Journal des inscrits - 21 avril 2007

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21/04/07 - 23:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MELODYNELSON

Demain la France vote.
Chez nous (en Belgique) les élections(pas présidentielle évidement) c'est aussi pour bientôt.
Petite différence quand même au niveau du vote :
-Chez nous c'est un devoir il est obligatoire d'aller voter sous peine d'amende en cas de non respect
(maintenant vous faites ce que vous voulez dans l'isoloir)
-En France c'est un droit mais SVP user de ce droit VOTER!!!
Si vous ne le faites pas il finira à long terme par disparaître ce droit...;)

21/04/07 - 23:05 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VALERIO

Berge noctambulatoire

Bonne nuit



Bon, là, tout le monde connaît; quoique... hum...

21/04/07 - 22:51 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GUILLL

Guilll scrutateur


Demain matin - j'insiste sur le matin, je ne me lève tôt le dimanche que les jours de scrutin - j'irai mettre mon enveloppe électorale dans l'urne. Cela fait, je me proposerai comme scrutateur pour aider à dépouiller les enveloppes, le soir.

Le bureau doit fermer à 20h. Les scrutateurs retenus pour participer au comptage des voix seront donc dans une salle fermée au moment de l'annonce des estimations par les principaux médias. Ils devront passer environ deux heures à compter les bulletins à huis clos avant de connaître au dehors les tendances nationales.

Pourquoi donc se porter volontaire comme scrutateur au lieu d'être chez soi ou dans un lieu public et avoir le plus tôt possible les estimations précises des résultats et les commentaires ?
Pour ma part, j'aime participer à cette action citoyenne qui est le comptage et la vérification du bon déroulé du scrutin. J'aime être dans cette petite salle d'une école primaire, entouré d'une cinquantaine de personnes qui ne croient que ce qu'elles voient. Qui cochent très sérieusement les papiers officiels. Qui n'hésiteront pas à s'insurger contre toute tentative de fraude. Cinquante personnes mobilisées pendant deux heures pour vérifier scrupuleusement le nombre de voix d'à peine mille votants.
Les scrutateurs ? des jeunes, des plus vieux, des profs à la retraite, des experts comptables, des militants, des qui militent moins : qui vous voulez. Tous sont citoyens.

A l'heure de l'informatique reine, cette opération ne devrait durer qu'une seconde. Mais, dans une telle configuration informatisée, il n'y aurait pas la légitimité qu'apporte le témoignage moral de ces cinquante personnes qui ont tenu dans leurs mains les bulletins.

En plus il y a l'ambiance. Les scrutateurs sont généralement de tous bords, sont des gens désintéressés (bosser gratuitement deux heures). Les fraudes de grande ampleur sont ainsi rendues impossibles.

Lors du dernier dépouillement auquel j'ai participé - référendum sur la constitution européenne - il y a eu un incident. Le nombre d'enveloppes dépouillées, après centralisation des résultats de l'ensemble des tables de comptage du bureau, était inférieur au nombre des votants. Panique. Quelqu'un aurait-il volé un paquet d'enveloppes ? Ces enveloppes ont-elles été perdues ? Nous cherchâmes partout, jusque dans les corbeilles à papier : en vain. Nous étions à deux doigts d'appeler un représentant officiel pour juger de la chose.
Nous trouvâmes finalement les enveloppes manquantes dans l'urne, remisées là par mégarde. Soulagement et fin de comptage.


J'aime ces ambiances où chacun se sent investi d'un devoir important : montrer que le vote a été régulier. En cas de généralisation du vote électronique, nous perdront irrémédiablement ce droit à constater le bon déroulé des scrutins. Seuls des gens armés de mauvaises intentions ont intérêt au vote électronique.

21/04/07 - 22:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LAPOUPEE

+16

Cet apres midi,
toujours au mème endroit (où y a les herbes pourries,endroit maudit )
un vieux cycliste vient me pomper et me finit pas ...
+1
j suis énervé
puis,je recroise le bodybuildé (gras mais sexy) aux pores de nez dilatés en vélo
mais j'ai pas envie de lui ,il me suit avec acharnement,je lui dis que je dois partir
je pars
et là à 22h
un ptit gars gros gland de 35ans (déjà vu une fois) chopé sur le chat
moment rapide et chaud (enfin juste ce qu'il faut!)
+1

21/04/07 - 22:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LUCOLIVIER

Venise, côté sexy...


Un jour, alors que je discutais avec un jeune homme
avec qui je devais faire des photos, celui ci me demanda soudain et suspicieux " Tu ne serais pas un peu voyeur ?"
Je fus bien obligé de reconnaître que si !
J'étais non seulement photographe
mais en plus photographe voyeur... :=)

Et ce n'est pas parce que je suis en vacances que je vais me priver de voir le côté sexy de cette ville !
Et même de vous faire voir...
Cette sculture à l'entrée du palais de Doges par exemple...
Mais c'est un classique...


Cette gravure, assez ambigüe, comme j'aime.


Ou cette pub dès l'aéroport, pas du tout ambigüe, elle !


Regardez celui là, qui dès qu'il voit des gondoliers
a envie de se deshabiller...


et rêve même...


...ou cet autre qui lui hésite moins.


Mais aussi, plus sobrement savoir voir ces "beaux visages" comme dirait Julien Green.


En revanche que peut-il y avoir d'ambigu à cette photo ???


Pour les fétichistes
Ces policiers....


...ou ces marins ?


Mais aussi pour les plus inventifs,
cette cuirasse....


...ou cette invitation au SM+ ?


Là, c'est vous qui voyez le mal partout...


Alors que moi, je rêve que c'est peut être
ce jeune homme au pull vert que j'ai vu...


...à la gare Ste Lucia avec le slogan
"Difficile Resistere"


Alors pour vous,
quelle est la situation ou la photo la plus sexy ?

21/04/07 - 22:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DVIBOY

Le vote UTILE (définition)

Dans une vréritable démocratie, voter utile, c'est voter en fonction de ses propres convictions, de ses valeurs profondes. Exprimer son suffrage, c'est un peu comme exprimer son intime conviction, à l'instar des jurés d'assises qui doivent voter pour déterminer la culpabilité ou non d'un accusé ce qui peut avoir des conséquences dramatiques en cas d'erreur.

Demain, je voterai donc utile, en me déterminant uniquement en fonction de mes convictions, de mon choix de société, de mes valeurs.

Si le PS a si peur que cela de ne pas être présent au 2d tour, il n'a qu'à se poser les bonnes questions pour comprendre pourquoi les électeurs de gauche ne lui font plus confiance.

Si le PS ne parvient pas au 2d tour demain, il lui restera à jouer son vrai rôle d'opposition, main dans la main avec ses "camarades" de gauche pour les 5 années à venir. S'il avait été plus réactif au cours des 5 dernières années... le PS n'aurait sûrement pas peur d'être éliminé au 1er tour en 2007.


POUR CONCLURE:

Soyez vous-même, votez utile pour le candidat qui vous semble le plus proche de vos valeurs. Ne vous laissez pas confisquer votre voix, vous le regretterez.

21/04/07 - 22:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KYRILLOS

Repetition

Peu importe les steriles pronostics, les passions un peu tièdes, les fantasmes démocratiques. Demain sera un autre jour. Et lundi aussi.

Depuis deux semaines je vis ailleurs. Dans l'appartement d'une amie, près de la Goutte d'or. Je vois le ciel du nord de Paris, le 9-3 n'est pas si loin. J'observe les fenetres sur cour ou pas qui s'éclairent. J'entends les bruits de la ville. Je sens l'air frais d'avril. C'est plaisant, serein. J'apprécie ce faux silence, cette vue dénuée d'enjeux ou d'intérêts, la sensation d'être connecté par hsard à des inconnus.

Il n'y a pas de paroles, ni d'échanges. De la parole j'en ai eu beaucoup ce jour. Des paroles de militants, des mots de gens aux affinités idéologiques, des observations légères, superficielles, amusantes, délirantes.

je ne vous ai pas encore parler de Monaco. Non pas qu'il ne s'est rien passé. Bien au contraire. mais je ne sais pas comment aborder ce flux de visages, ce flots d'émotions, cette alchimie irrationnelle qui forme un groupe, un "gang" comme on dit en quebecois, en à peine 24 heures.

J'ai surtout lu Douce France, de Karine Tuil. L'un des visages monégasques. Une présence magnifique, palpable, à fleur de peau. On ne peut être que séduit par l'auteure. J'ai lu immédiatement son dernier roman. C'est en lisant Douce France que je savais pourquoi j'étais plus à gauche qu'à droite, plus favorable à une France métissée qu'à une France fliquée. En lisant ce livre, où une jeune bobo joue un jeu dangereux en se faisant passer pour une immigrée clandestine lors d'une rafle policière. Elle découvre un autre monde, une autre vérité, des gens.

Je vous conseille ce livre, alerte, incisif, intime, sensible, engagé, dramatique. Cette douce France résonne comme une ironie. La meme ironie qui risque de nous glacer demain à 20h.

Relativisons : nous mangerons, nous dormirons, nous boirons, nous seront libres d'en parler.


21/04/07 - 22:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MAYHEM

LA SCHIZOPHRENIE: Le plus simple moyen de ne pas se sentir seul un samedi soir.



"Opening night" ...

21/04/07 - 21:51 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation sur les précautions d'Huguette à ne pas faire de jaloux

(...)
Heavencanwait : Effectivement, j'ai bien vu tous ces nombreux garçons, que dis-je ? Homme qui vous accompagnent dans vos péripéties bloguesques. Que de tentations.
Ces prétendants secrets ! c'est insuportable. Quelle mode envahit le monde que celle de se cacher pour aimer.

Huguette : En même temps, je n'aime faire trop de jaloux !!!!
S'exhiber est un plaisir dont je prive tous mes fans !
Je n'aime pas faire des envieux je vous dis !

Heavencanwait : Et c'est tout à votre avantage, vous avez du coeur. Reste la solution de l'amour multiple qui comblerait tout le monde sans faire de Jaloux.


21/04/07 - 21:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Heavencanwait sur le contentement d'Huguette

(...)

Heavencanwait : En fait, je suis très sobre puisque que je ne bois que rarement d'alcool de peur de trinquer. Ma vaillance est légendaire, on m'avait surnommé prince petit ( Hi hi)

Huguette : Hem, j'espère qu'il ne s'agit pas du prince Albert

Heavencanwait : Non non, je préfère le prince de Lu, il est à croquer !

Huguette : Et dire que je me contente de Pépito !!!
Il faut dire que je ne résiste pas à l'exotisme !

21/04/07 - 21:45 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SORTY

Les 10 commandements de Nicolas S. aux blogueurs...



Après la sortie du Désert Balladurien et la traversée du Marais de Villepin, Nicolas Sarkozy et ses Blogueurs s’engagèrent dans la Campagne de l'Elysée.
Arrivés devant la montagne du Mont Saint-Enghien, Nicolas y grimpa seul et là, dans un déluge de feu, il reçut de Dieu (ou du Diable ?) dix commandements gravés dans la pierre que les Blogueurs Sarkozistes durent respecter s’ils ne voulaient pas se retrouver dans la Panade Royale.

Voici la liste de ces 10 commandements :

DANS TON BLOG

1. Chaque jour, les neuf commandements qui suivent tu respecteras !

2. Mon portrait et mes vidéos, tu afficheras !

3. Mes discours tu copies/colleras !

4. Mon nom et mes slogans, tu scanderas !

5. Mon génie, mon humanisme, mes compétences, mes qualités, ma générosité, ma clairvoyance, tu idolatreras !

6. Mes théories (même fumeuses) tu défendras !

7. Par des photos grotesques, tous mes adversaires (sauf le Divin Borgne qui m'a ouvert la voie) tu caricatureras !

8. De la gauche et des "Gauchistes", avec délice tu te moqueras !

9. Comme tous ceux qui me soutiennent, dans un français approximatif tu t'exprimeras !

10. Que tu es une pauvre victime des "gens pas gentils et même parfois méchants de gauche qui te laissent des commentaires pas gentils et même parfois méchants", tu rappelleras !



(ça le fait, si vous imaginez un éclair à la fin de chaque commandement façon Cecil B. 2000)

Merci à ces trois muses de GA qui m'ont inspiré ce court texte : Loraclio, Zephirato, Blenoragimnie. cela faisait longtemps que je n'avais pas eu autant de plaisir à écrire...

21/04/07 - 21:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Heavencanwait à propose des vents adressés d'Huguette

(...)
Huguette : Jeune homme vous aimez l'ail certes, mais pêtez vous également au lit ???
J'adore votre humour !
N'avez vous jamais pensé à adhérer à la SLSO ?


Heavencanwait : Ma chère Huguette,
Je comprends qu'après 80 ans d'amour et de vie commune avec un ramoneur, on ait quelques problèmes de sphincter, mais le mien se porte comme un charme. Ni tramontane, ni mistral, ni alizé ne balayent les plis de mon lit .... à condition qu'aucun repas à base d'haricots, de patates, d'endives, de carottes, de choux, de courgettes de ... de... de.... [ ...] ... ne me servent d'ordinaire.
Les gaz doivent donc se concentrer dans ma cervelle pour s'évacuer par mes oreilles puisque SLSO m'est inconnu.
J'avoue que si j'avais 40 ans de plus, je ferai bien une partie de "dés mineur" avec vous mais le temps me manque. Patience et je vous rejoindrai dans votre lit ou .... nous pourrons jouer au concours du plus beau pet fleuri.
Amicalement

Huguette : Votre réponse est si truculente !!!
Puis je vous publier ?
Décidemment j'aime votre style !
Vous avez su m'envoyer un vent avec classe !


21/04/07 - 21:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DAYDREAMING



C'est le mien :) Nananère :p

21/04/07 - 21:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Nouvelle vidéo




Profitant de la nuti tombée, Père Gawoul et Huguette se sont adonnés à des plaisirs adolescents !



Une nouvelle vidéo en atteste sur le blog d'Huguette dans la partie : les vidéos d'huguette situées à droite !

Esprit trés Rita, n'est-il pas ?

21/04/07 - 21:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

Un samedi comme les autres

Ce matin, comme tous les quinze jours, je suis allé faire les courses pour ma mère, ce qui est tout à fait normal , elle est agée et quand j'étais gosse ma soeur et moi n'avont jamais manqué de rien, nos parents étaient toujours là quand il le fallait et nous n'avons jamais manqué de rien. J'en ai profité pour faire les miennes en même temps.
Donc, je ne fais que mon devoir.
Cet après midi, après être rentré chez moi, je me suis dit "tiens je vais aller au ciné".
Je voulais aller voir "A casa nostra" de Francesca Commencini (fille de Luigi Commencini décédé ces jours-ci).
Je suis allé sur le site d'UGC pour réserver ma place et ainsi en arrivant un peu plus de 10mn avant la séance ne pas faire la queue. Mon film était à 16h50, mais je n'ai pas fait attention en faisant ma réservation, et arrivant à Bercy, je me suis aperçu que j'avais réservé pour les Halles et que le film, ici, était commencé depuis 16h05.
Deux solutions, rentrer chez moi, se ballader, ou voir un autre film.
J'ai opté pour la seconde solution.
Dans le temps qui m'était imparti, je n'avais pas un choix immense et je suis allé voir "Shooter" avec Mark Wahlberg.
Ce qu'il y a de bien avec ce genre de triller américain, même si c'est pas du grand cinéma, c'est toujours très bien fait, un scénario pas trop mal ficelé et l'on se dit que si nous faisons la même chose, ce serait nul.
Donc j'ai passé un bon moment, pas besoin de réféchir.
Nous n'avons pas ce savoir faire. Nous sommes plus doués pour des films d'auteurs, intimistes.
Et il est vrai qu'une nouvelle génération de cinéastes émergent et fait de très belles choses, mais pour des thrillers, à part "Les rivières pourpres" ou quelques autres films, nous tombons vite dans le franchouillard.
J'irai voir le film de Francesca Commencini , car il traite des combines mafieuses du nord de l'Italie. Il y a deux autres très bons films à voir:
un documentaire américain sur l'embrigadement de jeunes Américains par des évangélistes radicaux "Jésus camp" de Heidi Ewing et Rachel Grady, ou l'on voit parait-il des enfants prier devant la photo de G.W.Bush et "Un printemps à Pékin" de Lou Ye (Une évocation intimiste et ample de la génération Tian'anmen).

21/04/07 - 21:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MOLTOSEXY

Aujourd'hui ...

... carnaval de ma ville

Suis sur les rotules !

Heureusement la trilogie du samedi ça repose !

21/04/07 - 21:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VALERIO

Fronton


D'où vient ce joli fronton?

21/04/07 - 21:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TRON

Test politique

De faire aussi ce petit test mis sur GA par cigalon ou compaqt entre autres...
A toutes les questions cocher
c'est pour moi pas important et pas d'accord
et vous obtiendrez le résultat suivant



Cela laisse dubitatif...

www.pourquijevote.fr
 

21/04/07 - 20:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RAS

Re-jolis souvenirs de vacs...






Mon charmant petit filleul baptisé le lundi de Pâques:



Une maison bleue...pas adossée à une colline...





21/04/07 - 20:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DIABOLIKOUDIVIN

Confessions

Je n'aime pas cette chaleur et ce soleil. Je n'aime pas le beau temps qui ravit chacun . Je n'aime pas tous ces gens qui se vautrent sur les pelouses du parc comme des vaches, ces chiens qui tirent au bout de leurs laisses leurs maitres essouflés. Je n'aime pas ce pollen qui me force à etre sous traitement. Je n'aime pas toutes ces jambes qui s'exhibent, tous ces corps blancs qui cherchent à vieillir plus vite . Je n'aime pas ces enfants en vélo qui manquent de vous heurter , et encore moins leurs parents qui ne l'auront même pas remarqué...
Je n'aime pas le printemps , je n'aime pas l'été. Je n'aime pas ces journées qui n'en finissent plus , moi qui attends toujours avec impatience la lune. Je n'aime pas cette chape de plomb qui ralentit tout , et qui freine la vie , contrairement à ce qu'on pourrait croire . Tout est mort sous le soleil, plus rien ne vit .... les gens s'avachissent sur de vertes herbes coupées fraichement.. comme des bovidés tirant la langue au soleil ...
Mon monde à moi est peuplé de vents , de pluies , de froid... de feuilles qui viennent mourir au sol, d'ombres d'arbres qui se dessinent dans un ciel gris ou bleu ...d'orages qui grondent et éclatent ...de volets qui grincent ... d'arbres qui dansent ... de lune matin et soir ... de grands manteaux qui flottent au vent.. du soufffle qui sévapore à chacun de nos pas ...
Mon monde à moi est fait de passions sans quoi rien n'est possible .. je n'aime pas l'habitude , les habitudes ... les concessions, l'ennui ... La majorité des gens ne s'habituent pas à l'hiver et au froid. Ils 'habituent très bien à l'été et à ses rites. Moi pas . Je n'aime pas les habitudes. Je n'aime pas les rites .

J'attends octobre . J'attends les anges. J'attends saint Pierre, et ses yeux qui brillent comme les étoiles un soir d'hiver ....

21/04/07 - 20:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE C1BJ

Vote

Les dés sont jetés: J'ai voté.
(En Guadeloupe, on vote un jour avant la métropole)

21/04/07 - 19:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DIABOLIKOUDIVIN

Pensée

Au delà .. bien au delà ...quand les paupières se ferment pour la derniere fois , que le rideau tombe pour toujours , il semble qu'il n'y est rien .
Le paradis , on se le construit dans cette vie. Enfin, il faut essayer.
Mes anges à moi ont leurs yeux et leurs lèvres, ils ont un sexe contrairement à la légende... Et pourtant ils me lassent en ce moment ... je donnerai les clefs du paradis pour saint Pierre... il aurait ses yeux clairs et rieurs ... et son sourire ...et son sourire ....

21/04/07 - 19:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VERT-AMANDE

mmmm


Partir à 10h40 pour arriver à 12h30 à Paris, puis marcher pendant 30/35min pour arriver à l'Hôtel de Ville, pour admirer l'exposition sur Dalida, puis prendre le train à 16h30...

C'est intéressant et assez tentant...

C'est à partir du 5 mai...

mmm



Ce qui fait presque 4h de Mike sur le sol parisien, et si ça marche, surement d'autres journée genre visiter la Cathédrale, etc etc... non ce n'est pas un message d'appel, sauf si vous aimez Dalida ;)

21/04/07 - 19:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAWOUL

Etre né sous la bonne étoile : avoir un papounet plombier

Ô rage ! Cet évier bouché par de la graisse au niveau de la canalisation... Trois litres de Destop versé directement à la source du problème et trois nuits à laisser mariner : rien, nada, nothing ! J'abandonne. Je me tape la vaisselle dans la baignoire...

C'est sans compter sur le papounet, venu à Toulouse pour faire shopping avec son fiston préféré (comment ça, non ?) dont la qualité principale est d'être artisan plombier...



Et quelle surprise de voir la solution ultime : une bonne grosse pompe automatique qui déchire en lieu et place de la ventouse à papy...

En deux temps et trois mouvements, voici que l'eau s'évacue à nouveau de manière la plus fluide qu'il soit ! Désormais, dans ma famille, j'oserais le crier bien fort : "Chez nous, on pompe de père en fils !"



Merci Papounet chéri !!!

21/04/07 - 19:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE REVEURREVEUR

Rimes & renoncement

Apres une petite aprem' bien tranquille à me balader sur un 2 roues non motorisé, je rentre fourbu et pleins de questions et de reflexions sur moi.

Ce petit passage au soleil m'a ouvert et vidé la tête ....
J'ai envie de vivre. C'est une info déjà ....
Ma vie est ma vie mais rien ne me convient. Prise de tête sur prise de tête, d'amitié deçue en amour brisé, j'ai envie d'autre chose.

Envie de rire, de sourire, de bouger, de sortir, de voyager, de faire la fête, de lâcher prise, envie de renoncer à tout, ne plus être le garçon sérieux que je suis, arrêter de penser aux autres et penser à moi.

Je serais capable de partir faire une retraite spirituelle là ... Ma vie est pleine de choses sympa, mais vide de sens... Je ne sais plus où je vais...
Je m'apercois que je me trompe sur plein de choses : mes amis sont ils bien mes amis ? mes attirances vont elles aux bon endroits ? Suis je vraiment plus amoureux de lui ?

Pire: plus je me pose ces questions , plus je m'aperçois que le syndrôme de l'éponge est bien ancré en moi ....
Je suis une éponge à émotions ... Je suis l'empathe suprème ... Il m'est quasiment impossible de faire le tri entre ce que je ressens et ce que les autres ressentent, du coup je suis perdu, totalement et irrémédiablement.
Ca m'empêche pas d'être critique mais dur de l'être quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est à soi ou à d'autres.
Suis je condamné à rester comme ça toute ma vie?
Rester dépendant des émotions des autres à vie ? m'adapter à eux constamment? à me nourrir de restes ?

Non, je veux pas. Faut que j'arrête ça de suite....

Je repense à cette citation (que personne ne comprend en général)
" Aux anciens dieux, aux amours perdues, aux amis absents et à la saison des Brumes.Que chacun prenne sa part et que le Diable prenne ce qui lui revient "

  • aux anciens dieux , oui j'en ai connu .... j'ai beaucoup vécu et certaines de mes connaissances se prenaient pour ça .. et je les croyais ....

  • aux amours perdues, et oui j'en ai plus souvent qu'à mon tour, et j'en aurais encore, j'espere ... je sais pas si l'amour est fait pour moi après tout si ca se trouve c'est juste mon miroir aux alouettes...

  • aux amis absents, ... j'en ai perdu, je repense à tous ceux qui m'ont déçu, que j'ai deçu, à ceux qui ne me parlent plus depuis que la phrase couperet "je suis gay" , à ceux pour qui je suis devenu une sorte d'alibi, ceux qui me veulent différents...

  • la saison des Brumes .... triste saison , brumes d'alcool, de tabac, de médicaments, brumes de vie ... j'ai connu le tout .... saoul plus souvent qu'à mon tour assez tôt, j'ai réussi à limiter les dégâts ...( non je n'ai jamais été alcoolique même si des fois je me pose la question), accro au tabac, limite dépendant aux médocs ... et totalement dans le brouillard dans ma vie ...

  • que chacun prenne sa part et me foute la paix .... et surtout le grand Menteur ....je l'ai assez vu dans ma vie ...

Suis-je réellement une erreur scenaristique après tout? une erreur de casting ? suis je à ma place ?et où est ma Mary Poppins pour m'égayer ?




je crois que je vais avoir besoin de ne plus poster pendant quelques temps pour faire un petit point sur tout ça... je passerais vous lire ....
amusez vous bien les gars....

21/04/07 - 19:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LEMORT

c'est la 1ere fois que je rencontre autant de difficultés à lire une de mes videos sur dailymotion...

21/04/07 - 18:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DOMILYON

sur la tête

Quelques cathos sont vraiment tombés sur la tête quand je vois certains invoquer le ciel et même prier pour que N.S. ne soit pas élu.... Il y avait longtemps qu'on n'avait pas vu cela. Je n'ai pas la science politique de certains mais va-t-on voter pour un dictateur ? Et mélanger d'une façon visible politique et religion ne me convient pas. Il est d'ailleurs probable que N.S. à certaines convictions chrétiennes, ce qu'il a dit sur les religions ne me gène pas... Pourquoi tant de haine !!! Encore une fois, je ne voterai pas pour lui mais vraiment quelque chose m'échappe...

21/04/07 - 18:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Je m'insurge !!!


Cette après-midi notre dernière équipe en course pour une finale européenne, l'AS Montferrand jouait un match contre Newport.

Et que nous donne la 2, la "chaîne" du rugby, je vous le demande ??? Un vieux Nestor Burma en attendant la diffusion de Leicester/Llanelli !!!

Déjà que j'ai du mal à comprendre que Leicester doive se prononcer "Leister" et Llanelli "Clanecli", j'ai eu un regard peu amène sur ce match. Je vous en donne juste le score 33 - 17. En finale, Leicester rencontrera Northampton ou les Wasps.

L'ASM s'est qualifiée pour la finale du challenge européen, en disposant de Newport 46-29, match qui verra la concrétisation de 11 essais : six pour les Auvergnats contre cinq aux Gallois qui auront eu le mérite de s'accrocher. Clermont disputera la finale le 19 mai prochain à Londres face à Bath ou aux Saracens.


Mauvaise pioche dans le choix de la diffusion

21/04/07 - 18:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SELFMADE

Parce que tout avec elle va dans le bon sens…


De la sécurité sociale professionnelle (on se rapproche du modèle danois, aussi intéressant pour les salariés que pour les entreprises), au soutien à la formation et à l’embauche dans l’artisanat (1ère entreprise de France), en passant par la lutte contre les délocalisations par la création d’une agence nationale de réindustrialisation…

D’un bouclier logement pour les foyers les plus modestes, leur garantissant que leur loyer n’accaparera pas plus de 25% de leurs ressources (sachant que cette mesure ne vise pas seulement les RMIstes, qui ont déjà de l’APL, mais les gens au SMIC et les retraités pauvres, qui n’ont pas toujours, à ce jour, accès à l’APL), en passant également par l’accentuation de l’effort à poursuivre dans la création de 120 000 logements sociaux par an…

De la revalorisation des petites retraites jusqu’à leur permettre d’êtres un jour au niveau du SMIC, au doublement de l’allocation de rentrée scolaire (qui n’est pas un luxe, y compris pour les foyers à revenus moyens), jusqu’à l’augmentation du SMIC pour le porter progressivement à un seuil acceptable pour vivre dignement, 1500€…

Du soutien scolaire gratuit pour tous, à la fixation d’un maximum d’élèves par classe de 17 élèves dans les ZEP, mais pas seulement ! Egalement en CP et CE1, ces classes si importantes pour l’apprentissage de la lecture, clé de voûte de toute culture… et jusqu’à la création d’une allocation d’autonomie pour les jeunes, (sous condition de ressources, évidemment), qui ne peuvent pas percevoir le RMI mais qui sont dans la nécessité, et pour laquelle ils devront fournir des efforts via des activités d’intérêt général comme le soutien scolaire aux plus jeunes…

Du soutien à l’hôpital public, (qui en a bien besoin), jusqu’à l’ouverture de dispensaire en milieu rural et dans les quartiers, (ce qui évitera l’encombrement des urgences dans les grands hôpitaux et facilitera la réduction des inégalités en matière de santé), et la gratuité de la contraception pour les femmes de moins de 25 ans, jusqu’au développement du maintien à domicile des personnes âgées (qui le souhaitent le plus souvent, mais encore faut-il financer les aides dont elles peuvent avoir besoin), à l’augmentation des places en maison d’accueil…

De la SECURISATION DES RETRAITES, car ce sujet ne fait pas peur au PS ! Via une large négociation portant sur la fixation d’un minimum garanti, la prise en compte du travail pénible et des charges de famille…

De l’application du principe « pollueur-payeur » en matière d’environnement, à la généralisation de l’isolement thermique et des incitations au transfert du fret vers le rail, jusqu’à la constitution d’un pôle public entre EDF et GDF afin de préparer l’après pétrole en développant les énergies renouvelables…

De la création d’une police de quartier, plus efficace mais plus juste également parce que connaissant mieux les jeunes, à l’adoption immédiate d’une loi-cadre contre les violences conjugales, jusqu’au développement de centres éducatifs renforcés pour les jeunes les plus violents…

Du principe de non-cumul des mandats pour les parlementaires, (ce qui les amènera enfin à soumettre davantage de bonnes lois et à se soucier d’améliorer les lois existantes en prenant le temps de la concertation avec les citoyens et d’enquêter sur le terrain), jusqu’à l’avènement d’une part de proportionnelle aux élections (pour que les grands partis ne soient pas les seuls représentés à l’Assemblée Nationale), et enfin la suppression de l’article 49-3…

De la relance de l’Europe, pour finir, par la proposition de politiques plus ambitieuses en matière de recherche, d’énergie, de services publics, et même concernant la banque centrale européenne…

De ça en ça en ça en ça…on couvre à peu près tout ou tant d’aspects importants, parfois essentiels, de nos existences, qu’on peut être fier demain de voter socialiste !

Ségolène Royal Présidente !

21/04/07 - 18:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RAS

Retour en Bretagne, hélas...mais c'était si bon!



Le Psoe d'un petit village du pays de Palma de Mallorca



Les femmes se racontent avec leurs enfants en fin d'après-midi





21.00 heures, les rues se vident




Oui, oui, ça fait très cliché mais c'est très bon.



Vue avant l'arrivée à Nantes, hier soir.

21/04/07 - 18:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BLIND_LOVER

Désolé en cette veille de premier tour, j'ai pas pu m'empêcher de remettre ce lien :°)





Je ne m'en lasse pas de l'écouter, oui, ok, je suis un peu puéril, c'est l'âge.

21/04/07 - 18:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BADINOU

CDXXXI. - En bronzant, en rentrant.



Le lieu est un parc quelconque mais où on peut bronzer, sis près de chez Bad. Bad y bronze donc. Il somnole, bouquine, ronfle de nouveau et sent lentement sa peau s'approcher du stade de cuisson.

Il s'étire, renifle un peu l'air, tend la patte. Pas loin, un micheton, torse sec et fesses magnifiques, joue à la baballe. Bad tourne sur lui-même, gratte un peu, rassemble ses affaires en mordant dans son ticheurte.

Il flâne, rêvassant, vers la sortie, serviette à l'épaule. Sur sa gauche, il voit arriver Bogosse.

Bad ouvre un oeil.

Bogosse fait 1m80, a de magnifiques cheveux tondus, une barbe de quatre jours à se mordre les bras, des yeux de biche, un petit sourire narquois et un marcel tout aussi petit qui permet de voir un peu de sa toison.

Bad ouvre l'autre oeil.

Bogosse tient à la main un biberon aux trois quarts vide et s'approche de Bad.

Bogosse. - J'ai trouvé ce biberon. Il serait pas à vous ?

Bad, caché derrière ses lunettes, respirant un grand coup, pitoyable. - Euuuuuh... non... je suis désolé...

Bogosse. - Ah. Je l'aurais parié, figurez-vous. Ca me surprend pas. C'est dommage, tout de même.

Et il s'en va.

Bad ouvre le troisième oeil.

Bad, troisième oeil ouvert. - Meeeeeeeeeeeerdeuh !!!!

21/04/07 - 18:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VERT-AMANDE

J'ai du beau muguet, et t'en n'auras pas :p




J'ai plusieurs brins de muguet, donc certains sont reservés pour Ségolène ;)

21/04/07 - 18:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE EXTERIORISER

Mon choix

Avant 2002, j'étais un électeur volage, tantot je votais à gauche, tantot à droite. Cette année là je n'avais aucune idée pour qui voter et j'avais procédé par élimination. La dernière candidate restante était alors Lepage... Pour le 2ème tour, j'aurais voter Jospin car j'en avais marre de Chirac. Oui voilà, j'aurais... Et j'ai donc voté Chirac au 2ème tour mais en me jurant de faire payer la droite durant toute la législature.
En 2004 pour les régionales, au 1er tour, j'ai donc voté... Santini!! Lequel a ralié le candidat UMP par la suite (Copé je crois?), donc Huchon au 2ème tour
Au référendum, toujours pour sanctionner, j'ai voté non. S'il avait lieu aujourd'hui, je voterais oui...
Donc nous voici en 2007. A un moment donné j'ai douté et je me suis intéressé à ce que faisait Bayrou. Je me suis dit que s'il était au 2ème tour, il battrait Sarko à coup sur et moi je ne veux pas de Sarko.
Mais ne nous voilons pas la face... Si Bayrou n'est pas au 2ème tour (et j'espère qu'il ne le sera pas), il rentrera sagement dans le bercail
Donc nous voilà Ségolène... Lorsque elle a été choisie par les militants, j'ai vibré, plus encore quand j'ai regardé son discours de Villepinte!
Alors bien sur, l'histoire du drapeau m'a un peu désorienté...
Mais cette fois ci, pas de doute, je ne vais pas jouer à l'élimination... Je choisis donc Ségolène Royal

21/04/07 - 18:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GODFORSAKENBOY

Et juste ce petit sentiment, celui de renaître si fragile... Mais renaître...



Star of the snow.

21/04/07 - 18:26 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

Atermoiements d'un électeur lambda
Une série épistolaire du (non-)blog de Monsieur Népomucène

Episode du jour (épisode 9) :

Koikonfè dem1 ?


Mes chers dingues de lecteurs,

Vous mourez tous d'envie de le savoir : que faire demain ? pour qui va voter Monsieur Népomucène, qu'on fasse pareil ? kékivafer dans l'izolouareuh ? pour qui kifovoté ? Les trois principaux candidats présentent, chacun, de réelles qualités. Malheureusement, les trois présentent des défauts qui rendraient malades Lionel Jospin la Farkasse n'importe quel protestant psychorigide. Le choix est difficile.

Grâce à Monsieur Népomucène, vous allez tout savoir de la conduite à tenir au bureau de vote demain.

Prenez trois bulletins : les bulletins au nom de Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal. Une fois dans l'isoloir, vous froissez ou déchirez, sans excès d'animosité, mais juste pour être sûr de ne pas le glisser dans l'enveloppe, le bulletin portant le nom de Ségolène Royal. Il vous en reste deux, et l'enveloppe. Eh bien, là, vous faites comme moi... vous vous démerdez !

Non sans vous conchier très affectueusement, je vous prie d'accepter, mes chers dingues de lecteurs, mes poutous les plus baveux.

Monsieur Népomucène.


Post-scriptum : sans en être absolument certain, je pense quand même plutôt glisser le bulletin portant le nom de François Bayrou dans l'enveloppe, ne voyant pas l'intérêt, à ce stade, de voter blanc.

Précédents épisodes :
(1) Récapitulation sommaire d'un passé électoral et petit test amusant ;
(2) De (plus ou moins) petits candidats ;
(3) Ségolène, le choix qui s'impose naturellement ;
(4) Obstacles rationnels à un choix naturel ;
(5) Et si j'essayais Bayrou ?
(6) A défauts minimes... candidat minime !
(7) Nicolas Sarkozy, candidat présidentiable... et présidentiel.
(8)Où des défauts possiblement rédhibitoires se mêlent à d'éminentes qualités.

21/04/07 - 18:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHRONOS

Finalement

Je viens de reserver une croisière pour le mois de mai.

A confirmer lundi, reste à régler l'absence de la grande à l'école avec mes collègues !

21/04/07 - 18:16 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CARGILESSE

Ma phonétique song

Oh c'est l'eau, c'est l'eau
C'est l'eau qui m'attire, c'est l'eau

Même l'eau de mer au coeur de l'hiver me surprend
Même l'eau chlorée, l'eau décolorée me fait plonger
Même l'eau de mer au coeur de l'hiver me détend
Même l'eau chlorée, l'eau décolorée me fait nager

Oh c'est l'eau, c'est l'eau
C'est l'eau qui m'attire, c'est l'eau

Même l'eau de pluie, l'eau des matins gris me fait sourire
Même l'eau qui boue et l'eau des égouts, même la boue
Même l'eau de pluie, l'eau des matins gris me fait frémir
Même l'eau qui boue et l'eau des égouts sont à mon goût

Oh c'est l'eau, c'est l'eau
C'est l'eau qui m'attire, c'est l'eau

Même l'eau qui saoule, l'eau de vie qui coule et qui endore
Même l'eau qui fond, l'eau dans les glaçons, l'eau du bouillon
Même l'eau qui saoule, l'eau de vie qui coule et l'eau qui dort
Même l'eau qui fond, l'eau dans les glaçons, l'eau qui rend con

Oh c'est l'eau, c'est l'eau
C'est l'eau qui m'attire, c'est l'eau

Même l'eau du corps, l'eau qui s'évapore, l'eau de vaisselle
Même l'eau brouillée et que j'en ai marre d'être mouillé
Même l'eau du corps, l'eau qui s'évapore, l'eau de vaisselle
Même l'eau qui pu et qui en a marre d'être bouillue

Oh c'est l'eau, c'est l'eau
C'est l'eau qui m'attire, c'est l'eau

Même l'eau des larmes comme un vacarne dans les yeux
Même l'eau des pleurs arrose les fleurs de mes aïeux
Et l'eau de ta bouche quand je la touche avec la mienne
C'est l'eau qui me va, celle que je bois comme un poème

Miss Jeanne Cherhal

21/04/07 - 18:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VALERIO

Temple grec?


Quelle est la différence architecturale entre une église, une basilique et un temple?

21/04/07 - 18:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SOBABYCAKES

La phrase du jour:

"Mickael, rentre chez toi et seul!"

21/04/07 - 17:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DARLINGSTAR

Le vrai Bayrou,

21/04/07 - 17:50 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DARLINGSTAR

Le vrai Bayrou,

21/04/07 - 17:49 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DARLINGSTAR

Le vrai Bayrou,


Allié de Giscard, puis de Barre et enfin de Balladur et Sarkozy en 1995, j'ai été Ministre de l’Education Nationale de Balladur et de Juppé entre 1993 et 1997. Je suis aussi président de l’UDF, parti qui participe au Gouvernement actuel avec SARKOZY. Lorsque j'étais Ministre dans le gouvernement Balladur, j'ai tenté de remettre en cause la laïcité à l'école. Mon projet relançait la guerre scolaire entre le public et le privé;.Sur 78 votes majeurs au cours de cette législature, j'ai voté majoritairement avec l’UMP. Je ne me suis abstenu que sur le dernier budget et je n’ai voté que la dernière motion de censure du gouvernement. Ma posture de détachement par rapport à l’UMP n’a été adoptée que depuis peu et dans les faits mon discours est bel et bien éloigné de la réalité de mes actes ! Par exemple, j'aurais pu empêcher le vote du CPE au Parlement en ne donnant pas mes voix à la majorité aveugle et sourde à la mobilisation des étudiants.

Mon projet?Je ne propose rien de cohérent je me cantonne à des mesurettes qui ne remettent pas en cause le système actuel. Ce que je propose, c’est de ne rien faire, et donc de laisser la France dans la situation de crise dans laquelle la droite l’a enfoncée ces cinq dernières années. Je dis concentrer mes efforts sur la réduction de la dette publique, tout en faisant des cadeaux fiscaux aux héritiers (droits de succession)aux plus riches (Isf). Je ne dis rien sur l’augmentation des salaires sinon un vulgaire copier-coller, à peine arrondi aux angles, des idées sarkozystes. Je ne propose rien pour la jeunesse sinon le statu quo L’UDF dans son ensemble ne gouverne qu’avec la droite tant au niveau national qu’au niveau local.

21/04/07 - 17:45 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LIRIKAN

Extrait d'un article paru dans "Le Nouvel Observateur", N°2215, p.22...



Le professeur Pascal de Sutter, expert "en psychologie politique" auprès de l'Otan, a demandé à l'un de ses confrères américains (Aubrey Immelman, dont les techniques de psychologie politique sont utilisées par la CIA) de comparer la personnalité des deux candidats.
Pascal de Sutter (auteur notamment de "Ces fous qui nous gouvernent", ed. Les Arênes) a donc envoyé les données obtenues par plusieurs psychologues selon la "méthode de Millon" à Immelman qui ignorait la provenance de ses données-là. Il s'agissait donc des données obtenues sur Sarkozy et Royal. La courbe dont les points se situent au-delà du niveau 12 atteste d'une certaine "dysfonctionnalité". Or, la méfiance, l'ambition et l'intrépidité sont normalement élevés chez les hommes politiques, mais ne doivent pas trop l'être au risque d'être un handicap. Ce portrait comparatif des deux candidats, sous forme de graphique, indique que Nicolas Sarkozy est moins méticuleux que Ségolène Royal, donc moins fiable et moins consciencieux. Sarkozy est aussi plus ambitieux mais à un niveau atteignant le "dysfonctionnel", c'est-à-dire pouvant à le conduire à nombre d'imprudences dangereuses. Royal est cependant moins extravertie ce qui est un handicap pour gagner, car les électeurs votent plutôt pour les plus extravertis en général. Sarkozy est plus dominateur que Ségolène, mais encore au niveau du "dysfonctionnel", donc susceptible de créer beaucoup plus de tensions, et peu apte à l'entente cordiale ( ce qui est très inquiétant pour un chef d'état!). Mais le point le plus digne d'être un souci pour tous reste celui de l'"instabilité" des candidats: Sarkozy atteint un score trop élevé pour prétendre à un poste demandant du sang-froid, Royal s'en sort beaucoup mieux car elle reste à un niveau de faible instabilité, donc semble très indiquée dans le rôle de chef d'état.



J'ai fait un petit résumé rapide de l'article du "Nouvel Observateur" dont les références sont indiquées en titre de ce post. Allez le lire, c'est édifiant. Aubrey Immelman, je le répète, est réputé pour la grande fiabilité de ses portraits psychologiques. Il a dressé notamment les portraits des présidents G.W. Bush et B.Clinton, en ayant parfaitement su définir les problèmes qui nuiraient à leur mandat. Il s'agissait pour Bush de son instabilité (comme Sarkozy), et pour Clinton son côté séducteur ( Monika Lewinsky)... Or, ce portrait montre aussi d'énormes similitudes entre G.W. Bush et Sarkozy, ainsi qu'entre Clintoin et Royal. Ainsi, je pense que pour le bien de la France, Sarkozy est l'homme à éviter à tout prix.

21/04/07 - 17:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

Atermoiements d'un électeur lambda
Une série épistolaire du (non-)blog de Monsieur Népomucène

Episode du jour (épisode 8) :

Où des défauts possiblement rédhibitoires se mêlent à d'éminentes qualités


Mes chers dingues de lecteurs,

Nicolas Sarkozy présente à mes yeux, dans sa personnalité et dans son programme, d'indéniables qualités pour être notre président de la République. Las ! Il souffre également de quelques handicaps qui me paraissent vraiment extrêmement gênants.

Son programme économique me séduit, c'est vrai.Les critiques sur l'éventuelle casse sociale me laissent légèrement sceptique, dans la mesure où je considère que les potentialités dangereuses en matière sociale de son libéralisme seraient largement compensées en cas de succès économique. En somme, j'accorde le bénéfice du doute à Nicolas Sarkozy, et je pense que ce qu'il propose vaudrait d'être tenté.
Peut-être qu'un peu plus de libéralisme permettra effectivement à l'économie de mieux marcher, la promotion d'une éthique du capitalisme et l'établissement d'une sécurité sociale professionnelle constituant des filets de sécurité satisfaisants. Cependant, il ne serait pas raisonnable d'exclure complètement le risque que ça ne marche pas. Dans ce cas, les sacrifices auxquels on aura consenti (sur la sécurité de l'emploi, les droits sociaux, tout cela, quoi) pour que ce programme économique ambitieux soit réalisé, non seulement n'auront servi à rien, mais laisseront les plus exposés aux difficultés socio-économiques dans une situation encore plus délicate. Ajoutons que, quelles que soient la bonne volonté et la sincérité de Nicolas Sarkozy, il lui sera sans doute techniquement bien plus facile de réaliser le volet purement libéral de ce programme économique que d'instaurer une sécurité sociale professionnelle (comment qu'ils vont gueuler, au MEDEF, s'ils doivent mettre la main à la poche ! et je ne crois pas qu'un gouvernement de droite restera totalement sourd aux engueulades du MEDEF, quand bien même l'opinion française soutiendrait le gouvernement) et une éthique du capitalisme à l'échelle européenne (lourdeur bureaucratique, négociations à douze quinze vingt-cinq vingt-sept, longueur des procédures, etc.). En somme, il risque de se trouver tout un pan - disons, pour le dire excessivement vite, le pan modérateur, social-démocratisant, ou quelque chose comme ça - du projet économique de Nicolas Sarkozy qu'il ne va pas falloir espérer voir mis en place à court terme. Or ce qui rend particulièrement séduisant, à mes yeux, ce projet, c'est l'équilibre qu'assureraient la mise en place des deux piliers, le pilier libéral, et peut-être très libéral, et le pilier social-démocratisant. Pour filer la métaphore architecturale, je dirai qu'il n'est pas nécessaire d'être bien malin pour savoir que si l'on supprime l'un des piliers d'un édifice reposant sur deux piliers, tout se casse la gueule.

Non seulement le sort et même un début de réalisation du pilier social-démocratisant du projet de Nicolas Sarkozy ne sont pas assurés mais en outre certaines des mesures qu'il propose sont carrément antisociales. J'espère pour vous, mes chers dingues de lecteurs, qu'il n'est pas nécessaire de vous faire un dessin pour vous expliquer que laisser un forfait à la charge des assurés sociaux pour toute dépense de santé - ou de nombreuses dépenses de santé - est antisocial. Z'aviez pigé ça sans m'attendre, hein ? Très bien. Pas besoin non plus de vous expliquer que Nicolas Sarkozy, candidat autoproclamé de la rupture, chemine sur un sentier ouvert par la majorité actuelle, je suppose. Mais il n'y a pas que cela. A mon humble avis, considérer que verser les minima sociaux sans contrepartie serait de l'assistanat, c'est vraiment n'avoir aucune idée de ce que c'est que de vivre avec le RMI, ce qui est tout de même curieux pour un candidat qui prétend aimer le parler-vrai, la prise en compte des réalités telles que les Français les vivent au quotidien. Passons sur le fait que je vois mal quel travail on pourrait demander, ou plutôt exiger, car il s'agit bien de cela, pour un salaire aussi dérisoire que le RMI : une demi-journée par semaine de soutien scolaire aux élèves de maternelle qui rencontrent des difficultés en pâte à modeler ? le désherbage régulier du jardin de la Mairie ? Hmmm... On a (encore) dit une bien grosse bêtise, là, Nicolas, non ? Enfin, proposer de supprimer les droits de succession, non seulement cela me paraît encore plus injuste que le serait une suppression pure et simple de l'impôt de solidarité de la fortune, mais en outre c'est tout ce qu'on veut, sauf promouvoir le travail et le mérite, valeurs dont Nicolas Sarkozy se veut pourtant le champion.

Anti-social, le programme de Nicolas Sarkozy peut aussi être irresponsable. J'ignore comment vous jugez la promesse d'une baisse de quatre points de PIB du taux de prélèvements obligatoires. En tout cas, je ne suis pas d'accord avec ceux d'entre vous qui estimeraient que cette promesse relève de l'inconscience. Je ne suis pas non plus d'accord avec ceux qui jugeraient qu'il s'agit là de propos démagogiques. Je ne suis pas davantage d'accord avec ceux qui qui verraient en cette promesse une promesse intenable. Non, je ne suis pas d'accord. Parce que pour moi, promettre une baisse de quatre points de PIB du taux de prélèvements obligatoires, c'est à la fois de l'inconscience, de la démagogie et une promesse intenable. En somme, c'est tout à fait irresponsable.

Cependant, si un début de commencement de réalité devait être donné à cette promesse fiscale, elle ne s'en situerait pas moins dans le droit fil d'une certaine pratique sarkozyenne d'antan.Une baisse en cinq ans de quatre points de PIB du taux de prélèvements obligatoires serait un désastre ou, du moins, gardons le sens de la mesure et donnons à Nicolas Sarkozy le bénéfice du doute, une très mauvaise nouvelle. Les dépenses de l'Etat ne se réduiront pas drastiquement du jour au lendemain, d'autant que Nicolas Sarkozy ne propose pas davantage que ses concurrents ce qui serait un véritable programme d'austérié - que je ne souhaiterais d'ailleurs pas. Une baisse d'une telle ampleur des recettes fiscales se traduirait donc avant tout et tout d'abord par un creusement des déficits, un accroissement de la dette et une réduction des petites marges de manoeuvre dont dispose encore la puissance publique. Nicolas Sarkozy est un professionnel, pour cela. Je me permets de rappeler qu'après deux ans de Balladur - fausses réformes, fausse rigueur, faux keynésianisme (ou vrai keynésianisme mal compris) -, deux années au cours desquelles Nicolas Sarkozy est resté aux commandes de la politique budgétaire de notre pays, nous avons dû nous taper deux ans de Juppé, joyeux drille qui nous a serré la ceinture à tous. Certes, la personnalité d'Alain Juppé - un homme tellement sympathique qu'il réussirait à nous rendre le bonheur en sa compagnie totalement insupportable - n'aidait de toute façon pas à digérer la potion amère qu'il nous fit avaler, mais tout de même, si Alain Juppé n'avait pas trouvé la France dans l'état dans lequel il l'a trouvé. La situation des finances publiques était tellement dégradée (merci qui ? merci Nicolas !) qu'au cours des quatre-vingt premiers jours de son gouvernement, Alain Juppé a augmenté les impôts de quatre-vingt milliards de francs ! Les plus jeunes demanderont aux anciens munis d'une calculatrice combien ça fait en euros.L 'ère Balladur se sera essentiellement soldée par une véritable explosion de la dette publique. Qui c'est qui veillait sur l'argent public, votre argent ? C'est Nicolas Sarkozy ! Pour quels résultats ? Pour un gouvernement qui disait n'être candidat qu'au redressement de la France, ils sont bien minces. Le lancement de l'emprunt Balladur a donné de jolis clips à la télévision, avec de jolis champs de blé, et des idées de placement pour ma grand-mère. Pour la réduction du chômage, on peut toujours repasser. Pour l'intervention de l'Etat dans l'économie, mouarf, donner des primes aux acheteurs d'automobiles, i.e. surchauffer un marché déjà saturé, ce n'est pas franchement ce qu'il y a de plus génial comme action keynésienne. Je ne parle pas de l'absence de toute prise en considération des enjeux environnementaux là-dedans, ne faisons pas trop grief, au Nicolas Sarkozy d'alors, et à Edouard Balladur, de ne pas avoir été prophètes en leur pays et de ne pas avoir tellement réfléchi à des questions qui devenaient à la mode mais n'étaient pas présentés, du moins pas au même point qu'aujourd'hui, comme des enjeux cruciaux, voire vitaux. Oui, ils auraient quand même pu, mais bon, c'est toute l'époque qui aurait dû y songer davantage.

En revanche, en cette matière écologique, Nicolas Sarkozy ne saurait se prévaloir aujourd'hui de l'excuse que j'accorde au gouvernement Balladur d'il y a quatorze ans. Qui ne comprend qu'il faut agir et que les citoyens français réclament, je crois, une action résolue de l'Etat en la matière doit certainement vivre dans une cellule monastique du Mont-Athos ou alors dans une grotte du Mont-Sinaï. Mais voilà, Nicolas Sarkozy n'est nullement moine, il dispose de toute l'information nécessaire et plus encore, peut solliciter tous les experts qu'il souhaiterait solliciter, se présente à la présidence de la République en une époque où l'environnement est au coeur des préoccupations de la plupart des citoyens. Et que propose Nicolas Sarkozy ? Eh bien, pas grand-chose. Pas grand-chose du tout. Je ne vais pas détailler ici son programme écologique, mais je me bornerai à relever que des organismes non-partisans, des personnalités engagées (en matière environnementale, mais extérieures au jeu des partis politiques) et/ou qualifiées, la presse ont établi un certain nombre d'analyses comparées, aussi objectives et exhaustives que possible, des programmes des différents candidats en ce qui concerne l'environnement, non sans tenir compte de toutes les précisions que pouvaient apporter les candidats eux-mêmes au fil de leurs interventions publiques. Eh bien, force est de reconnaître qu'aucun comparatif n'a jamais permis de montrer que le programme de Nicolas Sarkozy se distinguait particulièrement par ses qualités sur ces questions. S'il se distinguait, c'était plutôt par un sensible déficit de prise en considération des problèmes environnementaux, et par une faiblesse notoire en comparaison des programmes de plusieurs de ses concurrents. Comment justifier telle incurie ? Sur ce sujet, je reconnais au moins à Nicolas Sarkozy de ne même pas tenter de faire semblant de la justifier, ni d'accréditer l'idée qu'il serait l'homme qu'il faut pour s'atteler sérieusement aux problèmes de la pollution, de l'énergie, de l'épuisement de certaines ressources, du développement durable, du réchauffement climatique. Il fait bien : il ne serait pas crédible une seule seconde.

Assez d'économie. L'économie, c'est un peu chiant à la longue, et puis la prévision est un art difficile, surtout quand elle concerne l'avenir. Venons-en à des sujets plus sociétaux, comme on dit quand on a lu les essais à la mode, et même quand on ne les a pas lus.

Je ne parlerai pas ici de la polémique suscitée par le j'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Je n'ai ni le temps, ni l'énergie d'étudier à fond cette polémique, et encore moins toutes les questions qu'elle soulève ou qui s'y rattachent. Je pense simplement qu'il aurait mieux fait de se taire, mais qu'il aurait aussi été de ne pas crier trop vite à l'eugénisme, voire de ne pas crier du tout à l'eugénisme, mais peu importe. Je salue simplement (kikooyou !) la modération avec laquelle Ségolène Royal a réagi, déclarant qu'elle ne souhaitait pas commenter ces propos et qu'elle laissait cette discussion aux spécialistes. Ségolène, pour la peine, et malgré tout, je te fais un bisou tout doux.

Je ne parlerai pas non plus de sa politique à l'égard de l'Islam. Je la méconnais trop, j'en méconnais trop l'histoire, les tenants, les aboutissants et les enjeux, je méconnais trop l'Islam (Islam historique comme Islam des textes), la réalité française de l'Islam, et les enjeux de l'organisation du culte musulman pour pouvoir m'exprimer à ce propos. Et j'avoue que je ne vais sans doute pas m'y intéresser dès demain matin.

En revanche, je reviendrai brièvement sur ses hommages, je crois répétés, à Jean-Paul II et son insistance sur l'utilité, l'intérêt, l'importance de la religion, ou des racines chrétiennes de l'Europe. Si l'on pose à un homme politique une question sur ses convictions religieuses, la courtoisie l'incitera, je suppose, à répondre. J'aurais tendance à lui conseiller la prudence, mais bon, il n'y aura sans doute jamais là de quoi fouetter un chat. François Mitterrand a évoqué en long, en large et en travers pendant des décennies, avec qui voulait l'entendre, son agnosticime, son interrogation sur les mystères de la foi, son rapport à la mort, son intérêt pour les grandes figures de l'histoire du christianisme, pour les prophètes de l'Ancien Testament, etc. Personne n'ignore que François Bayrou et Edouard Balladur sont catholiques pratiquants, nous savons que François Fillon l'est aussi, tout comme Jacques Delors. On leur poserait une question sur ce qu'ils pensent de Jean-Paul II, Benoît XVI, le curé de la ville de leur enfance, l'Inquisition, la métempsycose, La Mecque ou je ne sais quoi d'autre que je ne serais nullement choqué qu'ils y répondent. Je les écouterai même avec intérêt. Cependant, je suis gêné que l'on donne, au cours d'un meeting, sans même avoir été sollicité sur le sujet, comme référence de l'action publique une personnalité religieuse ou les propos de celle-ci, même si je trouve magnifique le N'ayez pas peur de Jean-Paul II (et je ne parle pas de l'affection et de l'admiration que j'éprouve à son endroit). Et je suis carrément choqué qu'un homme politique se mette à exhiber sa foi personnelle en plein meeting et à tenir des propos qui tendent à la constituer en vertu d'homme public. Evidemment, si Nicolas Sarkozy est catholique, il ne peut pas forcément, à tout instant de sa vie, faire abstraction de sa foi et de ses convictions religieuses. L'individu est un tout : quand il signe tel décret, c'est tout à la fois, en Nicolas Sarkozy, l'homme de droite, le catholique, le quinquagénaire, l'avocat blanc upper class, l'ancien balladurien, l'homme né à une certaine époque et vivant une certaine époque dans un certain milieu et fréquentant certaines personnes, le républicain, le père de famille, l'homme volage ou amoureux, l'homme de bonne ou de mauvaise humeur, etc., qui le signe. Il n'y a là rien de honteux. En revanche, j'estime qu'il n'a pas à évoquer et surtout invoquer de lui-même, en public, comme des références autorisantes, des éléments religieux. Ceux-ci doivent demeurer, dans toute la mesure du possible, dans sa sphère privée. Il n'a pas non plus à m'asséner un discours que je ne sollicite pas sur la religion - ou sur l'athéisme, d'ailleurs -, hors le cas où il s'agit de considérer la religion en tant qu'elle participe directement à la vie publique (du genre : je désapprouve les propos tenus sur la politique de mon gouvernement par le cardinal Machintruc, pour moi, la laïcité, c'est ceci ou cela, etc.). Bref, Nicolas Sarkozy, vous avez bien évidemment le droit d'être catholique, mais faut pas pousser, hein, ça ne vous autorise pas à la ramener publiquement sur la question. D'ailleurs, si vous êtes catholique, vous le savez bien : il faut rendre à Jacques Chirac ce qui est à Jacques Chirac et à Dieu ce qui est à Dieu.

J'évoquais dernièrement un certain moralisme à la con de Ségolène Royal, qui me les brise sévère. Je citais notamment sa réjouissante définition de la famille.Rubrique moralisme à la con, Nicolas Sarkozy n'est pas en reste. Lorsqu'il évoque, dans son projet, l'école comme un lieu de travail, d'autorité et de respect, je cherche en vain les mots savoir et connaissance (je pourrais ajouter vérité, mais ça pourrait passer pour un gros mot, donc je m'abstiens). Ramener l'école à une espèce de vaste Ségolènerie, franchement, merci, mais bon, pas trop pour moi.

Le moralisme à la con, c'est aussi niaiserie et hypocrisie. Par exemple, si je crois que Nicolas Sarkozy est tout à fait sincère et pas du tout homophoble lorsqu'il propose, dans son projet, la reconnaissance de la sincérité de l'amour homosexuel par une union civile, l'idée et la formule me paraissent tout de même tout à fait niaiseuse. L'amour, la sincérité et la sexualité n'ont jamais été consubstantiels du mariage, et ne le seront jamais. Franchement, depuis le temps que le mariage existe, si tel était le cas, voilà longtemps que cela se saurait. L'amour, la sincérité et la sexualité n'ont jamais été consubstantiels du mariage et, ajouterai-je, c'est tant mieux. Je ne veux pas que l'Etat s'occupe, de quelque manière que ce soit, de la place et de la forme de l'amour, de la sexualité et de la sincérité dans ma vie. Si le mariage signifie, pour tel ou tel individu, amour, sincérité et/ou sexualité, c'est une signification qu'il donne lui-même au mariage, ou que la société lui donne, mais c'est là une réalité individuelle et/ou sociologique, non quelque chose dont l'Etat devrait le moins du monde juger. S'il veut en savoir plus sur mes amours, ma sincérité et ma sexualité, l'Etat, je l'emmerde. Si j'estime que l'on doit permettre le mariage (ce en quoi je me différencie encore de Nicolas Sarkozy) de deux personnes du même sexe, que c'est tout simplement parce que c'est une question d'égalité des sexes : si j'ai le droit, en tant qu'homme, de me marier avec une femme et que les femmes sont les égales des hommes, je ne vois pas pourquoi on dénierait à une personne le droit qui m'est donné au motif qu'elle est une femme. C'est une pure et simple discrimination entre hommes et femmes. Et, inversement, si ma voisine a le droit de se marier avec un homme, je ne vois pas pourquoi je ne disposerais pas du même droit. En ce sens, je me sens plus proche du programme de Ségolène Royal sur la question quoique sur la base d'un raisonnement différent de celui qui est habituellement invoqué.

C'est aussi un moralisme à la con, hypocrite et niaiseux, digne des plus grandes heures de la vie et de l'oeuvre de Ségolène Royal qui anime Nicolas Sarkozy chaque fois qu'il parle de la drogue et de l'alcool. En effeet, quand bien même sa politique en la matière n'est pas vraiment déconnectée de la réalité (les fumeurs de joints risquent moins depuis le gouvernement Raffarin qu'auparavant), son discours sur la drogue et le vin a toujours été absurde : la drogue, c'est tout ce qu'on appelle ainsi, et on n'appelle pas drogue le vin, donc le vin n'est pas de la drogue, alors ne me faites pas croire que fumer un joint ce n'est pas considérablement plus grave que boire du vin, c'est d'la drogue ! Pourquoi ne pas admettre, tout simplement, comme j'entendis Dominique Strauss-Kahn le fit lors d'au moins une émission de télévision que la mansuétude dont bénéficient les boissons alcoolisées s'explique par des raisons purement culturelles, mais que ce n'est pas une raison pour autant, quand bien même cela paraît injuste, qu'on va légaliser le cannabis ? C'est clair, net, compréhensible, et ça ne dissimule rien. Je le dis tout de suite : dans l'idéal, je serais partisan d'une politique nettement plus libérale à l'égard des drogues. Cependant, l'approche honnête que je viens d'évoquer, consistant à admettre les choses comme elles sont, à assumer un choix politique en donnant les vraies raisons qui le sous-tendent, quand bien même elles sont contestables, me convient nettement plus que l'espèce de rhétorique du martèlement du mot drogue qui ne parvient même pas à occulter l'absence de véritable considération de santé publique dans certaines disparités caractérisant le droit applicable à certaines substances. Et, franchement, je pense qu'un fumeur de joints de dix-sept ans trouverait Nicolas Sarkozy un peu moins ridicule s'il mettait un peu d'eau dans son discours sur le sujet, ce qui n'implique pas du tout qu'il soit obligé à changer de politique. Au contraire, il pourrait poursuivre la même politique, mais elle serait mieux acceptée.

Rubrique sociétale toujours, quid du ministère de l'immigration et de l'identité nationale ? Je ne suis pas de ceux qui voient en Nicolas Sarkozy un danger pour la République, ni un Le Pen light, ni un Le Pen masqué, ni un facho, ni un danger pour la République. A propos de la proposition d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, je ne souhaite pas, même si c'est tentant, faire un procès d'intention à Nicolas Sarkozy. En revanche, je suis tout à fait sur la même ligne que Simone Veil : je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi cette proposition. Je n'en vois nullement la nécessité (je passe sur les éventuelles motivations électoralistes). L'identité nationale n'a nul besoin d'un ministère. L'identité nationale, tout le gouvernement, tout l'Etat, toutes les administrations en sont porteurs, mais aussi tous les citoyens, l'air que je respire, les paysages que je vois, les aspects plaisants et déplaisants de mon pays, le dessert que j'ai mangé hier soir à la brasserie, les livres de Mauriac que j'ai acheté avant-hier, le sol sur lequel je marche, la lumière de la côte bretonne, toute ma vie en France, et la vie de tous les Français passés, présents et à venir sur notre sol. L'identité nationale ne relève pas du travail gouvernemental, tout en lui étant... je ne sais s'il faudrait dire immanente ou transcendante... peut-être les deux. L'identité nationale est, tout simplement, et le gouvernement n'a pas à fixer ce qui serait une ligne idéologique, ou une définition officielle. La Constitution peut en donner un élément, mais l'identité nationale excède évidemment le champ de l'action publique et de la vie publique. Bien sûr, Nicolas Sarkozy, vous pouvez dire ce qu'est pour vous la France. J'aime d'ailleurs vous entendre en parler, mais quel besoin de nommer un ministre de l'identité nationale ? De quoi se mêlera-t-il ? Va-t-il m'expliquer ce que c'est que d'être français ? Mais je le connais, mon être-français à moi ! Je conçois que vous vouliez définir une politique de l'immigration, une politique de la naturalisation, il faut des critères, des règles, des procédures, etc. Mais franchement, un ministère de l'Identité nationale ! Ce n'est certainement pas l'horreur que dénoncent vos adversaires, mais ce n'en est pas moins absurde, grotesque et déplacé.

Voyons maintenant deux sujets qui ont constitué le coeur de l'action de Nicolas Sarkozy comme ministre de l'Intérieur : l'immigration et la sécurité. Je vous préviens tout de suite : mon approche de l'immigration n'est ni rationnelle ni objective. Elle ne repose pas non plus sur une connaissance poussée du sujet : j'ignore le détail, et peut-être même les grandes lignes du droit applicable à l'entrée et au séjour des étrangers sur le territoire national, et leur évolution ; je suivais cela avec bien davantage d'attention voici quelques années. Dans l'absolu, je souhaiterais que l'on puisse garantir à tous les habitants de cette Terre une absolue liberté de circulation. Je conçois que cela ne soit pas concevable ou, du moins, que diverses raisons incitent à restreindre l'application de ce principe de liberté de circulation. En tout cas, je préfèrerai une politique qui prend le risque d'être un petit peu trop hospitalier à celui d'une politique qui prend le risque d'être un petit peu trop restrictive. De même, en matière de sécurité, je préfère le risque d'un peu trop de laxisme à celui d'un peu trop de répression. C'est mon choix, comme on dit à la télévision. Je n'accuserai pas Nicolas Sarkozy d'être un facho ou quoi que ce soit de ce genre. Simplement, de mon tout petit point de vue de citoyen ordinaire, qui lui aussi s'est fait agresser, qui lui non plus n'aime pas les voyous, qui voudrait bien accueillir toute la misère du monde dans son pays mais reconnaît également que ce n'est pas possible actuellement, et à partir des deux tout petits principes subjectifs qui guident mon approche des questions considérées, je ne peux que constater ceci : Nicolas Sarkozy court davantage, en matière d'immigration, le risque d'être un petit peu trop restrictif que celui d'être un petit peu trop hospitalier (la prise en compte de la scolarisation des enfants comme critère de régularisation des sans-papiers me paraîtrait par exemple une bonne idée) ; Nicolas Sarkozy court davantage, en matière de sécurité, le risqued'être un peu trop répressif que celui d'être un peu trop laxiste. C'est pourquoi je considère qu'il ne répond pas à mes attentes, bien imparfaites et vagues, en la matière.

De manière plus générale, Nicolas Sarkozy s'est un peu trop identifié à la répression. Non seulement il voulait réprimer la délinquance, mais il a même rendu délictueux des faits qui ne l'étaient pas jusqu'auparavant, comme par exemple occuper une cage d'escalier. Ce développement de la répression, d'une exigence d'asepsie de la vie sociale et des quartiers m'incommode d'autant plus que les résultats obtenus ne sont pas formidables. Je ne dis pas que la politique de Nicolas Sarkozy s'est révélée totalement inefficace pour lutter contre l'insécurité. Je trouve simplement, au vu des derniers chiffres publiés, que certains chercheurs ont examiné de près et dans le détail, les résultats me paraissent un peu minces et/ou mitigés (je vous laisse prendre vous-même connaissance de la petite polémique ouverte à l'occasion de la publication de ces chiffres). Je ne suis pas certain que poursuivre, comme l'entend Nicolas Sarkozy, sur la même voie à l'avenir soit une très bonne idée.

J'ajouterai que le développement des fichiers au cours des cinq dernières années m'a paru un peu excessif. On fait désormais un fichier pour un oui ou pour un non et on y met tout le monde. Adversaire résolu du gaullisme, François Mitterrand disait en septembre 1965 à un journaliste : vous pouvez, en sortant de chez moi, être arrêté, jugé et fusillé dans les cinq jours sans que personne n'en sache rien, évidemment, cela n'arrivera pas, car nous avons un bon tyran, mais le régime gaulliste permet quand même cela. Fort heureusement, cette époque est révolue. Mais je crains une époque où l'on pourrait contrôler tous nos faits et gestes tous les jours grâce au développement, au recoupement, à la profusion des fichiers de toutes sortes. Quand bien même cela serait déjà possible, je sais que Nicolas Sarkozy ne s'en servirait pas, ou alors seulement contre les méchants. Certes, mais bon, tout de même, j'aimerais mieux que l'Etat fasse en sorte qu'un tel contrôle ne soit pas possible.Or je ne suis pas certain que cette tendance à la Big Brotherisation de la société, quand bien même une société à la 1984 ne demeurerait que très virtuelle, ne se prolonge pas au cours des prochaines années si Nicolas Sarkozy est élu président de la République.

Plus généralement encore, si j'ai été extrêmement sensible au recentrage de Nicolas Sarkozy à partir de son discours du 16 janvier, fort brillant et prometteur même si je ne l'approuvais pas dans sa totalité, j'ai été tout aussi sensible à la relative redroitisation, si je puis dire, de son propos à partir des environs de la mi-mars. Lorsque je me remémore le ton du discours du 16 janvier, je songe aux propos que tenait François Mitterrand en 1988, lors, je crois, du dernier meeting de sa campagne présidentielle : Nous ne sommes pas un camp qui veut abattre un autre camp, nous ne sommes pas les bons, et ils ne sont pas les méchants, même si eux croient qu'ils sont les bons et que nous sommes les méchants, nous voulons que la France s'unisse ! Eh bien, curieusement, le Sarkozy de ces dernières semaines, lui, ne m'évoque pas du tout de telles formules ! Au contraire, je retrouve ses côtés démago, rouleur de mécaniques, gesticulateurs, etc. Oh, je ne dis pas qu'il est bien pire, sur ce plan, que ses compétiteurs ! Peut-être même qu'on pourrait les mettre à égalité. Rubrique démagogie, François Bayrou et Ségolène Royal ont fait tout ce qu'il fallait pour se montrer à la hauteur de Nicolas Sarkozy. Cela dit, eux n'ont pas prononcé le discours du 16 janvier, ce qui ne m'a pas donné cette raison particulière d'être déçu que m'a donnée Nicolas Sarkozy.

Un tout petit mot de politique étrangère. J'ai déjà évoqué, en passant, dans mes précédents post, la politique européenne. Nicolas Sarkozy n'a pas à rougir en la matière. Néanmoins, j'éprouve quelque déception à la lecture de son programme : quel curieux manque d'ambition ! Voilà un europhile, à la tête du premier parti français, qui s'apprête à devenir Président de la République, qui dispose de si grands atouts et qui ne les met pas à profit ! Nicolas Sarkozy est un homme très populaire, attaché à la construction européenne, faisant montre d'une certaine constance en la matière, son parti est uni derrière lui, son parti n'est en outre plus divisé par la question européenne, et... il ne propose rien, ou presque ! Pour le coup, je trouverais presque Ségolène Royal plus intéressante, d'autant qu'elle a le mérite de proposer le peu qu'elle propose dans des conditions autrement plus difficiles que celles qui pèsent sur le centre-droit.

Je terminerai par deux considérations politiques que vous pourrez trouvez anecdotiques, mais auxquelles je tiens. Tout d'abord, comment oublier que des crétins parfaitement décérébrés comme Christian Vanneste et Eric Raoult ou cet abruti de Pascal Sevran soutiennent Nicolas Sarkozy ? Un candidat soutenu par de tels neuneus peut-il vraiment être un bon président? La question mérite qu'on y réfléchisse, d'autant que Vanneste et Raoult ne sont pas mon boucher et mon poissonnier mais deux députés UMP.

Comment conclure sur Nicolas Sarkozy ? Je ne reviens pas sur ce que j'ai écrit hier. Je lui trouve toujours d'éminentes qualités, et la stature d'un président de la République, mais... tout de même... quel gâchis ! Pourquoi compromettre de la sorte les chances de succès d'un projet aussi séduisant ? Les défauts de cet homme sont à la mesure de ses qualités. En outre, s'il nous assure qu'il a changé, il semblerait qu'il n'ait pas assez changé : tous les défauts du projet de Nicolas Sarkozy, tous les défauts de sa politique, tous les défauts de son comportement auraient pu être, pourraient être évités par lui.

Alors, demain, mes dingues de lecteurs, on fait quoi ? Eh bien, je vous le dis dans le prochain épisode, tout à l'heure.

Non sans vous conchier très affectueusement, je vous prie d'accepter, mes chers dingues de lecteurs, mes poutous les plus baveux.

Monsieur Népomucène.


Précédents épisodes :
(1) Récapitulation sommaire d'un passé électoral et petit test amusant ;
(2) De (plus ou moins) petits candidats ;
(3) Ségolène, le choix qui s'impose naturellement ;
(4) Obstacles rationnels à un choix naturel ;
(5) Et si j'essayais Bayrou ?
(6) A défauts minimes... candidat minime !
(7) Nicolas Sarkozy, candidat présidentiable... et présidentiel.

21/04/07 - 17:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

HIER EST DEJA LE.........

Hier est déja le lointain passé
mais aujourd'hui l'est aussi
comme advenu en plein rêve

Lorsdes nuits d'hiver
la queue blanche des étoiles filantes
brille un peu plus longtemps.../...


Le vent des montagnes s'immisce dans la salle de bain
un simple coup d'oeil
me livre la plenitude des étoiles

Plainte
le sifflement des arbres dans la montagne
semblable a la corne d'un bateau dans la tempète

21/04/07 - 17:18 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NICO_PARIS12

CONTRE TOUTES LES IDEOLOGIES D'EXCLUSION...



DEMAIN, VOTONS!...

21/04/07 - 17:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TONTONZIG

The Delight Song of Tsoai-talee




Navarre Scott Momaday

The Delight Song of Tsoai-talee

I am a feather on the bright sky
I am the blue horse that runs in the plain
I am the fish that rolls, shining, in the water
I am the shadow that follows a child
I am the evening light, the lustre of meadows
I am an eagle playing with the wind
I am a cluster of bright beads
I am the farthest star
I am the cold of dawn
I am the roaring of the rain
I am the glitter on the crust of the snow
I am the long track of the moon in a lake
I am a flame of four colors
I am a deer standing away in the dusk
I am a field of sumac and the pomme blanche
I am an angle of geese in the winter sky
I am the hunger of a young wolf
I am the whole dream of these things
You see, I am alive, I am alive
I stand in good relation to the earth
I stand in good relation to the gods
I stand in good relation to all that is beautiful
I stand in good relation to the daughter of Tsen-tainte
You see, I am alive, I am alive


N. Scott Momaday, “The Delight Song of Tsoai-talee” from In the Presence of the Sun: Stories and Poems, 1961-1991. Copyright �©1991 by N. Scott Momaday. Reprinted with the permission of the author and St. Martin’s Press, LLC.


Le chant de jubilation de Tsoai-Talee
.
Je suis une plume dans le ciel lumineux
Je suis le cheval bleu qui galope dans la plaine
Je suis le poisson qui virevolte et miroite dans l'eau
Je suis l'ombre qui suit l'enfant
Je suis la luminosité de l'après-midi, l'éclat des prairies
Je suis l'aigle qui joue avec le vent
Je suis un bouquet de perles étincelantes
Je suis la plus lointaine étoile
Je suis le grondement de la pluie
Je suis le scintillement sur la neige croûtée
Je suis la large traînée de la lune sur le lac
Je suis une flamme de quatre couleurs
Je suis un cerf qui s'éloigne au crépuscule
Je suis un champ de sumac et la pomme blanche
Je suis un vol d'oies dans le ciel d'hiver
Je suis la faim d'un jeune loup
Je suis totalement le rêve de ces choses.
.
Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant
Je suis en bons termes avec la terre
Je suis en bons termes avec les dieux
Je suis en bons termes avec tout ce qui est beau
Je suis en bons termes avec la fille de Tsen-Tainte
Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant ..

N.Scott Momaday


Navarre Scott Momaday, né le 27 février 1934 est un romancier, poète et universitaire états-unien d'origine amérindienne.
En 1968, son roman La maison de l'aube (House Made of Dawn en titre original) marque la naissance d'une littérature amérindienne, ouvrant la voie à d'autres auteurs comme Louis Owens ou James Welch.
En 1969, l'année où il débute ses cours comme professeur associé d'anglais et de littérature comparée à l'Université de Californie à Berkeley, il gagne le prix Pulitzer de la meilleur fiction pour son roman House Made of Dawn, publie des écrits autobiographiques The Way to Rainy Mountain et est initié dans la Kiowa Gourd Dance Society. The Way to Rainy Mountain rencontre avec le temps le même succès que House Made of Dawn dans les milieux littéraires à travers le monde. En France, c'est Yves Berger, directeur chez Grasset qui le fera connaître ainsi que d'autres auteurs américains d'origine indienne. Scott Momaday écrira également quelques biographies de chefs indiens, transmises jusqu'à la par tradition orale et écrira avec Vine Deloria, d'origine Sioux, un pamphlet sur les politiques américaines, Custer et mort pour vos péchés.
Nomaday lui même sera toujours partagé entre ces deux mondes, prenant autant de plaisir à participer aux danses Kiowa qu'à être membre de l'American Academy of Arts and Sciences.

21/04/07 - 16:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LOULOU92-21

Dedicace pour Alphy...

En surfant sur internet, j'ai trouver une interview de Christophe Willem qui parlait de sexualité et visiblement, il tiens les mêmes arguments que Alphengor.


Extrait de l'interview :
Journaliste : En parlant de féminité, est-ce que ça ne t'a pas un peu saoulé quand on a cherché à tout prix à savoir si tu étais gay ?
Christophe Willem : Ca ne m'avait pas plus choqué que ça à vrai dire ! C'était évident que tout le monde allait s'engouffrer là-dedans ! Maintenant je n'ai aucun complexe par rapport à ça. Je ne suis pas en train de dire « mon dieu, ils sont en train de dire que je suis gay ! ». Il s'avère que je n'ai jamais eu d'expérience avec un gars. Maintenant je veux dire, il faut arrêter de se la jouer hétéro de base ! Pour moi les relations humaines sont une question de grande personne ; et un jour je peux rencontrer un gars qui me fera dire « Voila j'ai envie d'essayer ». Je ne suis absolument pas fermé, mais ce n'est pas parce que je dis ça qu'il faut crier Ah, il est gay ! » Non vraiment, si c'était le cas et si ça m'était déjà arrivé, je le dirais sans soucis. Seulement voila, ce n'est pas le cas !

Journaliste : C'est vrai aussi que lors des primes tu enfonçais un peu le clou, en choisissant de chanter « Où sont les Femmes », « True Colours » ou encore « I am What I am » .
Christophe Willem : Ouiii ! C'est mon amie Elisabeth qui me l'a fait remarqué : « Mais enfin Christophe, je t'explique : « I am What I am » c'est juste l'hymne gay ! » Et bien je n'en savais rien figure-toi ! Par contre ok, pour « Où sont les femmes » c'était différent. Et puis si c'est connoté gay quel est le problème ? C'est quand même très souvent les gays qui font les meilleures soirées. La mode est très souvent inspirée de créateurs gay ou vient de la rue par une communauté très souvent à la pointe de ce qui se fait de mieux ! Je sais qu'il y a énormément de gays qui apprécient ce que je fais et mon personnage, mais je ne veux absolument pas abuser d'un public en faisant genre : « je fais partie de la bande, achetez mon album ». Si on m'apprécie c'est pour « qui je suis » et par pour « avec qui je couche ». Evidemment quand je dis aux gens de ma famille que si un jour il devait se passer quelque chose, ben ça se passerait, ils me regardent héberlués en disant « ah ben merde on savait pas ! ». Tout ça n'est finalement qu'une histoire d'ouverture d'esprit et pas de « bi » ou « hétéro ». Il s'agit de saisir les opportunités quand on ressent un vrai feeling pour quelqu'un. Que ce soit un garçon ou une fille on s'en fout !

21/04/07 - 16:54 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NICO_PARIS12

La France, tu l'aimes ou tu la quittes!...





Immigration choisie... Nicolas Sarkozy!...

21/04/07 - 16:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TONTONZIG




«Ceux qui partagent le même goût
Pour la musique, le vin, la poésie
Peuvent un jour s'éloigner l'un de l'autre
Mais ceux qui partagent la même émotion
Devant la neige, la lune et les fleurs
Ceux-là se comprennent vraiment.»

[ Baïjuyi, poète chinois (772 - 846) ]

21/04/07 - 16:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TONTONZIG

Forêt





Dans cette forêt magique, les arbres majestueux
Inattendus à travers la brume.

Sous terre, les racines s'enchevêtrent
Tels les bras des corps reposant dans les caveaux.

A l'abri des feuilles d'automne étincelantes
Des géants solitaires, des trolls et des lions se cotoyaient.

Les marins ont vu ici des traces dans le sable doré
Laissées par la main de l'homme à six doigts.

Ni pair d'Angleterre, ni chevaliers de la Table ronde
Ne se sont jamais enfuis sur ce sentier.

Et dans ces broussailles, aucun pirate n'a jamais été pris au piège,
Pas plus qu'un ermite n'a creusé de petite grotte...

Juste une fois, ils ont aperçu dans la lumière blafarde d'un éclair
Une femme à tête de chat avancer à petits pas dans la nuit.

Condamnée à porter un lourd diadème d'argent
Elle se lamentait et sanglotait jusqu'au coucher du soleil.

Aucun prêtre ne lui administra les derniers sacrements
Lorsqu'elle s'éteignit paisiblement à l'aube.

Tout ceci, tout ceci eût lieu il y a bien des années,
Qui se sont écoulées sans laisser aucune trace.

Tout ceci, tout ceci eût lieu dans un royaume
Qui ne traverserait jamais tes rêves les plus fous.

J'ai tout imaginé en regardant
Tes tresses flamboyantes.

En regardant tes yeux au vert changeant,
Qui ressemblent au turquoise intense de Perse.

Eh bien, peut-être que cette forêt est ton âme,
Eh bien, peut-être que cette forêt est toujours mon amour.

Ou peut-être que lorsque notre heure sonnera
Dans cette forêt nous partirons ensemble.

Anna Akhmatova

21/04/07 - 16:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHRONOS

Envie de rien !

Aujourd'hui je n'ai pas envie de faire quoi que ce soit, sauf me reposer et zoner !

Surtout pas d'aller prendre l'apéritif chez des parents d'une copine de ma grande fille :-(((

Déjà une contrainte, je m'étais pourtant promis de ne plus me laisser faire, après ma chimio.

21/04/07 - 16:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AMADIS

retour aux sources

Lorsque j'avais posté mon tout premier morceau de musique sur mon blog alors je ne m'attendais pas à un tel enthousiasme de la part des deux ou trois lecteurs de cet article.

Ca m'avait poussé à en faire plus et à poster de nouveaux morceaux lorsque je les trouvais intéressant à mon gout.

Par contre, il y avait une raison pour laquelle j'avais tenu à poster cet extrait là en particulier, c'était pour la mélodie que l'on entend à la fin de l'air comme je le disais vers 3m50. Depuis le premier jours où je l'ai entendu, je me suis dit : "mais je connais cette mélodie" ...

Il ne m'a pas fallu longtemps pour retrouver qu'il s'agissait du refrain de la chaçon Go West des Village People.

Je me demandais si le compositeur de cette chançon avait étudié la missa pro defunctis de Gossec pendant ses études de musique ou s'il avait juste entendu ces notes lors d'une hypothétique interprétation ... car j'ai du mal à croire qu'il aurait pu recomposer exactement les mêmes notes...

D'un autre côté ce qui est sorti d'un cerveau humain doit bien logiquement pouvoir ressortir un jour ou l'autre sous une forme ou une autre d'un autre cerveau humain, mais la coincidence me semble trop heureuse.

Pour rafraichir les mémoires voici donc d'abord le morveau par Gossec : ici.

Evidemment, on se doute bien que les arrangements, la vitesse d'exécution sont un peu différentes avec les village people, mais, bon dieu !, les notes sont là et bien là oui !

Pour rafraichir les mémoires voici donc le refrain des Village People : ici.

Donc au final je me dis que Gossec a écrit (comme tant d'autres compositeurs) une phrase musicale d'une mélodie merveilleuse (les plus simples souvent sont les meilleures) qui a permis de faire une chançon pour le moins très populaire !

21/04/07 - 16:27 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GUILLL

Finalement


Je crois que je n'ai toujours pas fait mon choix.

21/04/07 - 16:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KANGEL

Ils sont parmi nous...


21/04/07 - 16:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SYCOMORE

Le Printemps de la Gauche





21/04/07 - 16:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BONJOUR



Bonne nuit.

Dormez tranquille, je vais regarder la saison 3 de L-Word!

21/04/07 - 16:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MAYHEM

Signe des temps.



Rue de l'Ermitage, Paris, 20°

21/04/07 - 16:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NICO_PARIS12

Contre l'intérêt général, si vous y avez votre petit intérêt, faîtes comme votre pote Loracle, votez pour un Driss Basri à la française...


Votez pour "le tout puissant" Nicolas Sarkozy!...

Faîtes comme moi, votez Nicolas!...

21/04/07 - 15:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ETASSEUREUH

AH AH AH AH AH AH



REPONSE DANS LES COMMENTAIRES



21/04/07 - 15:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

Heuuu, j'ai du me tromper!!!

21/04/07 - 15:18 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RONANS

Vous savez ce que vous ne savez pas savoir

Puisque je me suis lancé dans la provoc’, autant continuer…

Alors, oyez le thème du jour, mesdames, messieurs : la thérapie analytique, c’est de la foutaise.

Attention, attention, je vénère papa Freud, par ailleurs. Ce qu’il écrit est plein d’enseignements. Si l’on me demande : « la psychanalyse nous apprend-elle beaucoup de choses sur l’homme, son fonctionnement intérieur, ses dysfonctionnements et réflexes ? ». Je réponds « oui », sans hésiter. La psychanalyse nous aide-t-elle à mieux nous comprendre ? Sans conteste, oui. La psychanalyse est-elle un moyen de décrypter les rapports que les gens entretiennent entre eux, voire de les corriger ? Oui, absolument.

Si on me demande : la cure analytique soigne-t-elle ? Je réponds : pas à ma connaissance.

Mon amie me dit : mon psy me fait un bien fou. D’ailleurs, je le vois depuis dix ans. J’ai envie de répondre : l’alcool me fait un bien fou ; d’ailleurs, je m’y adonne depuis dix ans. La branlette, un bien fou, je pratique depuis trente ans. Le joint et le Stilnox aussi, c’est fou le bien que ça me fait.

Mon amie me dit : depuis que je vois mon psy, j’ai compris que ma haine de ma mère vient du jour où elle a foutu mon nounours dans la machine à laver Ou : j’ai compris que, si j’ai toujours adoré ma grand-mère, c’est qu’elle ressemblait à mon nounours.
Alors, je lui demande : du coup, tu as moins d’angoisses, tu t’endors mieux le soir ? Tu n’as plus peur de parler aux inconnus ? Ton mec ne te tabasse plus ? Tu oublies moins souvent la clef de ton appart’ ?
Non, mais je ne vois plus les machines à laver du même œil. Ni les grands-mères.

Pour moi, le seul témoin fiable du bien-fondé de la cure analytique sera celui qui viendra me dire : depuis que j’ai vu mon psy, je vais beaucoup mieux, je n’en ai plus besoin.

Je caricature ? OK, essayons quelques arguments plus pointus.

Je trouve qu’il y a quand même pas mal de perversité à vouloir faire de l’aspect le plus conscient, le plus intellectuel de notre comportement – à savoir le langage – le vecteur de notre inconscient. Bien sûr qu’il l’est. Entre autres.
Mais le psy qui va goulûment sauter sur votre premier lapsus, comme la poule sur le grain de mil, va par ailleurs fermer l’oreille à tout votre discours et ostensiblement bailler si vous tentez de définir vos «problèmes».
Ce que vous dites volontairement, c’est du pipeau ; ce que vous croyez que vous voulez dire, ça, c’est le filon.
Le discours construit, ça ne l’intéresse pas, le psy ; mais que vous puissiez construire vos lapsus, ça ne semble pas l’effleurer.

Bizarrement, plus j’avance dans mon analyse, plus je fais de lapsus ; est-ce que ça signifie que j’approche les couches profondes de ma libido – ou que je fais plaisir à mon psy ?
Ce dernier me fait penser à un pêcheur qui, plutôt que de rentrer bredouille, va faire passer pour un superbe poisson le vieux pneu qu’ont ramené ses filets. Pour lui, il est inconcevable que ce vieux pneu n’ait pas une passionnante histoire à raconter ; même si cette histoire a peu de rapports avec votre problème.
Votre problème, c'est du pipeau ; ce qui compte, c'est seulement ce que vous dites en voulant dire autre chose.

Il y a quelque contradiction à vouloir faire du langage le vecteur de l’inconscient, une sorte de « mule » qui trimbalerait la drogue dans son ventre, sans y penser, tout en s’imaginant que ce langage ne va pas modifier, voire fabriquer cet inconscient.
Si le patient pouvait effectivement accéder à son inconscient le plus profond, il ne parlerait plus ; il ne façonnerait plus consciemment ni phrase ni lapsus, ni images ni discours. Tant qu’il parle, le patient communique. Et communiquer, ce n’est pas excréter : la communication, c’est toujours à double sens. S’il communique, il reçoit. S’il reçoit, il modifie. S’il modifie, il ne peut voir ce qui est, ce qui était mais juste l’interpréter.
On n’accède jamais à l’inconscient par le langage, ce n’est pas vrai ; tout au plus, on l’invente. Et s’inventer des maux (nouveaux), est-ce guérir (des anciens) ?




21/04/07 - 15:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LEOS

La forme du plaisir




« Il est venu pour lire. Deux, trois livres
Sont ouverts : histoire, poésie…
Mais à peine a-t-il lu dix minutes
Qu’il abandonne. Il somnole
Sur le canapé. Il vit pour les livres,
Mais il a vingt-trois ans, il est d’une grande beauté
Et cette après-midi l’amour est passé
Sur sa chair parfaite, sur ses lèvres.
Sur sa chair toute de beauté,
La fièvre de l’amour est passée,
Sans ridicule pudeur quant à la forme du plaisir. »


Cavafy .


21/04/07 - 15:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FABULOUS

21 avril 2002...

Je me souviens avoir fait le dépouillement d'un bureau de vote à Brest où S. était assesseur jusqu'à 19h45...
Je me souviens être rentré rapidement en voiture avec S. et nous étonner d'entendre sur France Info les journalistes parler de grand bouleversement politique...
Je me souviens avoir fébrilement allumé la télé et voir la mine défaite de Pujadas sur la 2 qui annonçait à 19h57 qu'il fallait encore attendre 3 minutes avant de découvrir ce que tout le monde considèrerait bientôt comme un cataclysme...
Je me souviens de mon coeur battant très vite et fort, de ma main moite dans celle crispée de S. à 19h59 et 59 secondes...
Je me souviens de notre cri d'effroi à 20h pile, découvrant la silhouette de Le Pen à côté de celle de Chirac pour annoncer les candidats du second tour de l'élection Présidentielle...
Je me souviens de notre incrédulité, de notre abattement...
Je me souviens de S. partant subitement, voulant être seul dans les rues pour pleurer...
Je me souviens avoir eu les larmes aux yeux toute la soirée et le lendemain en retrouvant les collègues, les amis...

(Rediffusion d'un post de novembre 2005...)

21/04/07 - 14:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BUCKINGHAM

Fenêtres 1°

Il est des petites rues de Castellane peu fréquentables...




Toutes nos fenêtres à guillotine sont fabriquées sur mesure.
Laissez libre cours à votre imagination pour créer votre propre concept.
Nous aurons l'immense plaisir de répondre à votre requête.



21/04/07 - 14:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RAS

A écouter avant de donner les pouvoirs à Sarkozy...ça fout les boulles...



21/04/07 - 14:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JOON

Sigur Ròs - "Svefn-g-englar"




Il est rare que je me permette de mettre quelqu'un mal à l'aise en lui dédiant un post... cependant je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté cette fois-ci.

Il est rare aussi que le ressenti me saisisse au point que les mots ne viennent ni dans ma tête, ni dans ma bouche, ni dans mes doigts... le coeur suffit, alors je ne vais pas me risquer à te raconter l'ineffable. Je n'ai pas grand-chose à dire, et encore moins à écrire.

J'espère juste réussir à transmettre tout ce ressenti en une chanson que tu reconnaîtras bien sûr, et en un mot,



MERCI




une dernière chose, regarde autour de toua, tu verras que bien souvent en général le vide se remplit^^

21/04/07 - 14:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ASBEL

Antisocial tu perds ton sang froid!



La preuve de la non-existence de Dieu

Hier soir, à la maison, coucous royal by les soins de my man pour un petite soirée entre camarades. Pendant que les grandes personnes parlent sérieux, je m'amuse avec la fille de B et M, de 3 ans, qui a fini de regarder Némo, et qui semble s'ennuyer ferme.
- Alors, t'aimes bien Ségolène Royal?
- Naaaaaaan!
(beh dis-donc, je savais que ses parents n'étaient pas de fervents ségolénistes, mais une telle sincérité, ça laisse songeur...)
- Donc t'aime bien Nicolas Sarkozy....
- Naaaaaan plus!
- Bah t'aimes qui??
- Ma maman!
La sagesse incarnée, je vous dis. Loin des convulsions et des agitations mesquines qui troublent le siècle. Le vote c'est la caution de l'ordre établi. Moi aussi, le dimanche 6 mai le jour où je comprendrai que le salut collectif est impossible et que la social-démocratie n'a pas sa place dans un monde si violent et injuste, je deviendrai comme elle, et je me trouverai un très très très riche héritier qui me permettra de vivre sur une île loin de tout et j'adopterai une éthique individuelle vaguement anarchisante.

21/04/07 - 14:11 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZIGGY14

Rêve de môme

Il est bel
Il est model
Moi je voudrais bien
Devenir comme lui
Sourire à la lumière
Devenir éternel
Maquiller mon visage
Et mes yeux bleus arc-en-ciel

Il est bel
Il est model
Son corps se dessine
Sur tous les magazines
Je ferme les yeux
Je m'imagine
Je suis bel
Je suis model

Bel à vous couper le souffle
Personne ne l'approche
Ne le touche


RoBERT "Le model"
Modifié et masculinisé

21/04/07 - 14:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GERRY8000

3m et jus de légumes bio

21/04/07 - 14:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WILLIAMSAURON

Avec les lettres qui composent "Nicolas Sarkozy" et "Segolene Royal" on peut écrire "Nikos Aliagas". Personnellement je trouve ça flippant!

21/04/07 - 13:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ORMEGRIS

Quelles sont ces plantules ?




Pour vous aider, c'est une plante à usage industriel.
Ce sont de jeunes maïs adaptés pour l'usage de désherbants sélectifs !


Poaceae. Zea mays.

21/04/07 - 13:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MAYHEM

Quand y'a plus personne pour péter la rondelle à M'sieur Esclave...




South Park - Gay (20 minutes, quand même.)

21/04/07 - 13:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DAVID-LE-CINEFIL

Personnel & Confidentiel


Réalisé par Jon Avnet
Avec Robert Redford, Michelle Pfeiffer, Stockard Channing
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 9min.
Année de production : 1995
Titre original : Up Close and Personal

Histoire :
Sallyane Atwater, modeste employée d'un casino de Reno, rêve de devenir une star de la télévision. A force de ténacité, elle décroche un poste de secrétaire d'une petite chaine de télévision à Miami. Elle parvient à persuader un vétéran du métier, Warren Justice, de lui donner sa chance. Bientôt Sally, devenue Tally, connait un succes foudroyant, succès qui commence à faire de l'ombre à son mentor, avec lequel elle a tout appris et avec qui elle entretient plus que des relations de travail. La gloire va-t-elle lui faire oublier l'essentiel?

Critique personnel:
La petite touche musicale interprétée par Céline Dion donne au film une importance, pour ma part, car c'est grâce "Because you loved me" (extrait de l'album "Falling into you") que j'ai découvert ce film absolument magnifique qui met en scene des grands acteurs tel que Robert Redford et Michelle Pfeiffer.
Le déroulement de ce film rapelle "Sur la route de Madison", de Clint Eastwood avec Merryl Streep et Clint Eastwood, qui fait parti des grands chefs d'oeuvres du cinéma américain, par ce retour en arrière à titre postume que fait Michelle Pfeiffer à Robert Redford.
Le tout donne un film plein de tendresse et à la hauteur des acteurs principaux.

21/04/07 - 13:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DOMILYON

du 13 février 1961

extraits d'une conférence de Maurice Zundel : ...le mot de Jésus "si les enfants se taisent, les pierres crieront", ce mot nous ramène à ce Royaume intérieur dont Jésus est la Source et la Révélation. Et tout cet itinéraire de Dieu se révèle comme le visage de l'Amour : le plus grand, c'est celui qui donne le plus ; le plus grand, c'est celui qui est le plus dépouillé ; le plus grand, c'est celui qui donne tout ; le plus grand, c'est celui qui n'a rien ; le plus grand, c'est celui qui est absolument incapable de rien posséder ; le plus grand, c'est celui qui n'a pas de sujets, celui qui ne peut entrer en rivalité avec personne parce qu'Il est éternelle communication.
...Jésus à genoux, c'est tout cela. Voilà la grandeur de Dieu. Dieu est à genoux devant l'homme. Dieu peut être à genoux devant l'homme sans déchoir car, justement, il ne s'agit pas d'être au-dessus, mais d'être au-dedans et, pour être au-dedans, il est impossible de forcer et de contraindre la liberté, il s'agit d'ouvrir le coeur, d'en desceller la pierre, de faire jaillir l'amour. C'est pourtant ainsi qu'il révèle de la manière la plus pathétique la vraie nature de la Nouvelle Alliance, ce lien mystique qu'elle veut établir entre l'homme et Dieu dans cette réciprocité d'amour en dehors de laquelle rien ne peut être accompli...

21/04/07 - 13:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHADAN

Pourquoi acheter des meubles quand on peut les fabriquer soi même

J'ai découvert ce procédé sur le site http://www.techeblog.com (merci Williamsauron :)
Cette vidéo est particulièrement bluffante, comme la plupart sur le site d'ailleur.

Le projet de croquis de meubles par FRONT donne au design une nouvelle dimension en utilisant la technique de "motion capture" (capture de mouvement) afin d'enregistrer les mouvements du crayon — Ensuite l'information est transmise via un ordinateur qui envoit le message à une machine, qui elle crée le meuble de toute pièce en résine.

Elle est pas belle la vie?

bon je vous l'accorde, le résultat n'est pas terrible disons que je mettrait pas ça dans mon salon. Mais à la rigueur, comme chaise de jardin, pourquoi pas ^^

21/04/07 - 13:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE INCIPIO

Que faire ?

Pre Scriptum : On m'apprend que nous ne sommes que Samedi... N'est ce pas la preuve que j'ai bien la tête dans le cul ?

Alors que je m'absentai pour faire ma petite toilette dominicale (simplement parce qu'on est dimanche, pas parce que je ne me lave qu'un jour sur sept, enfin !!!), le message suivant apparait sur ma fenêtre de dial :

atoumi-aka@hotmail.com connete toi pour connaissances



Que faire ? Dois-je donner suite aux attentes d'un être qui dans sa hâte (à moins que ce ne soit dans sa honte) oublie que le verbe connecter prend un c entre le e et le t ? Qu'entend-il donc cet individu par connaissance ? Et pourquoi employer le pluriel ? Aurais-je à l'insu de mon plein gré été désigné comme n-ième larron dans une soirée jambes en l'air dont le nombre de jambes dépasse certainement le chiffre deux hormis les miennes ?

21/04/07 - 13:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE XFILE

pour ceux qui souhaitent!

21/04/07 - 13:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEANLUCG31

Do yOu speak english ?

21/04/07 - 13:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WILLIAMSAURON

La minute geek du jour



21/04/07 - 12:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHEEL

New videos

Tori Amos "Big wheel"



Björk "Earth intruders"


Laquelle avait le budget le plus pourri ? Non mais parce que là on dirait du Windows movie maker.

21/04/07 - 12:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Signes annonciateurs


Petite séance de sport habituelle ce matin, rien de trop à dire sinon que j'ai claqué un smatch sur la tête de Nicolas (petite satisfaction...).

En revanche, en prenant la douche je me suis pris un coup de jeune de dix ans... En regardant Tristan, j'ai revu Xavier mon frère au même âge et toute la période dont j'ai déjà parlé pendant laquelle mes parents me l'avaient confié, le temps de régler leur problème.

J'avais alors dans le même temps découvert véritablement mon homosexualité, ce qui fait que mes recherches d'informations sexuelles ne pouvaient étonner : je cherchais comment expliquer à Xavier les transformations qu'il subissait et je me documentais sur ma "perversion".

Des transformations du corps de l'ado, la toute première manifestation est la poussée de poils sur les tibias (et d'après ce dont je me souviens, les premiers à pousser mais aussi à disparaître). Ensuite il y a la coloration du scrotum qui passe de la couleur rosée de la peau à brun rouge : la zone est de plus en plus irriguée... Ensuite c'est la grande anarchie mais de toute façon ça n'est pas mon propos de ce midi.

J'ai remarqué de nombreux poils sur les tibias de Tristan et une coloration qui est en marche.

En rentrant, j'ai parlé discrètement avec Maxime pour lui dire ce qu'il n'avait pas vu de toute évidence et surtout je l'ai prévenu que bientôt il aurait à faire face à des questions. J'ai fait la même chose avec Nicolas en précisant qu'il devra s'efforcer de répondre et de ne pas céder à la facilité en disant "Demande à Cyrille !". Je veux bien palier en dernier mais pas être l'éducateur de base !!! J'en parlerai aussi à joliemaman et jolipapa, pour qu'ils fassent leur job...


On verra bien

21/04/07 - 12:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BALDER

Details



Voici pour les précisions....

21/04/07 - 12:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VERT-AMANDE

Vive l'administration

Je reçois une lettre de la MDPH, un peu plus d'un mois que j'ai envoyé le dossier pour une demande d'aide de financement pour un appareil auditif...

Je me dis "ouais la réponse"

On me demande un nouveau audiogramme "vocal" (c'est à dire, écouter des mots et les répeter)

Alors l'audiogramme simple (son) ne sert à rien?

...

21/04/07 - 12:16 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

On s'en tape, tu prends d'la place et on ne lit pas

Où il est démontré la circularité de l’alphabet…

à un visiteur du soir...

Notre alphabet comporte vingt-six lettres ; pair, il ne possède donc pas de lettre qui lui fût médiane.
Il se divise en strictes moitiés : treize lettres.
Entre : un creux, un vide, une faille, une béance, un manque…

Ce vide se situe entre la lettre M et la lettre N.
Ainsi la première moitié est-elle A-M et la seconde N-Z.
Jusque-là, nous avançons sur du solide.

A, première lettre. A est l’initiale de l’amour…
Aimer, un beau verbe… Aime !, un bien bel impératif…
M est sa lettre homophone : nous voici arrivés à la fin de la première moitié.

Quel est l’antonyme de l’amour ? La haine.
N est la lettre homophone de la haine.
La haine a bien du mal à se tenir droite.
Elle finit toujours par vaciller, trembler sur sa base, elle chute pour finir, elle tombe sur le côté : Z.
Nous voici à la fin de notre deuxième moitié de l’alphabet.

Un Z, c’est un N à l’envers.
La haine à l’envers, c’est l’amour.
L’initiale de l’amour, c’est A.

Nous voici revenus à notre point de départ.

Conclusion : l’alphabet est bien circulaire.

21/04/07 - 12:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MAGICVINCE

In memoriam

Aujourd'hui, 21 Avril, nous commémorons la disparition de Lionel Jospin.



Une minute de silence... :-)

21/04/07 - 12:05 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NICO_PARIS12

Bon week-end dans c'putain d'monde de merde, les jeunes...

PS: et si vous voyez quelque chose de pervers dans ce genre de photos, je ne peux rien pour vous... Désolé...

21/04/07 - 11:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEROME-SG1

Safe Sex...



Calogero - Safe Sex

21/04/07 - 11:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Boulevard Nuit 2

et c’est alors qu’il entame son boniment laborieux d’amateur, sans à vous y prêter plus d’attention que l’on n’en prête à qui dans la rue vous accoste pour vous demander un renseignement, une pièce ou deux, ou une cigarette, ou seulement du feu, une attention distraite tandis que vous pensez qu’ils doivent se passer le mot, l’essence pour la mobylette, l’argent de poche du cinéma, la petite amie devant qui tenir son rang, enfin, penser
Combien comme lui ?

des collégiens retardés, des apprentis, des garçons venus en bande de la banlieue, ou de la campagne débarqués, encore de la fraîcheur, de l’innocence, oui, de l’innocence derrière ces mensonges cousus de fil blanc, des gestes maladroits, une gaucherie, un côté nature, une candeur et une franchise qui fusent entre les roublardises, les omissions calculées, une gentillesse au fond certaine

mais celui-ci, ce doit être la première fois à voir sa façon de se dandiner d’un pied sur l’autre, sans savoir si rester ou s’éloigner, battre de la semelle le macadam, il a l’air d’avoir froid à voir la façon dont il se tient, les épaules voûtées et la tête entre, ça peut lui donner un air sournois, mais qui ne parvient pas à prendre sur la surface de candeur de son visage, fait-il cela pour de l’argent ou bien s’y trouve-t-il poussé par le désir d’une première expérience, des bribes vous parviennent de ce qu’il bonimente :
Vous faites un tour M’sieur ?
Fait pas chaud hein…

vous écoutez à peine tout en regardant ailleurs et comme en pensant à autre chose, puis soudain vous le coupez au milieu d’une phrase, le regard plongé d’un coup au fond de ses yeux, c’est alors que vous dites :
Combien ?

…/…

et il vous faut boire d’abord, n’est-ce pas, non pas que vous aimez ça, non pas que vous avez un goût, une attirance pour l’alcool, n’importe quel alcool, non pas que vous éprouvez un quelconque plaisir à l’avaler, mais au contraire devoir le prendre, comme une purge à un enfant, cela vous brûle et vous n’éprouvez aucun plaisir, bien au contraire, simplement et exactement de la même façon qu’un médicament, dont on attend après la prise les effets et le soulagement qui suit, vous faites la grimace en l’avalant, et vous en attendez les effets, vous attendez que cesse ce tourment, cette angoisse, cette peur, qui vous accompagnent à chaque instant, et bien plus encore

naturellement, lorsque vous vous apprêtez à franchir le pas, lorsque des jours et des jours d’avance vous vous dites qu’il vous faut le faire, oui, il vous faut le faire, comme une obligation, non pas que vous en attendez un quelconque plaisir, une satisfaction, comme une récompense attendue après une épreuve réussie, mais tout simplement il vous faut le faire, même avec rien au bout, même avec au bout un châtiment supplémentaire, vous n’avez tout simplement pas le choix, alors vous vous préparez pendant des jours, pendant des jours vous vous accoutumez à l’idée, ou du moins vous tentez de le faire, car ce n’est pas une idée à laquelle vous pouvez parvenir à vous accoutumer, et vous tentez de prévoir chaque étape de la suite qui doit vous mener à cet aboutissement improbable, dont vous espérez bien inutilement une libération, ou du moins un répit, une halte, un repos

oui, vous tentez de prévoir, d’imaginer, d’envisager toutes les éventualités, et comme les jours passent, vous sentez votre courage, votre résolution, votre détermination, faiblir, toutes sortes de raisons surgissent qui vous paraissent toutes recevables, et qui toutes militent en faveur d’un report, d’un sursis, non pas d’une annulation, mais d’un simple report, parfois pour le lendemain, et c’est ainsi que vous repoussez toujours l’échéance, ou du moins que l’échéance sans cesse recule, comme à supplier votre créancier de vous accorder encore un délai, et encore un après, et chaque fois il vous faut tout de même bien aller le voir pour convenir avec lui de ce délai supplémentaire, et à lui bien vouloir vous l’accorder, et chaque fois avec la hantise de son refus, qu’il vous refuse ce délai indispensable

et ce créancier vous donne toujours rendez-vous dans un bar, de préférence un de ces bars pleins d’étrangers, où vous faites tache, et d’où parfois il faut que le tenancier et un ou deux clients compatissants vous raccompagnent à la sortie,
oui, vous préférez ces bars, parce que vous savez que l’on y évite à tout prix les complications et donc que, dans un premier temps, on vous y sert de l’alcool, bien qu’il semble évident que vous êtes mineur et que vous n’avez pas l’âge pour être servi et que dans un second temps on fait tout pour éviter l’esclandre, sinon simplement vous raccompagner à la porte et avec ménagement, en poussant simplement un peu plus la musique du juke box, pour couvrir vos cris et vos imprécations, combien en faites-vous de ces bars où parfois il se trouve un coiffeur installé au fond de la salle, au milieu des clients de l’un et de l’autre, les cheveux à terre, et les soucoupes renversées

oui, il vous faut boire d’abord, n’est-ce pas, sans quoi vous n’avez pas le courage assurément, mais vous-même qualifiez-vous cette aptitude de courage, ou bien ne dites-vous pas plutôt qu’il vous faut vous débarrasser de votre honte à le faire, ou de votre dégoût, toujours est-il que vous hantez longtemps ainsi les bars, avant d’y puiser dans l’alcool cette détermination, un jour où enfin, peut-être parce que vous buvez plus que d’habitude, sans cependant atteindre le stade où trop d’alcool éteint votre détermination, donc boire juste ce qu’il faut, ni trop ni trop peu, pour que vos pas vous mènent enfin dans un de ces lieux dont vous entendez parler

21/04/07 - 11:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RUSH-OF-BLOOD

mon état mental est :



Poissons : (merci devoted)

Note du jour: 5/10. Assez troublante cette Lune sur les derniers degrés des Gémeaux! C'est un samedi plutôt tranquille. La raison? Vous regarderez votre vie quotidienne avec un œil très critique. Vous avez envie de modifier des choses sans savoir quoi changer exactement. Alors, les planètes vous encouragent à méditer. Travail obligatoire? Vous aurez des jugements sommaires et expéditifs. Attention, vous pourriez froisser certaines personnes plus sensibles que vous. Et l'amour? Si vous êtes libre, une invitation vous fera un petit satin au cœur. Mais, ne vous attendez pas à une grande passion.

Tout va bien quoi :(

rush Of bloOd.

21/04/07 - 11:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Boulevard Nuit 1

… alors vous voyez la voiture d’abord, n’est-ce pas, vous la voyez avant de l’entendre, parce qu’elle sort de la nuit, exactement comme la silhouette d’un grand prédateur semble s’extraire en glissant de l’opacité bleue des eaux océaniques et des grands fonds

oui, en silence et en glissant comme une lame peut glisser tout en s’enfonçant dans la chair qu’elle ouvre

et la voiture, elle, semble ouvrir la nuit, car devant elle, elle pousse les pinceaux de ses veilleuses dont les cônes se rejoignent comme les antennes d’un insecte ou d’un crustacé qui tâte un terrain, tente de le reconnaître avant de s’y avancer

oui, la lumière elle-même, vous ne la voyez, vous n’en remarquez la présence, qu’après réaliser celle de la voiture et, derrière celle-ci, la nuit, l’opacité, semblent se refermer exactement comme les eaux dans le sillage d’un navire armé, rapide et menaçant, en alerte

et vous éprouvez cette espèce d’excitation que peut connaître le chasseur lorsqu’il s’attaque à une proie qui peut devenir prédateur, dans un brusque renversement des rôles, avec, en arrière-fond de cette excitation, de la peur, mais qui déjà vacille, comme la flamme d’une bougie dans un courant d’air parce que l’excitation va devant elle et la couvre, en couvre la lueur, comme d’une main la protection

vous êtes excité, oui, parce que vous reconnaissez sans le savoir, sans vous le dire, sans pouvoir en énumérer les signes, ceux de la richesse et du luxe, le silence qui accompagnent le mouvement de la voiture, la forme même de cette dernière, cette forme fuselée si semblable à celle d’un grand requin et son avant qui ressemble tant à un museau, à une gueule, une mâchoire pour l’instant refermée, et sa lenteur, la lenteur de sa progression, cette allure de prédateur en maraude, cette nonchalance de la faim encore contrôlée, mais déjà impérieuse, avec les instincts de la chasse déjà en éveil, et déjà vous pouvez imaginer la fraîcheur de la climatisation, les odeurs, jamais respirées, du cuir, de tabac blond, des cigarettes de luxe, la qualité du silence intérieur, peut-être animé d’un fond musical, un air en sourdine, certainement du jazz, n’est-ce pas

oui, vous imaginez tout cela au moment de la voir progresser vers vous, vers l’endroit où vous vous tenez, non pas dans la zone au pied du lampadaire public, à la base de son cône de lumière, ni même à la limite, entre sa circonférence indécise et l’opacité humide de l’ombre sous les arbres, et de la nuit qui s’empare de leur feuillage, mais tout à fait rencogné dans l’obscurité, invisible, pouvant voir la voiture sans être vu de son occupant, et dans cette excitation qui fait battre votre cœur plus vite et légèrement trembler vos mains, sans réfléchir davantage, vous avancez, en vous efforçant de main-tenir à vos pas une apparence de nonchalance, comme à vous trouver là par hasard, quelqu’un qui s’attarde sur le chemin d’un retour chez soi, à cause peut-être de la qualité de l’air à cette heure qui partage la nuit en deux, aussi sûrement que l’on fend une pomme d’un geste du couteau

oui, vos efforts peuvent paraître maladroits, naïfs, inutiles, mais ils font partie des règles d’un jeu au-quel vous vous apprêtez à jouer sans l’avoir jamais fait encore, et que vous connaissez cependant instinctivement, ou que vous devinez
en particulier celle-ci, celle de cette nonchalance forcée, contrainte, hésitante, dont il est facile de voir à un observateur averti ce qu’elle a de faux, une apparence de cartes maquillées, de dés pipés, mais précisément par ce que cette apparence a d’évident maquillage, il n’en demeure plus que l’éclatante naïveté, une espèce de fraîcheur puérile, une gaucherie de l’adolescence, une maladresse touchante

et vous sentez aussi sûrement qu’une eau une pluie, ou plutôt la bruine d’une brume, la lumière, d’abord celle de la frontière hésitante entre la nuit et la base du cône, au pied du lampadaire public, puis celle qui tombe de sa source, là-haut, pour s’écraser sur le revêtement goudronné, l’asphalte de la chaussée, et aussi le caniveau, le parement de pierre du bord du trottoir, ainsi qu’une part de celui-ci

oui, la lumière sur le sol, comme une nuée légèrement bruissante d’insectes, des fourmis ailées par exemple, presque silencieuses au moment de perdre leurs ailes

et vous sentez cette lumière comme une humidité qui s’empare de vous, qui vous tombe dessus, transperce vos vêtements, prègne votre peau, la poisse comme une suée, y fait naître de très petites gouttelettes à chaque pore, et bientôt finit par élargir le taches sous vos aisselles, et dans votre dos, et sur vos reins

à ce moment-là, celui pour vous de parvenir au centre du cône, puis de le traverser pour en rejoindre sur sa circonférence le point opposé à celui par lequel entrer, pour vous arrêter au bord du trottoir, la voiture se trouve encore à quelques dizaines de mètres de vous et vous vous attendez à la voir pour-suivre sa progression jusqu’à votre hauteur, où certainement elle s’arrête, à moins qu’elle ne parcourt encore quelques mètres pour le faire, dans l’application d’une de ces règles qui paraissent nécessai-res, pour toujours, au moment de s’approcher du but fixé à une épreuve, imposer une figure qui contraint à s’en éloigner, mais rien ne se déroule comme vous l’imaginez, et la voiture s’immobilise à l’instant pour vous d’apparaître en pleine lumière, comme si le fait pour vous de vous trouver dans la conjonction des deux lumières, celle horizontale des pinceaux des phares et celle verticale du lampadaire public, la fige soudain, exactement comme un félin au moment d’inscrire dans sa vision la sil-houette d’une proie, un oiseau à terre, surtout, qui peut lui échapper brusquement s’il ne cesse pas immédiatement ses mouvements, dans une tentative de se confondre avec le sol, en tassant la ligne de son échine, les pattes pliées, prêtes à un bond, une détente aussi brutale que le coup d’une arme à feu, le regard fixe, les yeux ne quittant plus la proie possible

mais les yeux, ici les phares, se ferment, ils s’éteignent avec, vous semble-t-il, comme un résidu de lumière à retomber en poussières fines devant la voiture, un temps perceptible, après que les phares eux-mêmes se closent, et du fait de la disparition de cette lumière, l’intérieur de la voiture, sans vous devenir visible, devient cependant un ensemble de plans, de volumes déduits, plus ou moins clairs ou foncés, proches ou lointains, installés dans un certain ordre, avec la silhouette de l’occupant à la place du chauffeur, massive, lourde et immobile

une attente commence, dont vous devinez encore que céder à l’attrait d’un premier pas, pour aller vers l’autre, par impatience, lassitude ou hâte, accroît d’une manière ou d’une autre les risques de perdre, dans cette partie qui n’est peut-être pas engagée encore, mais pour l’instant tout juste sur le point de l’être, et vous vous armez de cette résolution d’attendre, à l’autre venir à vous, regardant le sol par ennui et pour vous donner une contenance, vous vous dites :
Je ne dépasse pas cette distance cette zone
en délimitant sur ce terrain minuscule, mais qui peut devenir immense, comme à le voir d’avion, comme, vu du ciel, un territoire d’où ne pas sortir, comme un animal son territoire, où l’autre doit venir vous chercher

et ce qui vous fait céder n’est pas l’impatience, la lassitude ou la hâte, mais la raison que vous vous inventez pour aborder la silhouette à l’intérieur de la voiture tout en donnant une apparence plausible pour vous, à cet endroit-là et à cette heure-là, de vous approcher ainsi de quelqu’un qui se trouve derrière le volant d’une voiture mal garée, le long d’un trottoir, tous feux éteints et le moteur arrêté, sans rien faire que d’attendre, semble-t-il

oui, vous vous dites que vous vous approchez et que vous vous baissez sur le côté de la portière du chauffeur, jusqu’au moment où la silhouette derrière le volant abaisse la vitre et alors, portant à vos lèvres une cigarette, vous demandez du feu, vous doutant bien que ce n’est pas là un prétexte origi-nal, ni nouveau, mais précisément dans ce jeu aux règles compliquées, un prétexte se doit certaine-ment de présenter, pour se montrer valable, un ensemble d’usages reconnus

vous en êtes donc là de vos intentions, et bien décidé à attendre en vous réservant comme une der-nière cartouche ce prétexte, lorsque vous voyez la lueur de la petite flamme d’un briquet, suivi de la lumière du bout rougeoyant d’une cigarette, vous pouvez même voir la fumée s’étager dans l’habitacle, et alors vous ressentez une violente envie de fumer et vous esquissez même le geste de prendre dans votre poche le paquet de cigarettes, dont vous savez exactement le nombre faible d’unités qui restent à l’intérieur, et vous sentez aussi le briquet jetable plaqué contre le paquet, mais que vous vous rappelez n’être pas censé posséder, si bien que vous ouvrez seulement le paquet avec vos doigts, pour en extraire une seule cigarette et la sortir de votre poche, comme à s’y trouver directement

et la tenant dans votre main fermée, sans cependant songer la dissimuler, sans plus réfléchir, vous vous approchez de la voiture par le côté du chauffeur, et vous pouvez demander, avant du feu, d’abord une cigarette, ce qui vous en laisse une de plus dans votre compte, mais une étrange pudeur vous retient, et vous craignez trop demander que demander une cigarette, et par un paradoxe non expliqué vous craignez qu’ainsi la silhouette derrière le volant croit que vous montrez un intérêt dé-placé et, d’elle, une méprise sur le sens de votre démarche

et alors que vous vous penchez à la hauteur de la tête de la silhouette derrière le volant, vous enten-dez le glissement feutré de la vitre qui s’abaisse lentement et presque aussitôt les parfums que vous imaginez, s’il vous est donné de parvenir à l’intérieur de cette voiture

oui, ils sont bien tels que vous les imaginez, si tant est qu’un parfum peut l’être, du moins respirent-ils le luxe à vos yeux, un monde étranger au vôtre, vous tenez toujours dans le creux de votre main la cigarette, déjà fatiguée à cause de la sueur de votre paume, et puis gauchie, quand un mouvement de hardiesse, une impulsion subite, vous fait en un sourire et sans calcul demander :
Vous n’avez pas une cigarette M’sieur ?

et la vitre qui ne s’abaisse que d’un tiers environ avant d’arrêter son mouvement, aussi silencieuse-ment qu’entamé, le reprend, sans à vous voir le geste de la main qui le commande, comme à la sil-houette derrière le volant et à la voiture ne faire qu’un, et la seconde obéir aux pensées du premier aussi bien qu’un cheval de haute école à la moindre pression des genoux de son cavalier, et après un froissement d’étoffe, un mouvement du bras le plus éloigné de vous, une main apparaît dans l’ouverture de la portière, avec un paquet de cigarette ouvert, de ces cigarettes de luxe comme vous l’imaginez, de celles qui sont plus longues que les cigarettes ordinaires, et emballées de papier doré en deux loges dans le paquet, et de l’une des loges, celle qui est déjà ouverte, et de son long étui en-tamé, une cigarette se détache comme un volontaire avancé de deux pas d’un peloton

à ce moment-là, vous vous trouvez, vous, éclairé par la lumière du lampadaire et la silhouette derrière le volant peut vous distinguer à loisir, alors que vous n’en voyez qu’à peine les traits, parce qu’il vous faut vous pencher dans une position incommode, que vous ne pouvez garder que le temps à vous de demander une cigarette et de la prendre, et aussi parce que l’habitacle de la voiture demeure dans l’ombre, c’est alors que vous vous souvenez de votre idée première de demander du feu, et tout en rangeant le plus discrètement possible votre propre cigarette, vraisemblablement déjà chiffonnée, dans votre poche, vous vous penchez à nouveau et vous demandez :
Vous avez du feu M’sieur ?

vous espérez à ce moment-là, moins que l’on vous donne du feu que l’obole d’une parole, qui vous aide, car vous n’avez aucune idée de ce que faire ensuite, comment engager la conversation, à sup-poser qu’il vous faut l’engager, ou bien au contraire attendre à l’autre le faire,
du même mouvement que l’instant d’avant, la main revient à l’ouverture de la portière et, cette fois, elle tient un briquet, pas un de ces briquets jetables comme vous avez l’habitude d’en voir, mais un briquet qui donne même à un néophyte l’apparence du luxe, non pas parce qu’il brille davantage, non pas parce qu’il est outrageusement décoré, non pas par ses dimensions, mais au contraire parce qu’il semble vouloir les cacher, cacher cette impression qu’il peut donner de densité, de poids, d’un mou-vement du pouce accompagné d’un cliquetis, qui est un signe supplémentaire, le briquet s’ouvre et, toujours du bout du pouce, la roulette libère une petite flamme régulière et tranquille, vous vous pen-chez à nouveau alors pour y allumer votre cigarette, et là, tandis que vous aspirez votre première bouffée, vous vous efforcez de distinguer le visage éclairé par la flamme du briquet de la silhouette derrière le volant, mais, comme en même temps vous devinez le regard de l’autre en train de vous dévisager, et que vous craignez à vos regards de se rencontrer, vous n’osez pas lever le vôtre vers son visage, et vous le maintenez avec un air absorbé, concentré, sur la petite flamme du briquet et le bout rougeoyant de votre cigarette avant de vous redresser tout en exhalant la fumée de la première bouffée

21/04/07 - 11:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GAWOUL

Trouvé sur le portrait du plus beau gourou




Quand je vous dis qu'il est adorable ce petit !!!!

21/04/07 - 11:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE INCIPIO

Elections ou Prostitution ?

N'est-il pas affligeant par certains aspects que d'être le témoin de ces derniers jour de campagne présidentielle pré-{premier tour} ?

D'une part, le SarkoShow qui redémarre pour 72h. Au programme distribution de TShirts et autres babioles, organisation de fêtes, etc... Bref une ambiance estudiantine qui siérait sans doute plus à un campus universitaire qu'à une élection nationale étant donnés les enjeux !

De l'autre, papy le Pen qui en un rapide retournement de tactique semble s'éloigner de cette image de grand père qu'il souhaitait donner en début de campagne pour retomber dans ses travers originels : sarko ne serait pas vraiment français... une vieille rangaine... à quand la négation de l'existence des chambres à gaz ???

De l'autre bord, les gentils petits gauchistes qui sans relâche depuis des années se déchirent les quelques milliers (peut-être le gros million) d'électeurs marxistes et idéalistes restant dans notre pays. Tels les différents groupuscules des Verts, Besancenot, Laguillier, Buffet et maintenant Bové, tout cela ne fait-il pas trop de monde eut égard au nombre de partisans ?

Miss Ségo envoie enfin sa garde rapprochée de militants au front ! Qui au cours de la semaine n'a pas entendu au coin de sa rue un militant socialiste prêcher avec une conviction louable le fameux "Plus juste, la France sera plus forte ?" !

Et, le meilleur pour la fin, mon cher Bisounours dont l'absence médiatique de ces derniers jours ne semble pas avoir dégonflé ses ambitions présidentielles ! Ses idées sont belles et honnêtes ! Il a beau sembler être le présidentiable le plus droit de toute la smala, qu'adviendra-t-il s'il est élu ?

Une journée plein de doutes qui finira sans aucun dans la débauche et l'alcool !

21/04/07 - 11:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ERIK-DRESDE

VOTEZ S.R

Parce qu'elle a les mêmes initiales que Sonia Rykiel.

21/04/07 - 11:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DJULS

Le CSA a remarqué une tripolarisation du JDI...

Par souci d'égalité





21/04/07 - 11:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SISSOU

Trêve

Je ne posterai pas de billet politique jusqu'à lundi.
Je vous offre ces quelques roses qui inondent la maison d'un parfum entêtant.
Salut amical à mes partenaires de combat de ce premier tour, bon courage à ceux qui vont déchanter demain soir.
Bon ouikènde à tous sans exception.


21/04/07 - 11:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CRAZYGAYFROG

Détournement papal

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La fleur du Vatican est au Kolkhoze en photo originale

21/04/07 - 11:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CRAZYGAYFROG

Pourquoi veulent-ils etre Président(e) ?









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21/04/07 - 10:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Rendez-vous

Voila, nous y sommes, tournez à droite, après la boîte aux lettres jaune des postes, c’est l’entrée de la résidence… La pancarte, sur son petit piquet fiché au milieu du maigre terre-plein où s’empoussièrent les lavandes efflanquées, c’est la sienne, justement, avec son style de peintre en lettres et la peinture qui s’écaille, ça vous donne le ton, une voyante aurait la même ! Après tout, c’est bien ce que je lui demande : me dire l’avenir, ce qu’il en reste… J’ai choisi ce médecin pour cela et puis son nom, aussi, j’ai besoin encore d’un peu de clémence… Il porte le nom de sa qualité…

Je sais comment cela se passe, nous allons bavarder de choses et d’autres. À tous les coups, il va me raconter ses vacances ! Il s’ennuie, cet homme… Son cabinet est étroit et sombre, il n’y a pas foule dans la salle d’attente. Quand il a un client sous la main, il le fait durer jusqu’au suivant. Un jour, il m’avait même oublié dans la salle d’attente… Figurez-vous qu’il allait partir avant l’heure, croyant qu’il ne viendrait plus personne ! J’ai dû tousser très fort quand je l’ai entendu fourrager ses clés. Il est revenu sur ses pas, tout étonné de me trouver et ravi de l’aubaine. Il m’a fait la conversation une heure trente dans son cabinet. Il ne m’a demandé ce qui m’amenait qu’une fois averti par la sonnerie de l’entrée d’un nouveau compère. Alors il m’a expédié en dix minutes. Est-ce simple ainsi !

Continuez droit, puis vous tournerez à droite encore, aussitôt passé ce bosquet de lauriers roses… Voilà, non, ne vous garez pas dos au bâtiment ! Je voudrais le voir, le temps d’attendre, puisqu’il n’est pas l’heure encore.

C’est dans cet appartement (faux f5 90 m2 1er cave et garage) qu’ils habitent depuis… Depuis quatre-vingt-dix ou dans ces eaux-là.

Il commence à pleuvoir, je n’en demandais pas tant ! J’aime bien que le ciel s’accorde à mon état d’esprit. Je n’aurais pas souhaité une de ces vigoureuses pluies qui vous laisse l’horizon tout lavé, non ! Ce ciel bas de plafond, gris sale, cette humidité à peine accentuée par ce chuintement, tout cela est parfait !

Résidence, est-ce prétentieux ! Un lotissement, ni plus ni moins, quatorze petits immeubles comme celui-là, à deux étages. Avoir retenu cette ville italienne pour baptiser de son nom leur résidence en dit long sur l’état d’esprit des propriétaires que les promoteurs entendaient attirer… Petites professions libérales, professeurs de collèges techniques, artisans prospères, retraités… Des gens à qui le Venise eût paru trop romanesque et le Florence trop artiste… Milan, l’industrieuse, les rassure…
Cela s’est construit dans la fin des années cinquante, en cinquante-huit, je crois. À cette époque, d’après les vieilles personnes qui en furent les premiers occupants, le Milan se trouvait dans ce qui ressemblait encore à la campagne. Pour des raisons liées à sa situation et au code de l’urbanisme, les promoteurs n’avaient pas eu la possibilité de dépasser la hauteur de deux étages. Aujourd’hui, vous le voyez cerné de ces immeubles quatre à cinq fois plus hauts. Leurs architectures qui affichent toutes les ambitions mal ravalées d’au moins deux générations d’architectes résument assez bien l’évolution de l’habitat collectif des classes moyennes au cours des trente dernières années.

Le lotissement, ou la résidence comme vous voudrez, occupe le terrain entre l’avenue et la petite rue par laquelle nous sommes venus et dont personne pratiquement ne connaît l’existence. Après le Milan, elle coupe ce qu’ils appellent la voie rapide, une espèce de boulevard de ceinture, elle se prolonge assez loin dans ce qui ressemble vaguement à l’idée que l’on se fait aujourd’hui de la campagne. On y rencontre de hideuses villas perdues au milieu de terrains vagues, un immeuble dont la construction fut abandonnée pour des raisons inconnues, et qui sert de lieu de rendez-vous, à en croire les nombreux graffitis qui en couvrent les murs bruts de décoffrage, deux propriétés viticoles (un grand mas et un château) dont il demeure les restes négligés d’une opulence ancienne… On passe aussi à côté d’un égout à ciel ouvert et de dépôts d’ordures sauvages. On longe des prés clos où paissent des chevaux, puis des vignes encore exploitées, puis des friches… L’automne, on y aperçoit des chasseurs ; en toutes saisons, on y croisent des hommes et des femmes en survêtements bariolés de couleurs, le front ceint d’un bandeau de tissus éponge… Ils courent en soufflant bruyamment. On s’y fait dépasser par des cyclistes montés sur des vélos tous-terrains. Des familles y promènent la tristesse résignée de leurs dimanches.

Ils ont emménagé au numéro dix-huit en février quatre-vingt-dix-huit ou quatre-vingt-dix-neuf, mais je n’en suis pas sûr, je n’ai guère la mémoire des dates, et ils ont déménagé quatorze fois au cours des treize années précédentes ! Chaque bâtiment comprend huit appartements : quatre au premier étage et quatre au second. Le rez-de-chaussée est occupé par les garages et les caves. Le leur, au pre-mier, comptait cinq pièces. Lors des travaux de l’emménagement, ils ont séparé par une cloison la chambre qui prolongeait le séjour pour en faire une pièce indépendante. Elle est devenue son bureau. C’est dans cette pièce qu’il a passé le plus clair de son temps au cours de ces années.

Encore une demi-heure à attendre. Je suis désolé, j’ai toujours la crainte d’arriver en retard.

La dernière fois que j’ai vu Claimant, il m’a dit que j’avais un ganglion et une magnifique pharyngite. Elle durait depuis trois mois. « Je suis très inquiet, très inquiet », ce qu’il m’avait répété. C’est la gorge qui l’inquiétait. Je ne peux pas dire que j’étais inquiet, moi. Il me semblait que mon histoire allait commencer : depuis le temps que j’attends d’être définitivement malade ! Ce que j’avais si souvent imaginé, ces paroles qui vous laissent soupçonner une condamnation prochaine, avait rendez-vous ce jour-là avec la réalité. Mon corps présentait des symptômes inquiétants. Ce n’était plus moi qui m’imaginais des choses, mais la parole d’un individu qualifié qui venait leur attribuer un certificat d’authenticité. Je crois que je n’ai rien ressenti. Peut-être un léger soulagement, ou plutôt un calme détachement, celui que l’on ressent lorsqu’une réalité définie et bornée vient se substituer au champ trop vaste, illimité, des obsessions. Avant de sortir de chez le docteur Claimant, je m’imaginais condamné à bref délai. Ensuite, peut-être l’étais-je réellement, mais je pouvais m’appuyer sur des mots, un ganglion, une pharyngite, je possédais une ordonnance avec laquelle j’allais à la boutique. Une échéance, aussi, de huit jours après lesquels, si le mal persistait, il me faudrait prendre rendez-vous chez un spécialiste.
Seul, le mot n’a pas été prononcé. Il était présent cependant, une réalité que l’on s’efforce de conjurer en ne la nommant pas.

21/04/07 - 10:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KANGEL

Le Fauve


21/04/07 - 10:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MAGICVINCE

Le Pauvre

Voilà, elle s'achève enfin, cette campagne qui inonde les média et les discussions autour du café. Ca a ratissé large, balayant de gauche à droite et de droite à gauche.

Les discours, en quelques mois, ont un peu changé dans la forme, aussi. "Si je suis élu(e)" devient "Quand je serai président(e)", puis "Dès l'été prochain". Les "Je veux faire" deviennent "Je vais faire", et les "Nous" deviennent "Je", même (surtout ?) chez ceux qui parlent de démocratie participative et de la mise-en-place d'un régime plus parlementaire, ce que je trouve un peu maladroit. Les média prennent soin de dire "Le ou la futur(e) président(e)", on ne prenait pas tant de précautions aux autres élections, où il y avait pourtant des femmes (ce qui, a posteriori, est vexant pour elles).

Il y a, dans ces discours, des réalistes, des pragmatiques, des utopistes, mais pourtant aucun qui fasse rêver vraiment. Souvent, en entendant ces discours, j'ai ce petit pincement au coeur que produit le rêve, quand on l'attend et qu'il ne vient pas. C'est surtout à l'extrême gauche que c'est criant, je trouve, parce que c'est là qu'on les attend, d'habitude, les rêves. Mais non : à gauche comme à droite, on parle d'argent. Oh, certes, ce n'est pas le même discours : on voudrait que les richesses soient mieux réparties, on voudrait, en quelque sorte, que les pauvres soient plus riches. Mais revendiquer cela, c'est finalement reconnaître que la richesse est la seule chose qui compte. Au lieu d'alter-mondialistes, je crois que j'aimerais entendre des alter-humanistes.

Défendre le pauvre, est-ce donc vouloir qu'il soit plus riche ? Il y a des pages merveilleuses sur la pauvreté, chez Bernanos. [Oui, bon, certes, Bernanos et ses histoires de curé, c'est un peu daté, et le personnage est trop polémiste pour échapper à la controverse, mais quel style, quelle force !] Ceux qui vivaient à la campagne il y a quelques décennies ont connu, comme moi, les "vagabonds", ceux qu'on voyait quelques fois dans l'année, avec qui on discutait un peu, à qui on donnait le souper, le coucher parfois à moins qu'ils ne préfèrent repartir, déjà, sur les chemins, trouver quelque grange pour y passer la nuit. On les regardait, plein de respect. Il y avait aussi toujours, quelque part, un vieux sans le sou dans une maison branlante, qu'on respectait parce qu'il était sage, qu'il savait. On lui apportait quelques vivres, on parlait un peu, on demandait conseil, parfois.

Aujourd'hui, on ne parle plus de vagabonds, on parle avec compassion de SDF, on en a un peu peur. Le pauvre est devenu méprisable, il en est venu à se mépriser lui-même, à avoir honte de sa pauvreté à force d'être méprisé. Les gens reconnaissent, et moi avec eux, qu'une des craintes majeures de notre société, c'est de devenir pauvre, "la spirale de la pauvreté".

Je crois que je voudrais revoir le Pauvre un peu fou, le Vagabond avec leur majuscule et des étoiles au fond des yeux, celui qui se promène la tête haute et fière, parce qu'il est Pauvre par choix, qu'il croit que la richesse importe peu, et qu'il a autre chose au fond du coeur, que les autres n'ont pas.

Ce Pauvre là n'a pas envie qu'on le rende riche, il l'est déjà. Il aimerait, simplement, humblement, qu'on lui reconnaisse un peu sa fortune. Il rêve parfois, en soupirant, que les riches aient envie de devenir Pauvres.

21/04/07 - 10:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Curiosa - Mémoires d'un bougre - 3

Nous ne pensons pas inutile de répéter ici cet avertissement

Le texte qui suit provient d’un manuscrit anopistographe de seize feuillets, non foliotés ; il fut acquis chez un bouquiniste dont je recevais le catalogue et qui me savait amateur de curiosa ; lui-même l’a-vait découvert un peu par hasard, à l’intérieur d’un ouvrage ancien et délabré, qu’il hésitait à envoyer chez le relieur pour restauration ; les feuillets étaient dissimulés derrière le contreplat et le plat infé-rieur ; j’acquis le manuscrit ; d’après la graphie, j’inclinais à penser qu’il datait de la fin du XVIIIe siècle, mais n’étant pas un spécialiste, je le montrais à un ami, bibliophile averti ; se fondant sur les caracté-ristiques du papier, il me démontra que le manuscrit ne pouvait pas être antérieur à la seconde moitié du XIXe siècle. L’anachronisme de ce décalage entre la graphie et son support nous amena à penser à un pastiche, assez maladroit d’ailleurs, ainsi que me le confirma un grammairien, spécialiste de cette époque ; une autre hypothèse était qu’il se fût agi d’une transcription tardive et fautive d’un ori-ginal disparu. Quoi qu’il en soit, ce manuscrit est donné ci-dessous tel quel ; si d’éminents philologues peuvent y apporter des avis ou des commentaires, ceux-ci seront les bienvenus. Dernière précision, le manuscrit est incomplet : soit qu’il n’ait pas été poursuivi par son auteur anonyme, soit que la suite en ait été perdue ; à la suite de l’un de ces hasards qui font le bonheur parfois des bibliophiles, peut-être cette suite hypothétique reviendra-t-elle un jour à la surface…

Il n'est pas inutile non plus de formuler à nouveau toutes les réserves, naturellement, que nous exprimons quant à la conduite perverse et malsaine décrite par cet auteur caché derrière un astéronyme.


L’autre méthode

Cependant, comme les jours paffaient, puis passaient les femaines, mon filleuil se désolait de ne voir aucun changement dans fon état. Malgré que je l’en euffe prévenu, il se repréfentait des progrès et des réfultats rapides et chaque matin il n’avait de ceffe de vérifier dès son réveil s’il avoit acquis la femence, ou si son appareil avoit groffi. Il s’en ouvrait à moi en fe défolant de n’y conftater aucun changement malgré la quantité régulière de femence qu’il avoit ingurgité.

— Mon Parrain, quelle étoit cette seconde méthode dont vous me parloit tantôt ?
— Mon cher filleuil, c’étoit celle pratique chez les grecs. Elle étoit réfervée aux jeunes gens les plus méritants car si elle se montroit plus difficile d’accès, elle n’en réservoit que davantage d’efficience dans fes réfultats.
— Ne jugez-vous donc doté d’infuffifantes vertus que vous ne me l’ayez point enfeignée ? Ah, mon Parrain, j’en fuis fort attristé...

A ces mots, il fit la moue et fe détourna de moi pour s’aller tenir devant la fenêtre. Je jugeais bon d’exciter fa curiofité autant que fa convoitife.

— Peut-être ef-tu encore un peu jeune, dis-je, en ayant foin de conferver dans le ton un femblant de légère héfitation afin de lui montrer que je pouvais être convaincu par lui pour peu qu’il y montra quelque perfévérance. Cela ne lui échappa guère car j’ai remarqué que les enfants sont doués de beaucoup de faculté dans leur jugement fur les penfées des adultes.

— Mon Parrain, n’avez-vous pas remarqué comme j’ai fuivi vos préceptes jusqu’à préfent, n’ai-je point été un élève attentif à vos leçons, vous aurais-je en quelque point déçu dans vos efpérances ?
— Certes non, mon filleuil, certes non, mais peut-être ne te repréfentes-tu pas affez les difficultés ni les efforts que viendroit réclamer de ta part la mife en œuvre de cette feconde méthode. Et d’abord la connaiffance qu’il y falloit acquérir afin de la mettre en pratique.
— Vous le favez bien mon Parrain que je fuis prêt à fupporter et à endurer avec patience. Je vous en prie, enfeignez-moi.
— Soit, mais il me faut promettre si tu es décidé de ne point renoncer en chemin.
— Je vous le promets céans, mon Parrain.
— Bien. Il faut, pour l’aptitude à la méthode réunir des conditions physiques et de connaissance, sans quoi celle-ci n’aura aucune chance de montrer quelque effet.

En ce qui concerne les conditions physiques, il faut prendre garde de ne préfenter aucune disposition pour la pierre.
— Qu’eft-ce là donc, mon Parrain ?
— La formation de la pierre étoit ce qu’il y de plus grave en médecine.

C'est ici que ce manuscrit s'interrompt ; si la curiosité s'y frustre, du moins la morale y gagne...

21/04/07 - 10:29 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Curiosa - Mémoires d'un bougre - 2

Nous ne pensons pas inutile de répéter ici cet avertissement

Le texte qui suit provient d’un manuscrit anopistographe de seize feuillets, non foliotés ; il fut acquis chez un bouquiniste dont je recevais le catalogue et qui me savait amateur de curiosa ; lui-même l’a-vait découvert un peu par hasard, à l’intérieur d’un ouvrage ancien et délabré, qu’il hésitait à envoyer chez le relieur pour restauration ; les feuillets étaient dissimulés derrière le contreplat et le plat infé-rieur ; j’acquis le manuscrit ; d’après la graphie, j’inclinais à penser qu’il datait de la fin du XVIIIe siècle, mais n’étant pas un spécialiste, je le montrais à un ami, bibliophile averti ; se fondant sur les caracté-ristiques du papier, il me démontra que le manuscrit ne pouvait pas être antérieur à la seconde moitié du XIXe siècle. L’anachronisme de ce décalage entre la graphie et son support nous amena à penser à un pastiche, assez maladroit d’ailleurs, ainsi que me le confirma un grammairien, spécialiste de cette époque ; une autre hypothèse était qu’il se fût agi d’une transcription tardive et fautive d’un ori-ginal disparu. Quoi qu’il en soit, ce manuscrit est donné ci-dessous tel quel ; si d’éminents philologues peuvent y apporter des avis ou des commentaires, ceux-ci seront les bienvenus. Dernière précision, le manuscrit est incomplet : soit qu’il n’ait pas été poursuivi par son auteur anonyme, soit que la suite en ait été perdue ; à la suite de l’un de ces hasards qui font le bonheur parfois des bibliophiles, peut-être cette suite hypothétique reviendra-t-elle un jour à la surface…

Il n'est pas inutile non plus de formuler à nouveau toutes les réserves, naturellement, que nous exprimons quant à la conduite perverse et malsaine décrite par cet auteur caché derrière un astéronyme.

Le don de femence

— Eh bien, mon Parrain, ne fuis-je donc point prêt maintenant ? N’ai-je point fu domestiquer mes élans et donner à mon goût l’éducation qu’il convenait, tel que vous me l’enfeignâtes ?
— Certes mon neveu... Certes, je pense que s’il te venait la grâce de recevoir en ton gosier de quoi l’humecter par la divine femence, tu ne faurois pas faillir et lui ménagerais les honneurs dû à un suc fi rare et fi puiffant...
— Pourquoi alors ne voulez-vous point que je me mettois en quête d’une source où m’abreuver ? Voilà tantôt huit jours que je vous le mande...
— Je te l’ai dit déjà, le péril eft grand et il n’eft pas de coutume de trouver aifément un homme bon & fain qui acceptât un tel facrifice de fa vigueur.
— Que puis-je efpérer si je ne mets point en quête d’un homme bon et fain qui eût envers moi la bonté de me faire le don d’un peu de fa femence ?
— Ta hâte eft celle de l’enfance qui ne songe qu’à fortir de son cocon. Tu voulois acquérir les attributs de la génération mais as-tu fonger que tu le pourrois regretter ? Que ce chemin ne fe fait que dans un fens, qu’il feroit alors trop tard et inutile de penfer revenir en arrière ?
— Vous me dites cela pour ma patience. Vous savez ma détermination et mes efforts.
— Eh bien soit, fongeons alors à l’homme qu’il te faudrait.
— J’avais penfé, mon Parrain, si vous le permettiez, à votre valet. Sauroit-il rien refufer à fon maitre ? Fi vous le vouliez, vous lui manderiez céans de me délivrer fa femence.
— Veux-tu donc acquérir les vertus viriles d’un valet ? Eft là tout ton idéal ? Voilà à quoi t’auront fervi mes leçons ?
— Pardon, mon oncle, j’ai parlé fans savoir. C’est la hâte qui me faisoit le dire car l’idée de recevoir en ma bouche fa femence ne me plaît guère, à vrai dire.
— Ne t’ai-je point enfeigné que l’homme de qui tu recevras la femence doit être un modèle de vertus viriles pour toi, que tu n’aspires à rien qu’à l’égaler dans ton âge mature, qu’un élan de tendresse et d’amour doit te porter à lui pour que fa femence te porte toute fon efficience ?
— Fi mon Parrain, mais...

Mon filleuil à ces mots femblait hésiter beaucoup, comme s’il craignait de me livrer le fond d’une penfée que je lifais en lui mieux que fur un livre mais que je voulois qu’il fit l’effort de dire.

— Eh bien, ne favez vous pas comme je vous aime et, vous ne vous facherez point contre moi mon Parrain, n’eft-ce pas, combien je nourris à votre endroit de juste eftime, que toute mon ambition aspire à vous reffembler un jour fi j’en avois le mérite et quel doux élan m’incline vers vous à tout moment, que je n’ai de cesse de vous revoir quand vous vous abfentez car alors ces inftant me font auffi cruels que ceux de vous retrouvez me font d’indicible transport...
— Soit, mon Filleuil, et je t’en sais grée, mais que veux-tu dire ?
— Eh bien voilà, ne me feriez-vous point la grâce d’un peu de votre femence, mon Parrain ?
— Ah ça, mon filleuil, je n’y avois pas penfé, sot que je fuis. Certes, fi vous le fouhaitiez à ce point, j’y faurois confentir.

Mon filleuil battit des mains et danfa de joie. Il me fauta fur les genoux et me vint embraffer avec beaucoup de fougue.

Cependant je le voulois amener à un point d’impatience et de défir et je n’étois pas décidé à lui céder céans. Nous fixâmes le jour à huitaine et mon filleuil s’affombrit.
— C’est pour mieux épaiffir ma femence, mon garçon.

Les journées passèrent et je ne me touchais pas de ce tems. A huitaine, j’eus les tefticules bien pleins. Mes dernières nuits furent pénibles car j’avais des érections bien dures et des épanchements de liqueur durant mon sommeil.

Le jour arriva. Mon filleuil se montrait fort curieux de voir mes génitoires depuis longtems. Cependant, je ne les voulais point lui découvrir encore car je nourriffais la crainte qu’à leur vue il ne les trouvois bien grosses pour une autre opération que j’avais déjà en vue.

— J’y mets encore, mon filleuil, une condition.
— Laquelle, laquelle, mon Parrain, me demanda-t-il tant il était impatient de recevoir la femence.
— Je te banderois les yeux car je ne veux point que tu puisses voir mes attributs.
— Pourquoi mon Parrain ? Cela ne viendroit-il pas compléter mon enfeignement que de voir l’objet tel que la nature viendra à me pourvoir ?
— Certes mais il eft funefte de mélanger les fens. Ils fe nuifent les uns aux autres au lieu d’aller en s’exacerbant. Tout ce qui te pourrait détourner dans ta concentration et ton recueillement doit être écarté. N’ayant rien à voir, rien à découvrir, tu te pourrois mieux exercer dans le goût. Ce petit dis-cours sembla le satisfaire.

— Comment allons-nous procéder, mon Parrain ?
— Eh bien, viens, approche, je vais te mettre le bandeau.

Lorsque ce fut fait je lui intimais de se mettre à genoux devant moi. Quant à moi je demeurais assis sur ma chaise si bien que fes épaules touchaient à mes genoux.

— Tiens, poses tes bras sur mes cuiffes, voilà. Maintenant je dois me préparer...
— Oh, mon Parrain, ne pourriez-vous point me parlez de ce que vous faites si je ne puis voir, est-ce trop demander que de savoir et pour mieux patienter ne pouvez-vous me détailler la façon de vous y prendre au fur ?
— Je me débraguette, entends-tu ?
— J’entends le bruit de l’étoffe, mon Parrain et puis aussi...
— Aussi ?
— Aussi, j’entends des bruits, Ah, je ne saurois dire... Comme des bruits de votre peau... Peut-être sont-ce vos attributs ?
— Maintenant, j’ai mon membre en main, sais-tu ce qu’on appelle l’érection ?
— Non, mon Parrain...
— érection eft le terme employé pour fignifier l’état du membre viril, dans lequel il ceffe d’être pendant & fe foutient de lui-même, releve, dreffe, enforte que le gland, qui en étoit la partie inférieure, en devient la fupérieure...
— Qu’est-ce donc que le gland, mon Parrain ?
— C’eft le bout, le bouton de la verge, cette partie qui eft couverte du prépuce, & que l’on appelle en latin balanus... Le gland n’eft qu’une dilatation de la verge.

De voir ainfi mon filleuil, à genoux, son vifage si doux aveuglé par le bandeau, de sentir ses bras presque tremblants au contact de mes cuiffes, ma verge était à ce point raide et arc-bouté que j’eus de la peine à la dégager de ma culotte. Je craignais de ne point parvenir à lui donner le degré suffifant d’inclinaison. Je craignais auffi que ma femence sous le coup de l’émotion ne s’échappa que je n’ai le tems de diriger le jet au bon endroit.

— Avant que tu ne recueille ma femence, exerce ton odorat à l’odeur du membre. Je m’en vais l’approcher doucement, respire bien.
Il le fit avec une grande attention.

— Oh, mon Parrain, comme cela eft étrange. Je n’ai encore point fenti cette odeur fur moi. C’eft une odeur que j’aime et qui m’étourdit. Ne la pouvez vous mieux approcher.
— Tes narines en sont à le toucher et il ne le faut point pour l’instant. Eh bien maintenant ouvres bien la bouche.

Il l’ouvrit et jeus tout loifir de voir ses dents si belles et blanches, encore de lait pour certaines, sa langue toute frétillante. L’envie était grande d’y fourrer mon membre auffi loin que je le pourrais. Dans mon tranfport j’aurois pu étouffer le chérubin. Mais je me maîtrisais. Je me penchais et faififfant à deux mains mon membre je le forçais à un angle qui fût convenable mais sa raideur était telle que ce fut bien douloureux. Mon gland ne se trouvait plus qu’à un doigt de fes lèvres.

— Prépares-toi mon filleuil, cela ne sauroit plus beaucoup tard. Cela vient, je le fens, cela vient, ça y eft, la voilà...

Un premier jet partit si fort et fi bien ajufté qu’il atteint tout au fond du gosier d’un coup et le faillit étouffer... Le deuxième le suivit aussitôt que je dirigeais mieux contre fon palais. Puis un troisième, un quatrième et un cinquième un peu moins violent mais encore très abondant. Mon filleuil, avait la bouche pleine. La femence semblait très fort épaiffe car il eft vrai que je n’avois pas le fouvenir d’être refté huitaine sans me traire.
Il la tournoit et la retournoit dans fa bouche comme il avoit appris à le faire. Il lui en coula un peu à la commissure qu’il rattrapa avec la langue rosette. Je le vis avaler à petite gorgées. Quand il put parler, il me demanda fi cela était fini. Je lui dit que oui mais qu’il attende encore un peu le temps que je me rebraguette. Une fois cela fait, je lui ôtais son bandeau.

— Ah, mon Parrain, que je vous remercie, cela avait un goût bien meilleur qu’à celui des œufs. Etes-vous fatigué ?
— Oui, je le fuis, mon filleuil, et pour me reconstituer faites-moi je vous prie de vos mignardies telles que vous m’en fîtes l’autre jour. Alors il me dispenfa forces caresses comme un petit chat tout en gazouillant de contentement.

21/04/07 - 10:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SOBABYCAKES

Faut-il que je tourne sept fois la langue dans ma bouche avt de parler?



Une conversation typique de mon côté "grande gueule" au boulot. Après une journée de labeur, une petite pause s'est imposée. Moi, Sabina, une collègue, et Ana Maria, ma supérieure discutons autour d'un café:

Moi: "Putain, je viens de voir ma paye du mois de février. Et je peux te dire que ça me fout les boules! "

Sandrine: "Qu'est ce qui s'est passé? "

Moi: Tu te rappelles de cette fois où je suis venu travaillé le matin avec de la fièvre et que je suis parti en avance, en demandant un départ anticipé de trois heures. Et bien, je crois que j'aurais du rester chez moi. J'ai perdu 60 euros au total. J'ai perdu en trois heures ce que je gagne en une journée presque. Ca me fous les boules! "

Sabina: "C'est clair!"

Moi: "Bah je crois que la prochaine fois, je me donne plus de mal! Je reste chez moi. "

Ana Maria: "Tu sais, nous en a tenue compte de ton effort et en t'en remercie. C'est bien ce que tu as fait. Et tu sais, même si c'est dure au niveau de l'argent, t'as au moins la reconnaissance professionnelle! "

Moi: "Ah oui! Me voilà rassuré. Mais tu sais, Ana Maria, c'est bien beau d'avoir la reconnaissance professionnelle, mais c'est pas elle qui paye les factures. La prochaine fois, je reste chez moi!"

21/04/07 - 10:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BURTREY

Curiosa - Mémoires d'un bougre - 1

En manière d'avertissement

Le texte qui suit provient d’un manuscrit anopistographe de seize feuillets, non foliotés ; il fut acquis chez un bouquiniste dont je recevais le catalogue et qui me savait amateur de curiosa ; lui-même l’avait découvert un peu par hasard, à l’intérieur d’un ouvrage ancien et délabré, qu’il hésitait à envoyer chez le relieur pour restauration ; les feuillets étaient dissimulés derrière le contreplat et le plat inférieur ; j’acquis le manuscrit ; d’après la graphie, j’inclinais à penser qu’il datait de la fin du XVIIIe siècle, mais n’étant pas un spécialiste, je le montrais à un ami, bibliophile averti ; se fondant sur les caractéristiques du papier, il me démontra que le manuscrit ne pouvait pas être antérieur à la seconde moitié du XIXe siècle. L’anachronisme de ce décalage entre la graphie et son support nous amena à penser à un pastiche, assez maladroit d’ailleurs, ainsi que me le confirma un grammairien, spécialiste de cette époque ; une autre hypothèse était qu’il se fût agi d’une transcription tardive et fautive d’un original disparu. Quoi qu’il en soit, ce manuscrit est donné ci-dessous tel quel ; si d’éminents philologues peuvent y apporter des avis ou des commentaires, ceux-ci seront les bienvenus. Dernière précision, le manuscrit est incomplet : soit qu’il n’ait pas été poursuivi par son auteur anonyme, soit que la suite en ait été perdue ; à la suite de l’un de ces hasards qui font le bonheur parfois des bibliophiles, peut-être cette suite hypothétique reviendra-t-elle un jour à la surface…

Dernière remarque : toutes les réserves, naturellement, que nous exprimons quant à la conduite perverse et malsaine décrite par cet auteur caché derrière un astéronyme.

Aimes-tu gober les oeufs ?

Mon cher neveux, tu le vois toi-même, tu poffèdes toutes les parties de la génération cependant tu n’en peux faire l’usage et la raison en eft qu’il te manquoit la femence.

Celle-ci te viendroit avec l’âge. Je peux t’en indiquer les étapes. Mais il eft un moyen d’avancer les travaux de la nature et que la nature fournit elle-même. Ce moyen nous eft enseigné par les anciens. La femence ne contient pas feulement les animalcules. Elle n’eft pas feulement le fluide dont la nature se montre la plus avare. La femence eft également le fiège des vertus viriles. C’eft en elle que fe trouve force et courage. Fi tu t’abandonnes aux soins de la nature, alors tu recevras la part qu’elle te réservois dans son grand œuvre. La part qui fera la tienne aura la figure de fon caprice et tu n’en pourras blâmer que le fort de t’avoir ainsi pourvu ou te blâmer toi-même de n’y avoir fu remédier lors que les moyens s’en trouvaient à ta portée. C’eft un fecret que je tiens moi-même et saurais te tranfmettre ainfi que je l’ai reçu. Tu devras le céler à ton tour aux yeux du monde et n’en dire jamais fans quoi il perdrait de fa force et son efficience.

Fi tu veux affifter la nature dans son œuvre, alors il te faut nourrir ton corps comme il convient. La première façon de procéder eft d’avoir foin de prendre des aliments fucculens. Mais le moyen le plus fûr, celui que les initiés se dérobent à colporter sauf à initier à leur tour un garçon qu’ils ont élu, confifte à te nourrir de ce fluide lui-même. Là eft le fecret.
La fcience nous enfeigne à ordonner nos connaiffances. Auffi, je commencerais par te dire qu’il exifte deux façons de procéder. Que chacune se fubdivise enfuite en ses variantes comme fait l’arbre en fon tronc qui s’élève en branches, lesquelles ramifient à leur tour.

La première donc eft de boire fimplement de ce fluide. Il le faut tant qu’il eft encore chaud de la température du corfp qui l’a longtems caché à l’abri des injures de l’air. Les animalcules qui vivent dedans la femence, et plus encore les vertus viriles dont elle faifoit le siège, ne favent pas fupporter d’être exposées fans perdre leur qualités.

— Certes, cela eft bien beau, me dit alors mon neveux, mais comment un enfant tel que je le fuis encore, sans qu’il lui paroiffe la barbe, une voix forte & les autres fignes de virilité se pourroit-il procurer ce qui précifément vient à lui manquer ? Il m’en faudrait pour en acquérir et je n’en ai point...

— Cela eft vrai, dis-je. Auffi eft-il néceffaire de trouver celui qui en veuille te faire le don. Encore le faut-il choifir fain & à la fleur de l’âge qui poffédoit une femence de qualité. Pour que celle-ci donne toute fon efficience, il la devra retenir qu’elle devienne plus épaiffe et plus blanche, immobile comme du blanc d’œuf ou de l’amidon détrempé dans un peu d’eau.

— Il fuffisoit alors d’un homme bon & fain à qui je demande un peu de fa femence ? Je ne savois pas que cela fe faifait & ma foi je n’y aurois pas penfé que vous ne me l’ayez dit, mon Parrain. Je vois bien que depuis que je fuis avec vous j’apprens davantage.

— Ce n’eft pas fi facile que tu le croies. Ceffes de te trémouffer et écoute. Faches que les arabes ont expliqué que quelques gouttes de femences affoibliffent plus qu’une grande perte de fang. Il y eut des modernes qui ont voulu calculer combien peu il falloit perdre de femence pour en être affoibli. La vifcofité du fang, & tout l’appareil que la nature emploie à la formation de la femence fait voir qu’elle reffemble moins aux efprit, que le blanc d’œuf ne reffemble à l’efprit-de-vin. Cela paroit en comparant la fubftance corticale du cerveau avec la fructure des tefticules, & l’extrème fineffe des efprits avec l’épaiffeur du fperme. Il s’agit donc d’un bien grand facrifice que cet homme-là devoit te confentir. Toutes les animalcules et toutes les vertus viriles de fa femence seront arrachées à fon corps pour venir au tien. Il faudra qu’il foit animé d’une grande paffion envers la fcience de la pédagogie, d’un véritable amour de l’enfance pour livrer ainsi en fe dépoffédant le fecret de fes vertus.
A ces mots, je vis une ombre couvrir le vifage de mon filleuil.

— Mais mon Parrain comment fe pourroit-il que je trouve un tel homme ?
— Hélas, mon cher neveux, le fecret eft si bien gardé de ceux qui le poffédoient qu’ils te réfervoient des châtiments terribles si tu venois ouvrir à leur cœur l’objet de tes requêtes.
— Je n’avoi aucun efpoir donc.
— En aurois-tu qu’il te faudroit encore vaincre une dernière difficulté.
— A quoi bon la connaiftre fi je n’ai point de quoi parvenir jufqu’à elle ?
— Mon neveux je reconnais bien là l’impatience de l’enfance. Sache que l’ignorance eft le plus grand de nos maux & qu’avant toute entreprife il y faut de la connaiffance.
— Quelle eft-elle donc cette dernière condition ?
— Aimes-tu gober des oeufs ?
— J’ai vu votre valet l’autre jour en gober un & j’ai voulu l’imiter comme il m’y invitait mais la confiftance ne m’a pas plû et je l’ai recraché.
— A quoi te pourroit bien servir de trouver cet homme fain fi, animé par la volonté de sacrifier ses réserves viriles, il avoit épaiffi dans ce deffein sa femence, & que toi au moment qu’il te l’offre tu faifois comme avec l’œuf et la vienne recracher ?

A ces mots, mon neveux refta coi. Pouffant alors mon avantage, je lui demandais s’il ne penfait pas qu’il pouvoit agir avec davantage de difcernement.

— Veux-tu réellement apprendre ?
— Oh oui, mon Parrain.
— Es-tu difpofé à obéir à mes leçons ?
— Vous le favez bien, me répondit-il.
— Sais-tu que tu devras t’armer de beaucoup de patience et de courage pour avoir la chance un jour d’arriver au but ?
— J’y serais prêt mon Parrain, mais que devrais-je donc faire ? Voudriez-vous en ce domaine m’éclairer ? Hors vous à qui pourrais-je m’adresser, vous savez bien que je n’ai que vous au monde et que je nourris à votre égard tout l’amour et toute la tendresse dont les précédents objets m’ont été dérobés.
— Eh bien, lui dis-je alors, veux-tu commencer céans ?
— Oh oui, mon Parrain...
— Fort bien, vas quérir deux ou trois œufs aux cuisines ainsi que le bain-marie et la chocolatière.

Il revint tout effouflé d’avoir couru. Ses joues étoient bien rouges et j’y voyais mieux le duvet blond qui les venait recouvrir.
Je caffois trois oeufs et en féparois les blancs que je tins réfervés. Puis je faisois chauffer l’eau dans la chocolatière et quand elle fut prête je la coupois de façon à l’amener à température légèrement supérieure à celle du corps. J’en remplis le fond du bain-marie et versais alors dans le récipient fupérieur le blanc des oeufs. Au bout d’un moment, je vérifiais avec le doigt qu’ils étoient parvenu à la bonne température.

Du tems que j’opérais, mon neveu regardait la suite des opérations avec un grand férieu dans la phyfionomie. J’en profitais pour lui donner quelques explications.

— La consistance du blanc de l’œuf eft la même que celle de la liqueur fpermatique qui compose une partie de la femence. Il te faut d’abord apprendre à l’aimer fi tu veux un jour mériter d’en recevoir de véritable fans la gâcher. Puis, ayant achevé mes préparatifs, je dis à mon neveux de venir s’affeoir fur mes genoux, que j’allais lui donner la becquée.

— Regarde-moi bien dans les yeux et écoute. Le goût n’est que le produit de l’éducation. La tienne fut négligée. Il te faut par conséquent en corriger les fruits et apprendre à en domestiquer les élans.

Je lui donnais une première cuiller que je pris garde de ne point remplir et je lui dis de l’avaler d’un trait. Ce qu’il fit. Il femblait tout étonné de n’en point concevoir de dégoût.
— Cela eft paffé tout feul, me dit-il.

Je remplis davantage la deuxième cuiller. Ce passage fut un peu plus difficile et je vis sa pomme d’Adam qui n’était encore qu’un petit bourgeon à peine failant, monter et defcendre plufieurs fois. Je lui demandois alors s’il vouloit continuer.
— Peut-être eft-ce trop difficile pour toi & ton goût eft-il déjà trop formé. Alors il vaudrait mieux abandonner, lui dis-je car dans la fcience de l’éducation, la contrainte eft de moins d’efficience que la convoitise.

— Oh non mon Parrain je veux continuer je vous en prie.
— Fi un jour tu parviens à recevoir de la femence, il te faudra la garder en bouche en la faifant rouler comme on fait d’un aliment fucculen ou d’un vin vieux, afin d’acclimater les anilmacules et de faire ton palais aux arômes de ses vertus avant de l’avaler tout d’un trait. Tu ne devras en rien marquer de furprife dans le goût ni dans la confiftance. La femence eft trop précieuse à celui qui la donne pour ne s’y point préparer. Accoutumes-toi avec le blanc de l’œuf de cette façon.

Je lui donnais alors une cuiller pleine et lui enjoignais de ne point l’avaler tout de suite mais de garder le blanc de l’oeuf en bouche auffi longtems qu’il pourrait, de l’y faire rouler avec la langue & d’y accoutumer son palais. Il le fit au prix de beaucoup d’efforts. Je le félicitais et lui fis renouveler l’expérience en tachant chaque fois de tenir le blanc de l’œuf plus long-tems, d’en mieux imprégner tous les organes & d’en paffer fur fes lèvres.

Je mis fin à l’expérience avant qu’il n’en marque du dégoût. C’eft un principe de l’éducation que de favoir terminer toujours une leçon fur un fuccès. Auffi malgrè qu’il me fupplia de pourfuivre je lui dis que ce ferait tout pour cette fois et le renvoyais aux cuifines ranger et nettoyer lui-même les ustenfiles.

Il faut bien de la régularité pour apprendre et nous répétâmes chaque jour cet exercice. La femaine qui fuivit, mon neveu s’était tant accoutumé à la consistance du blanc de l’œuf qu’il en venait à les gober par plaisir. Il me fit part de ce progrès avec fierté et tint à en administrer la preuve devant moi.
Lorsque je fus affuré qu’il possédait déformais le palais bien fait, je fis préparer des œufs très mollets. Je récupérais le blanc où nageaient des flocons qui avaient à moitié cuit au milieu de celui demeuré laiteux. J’y ajoutais du blanc cru. Je mettais le tout à la bonne température. Cela fait, je m’émerveillais moi-même de la reffemblance de ma mixture avec l’aspect de la véritable femence. Il fut plus difficile à mon neveux de s’accoutumer à ce nouveau mélange à cause de la présence des gruaux, me dit-il. Mais au bout d’une nouvelle femaine, il favait le faire rouler sous fa langue, s’en humecter les lèvres et l’avaler à petites gorgées comme un suc rare.

Je lui dis qu’il falloit encore persévérer avant de paffer à l’étape fuivante. La femaine après, chaque jour que je préparois son mélange, une fois le matin, une fois avant midi et une fois le foir, je lui demandois de me laiffer feul. Je tirais de moi-même un peu de vrai femence le matin et j’en mettois dedans. Je procédais par palier & je guettais fes réactions. Le troisième jour de cette pratique, mon neveux me dit qu’il croyait déceler un goût qu’il n’avait pas fu reconnaître jufque-là. Mais il étoit fort fubtil et différent de tout ce qu’il avoit connu.

— Peut-être cela vient-il de la poule, lui dis-je, aura-t-elle mangé de quelque vermiceau particulier.

Les jours d’après, je me gardais d’augmenter la part de femence. Fi bien qu’il s’accoutuma à ce goût nouveau et en acquit l’habitude.
— Alors, le questionnais-je, as-tu toujours ce goût que tu croyais déceler l’autre jour ?
— Mon Parrain, je ne sais plus. Il eft là et il n’eft pas là. Peut-être avant n’avais-je pas le palais affez fait pour le reconnaître ?
— Ce doit être ça, lui dis-je. Ton goût s’affine.

Je crus bon les jours qui suivirent d’augmenter doucement la part de ma femence. J’arrivais qu’il y en eut la moitié, puis les trois-quarts.
— Je sens de mieux en mieux le goût, mon Parrain. Mon palais décidément apprend.

Lorsque la part de ma femence fut telle qu’elle était prefque pure, je jugeais bon de paffer à la leçon fuivante. J’en avertis mon neveux qui en marqua une bien grande joie et beaucoup d’impatience.

21/04/07 - 09:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BENZEN

Kiss You Off


Heureuse nouvelle ou non dimanche, j'ai pris rendez vous lundi soir chez le coiffeur...






21/04/07 - 09:45 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KLENDAL

Où l'on trouve de tout sur le web...

N'importe quoi...

21/04/07 - 09:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE THORFINN62

Boum Boum Boum

Eh oui !! Les plus belles choses arrivent, et pas forcément à qui on peut penser lol c'est à dire à soi-même !! Un jour, faisant moults et moults détours, je m'en vas cheminant sur internet, puis je rencontre un charmant jeune homme! Je lui parle, lui laisse des commentaires (bah oué c'était pas sur Gay Attitude :( lol désolé j'y peut rien:) ), il m'en laisse. Bref on papote, on partage pas mal de gouts similaires ... puis je décide que l'on doit se rencontrer, on se rencontre, on se voit et là !!


Devait arriver se qui arriva, on s'est plus, on s'est replus, on se quitte plus ! lol
Petit coeur de viking pris par un petit Belge au prénom de roi : William !
J'avais dit : sauvons Willy !! sauvetage réussis !! lol j'ai effectué le mien en même temps lol
Il a l'âme de l'aventurier, tel Will Turner, celui de l'écrivain tel William Shaekespire (à chaque fois que je dois écrire ce nom j'expire lol (jeu de mot de brin !!). Je lui ai dis, I Will be with you, il m'as répondu me too, depuis mon coeur mité s'est réparé et re bat la chamade !!
La poterie ca sera pour la prochaine fois hein ^^

21/04/07 - 09:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZIGGY14

Liberté hier, liberté d'aujourd'hui

La liberté, c’est là aujourd’hui l’immense soif des consciences. La liberté est de tous les partis, étant le mode vital de la pensée. Toute âme veut la liberté comme toute prunelle veut la lumière.

Victor Hugo, Actes et paroles - pendant l’exil 1866.

21/04/07 - 09:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ELIJAHWOOD75

François avec Ségolène Royal !!!



Vous voyez Bertrand ? Vous voyez Ségolène ? Entre les deux avec des lunettes, c'est moi, hier à Paris dans le 2ème arrondissement ! J'ai serré deux fois la main de Ségo et elle est très gentille !

21/04/07 - 09:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MISTERBLUE

Waaaaa chuis speeeeed ce matin !!!!

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Trop de café ????

21/04/07 - 08:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

BONJOUUUUUUUUUUUUUUUUR

Petite promenade matinade...

21/04/07 - 08:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BALDER

VOTES



Ce dimanche il y a une petite formalité à remplir....même si tous le monde tire la couverture a soi restez sympa les uns avec les autres c'est bien plus important !!!!

21/04/07 - 08:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BALDER

Parfums

21/04/07 - 07:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SELFMADE

Règles spécifiques... (humoristiques)


Petit rappel :

Si vous désirez voter Sarkozy, dimanche : vous devez impérativement vous rendre au bureau de tabac le plus proche de chez vous et GRATTER UN MILLIONNAIRE. Si le nom de Nicolas Sarkozy apparaît, indiquez-le au buraliste qui fera remonter l’information au ministère de l’intérieur avant 20h.
Attention : il n’est pas utile d’aller déposer un bulletin dans l’urne, même si votre mairie vous y invite. Songez qu’elle ne sait pas pour qui vous allez voter, d’où son invitation, alors que le vote Sarkozy est spécifique.

(Réglementation lisible au ministère de l’intérieur, bureau de M. Sarkozy, 2eme étage droite… vous le trouverez facilement, il y a 15 policiers devant la porte. Si sous parvenez à entrer, c’est le troisième tiroir de droite de son bureau, sous celui sur lequel est marqué « playmobil »). Bon grattage !

Si vous désirez voter Le Pen, dimanche : vous devez impérativement envoyer votre bulletin de vote marquer « Le Pen », que vous avez du recevoir à votre domicile, à l’adresse suivante : M. Le Pen, Pdt du Front National, 92-Saint-Cloud.
Attention ! S’il est inutile d’aller voter dans un bureau de vote, en raison des règles spécifiques prévues pour le vote Le Pen, vous devez absolument avoir déposé votre bulletin dans une boite aux lettres de la Poste avant dimanche 20 h !

Si vous désirez voter de Villiers, dimanche : là aussi, une règle spécifique est instituée. Votre bulletin ne sera pas valable si vous le déposez dans l’urne d’un bureau de vote, fut-ce celui auquel vous êtes rattaché ! Vous devez impérativement vous rendre au Puy-du-Fou, en Vendée, pour un grand rassemblement à 19h30 durant lequel les présents seront comptés. Les résultats de ce comptage seront rendus public dès 20h, dimanche soir, en même temps que les résultats des autres candidats.

Si vous désirez voter Nihous, dimanche : vous devez vous munir d’un gilet pare-balles et vous rendre dans la forêt de Fontainebleau entre 8h et 18h (attention : le vote se termine plus tôt dans la forêt de Fontainebleau !). Une fois dans la forêt, vous devez attendre qu’un chasseur vous vise (une petite lumière rouge apparaîtra sur une partie quelconque de vos vêtements, voir de votre visage) et vous crierez alors très fort « je vote Nihous ! ». Dûment enregistré par le chasseur zélé, votre vote sera directement transmis par talkie walkie au ministère de l’intérieur.
Pour sortir de la forêt de Fontainebleau, (uniquement après avoir voté !), il est conseillé de marcher à reculons…
Bonne promenade votative !

Pour les autres candidats, la règle reste la même qu’aux élections précédentes : vous rendre dans le bureau de vote mentionné sur votre carte d’électeur, aux horaires d’ouverture !

Bon vote.

21/04/07 - 07:54 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SANDWICH

Leçon #1 : Comment communiquer en public !!!


Bonjour à tous, il est évident que dans la vie, nous soyions confrontés à plusieurs problèmes relationnels. Que se sont par vidéo, par l'écrit où par un contact direct avec une personne. Il existe certaines régles à suivre pour rester digne envers soit-même et éviter tout faux jugement de part et d'autres. Voici 5 précieux conseils à prendre en note pour faciliter et agrémenter vos communications en public et être épanouis dans ce que vous êtes.



Régle numero uno

Ne jamais agir spontanément. Vos gestes brusques provoqueront des vagues plus grandes de par l'incontrôle de vos pulsions. L'impulsivité fait preuve d'inattention et d'égoïsme envers son interlocuteur. Attention à ne pas trop vous emflammer !


Régle seconde

Les différences de langage entre chacun peuvent provoquer certains malentendus et irriter certaines personnes. À ce moment, suffit d'expliquer clairement que vous avez du mal avec certaines expressions. Comme dans la vie, l'abstinence peut être fort utile, mais l'accumulation ne fait qu'entraîner un surplus qui peut exploser à tout moment.


Règle trio

La violence gratuite est un outil accessible a tous, mais peut efficace. Si vous faites parti de ceux où l'ironie et l'humour noir vous habitent, la suptilité s'avèrera un moyen agréable, tout en restant mesquin, pour vous faire valoir selon vos humeurs.


Règle avant-dernière

Évidemment, certains semblent tenaces et semblent peu enclin à connaître réellement ce que vous pensez. C'est simple, voici un exemple : " Allo Tara, tu sais, j'ai pas trop le droit de consulter mes courriels au travail." - ou bien - " Hééééé Tara !!! Tiens j't'ai pas donné ma nouvelle adresse !!! "


Règle ultime

Soyez vrai dans ce que vous faites, puisque le jour où on découvrira ce que vous êtes réellement, vous aurez peut-être quelques petites surprises ! Dans ce cas, avoir un gros cul peut aider à amortir votre chute.



Enfin, si vous avez échouez à une de ces règles, ne vous en faites pas. Il existe une solution ! Il suffit de mettre votre orgueil de côté, de pardonner et de recommencer à la règle uno. Bon succès !!!

Sir Sandwich

21/04/07 - 04:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GODFORSAKENBOY

Vous saurez vous reconnaître.

j'avoue j'ai douté.
mais mille mercis.
MERCI.

21/04/07 - 04:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MALEFICIO

La Belle et la Bête version 2007








Il ne reste qu'à distribuer les rôles hein ....



21/04/07 - 03:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MALEFICIO

Souvenir de son week end strasbourgeois






Et moi je dis «Jugem'in ...
Pire qu'une groOOOsse manitobaîîne ... »



21/04/07 - 03:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KOLKHOZ-BLOG

Un scoop au kolkhoze



LE PAPE
EST MORT !


Au milieu de la nuit.

21/04/07 - 02:41 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BAMF

En France, on va voter mais pendant ce temps-là, la Terre tourne !

"Dans tous les pays de l'Union, il sera très bientôt interdit de nier l'existence de la Shoah ou de faire l'apologie des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité qui ont été reconnus par une juridiction internationale, comme le génocide au Rwanda par exemple. Tous les Etats devront inscrire dans leur législation des dispositions qui feront des motivations racistes des circonstances aggravantes pour n'importe quelle infraction. Partout, l'incitation à la haine raciale devra être punie d'une peine de 1 à 3 ans de prison. Mais le négationnisme ne sera punissable que s'il s'accompagne d'incitation à la haine raciale. C'est un socle minimum qui n'empêche pas les pays qui le souhaitent d'aller plus loin.

Ainsi la France peut considérer comme un délit la négation du génocide arménien. Mais puisqu'il n'est pas reconnu par une juridiction internationale, il ne tombe pas sous le coup de ce nouveau délit européen. L'accord va évidemment moins loin que les ambitions du projet initial. Mais il fallu 6 ans de négociations tant les notions de liberté d'expression varie d'un Etat à l'autre. Et jusqu'au bout, les républiques baltes ont tenté d'englober dans ce texte les crimes du stalinisme.

Finalement, ils ont accepté que cette condamnation là ne figure que dans une déclaration séparée. De même, Varsovie n'a pas obtenu que ce délit européen sanctionne aussi ceux qui accusent la Pologne d'avoir participé au génocide des juifs."

http://www.rtbf.be/info/international/ARTICLE_085963
(on trouve également cette info dans les page du Monde.fr)

Certains affirment que l'Union Européenne ne sert à rien... Et bien non ! Elle permet de faire avancer les choses et d'aller, bien souvent, vers un mieux.

On ne peut pas ne parler de l'Europe que lorsqu'elle fixe les dates de chasse, la culture possible d'OGM, le diamètre des saucissons.

L'Union Européenne n'a pas toutes les qualités, mais elle est loin de n'avoir que des défauts !

21/04/07 - 02:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTEMISO

le tien, le mien



" Pourquoi comment
Sans les apparences
Pourquoi combien
C'est sans importance

Le mien, le tien, le sien, le rien... "


" Ça n'a pas marché
C'est bien

Et si par hasard
Oui par hasard
C'est le tien, le mien
Quand on comprend rien

Changer de chemin
Si son nom revient
Recommencement
Commencement et fin... "

Najwa ( extrait de "le tien, le mien" )

21/04/07 - 02:22 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTEMISO

Honnetement





"Honnêtement, que va-t-il advenir de moi
J'n'aime pas la réalité
Beaucoup trop claire pour moi
Mais la vraie vie est quotidienne
Nous sommes ce que nous ne voyons pas
On manque tout à force de rêver éveillé"...

" De flammes à poussière
D'amants à amis
Pourquoi toutes les bonnes choses ont-elles une fin ?..."

Nelly Furtado

21/04/07 - 02:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SIXTE

Fleur d’avril s’éteint si vite, sans que la foudre ne soit passée.
Des élans de Ségolène mais ça ne fait pas tout.
Errer de bar en bar pour se perdre un peu.
Coller des autocollants à la va-vite.
Il est minuit, ou presque, demain tout commence.
Le renouveau, la mue tant attendue.
Demain je me transforme.
Finis le romantisme, les décompensations sentimentales.
On s’endurcit, on va au feu.
Tout a sa place, tout à sa place.

21/04/07 - 01:28 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VALERIO

Fadaises

Y'avait pas grand monde, ce soir, à l'Oh Fada. À croire que bcp avaient fait le plein lors de la MTG?

Pour une fois, je suis rentré (dans le XIXème) en métro et non pas à pied vers 2h du matin (bah, 5 km, seulement).

Je pensais ramener un gentil garçon chez moi afin de partager le lit. Eh bien, peine perdue: j'ai dû faire mon lit entièrement tout seul, avec le changement de draps.

21/04/07 - 01:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTEMISO

past is the past


du passé ne reste que les souvenirs etherés
les souvenirs ne sont que des photographies qui finiront pas jaunir dans un tiroir

21/04/07 - 01:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTEMISO

le jour "J"



jusqu'au jour où pour un autre m'a ejecté de ma vie sans preavis , sans retour en arriere possible...

"baby hit me one more time"

21/04/07 - 01:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCHIGOLCH

La Loreley

À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté

Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcelerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri

Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie

Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé

Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège

Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien

Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure

Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon coeur me fit si mal du jour où il s'en alla

L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence

Vat-en Lore en folie va Lore aux yeux tremblant
Tu seras une nonne vétue de noir et blanc

Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
la Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres

Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château

Pour me mirer une fois encore dans le feuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves

Là haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley

Tout là bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle

Mon coeur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin

Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

21/04/07 - 01:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ARTEMISO

qui dort dine



je l'avais aimé
j'assurais comme un roi
de petits repas mijotés, en courses assurées, de cadeaux en surprises...
mais il a aimé jusqu'au jour ....

21/04/07 - 00:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE WOLFI

BONNE NUIT

Bon je crois que là, je vais passer une bonne nuit..... a demain!!!

21/04/07 - 00:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MELODYNELSON

J'apprécie cette actrice depuis ces débuts dans Karnaval(Jean Paul Rouve y jouait aussi un très beau rôle ).
Nous avons découvert ce soir l'adaptation de son roman au théâtre.
Belle brochette de comédiens:Aure Atika, Elodie Bouchez, Nathalie Beyer et Albert Delpy et mis en scéne par la comédienne-écrivain.
Une superbe sénographie au air d'Escher et d'Alice au pays des merveilles.
Belle découverte avec un texte faussement gentil et naif.

21/04/07 - 00:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GUILLL

Brasserie habituelle


Ce soir dîner à la brasserie de la place Maubert, le Canard Enchaîné sous le bras. J'y vais d'habitude les soirs de semaine depuis des années ; c'est la première fois que j'y mets les pieds un soir de week-end. Pourquoi ? Je ne sais pas.

Le serveur habituel n'était pas là. Le serveur habituel me sert évidemment sans que je lui demande la carte, car il sait depuis le temps ce que je vais lui commander.

Ce soir, un autre garçon était de service. Et, oh surprise, c'est un choupinou-pinet qui officie ! Le genre que j'adore : brun, gouailleur, chiennasse. Un vrai talent pour tenir la salle entière tout seul. Pas mal de touristes : un mot en mauvais italien pour prendre le menu des Espagnols qui dînent à la table d'à côté. Une blague graveleuse qui fait rire les deux mémères qui veulent boire un verre.

Boucle d'oreille, petit tatouage dans la nuque, cheveux coiffés à la 'djeuns. 25 ans environ, chemise blanche largement ouverte sous le gilet noir des serveurs de Paris. Beau mais pas tant que ça : le charme réside dans la façon dont il sourit, façon : je suis une pute, mais bien malin celui qui courra assez vite pour me prendre et je ne suis pas dupe !


J'aime Paris !

21/04/07 - 00:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEROME-SG1

Mon Coeur est lourd....


Quand j'apprend que St Jude Flaw,
notre grand gourou,
mon idéal de sagesse métaphisique,
celui qui ma promu chevalier de l'amour spirituel...
COMPLOTE DANS MON DOS !!!!!








J-303

21/04/07 - 00:16 - EXTRAIT DU JOURNAL DE REVIVAL

Wanda au bal des vampires... Bifff 2007



100 % pur Belge....

21/04/07 - 00:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LORACLE

Dimanche on sera fixé...

Bon WE à toutes et tous, et dimanche, lorsque vous mettraient votre bulletin dans l'urne, l'un des treizes bulletins (12 candidats + 1 blanc), faites le en votre âme et conscience.
J'espère que vous ne votrez pas contre tel(le) ou tel(le) candidat(e), je pense ce genre de vote stupide au 1er tour, au second cela est logique.
Mais votait pour un projet, une conception de la société que nous propose nos 12 candidats et sachez que le candidat qui sera désigné, aura une dure responsabilité et beaucoup de boulot pour les 5ans à venir, car tous nos candidat(e)s sont de ce point de vue là honnête, la France est en très mauvaise posture.

Bon vote à toutes et à tous, et à dimanche 20h00 pour connaitre le résultat du 1er tour...
Nous verrons si les centaines de sondage que nous avons pu voir et lire depuis quelques semaines étaient juste ...

Vive la République
Vive la France

21/04/07 - 00:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Aujourd'hui



Vas y petit ange, tu atteindras la lune !!!
Perséverence et Langueur de tas valent mieux que force ni que rage





Spiritual is Beautiful !!!


21/04/07 - 00:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LUCOLIVIER

Déchainez vos passions...



Et jouez en...!