Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux ?
Bon alors au détour d'une conversation récente, je me suis apperçu qu'il manquait une pierre à ma culture musicale. Celle-ci à beau être méchamment sélective , faisant l'impasse sur des tas de trucs "importants " , lorsque quelqu'un me parle d'un artiste ou d'un disque avec un enthousiasthme à décrocher les enceintes, ben forcément , j'essaie de jeter une oreille sur le truc en question, des fois que.
Or là donc j'ai décidé de suivre les conseils d'un ami qui m'a fait saliver les oreilles avec la description enflammée, voire un brin fanatique, d'une oeuvre en plusieurs tomes que je n'avais jamais écouté avec assez d'attention pour y déceler les merveilles que cet ami me fit entrevoir ce soir là ...
J'ai nommé "Tubular Bells ", de Mike Oldfield. (hihi, "tubular Belgians in my goldfield" , comme dit le groupe Departure Lounge, que, sans dec, vous devriez découvrir, en commençant par le sublime album : "Too Late To Die Young" mais c'est une digression j'en ai bien peur)
Bref, les cloches tubulaires, je les ai entendues, comme tout le monde, dans le film "L'Exorciste" . J''ai aussi appris que cet album-concept, bizaroïde et experimental , même pour son époque , réalisé pour quasi-rien par un jeune génie de la guitare , limite autiste : Mike Oldfield, euh...je crois que je me suis embarqué dans une phrase trop longue.
Je récapitule : Michael Oldfield, génie, guitare, experimental, hippie , vaguement celtique , inconnu en 1973, fait une maquette d'un projet intitulé "Tubular Bells "et la file à Richard Branson , jeune homme qui-n'en-veut, avec les dents qui rayent par terre et quand même un goût artistique très sûr...
Richard Branson flashe sur la maquette et décide de monter un label de production de disques rien que pour pouvoir sortir cet oeuvre qui le fait monter si haut à l'interieur dans son mind, quoi, quand il a réussi à en avoir de la bonne. Le disque est enregistré dans la foulée, dans un manoir qui est aussi le siège de la maison de disques. Un label minuscule et débutant du nom de ... Virgin Records. Mike Oldfield bidouille avec des premiers magnétos multipistes, jouant TOUS les instruments sur l'album. Ah, l'album : Une sorte de symphonie pour guitares et cloches en forme de tube, donc, qui raconte une histoire que personne il la connaît mais il s'invente la sienne au fur et à mesure que le disque défile. Deux faces : deux morceaux d'une vingtaine de minutes chacun pendant lesquels...
PUTAIN MAIS QU'EST-CE QUE JE RACONTE, MOI ?????
Deux morceaux de 20 putain de minutes pendant lesquels on doit se farcir les solos sans fin d'un guitar-hero autiste et intello , qui fait couiner sa guitare comme une souris folle hystérique en plein orgasme!!!! Tout ça entrecoupé de longs passages "planants ". Il paraît. Perso, je trouve ça juste : chiant .
J'ai écouté quand même Tubular Bells II , Tubular Bells III , et aussi le IV (The "Millenium Bell", ben voyons ) et heu...comment dire.
PLUS JAMAIS.
Voilà .
Paraît que c'est "culte " (terme tout de même assez galvaudé depuis un bon moment , tout est "culte ". Votre yaourt au Trifidus est "culte ".) Ben dis-donc, y devaient être sacrément défoncés dans les seventies, les hippies du monde entier, pour trouver des résonnances cosmiques à ce disque et l'acheter par milliers pour revivre l'experience à la maison!!!! N'empêche que ce truc, le Tubular Bells I a fait gagner assez de thune à Virgin Records pour en faire ce qu'on sait . Hé oui, sans Mike Oldfield, pas d'Etieeeeeeene Daho , pas de Liane Foly (heu...)...
Bon, je concède que le volume III , enregistré à Ibiza, m'a un peu plus fait dresser l'oreille. Mais bon, ça reste le même tournicotage autour des même themes musicaux , sauf qu'il y a des boîtes à rythme et du piano. On dirait de la Dream Music Italienne , genre Robert Miles, en fait.
Bon j'arrête avant de me choper un procès en diffamation.
Tout ça pour dire que : BEURK. Aime pas.
(c'était vraiment très interessant. Merci de votre attention.)