. Le tuer. Je ne voulais plus le voir. Tout sera dit.

Un soir, je ne les ai pas accompagnés chez les voisins, pour la corvée du lait. Quand ils sont revenus, j’ai compris tout de suite. Leurs visages à tous les deux portaient déjà la nouvelle, comme s’ils avaient eu le pouvoir d’épaissir d’un seul coup l’air, le temps. Cela s’est ralenti, puis tous nos gestes devenaient plus difficiles. C’est Réelle qui a dit qu’ils avaient à me parler.

18/04/07 - 08:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Pacte Présidentiel / Pilier n°5 : L'environnement

18/04/07 - 08:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Page 142

18/04/07 - 08:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SYCOMORE

Ami PD de droite qui a envie de voter pour l'ancien maire de neuilly-sur-seine, achète donc Le Canard Enchaîné (*) paru ce matin. Tu en sauras plus sur "le gay savoir" de ton ami, et tu comprendras peut-être mieux pourquoi il ne s'est pas déplacé lors de la dernière réunion de gaylib...

(*) Le-dit journal coûte 1,20 €, soit à peine 0,10 centimes de plus que le figaro.

18/04/07 - 08:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

18/04/07 - 08:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SYCOMORE

Un été pas comme les autres

C'est quasi officiel... Barbra va ENFIN chanter à Paris (le 26 juin à Bercy semble t-il). Ce genre de nouvelles j'en veux tous les jours !!!

18/04/07 - 07:57 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Aujourd'hui




Ne pas être avare de baisers qu'ils soient gourmands ou pas !





Spiritual is Beautiful !!!

18/04/07 - 07:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYBORG

Eurovision (part 4)

Je vous l'avais promise, voici donc la chanson espagnole de l'Eurovision par les sémillants Nash : "I love you mi vida"

18/04/07 - 07:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYBORG

Young

Will Young avait gagné Pop Idol en 2002 à Londres.
Le voici sur le plateau de World Idol : "Light my fire"


Et son titre : "Who I am" qui est tout simplement génial

18/04/07 - 07:34 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYBORG

Eighties

Voici l'excellente chanson de Calvin Harris : "Acceptable in the 80s"

18/04/07 - 07:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYBORG

Pop

Keo Nozari est un chanteur New Yorkais originaire de Minneapolis.
Son second single: "Question of monogamy"


Et voici son tout premier single : "Close enough"

18/04/07 - 07:05 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SANDWICH

nan-nan-nan-NA






vous croyez que je suis mort... nonononon.. détrompé vous je danse comme un déchaîné.... je vais réussir..... allez danser avec moi !! nan-nan-nan-NA !!!!! nan-nan-nan-NA ...... ...voilà... ..... .. même le temps de rédiger un article, vide de contenu, mais rempli d'émotions et de vivacité. Ceux qui me connaissent comprendront. nan-nan-nan-NA ..... nan-nan-nan-NA ...nan-nan-nan-NA ....So you can do your exAM-AM!!!!

Un cerveau décallé non pas encore !!!!! .... vivement demain... !! ... et j'aimerais trop danser de même !!! ..Je poursuis mon éducation, je vous embrasse. Ce fut court et bref, mais voilà des nouvelles de ma vie !!!!

Bon matin

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

18/04/07 - 07:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYBORG

Prévention

18/04/07 - 06:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AELWAN

Sauvegarde

18/04/07 - 05:22 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BUCKINGHAM

1 ID du printemps





Le rose est une couleur ambiguë. N'étant pas considéré comme une couleur principale, il ne correspond pas à une teinte précise mais plutôt à un ensemble de teintes et de nuances parmi lesquelles la plus communément admise est le résultat obtenu en mélangeant du rouge avec du blanc.

Le rose est une couleur très positive qui symbolise la séduction, la pureté et la fidélité.
Cette couleur a un côté relaxant et peut représenter le plaisir de vivre et une période de complète réalisation.
Pour les hommes c'est une couleur de communication.

Quoi d'autre ?


~~~~//~~~~

18/04/07 - 04:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE C1BJ

Enigme scientifique (1)

Pourquoi les plaques des égouts sont-elles rondes ?



Proposez votre solution...

18/04/07 - 04:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE C1BJ

Suite logique (facile)

241
121411
1112111421
311231141211
??????????????????

Proposez votre solution...

18/04/07 - 03:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AURELBOY

Combien vaux-je ?

mmh...j'ai fait un petit tour sur www.humainavendre.com

surprise... lol : Félicitation vous valez 6 305 150 €

genial !! jvais me mettre en vente sur un site d'enchères en ligne ^^
bon faut pas décortiquer...sinon je mapercois que mon département de naisance ne me "rapporte" que 40 000 € :(

en 1er vient le fait que je sois un homme..lol ensuite mon année de naisance !! (un grand cru apparemment ^^) ensuite ben c'est ma taille qui me rapporte pas mal !!!

donc voila jme voyais deja avec ses 6 millions et quelques (on va pas chipoter!) quand je me suis rendu compte que si je me vend je ne pourrais pas utiliser mon corps pour par ex aller en vac XD cqfd...

donc me revoila sans mes millions :(

edit : tiens je viens deja de monter dans les enchères !! une fois validé je suis passé à 6 425 150 €
soit une plus-value de : 120 000 !! jvous di cest comme le très bon vin !! plus ça prend de l'age meilleur c'est ^^

18/04/07 - 03:51 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LAPOUPEE

La prochaine fois David Beckham nous montrera son anus (tout le monde a déjà vu ses fesses )

18/04/07 - 03:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ALBAT

De la différence entre sectes et religions 2.

Dans la page suivante, nos amis de jéhovah s'attaquent à l'église catholique. Il est évidemment indispensable d'atomiser les autres croyances pour attirer les âmes perdues que nous sommes, et nous persuader que le salut n'est que de leur côté.

page 5 : "Les églises, qui ont prostitué les enseignements chrétiens en cautionnant la théorie de l'évolution et en aiguillonnant les camps en guerre, ont grandement contribué au déclin moral."



Pour commencer c'est faux (à nouveau), on sait bien que les évangélistes américains soutiennent la thèse créationniste... Comment ne pas rire devant une phrase pareille! Leur tentative de persuasion manque vraiment de crédibilité et jette plus de discrédit sur leur propos que sur la religion chrétienne.



Une question cependant : Foi et théorie scientifique, réellement incompatibles?

Al.

18/04/07 - 02:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE YOMOT

Finland twelve points ...


Les finlandais savent recevoir ...


... et ils ont déjà élu une femme présidente, eux ...

18/04/07 - 01:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« L’enfance est – avec l’amour – le seul moment de la vie où l’homme est lui-même, à son insu. »

(Pierre Guyotat, Carnets)

18/04/07 - 01:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« La diversité est la richesse des nations, de toutes les nations. Celles-ci ont, certes, bâti leur identité propre, mais ces constructions comportent inéluctablement des apports étrangers. Forcer le discours sur l’identité nationale, sur l’assimilation, c’est occulter le rôle qu’ont joué les immigrants dans le développement économique, social, culturel de la France, et ce depuis deux siècles. On compare fréquemment la France et les Etats-Unis, à cet égard, en affirmant que les Etats-Unis sont historiquement un pays d’immigration tandis que la France ne l’était pas jusqu’à une période récente. Or cette idée est fausse. D’une part, l’histoire de l’immigration aux Etats-Unis a connu ses propres oscillations entre accueil et rejet, entre melting-pot et xénophobie. D’autre part, la France a, elle aussi, un long passé d’immigration, comme la Cité nationale de l’histoire de l’immigration va bientôt le montrer. Il est vrai que, de nos jours, la mémoire est différente dans les deux pays. Depuis une trentaine d’années, seulement, l’Amérique renoue avec cet héritage, tandis que la France peine encore à l’assumer. Or, l’immigration fait partie, dans les deux cas, de ces identités nationales complexes. »

(Nancy Green)

18/04/07 - 01:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Être immigré ne se résume pas à une condition sociale ou juridique, c’est avant tout […] une manière d’être dans le monde des autres se traduisant par une difficulté sans fin à l’habiter et à être habité par lui. »

(Smaïn Lacheer, Le Peuple des clandestins)

18/04/07 - 01:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Il y a surtout un côté déprimant à voir l’histoire se répéter, la xénophobie, les politiques restrictives ressurgir par périodes. Mais l’histoire donne aussi des raisons d’être plus optimiste, car, sur le long terme, elle montre que les immigrés, s’ils sont plus ou moins bien acceptés à leur arrivée, finissent, au fil des années et des générations, par se fondre dans la société d’accueil, même s’ils gardent leur identité d’origine. Que les élites politiques n’écoutent pas les historiens ne me surprend pas du tout, venant des Etats-Unis, où la place générale des intellectuels dans le débat public est beaucoup moins importante qu’en France. Une exception frappante est Jacques Toubon, qui a compris la nécessité de changer le regard français sur l’immigration. De manière générale, de part et d’autre de l’Atlantique, il est regrettable de constater que l’on prête si peu d’attention aux enseignements de l’histoire, qui montrent que, d’une part, les migrants continuent à affluer et que, d’autre part, les sociétés intègrent les « éléments extérieurs » beaucoup plus facilement qu’on ne le croit. On veut opposer immigration et « identité nationale », alors que la recherche historique montre qu’elles vont de pair. Au-delà des discours électoraux, j’ai pourtant le sentiment que la question des origines diverses de la population française suscite tout de même, depuis une vingtaine d’années, un intérêt croissant, même si la France semble avoir une vraie difficulté à prendre à bras le corps cette question. »

(Nancy Green)

18/04/07 - 01:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« L’absence du politique dans les société d’où sont issus ceux qui demandent l’asile et qui n’en peuvent plus d’attendre […] est ce qui relie les clandestins les uns aux autres. »

(Smaïn Lacheer, Le Peuple des clandestins)

18/04/07 - 01:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Je sens que le poids de la nuit est tombé
C’est à l’excès de jour
Qu’il me faut tenir tête. »

(André Velter, L’Amour extrême, et autres poèmes pour Chantal Mauduit)

18/04/07 - 01:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Je me demande si un prix ne serait pas du dernier ridicule à mon âge ! […] Le seul avantage serait d’acheter une voiture de cours qui me permettrait de me tuer ; cela me donnerait ce côté humain et touchant qui me manque prodigieusement, si j’en crois les critiques. »

(Roger Nimier, mort dans un accident de voiture, à Jacques Chardonne)

18/04/07 - 01:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Cela fait vingt ans que l'on colle l'étiquette "problème de l'immigration" sur des problèmes économiques et sociaux. Par définition, ça ne marche pas. Depuis 1984, pourtant, il y a consensus sur la politique d'immigration : d'un côté, on maîtrise les flux, de l'autre on intègre ceux qui sont déjà là. Aujourd'hui, on sait bien qu'on dispose de tous les instruments législatifs, mais on multiplie les lois, par une sorte de perversion politique. Dans son discours de Poitiers, sur les cinq ou six lignes qu'il consacre à l'immigration, Nicolas Sarkozy ne parle que de la polygamie, des grands frères qui obligent les sœurs à porter le voile, des moutons égorgés dans la salle de bains... il ne faut pas s'étonner si les musulmans ressentent cela de façon extrêmement humiliante. Je trouve que c'est incroyable, et j'en viens à me dire qu'il faut avoir ressenti ça dans sa propre vie pour comprendre… »

(Gérard Noiriel)

18/04/07 - 01:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Toute absence loin des siens est un suicide raté ou inconscient. »

(Olivier Frébourg, Un homme à la mer)

18/04/07 - 01:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« La notion d'"indigène" est une réminiscence de l'époque coloniale, où l'inégalité était juridique ; elle n'indique rien quant à la position sociale. Or si vous regardez le recensement de 1999, dans les cadres supérieurs et les professions intellectuelles, il y a environ trois fois plus de Français d'origine marocaine ou algérienne que d'origine portugaise. Dans la population issue de l'immigration "post-coloniale", en termes de succès et de déclassement, on a les deux extrêmes ! Et puis ceux qui souffrent le plus aujourd'hui, ce sont les tsiganes. Alors quoi ? On va dire que ce sont des "indigènes", eux aussi ? Ça ne marche pas. C'est comme quand Le Monde diplomatique parle d'"apartheid" pour désigner la situation en banlieue. C'est tellement gros que ça donne des arguments au camp adverse... »

(Gérard Noiriel)

18/04/07 - 01:45 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« seul le style compte ! »

(demis, styliste)

18/04/07 - 01:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KAREDIG

GA EXPRESS

 


 
JDI : Résumé des épisodes précédents :
L'existence de Dieu est démontrée. En plus il est clair que la République ne peut pas durer. De toutes façons sur GA la droite est censurée. A propos, Jérémy m'a montré sa bistouquette à la soirée chez Kevin. Et puis je voudrais bien savoir quel est le con qui m'a blacklisté ? Le Pape n'est pas très bien portant vers minuit. Ségolène couscous royal aux boulettes. J'ai mis une musique de ouf en auto-run sur mon blog pour que tout le monde en profite. Etc. A demain...

"Qui c'est qu'a pété ?" (Simplicius de Cilicie)
 

18/04/07 - 01:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ELIJAHWOOD75

Andrea Casiraghi



C'est le fils de la princesse Caroline de Hanovre, elle-même soeur de S.A.S. Albert II de Monaco. C'est donc le neveu d'Albert II. Et dire qu'il a juste deux ans de plus que moi ... Soupir... Long soupir ...

18/04/07 - 01:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ALPHENGOR

L'armurerie s'agrandit

L'image “http://www.couteaux-center.com/boutique/images_produits/fN6301-N6302_1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Je viens de recevoir mes ninjatos, donc je vais pouvoir m'entraîner a maîtriser une nouvelle arme.Petit problème la sangle est trop petite et n'a aucun système d'ouverture/fermeture par clips, donc impossible de porter l'arme sur moi ... Va encore falloir que je bricole tout ça ...

18/04/07 - 01:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DELICIOUS

Délicieuse démocratie


J’évite d’autant plus de faire des posts politiques que ce site regorge d‘analystes politiques de très haute volée dont je ne prétends égaler ni la pertinence, ni la fulgurance intelectuelle mais j’ai lu une dépêche AFP qui m’a inspiré quelques commentaires.

PARIS, 16 avr 2007 (AFP) - L'absence de la gauche au second tour de la présidentielle, le 6 mai, serait "un évènement grave pour la démocratie" pour 61% des Français […]

Ce serait "grave" "pour le PS" pour 74% contre 18% et "pour la gauche en général" pour 77% contre 16%.

Selon François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2, les sympathisants de gauche seraient les plus soucieux du préjudice démocratique provoqué par l'absence de leur camp au second tour (77%) [J’ai plutôt l’impression qu’ils feraient la gueule de ne pas être au second tour , je ne vois pas ce que la démocratie vient faire la dedans] […].

L'hypothèse de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour est massivement rejetée [c’est pas comme s’il était déjà passé une fois au 2nd tour, hein !]: 78% estiment que cela serait une mauvaise chose pour l'image de la France dans le monde et 70% pour la démocratie. [L’image de la France je veux bien, la démocratie je ne vois toujours pas. La démocratie c’est l’expression de la majorité que je sache. Il faudrait plutôt s’inquiéter de savoir pourquoi tant d’électeurs votent Lepen. J’avais trouvé d’une idiotie crasse tous ces gens qui manifestaient contre Lepen à l’issu du 21 avril 2002. Le vote est une expression populaire : aussi débile que soit le résultat on se doit de le respecter. C’est contester un résultat qui est anti démocratique, ce n’est pas la teneur du résultat. Nous ne sommes pas dans une république bananière, les élections ne sont pas (pour l’instant) truquées en France (à la différence des sondages) ].

Selon ce "baromètre populaire", "la candidate socialiste Ségolène Royal bénéficie de larges majorités de soutien en faveur de ses propositions" [donc si je suis bien, elle a une large majorité en faveur de ses propositions mais pas en sa faveur… c’est pratique ça !]
[…]

Mme Royal est "lourdement pénalisée par la perception de sa campagne présidentielle", selon LH2: 46% des Français estiment qu'elle a bien conduit sa campagne, contre 47% concernant M. Le Pen, 65% Nicolas Sarkozy et 67% François Bayrou.
Les scores enregistrés auprès des ouvriers et employés sont comparables: respectivement 45%, 51%, 63% et 63% également. [C’est vrai qu’elle est mauvaise… je l’ai encore entendue dans son petit film de promo J’ai failli m’endormir tellement le ton était soporifique ! C’est toujours Séguéla qui fait la com’ du PS? Sans compter que comme elle est "nouvelle" sur le devant de la scène politique, j'ai l'impression qu'elle a droit à un bizutage en règle de la part des journalistes. Franchement c’est pas sympa, elle se débrouille déjà très bien mal toute seule !].

Sondage réalisé par téléphone du 13 au 15 avril auprès d'un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.

18/04/07 - 00:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KOLKHOZ-BLOG

Un scoop au kolkhoze



LE PAPE
EST MORT !


Once more.

18/04/07 - 00:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

Nicolas Sarkozy se drape de christianisme.


Après avoir cité le pape Jean Paul II lors d'un passage télévisé lundi, Nicolas Sarkozy est resté dans la même thématique, mardi 17 avril, estimant, dans deux interviews, que la part du christianisme dans l'identité nationale est "déterminante" et que les "racines chrétiennes" de l'Europe sont incontestables.

Dans un entretien à paraître dans l'hebdomadaire Famille chrétienne du 21 avril, le candidat UMP déclare que "le christianisme a vu naître notre nation". "Il a participé aux plus grandes heures de son histoire, et aussi parfois à ses drames. Il a couvert notre territoire d'églises, de cathédrales, de monuments", ajoute-t-il, soulignant l'"immense patrimoine de valeurs culturelles, morales, intellectuelles et spirituelles" qu'il a légué. Pour M. Sarkozy, le rôle des religions dans les débats de société est "fondamental", puisqu'elles apportent "une dimension morale et métaphysique essentielle à nos questionnements", écrit le candidat.

"PERSONNE NE PEUT IGNORER LES RACINES CHRÉTIENNES DE LA FRANCE"

Lors d'une deuxième interview, accordée au Figaro, qui aborde également le thème de la religion, Nicolas Sarkozy réitère, presque mot pour mot, son admiration pour Jean Paul II, "l'homme qui par la force de ses convictions a fait tomber le mur de Berlin, (...) l'homme qui a dit qu'il ne fallait pas avoir peur, (...) l'homme qui a su incarner l'ouverture et la fermeté".

M. Sarkozy s'interroge également sur "les racines chrétiennes de l'Europe (...) et de la France", que personne "ne peut ignorer". "Derrière la morale laïque et républicaine française, il y a deux mille ans de chrétienté", poursuit-il, faisant l'éloge du "long manteau d'églises" qui couvre le territoire français. "La question de savoir si Dieu doit être dans la Constitution européenne ne se pose plus, conclut-t-il, puisqu'il n'y a pas de Constitution".


18/04/07 - 00:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ELIJAHWOOD75

Foire du Trône

1. Je suis allé à la Foire du Trône avec des amis danseurs au C.N.S.M.D. après avoir dîné à la résidence Arpej porte de Pantin.

2. Concert de Tokyo Hotel au Zénith donc plein d'ados attardé(e)s dans le métro et on se foutait trop de leur gueule.

3. Qui ça, on ? Et bien Pierre-Antoîne, Bruce et sa copine. Et donc nous voilà parti pour la Foire du Trône. Quelle idée !

4. Après une demi-heure à ne pas savoir quelle attraction fait le moins peur, Pierre-Antoîne : "Allez, on fait celui-là, il décolle pas, c'est trop cool, je l'ai déjà fait, il fait pas peur." MENTEUR ! A peine démarré, on meurt de peur, le truc décole dans les airs et il nous dit avec un sourire : "En fait, je l'ai jamais fait." "Connaaaaaaaaaaaard" n'ai-je que le temps de crier avant de me cramponner.

5. En fait, ce genre d'attraction est plus salutaire que deux heures de yoga. La suroxygenation qu'il procure détend tous nos muscles, ça fait un bien fou ! Et puis, une fois sorti, on n'a plus peur et on veut y retourner. Je voulais faire toutes les attractions. N'ayez pas peur !

6. Sur trois danseurs, un votera Sarko par procuration, l'un ne peut pas voter car il n'a pas pû obtenir sa carte de vote du fait de sa double nationalité, mais aurait voté Ségo ainsi que l'autre qui est mineure. Dans la culture, nous étions quatre, avec trois votes pour Ségolène.

18/04/07 - 00:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZEROSIX

Marmiton.org : c'est un site gratuit




en revanche, lors de la soirée OFF fada ki s'est tenue vendredi dernier, les gentils unconventional conventionists ki ont eu l'honneur d'ingérer mes boulettes de viande généreusement parfumées à l'harissa (ersatz de Këftas) et ki ont eu le bonheur de les déféquer dans la douleur, auront la possibilité de récupérer ma recette originale (soigneusement déposée auprès de l'I.N.P.I.) après avoir acquitté une somme tout à fait modeste via le site PAYPAL, proposant un paiement sécurisé.

à suivre...


18/04/07 - 00:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BIGWOLF

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18/04/07 - 00:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZEROSIX

Mind the GAG #1 : j'y étais !



ça s'est passé le dimanche 15 avril 2007


18/04/07 - 00:27 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SYCOMORE

L'espoir !

(en ce moment...)

"Les serveurs du site ANTISARKO connaissent actuellement une surcharge importante du fait d'un nombre trop important de visiteurs.
Nous faisons tout pour rétablir l'accès dans les meilleurs délais."

18/04/07 - 00:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE REVEURREVEUR

Rentrage

allez hop , p'tite soirée à l'urbi et orbi ....
apéros sympas ...

C'est cool de refaire le mondre entre amis ...

Depuis ce matin , j'ai ca dans la tete ...



Ici il y a tout ce qu’il faut de rouge
Il y a tout pour oublier paname
Et si jamais le comptoir bouge
Alors on sera des marins
Parti voguer pour quatre sous
Parti pour un peu de vinasse
Parti trinquer à la santé des filles
Qui nous font du bien

REFRAIN : {x2}
Ce soir, on sort en pleine mer
Ce soir on chante sous la lune
Ce soir je vais gueuler mes vers
avec mes copains de fortune

PONT : {x2}
On suit les étoiles
On suit le soleil
On suit les marais et les marins
Leurs femmes au port et leur chagrin

Ce soir on sort en pleine mer
Ce soir c’est l’arche de Nöé
Ce soir tout le monde un verre à la main
Et une fille dans les bras
Vas-y patron baisse la l