Alors donc de moi, en sept points
Allez, c’est l’été, on s’en fout, peu importent les grandes idées et les positions de principe, brûlons nos soutien-gorge et sodomisons les Népo ; en un mot, lâchons-nous, et soumettons, nous aussi, à ce petit exercice d’écriture qui court sur GA depuis un moment.
1) Après avoir été journaliste et avoir notamment
frayé avec côtoyé Ruquier, je suis devenu, suite à certaines péripéties qui ne te regardent pas, cuistre, bibliothécaire. Eh oui, la seconde fois, j’ai enfin eu ce putain de concours !
Bon, soyons honnête, être fonctionnaire, qui sus est bibliothécaire, n’est pas terriblement bandant. Mais force m’est d’avouer qu’il n’est pas déplaisant de terroriser mes vieilles collègues ménopausées ou les jeunes thésardes en tailleur et frigides.
2) Je suis, par essence, bisexuel. Déjà, force m’est bien de l’avouer, ma mère est… une femme C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup !
Par ailleurs, je fus, à douze ans, déniaisé successivement par un frère et sa sœur, pendant des vacances autour d’une piscine. Il faut dire, à leur décharge, et comme l’eût sans doute confirmé Gabriel Matzneff, que j’étais assez croquignolet, à l’époque !
3) Contrairement à ce que l’on semble penser sur GA, je ne connais pas Népomucène, et n’ai jamais eu aucun contact charnel, ou même physique, avec lui. Nos relations intimes s’arrêtent à un livre que lui ai envoyé par la poste, voilà quelques mois. Reste bien sûr, et je suis ici d’accord avec toi, hypocrite lecteur, que la manière qu’a Népomucène de parler sans arrêt de moi, de me relancer et d’employer le possessif pour m’appeler sa « grosse mémère» prouve incontestablement qu’il crève d’envie que je lui explose le cul et que je remonte bien à fond jusqu’à lui titiller les amygdales. Mais bon, que veux-tu, je suis un romantique, moi, il me faut des sentiments. Et puis désolé pour Népo mais… les chauves ne me font guère bander.
4) Pour m’atteindre, certains ici me taxent volontiers d’alcoolisme. En fait, ça me fait rire. Je le fus, ou du moins je bus, jusqu’à un samedi matin de 2005 où je décidai enfin de me lever. Je n’ai de toute façon pas honte de l’alcool : ceci n’a aucune importance. En revanche, je n’accepte pas que certains, ici, présentent comme des tares ou des objets de honte l’âge, la race, le défaut physique ou le handicap. Non, non, et re-non, le mot «COTOREP » n’est ni une insulte ni une injure ! Ce étant intégré, vous pouvez bien me traiter d'alcoolique si vous êtes à court d'argument ou si ça vous fait plaisir : tant que vous essayez de m’attaquer sur l’alcool, vous, mes ennemis virtuels, ne risquez pas de m’atteindre.
5) Sur GA, je passe volontiers pour un mec froid, sans sentiment, voire cruel. En fait, je suis tout le contraire. Et j’aime les arts, notamment, surtout l’art moderne, et surtout pictural. Mais bon, je répugne tellement à me livrer, et je crains à un point tel de passer pour une chochotte, que lorsque j’évoque ma passion, c’est toujours avec morgue, et pour l’envoyer à la gueule de ceux que je désigne comme mes ennemis.
6) On croit volontiers que je n’aime personne. C’est faux, j’ai aimé, et j’aime, un petit garçon et une petite fille. Du calme, les pervers de Legarçon.net : je ne suis pas pédophile, hein. J’aime, tu peux comprendre ça: c’est très différent ! Je veux dire, je suis prêt à aller construire des chateaux de sable sur une plage en Espagne ou à m'extasier devant un dessin aux feutres qui ferait gerber n'importe quel type normalement constitué. J’aime et j’ai aimé leurs mères, aussi, mais je n’en parle jamais, car on n’est pas des pédales, merde, quoi ! En fait, j'ai un petit côté Bashung, en moi...
7) Quand je suis à court d’argument, j’essaye d’atteindre mes détracteurs en les attaquant sur leur sexualité. Et, je ne peux pas m’en empêcher, j’imagine spontanément qu’ils sont passifs, comme si c’était une honte, une déchéance de la virilité, un moins-être. Bien sûr, moi, lorsque j'évoque mes expériences homosexuelles, je me pose toujours, et résolument, en actif non négociable. Je n’avouerai jamais que, dans mes fantasmes les plus torrides, je rêve de me faire prendre en levrette, sous un pont glauque, par Jeff Stryker ou Ralph Woods. C'est ce qui me permets d'assumer mon homosexualité, ou du moins mes galipettes occasionnelles avec des partenaires de mon sexe.
8) Je suis souvent, il est vrai, de mauvaise foi. Pourtant, je suis intelligent, et je crois pouvoir dire, sans prétention ni fatuité, que je suis très vif d’esprit. Je réagis rapidement, je vois très vite ce qui peut être choquant ou délirant dans le discours d’autrui; j’ai quelques connaissances mais surtout une logique ou une idéation qui pose souvent, à la bonne place, les vrais problèmes.
Reste que je refuse d’être contredis, ou d’avoir tort, et que ce refus m’amène parfois à être violent verbalement, voire à dire n’importe quoi. Tout en posant les bonnes questions, il m’arrive assez souvent de faire des procès d’intention et de n’être pas compris. C’est dommage, car je ne suis, au fond, qu’amour. Le jour où j’apprendrai à dire « je ne sais pas», voire « oui, ok, j’ai tort », j’aurai fait un grand pas. Mais entre nous, mon bon vieux
double lecteur, ce n’est pas demain la veille !
9) Quoi, quoi, comment ça, il ne fallait faire que sept points ? Tu crois que je suis un larbin, comme toi, une pauvre merde, un soumis qui obéit aux règles et qui croit voir l’infini dans le cul de Steevy ? Dégage, tire-toi de mon blog, cuistre : tu ne me mérites pas !
10) A dix ans, justement, j’eus ma première érection consciente et me paluchai jusqu’au sang sur une image d’Achille Talon.
11) Je ne l’avouerai jamais, mais j’aimerais sacrément faire une partouze avec Loracle et quelques autres. Avis aux amateurs.
12) Tous ceux qui croient que je n’ai pas de cœur seraient bien surpris d’apprendre que j’ai… un chien. Eh ouais ! Il n’a pas d’âge
(id est, presque aussi vieux que cette chienne de Népo), il ne rerssermble plus à rien, est malade, handicapé, souffrant, et pourtant je l’aime : c’est ainsi. Il s’appelle Guevara, ou Che, ou Fidel, ou Médor, ou encore Doddy91, peu importe : eh, l’ami, tu croyais quoi, que j’allais baisser la garde et faire du sentiment, là? Crève, salope ! Et sache que tu n'auras jamais, à mes yeux, le centième de la valeur de mon chien à demi-mort.
13) J’habite depuis toujours aux Buttes-Chaumont. Depuis quelque temps, sur GA, je répète, jusqu’à l’écoeurement, que j'ai une terrasse. Bon, à vrai dire, ma terrasse, c’est plutôt une espèce de balcon somme toute assez médiocre. Peu importe : j’aime faire envie ! L’un des paradoxes de ma personnalité, c’est que je détecte et que je pointe très vite la suffisance et la fatuité d’autrui
(ici, on éviter de penser à un certain reptile millénaire) mais que j’adopte le même comportement, dès que je le peux. Un psy dirait sans doute que je souffre d’un complexe d’infériorité mais moi, les psy, je les encule à sec, avec capote mais sans poppers.
14) Dans ma famille, il y a des gens qui n’ont pas été top, pendant la seconde guerre mondiale. D’où, sans doute, ce besoin quasi physique que j’ai aujourd’hui de crier, en multipliant les posts vindicatifs ou les commentaires assassins, mon sens de la tolérance. Ca me conduit certes, parfois, à l'intolérance, mais je ne suis pas à un paradoxe prêt. Sarko estr un pourri. Ne discute pasn;,z
15) J’ai trente-sept et malgré tout ce que j’ai construit depuis un an, ma vie ne me satisfait pas. J’aimerais essayer d’autres choses, me lancer dans de nouveaux projets… mais n’est-il pas trop tard ? Parfois je doute, parfois j’ai peur… mais bon, il ne s’agirait pas que je passe pour une grosse pédale sur GA, hein !Alors je préfère agresser mon prochain : c’est plus confortable, c’est plus rassurant.
16) Un jour, c’était il y aun an ou deux, une femme qui m’aimait, et qui s’accrochait à l’espoir de (re)construire quelque chose avec moi, m’a envoyé le dessin de son fils, qui me disait qu’il m’aimait. A toi, rien qu’à toi, je peux bien avouer que ce jour-là j’ai failli flancher. Et puis l’intellect a repris le dessus, car l’intellect est ma bouée de sauvetage…
17) Eh, cuistre, as-tu pu croire un instant que j’étais sincère ? Ces quinze points, tout ça, ce ne sont que des conneries. Et je t’emmerde, espèce de Lefuneste !
Bon, ici, normalement, je devrais désigner sept personnes qui raconteraient, elles aussi, leur vie en sept points. Mais je l’ai dit, déjà, vos règles de pédés, moi, ; j’en ai rien à foutre. Et puis la posture que j’ai adoptée depuis 2006, sur GA, veut que je n’aie pas d’amis. Alors allez tous vous faire foutre et, au retour, poursuive la chaîne qui veut.