Parfois...
...on se dit qu'il eut mieux valu se casser une jambe ce jour-là.
Après vous avoir quittés tantôt et laissés aux prises avec mes deux posts précédents, je m'apprêtais à passer un bout de soirée avec mon ami Girole, son assistante et néanmoins complice Ya, et éventuellement son nouveau copain. Celui de Girole, pas celui de Ya !
Un SMS et un message vocal plus tard, et je n'avais toujours pas de nouvelle, ce qui est rarement dans ses habitudes, sauf cas de force majeure, bien entendu. Et là, qui donc a la bonne idée de m'appeler ?! Mon B., revenu dans la journée de la Côte d'Azur, où il a passé quasiment une semaine avec son chéri. Pour rire, j'en dirais bien plus, mais la décence me l'interdit !
Rendez-vous est donc pris avec B. pour se retrouver sur le coup de 19h45, devinez où... Ben oui, à l'Open.
Moment très sympa, à reluquer avec envie tout ce qui passait — enfin, pas envie de TOUT ce qui passait non plus, hein, faut pas abuser ! — et surtout à gloser sur les uns et les autres, comme deux vieilles pouffiasses que nous sommes. Mais ne vous méprenez pas : on fait plus ça par jeu que par méchanceté. C'est juste que j'ai toujours adoré les deux vieillards du Muppet Show et je trouve trop drôle de jouer leur rôle, quelques trente et quelques années avant d'avoir l'âge qu'ils sont sensés avoir !!
Bref.
Au bout de la seconde pinte, on file dîner à la cantine, a.k.a. Le Kofi du Marais, où bien entendu, on continue comme deux collégiennes pré-pubères à zieuter tous les beaux gosses et à commenter. Genre, comportement de pédale de base ! Soudain, un SMS... : “ Chic, G. est rentré d'Italie et il me répond ! ”.
Ah ben non, c'était pas G., c'était E., mon Amour Éperdu de l'hiver dernier (cf. avant-dernier post) qui à 22h21 n'avait rien d'autre à foutre que m'envoyer un SMS pour me demander si j'allais bien. Je vous passe le détail de l'échange, mais sachez juste que depuis trois/quatre semaines, il me court après pour qu'on se voit. Et aussi, pour me donner les deux cours de solfège qu'il m'a promis, ainsi que quelques cours de chant que je lui ai réclamés.
Sauf que, depuis trois/quatre semaines j'ai rencontré G. et j'aimerais bien un peu oublier E., surtout qu'il ne m'appelle plus que quand il a besoin de quelque chose, bien qu'il s'en défende, évidemment :
“ Non, pas de soucis de mon côté, c'est juste que ça fait une demie-douzaine de fois que je te contacte en un mois, et je ne te relance pas par intérêt, quel qu'il soit. Ce n'est pas parce que tu es expéditif ce soir, mais aussi les autres. Si je dois m'attendre à du laconisme de ta part, autant que je le sache. Je te laisse donc tranquille. Bon appétit ! ”.
C'est marrant, maintenant c'est
LUI qui compte les fois où il me contacte et où je ne donne pas suite, alors que quand on était ensemble, c'était moi qui comptais avec délice et bonheur les jours passés ensemble depuis notre rencontre, tandis que lui n'en n'avait rien à foutre.
J'adore ce mec, vraiment, même si le ton n'en témoigne pas. Mais quand ce petit con aura compris que c'est pas maintenant qu'il m'a largué, une semaine après m'avoir glorieusement souhaité une bonne année, qu'on va se voir plus qu'avant, je crois qu'il aura fait un grand pas dans sa manière de traîter les autres. Et en particulier, ceux qui l'aiment.
Heureusement que B. et moi sommes allés au RAIDD Bar après le restau, ça aura au moins eu le mérite de me détendre les neurones !
Et pour terminer sur une note pas joyeuse, ben j'attends toujours des news de G. et j'ai peur qu'il ne m'ait laissé un message sur CG. Or, si c'est le cas, ça va passablement me gonfler ; si après tout, nous sommes ensemble, comme il l'a confirmé lui-même, il aurait quand même pu m'envoyer un SMS quand il a commencé son boulot il y a 1h37...
PS: au moins, Girole m'a renvoyé un mot pour me dire “ Soirée ciné mari ! Bisou ”.