Vous connaissez Futurama ? une série créee par le papa des Simson Simson Simson (sans P) !
"Balblabla" est fan de blablabla, une espèce de peintre efféminé aux toiles dignes d’un débile mental. Regardez cette, toile ! Elle me rappelle le générique du dessin animé Futurama. Si vous demandez à un enfant de 8 ans de vous faire un dessin d’après ce générique, vous aurez un résultat proche de ça. Ce genre de post me faire rire et me révolte en même temps.
Mon but n'est pas vraiment de m'en prendre à ce "bablabla" ni à son artiste préféré mais à un système dominé par le copinage et l'imposture.
Si vous parcourez la moindre galerie d'art virtuelle généraliste sur internet, vous allez voir des milliers de peintres qui travaillent tous comme ce type, c'est à dire sans compétence ni créativité particulière. Ces gens inondent Internet de croûtes qu'ils n'arrivent jamais à vendre car il faut vraiment être bête ou avoir gagné son argent en le volant pour le dépenser dans de tels achats.
Quand vous allez voir un médecin, c'est parce qu'il a des compétences et que vous ne vous y connaissez pas assez en médecine pour vous soigner vous-même. Pourquoi donc acheter des toiles qu'on peut peindre soi-même ? La valeur artistique d'une œuvre provient du fait qu'elle est le résultat d'une expérience et de recherches uniques. Dans le passé, les jeunes apprentis passaient des années à apprendre le dessin et la peinture. Ils devaient passer par les ateliers des grands maîtres et après 10 ou 20 ans de boulot et d'une carrière en dent de scie, ils parvenaient parfois à s'imposer. Aujourd’hui, les choses ont complètement changé. Les galeries des grandes villes sont tenues par ces mêmes personnes qui investissent dans la haute couture ou l'importation de bananes. Les galeristes ne veulent plus attendre dix ans avant que leurs artistes ne s’imposent par eux-mêmes. Pas question de prendre des risques. Ils préfèrent créer des carrières et des réputations de toute pièce.
Aujourd'hui, un peintre et un sculpteur se lance comme un footballeur ou un acteur. Le galeriste commence par choisir quelques artistes, ensuite il offre des cadeaux aux journalistes et aux critiques pour qu'ils écrivent de belles choses sur ses poulains. Il faut par exemple savoir que les grandes galeries ont l'habitude de payer des écrivains, des peintres ou des acteurs connus pour qu'ils viennent assister aux vernissages de leurs artistes. Canal+ et TF1 font la même chose pour lancer leurs grosses productions dans les cinémas. Si vous vous intéressez au milieu de l'art, vous remarquez entre autres que la plupart des artistes qui connaissent le succès sortent avec des vieux ou de vieilles jetseteurs. Mais avant cela, ils ont généralement sorti avec et sucé de nombreux journalistes. Si vous ne passez pas par là, vous aurez beaucoup de mal à voir votre carrière décoller. Lisez les biographies des artistes qui vendent le mieux, vous verrez que la plupart ont un père écrivain, une mère photographe ou musicienne. Le milieu de l'art est tenu par une sorte de caste, une élite qui passe son temps à pratiquer le copinage et le piston. Les écrivains rendent service aux galeries, les journalistes rendent service aux peintres et puis les choses évoluent avec des renvois d’ascenseur. Si votre père est écrivain, ça veut dire qu'il a son carnet d'adresse bien chargé et qu'il connaît un tas de gens qui vous aideront à exposer dans les meilleurs endroits. Si vos parents sont deux pauvres ouvriers ou s'ils n'ont aucun rapport avec le monde culturel, vous n'aurez pratiquement aucun accès aux bonnes galeries et il ne vous restera que les bibliothèques et les petites galeries des communes. Si vraiment, l'état décidait de contrôler le monde de l'art comme il le fait avec le football, la plupart des galeristes et des peintres iraient en prison pour corruption et trafique d'influence.
Vous avez déjà lu les articles écrits par des journalistes ou des critiques d'art ? Si vous l'avez fait, vous avez sans doute senti le ridicule dans les expressions et les tournures. Vous remarquez cette façon qu'ils ont de s'emerveiller et de multiplier les superlatifs sur les oeuvres qui n'ont rien de spécial. Vous vous dites alors, y a surement anguille sous roche. Ces articles qu'on retrouve parfois dans Lemonde ou le Figaro sont destinés à pigeonner les bourgeois parvenus.
La presse spécialisée est encore plus pourris car on demande carrément aux peintres de payer pour avoir droit à une critique positives. Si vous créer un blog de peinture, vous ne tarderez pas à recevoir dans votre boîte à mail des messages de la part de cette presse vous demandant de verser 200 euro pour un petit article de trois lignes.
Vous avez déjà visité un de ces vernissages qualifiés de prestigieux ? Vous avez remarqué comment tout sonne faux ? En fait, les bourgeois, qui n'aiment pas se mélanger au peuple, utilisent ces galeries pour draguer entre eux. C'est comme ça qu'ils baisent.
Pour exposer à Paris, il faut appartenir à la bourgeoisie ou être prêt à coucher et à entretenir un tas d'amitiés avec les jetseteurs, les hommes politiques, et puis il faut offrir un tas de toile à des gens bien placés.
C'est d'ailleurs pour ça qu'on remarque la présence d'un grand nombre d'homosexuels et de jolies filles dans ces galeries depuis trente ans. Il faut tendre bien son cul et embrasser les vieux bourgeois de 70 ans.
Je termine sur le sujet des prix. Les gens pensent naïvement qu'un artiste travaille et expose et que sa côte monte avec le temps. Non, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Si une importante galerie bien située, une galerie qui a les moyens d'acheter la presse et d'entretenir des liens d'amitié avec les milliardaires et mes vedettes, si cette galerie décide d’exposer un adolescent de 15 ans sans expérience, sa cote montera en flèche. Il faut savoir que ces galeries prennent parfois des pourcentage qui atteignent les 95%. Il suffit qu'un jetseteur ou un collectionneur connu achète une de vos toiles pour que vous deveniez à la mode. C'est comme ça que certains peintres sans talent peuvent voir leurs croûtes dépasser les 100 000 euros. Qui achète ça ? Des parvenus, des milliardaires qui se sont enrichi en exploitant les gens et qui veulent frimer dans les salons en parlant des chef-d’œuvre qu’ils ont acquis.
Ces peintres signes des contrats et acceptent de se faire escroquer en touchant généralement très peu d'argent sur leur travail. Il leur est difficile de gagner leur indépendance. Si vous décidez de vous séparer d'une galerie qui vous a aidé à vous faire connaître, vous risquez de le payer cher car les grands galeristes ont le pouvoir de tuer les carrières des artistes qui refusent de jouer le jeu. C'est très simple. Si les autres grandes galeries cessent de vous inviter à leurs vernissages et si les critiques cessent d’écrire sur vous, votre côte peut dégringoler du jour au lendemain. C'est pour ça que ces artistes finissent dans la misère. La majorité des peintres des années 70 et 80 sont tous tombés dans l’anonymat dès que les galeries ont cessé de les soutenir. Alors, lorsque vous voyez des posts comme ceux de "blablabla", rappelez-vous de tout cela. Un jeune peintre de 20 ans qui peint mal ne devient pas une vedette comme ça par hasard. Il ne voit pas les prix de ses toiles grimper toutes seules.
Douxepicurien se demandent pourquoi je gueule comme ça et veut que je le laisse admirer librement son peintre.
En fait, si je gueule comme ça, c’est parce que, comme tout le monde, je déteste l’imposture et les magouilles et je préfère un monde qui marche grâce à l’égalité des chance. Et puis, je ne supporte pas les gens qui confondent entre l’art et le vedettariat. On doit apprécier l’art pour ce qu’il est et non pour ce qu’il y a autour de lui comme publicité et prestige.
Faisons une expérience. Si je crée un blog sur un peintre fictif et que je mets dedans les toiles de ce "blablabla", des œuvres que "blablabla" ne connaît pas. Est-ce qu’il aimerait autant son art ?
Vous pouvez faire la même chose avec ces romans dont on vous parle à sans arrêt à la télé. Si vous prenez un raoman, que vous l’envoyez à son éditeur sous la forme d’un manuscrit signé en votre nom, il ne sera même pas capable de le reconnaître et vous aurez très peu de chance d’avoir un éditeur même en l’envoyant à 50 maisons. La raison est que tous ces écrivains n’ont même pas besoin d’envoyer leurs manuscrits par la post pour se faire éditer.