deuxiéme partie : le feeling
le désir monte seul au bout du monde
Seul dans cet hôtel , Cette nuit a été différente de notre première.
les yeux dans les yeux ont à allumer le feux de cette instant chaleureux .
Si je ne le connaissait pas , j’aurais pu dire qu’il tombait amoureux de moi. Le besoin de la relation sexuelle pour combler un manque finalement animal ,a laissé le temps de ces quelques heures, la place au désir.
Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse être aussi doux. Je le savais câlin, trop peut être car ce trait de son caractère a déjà causé bien des dégâts en ma misérable personne.
Oh il n’est en aucun cas responsable de cela ; il s’est contenté d’être lui-même. Je suis le seul fautif dans cette histoire ; le seul à m’être crue capable de résister à son charme.
Pourtant j’ai toujours su qu’il correspond en tous points à cet être recherché. A quelques détails près, son visage est celui que je m’étais imaginé pour l’homme de mes rêves .
Son corps n’est pas excessif. Je ne saurais en faire le détail, il est un juste milieu entre la force de ses muscles et la fragilité de sa silhouette.
Sa peau pâle m’attendrit, ses épaules me rassurent, sa voix me berce, ses yeux me rendent docile, ses lèvres (un delice)me font chavirer .
Je raffole de ses mains. M’approprier ne serait-ce qu’un instant, pour une complicité, une intimité supplémentaire. Mais à peine avais-je eu le temps de frôler ses longs doigts qu’ils m’échappaient déjà. Je me demande pourquoi il m’a ainsi refusé ses mains. Peut être qu’à ses yeux elles ont autant d’importance qu’aux miens…
La main. comme pour laisser une distance entre nous, il m’a interdit ses mains;
Mais d’un autre côté, il a bien légué son corps à ma science le temps d’un massage.
Je le possédais et mes mains avaient carte blanche. Les épaules, le dos, les reins à leur merci, avec pour seul mission, détendre et éveiller quelques envies peu avouables…
La nuit est finie, il fait jour. De retour à la réalité, j’ai du descendre de mon nuage. Finalement, rien n’a changé.
Comme la première fois, j’attend …….
Ce n’est rien, je ne suis pas pressée de retrouver mon quotidien solitaire.
Je me met alors à rêvasser, l’imaginant revenir en courant à l‘enregistrement , les jambes tremblantes et le cœur hystérique à l’idée d’arriver trop tard. Mais il me verrait et d’un pas décidé, marcherait vers moi. Et moi… hésitant mais ravie de le revoir si vite, je me lèverai de mon banc pour qu’il puisse me serrer dans ses bras. Son visage enfouie dans mon cou, je sentirai son souffle chaud tel un message pour me dire : si, quelque chose a changé… Mais tout ce scénario n’est qu’une fantaisie.
Notre amour restera toujours notre fardeau.
Sa punition d’être si gentil, ma plaie d’une telle faiblesse. L’avion arrive, rien n’a changé…
J’ai beau rentrer chez moi, je retourne en arrière avec pour seul bagage le souvenir de ses caresses, de son visage endormis, et dans le creux de mes mains, l’odeur de son shampoing, tenace d’avoir tant joué avec ses boucles.
Ce n’est pas un jeune surfeur aux longs cheveux délavés mais un homme mûr aux cheveux bouclés.
avec tant de célibataire sur cette terre …
Pourquoi nous deux ? pourquoi nous et pas eux ?
c était juste un feeling dans l’infini universel ou ce feeling a été parallèle .
Il m’as dit que si un jour …. ,
Je n’ais pas su quoi lui répondre à ça…
Sam