L'ultime tabou !
Je ne suis pas sociologue (en fait, je ne même suis rien du tout), mais j'ai comme l'intuition qu'il n'y a que deux sujets vraiment fondamentaux dans les discussions des gens : le cul et le fric !
Et forts d'avoir été des tabous majeurs tout au long du XIXe siècle, ces deux sujets n'ont pas vécu la même fortune au cour du XXe...
En effet, le sexe (depuis une 40aine d'année) a presque totalement perdu son statut de tabou majeur ! On parlerait presque de bite, couille, nichon, etc à s'en saouler à tout bout de champ n'importe où, n'importe comment.
Ce misérable blog en est même la preuve, plus aucune pudeur : tout fout le camp ! Tout ? Non, un sujet résiste encore et toujours : le fric !
Il paraitrait que c'est obscène de parler de ça, de le montrer, etc, sous prétexte qu'il y a des gens bien plus pauvres, qui font avec moins, etc etc ... ah ?Si on raisonne alors comme ça, il faut fermer immédiatement tous les restaurants, bruler en place publique tous les livres de cuisine et de diététique sous prétexte qu'il y en a qui meurent de faim sur terre.
En effet, dans notre merveilleuse société catholique parler de sexe est devenu aussi courant que d'en sucer.
Par contre, parler de fric est encore plus coincé que jamais et l'on se demande même si certains ne versent pas une larme en se disant qu'ils sont en train de voler leur patron à chaque fin de mois ! (pour certains je n'en doute pas à vrai dire, mais ceux là rigolent plus qu'ils ne pleurent)
Il n'y a que deux personnes avec qui j'en parle ouvertement (enfin, y a mes parents aussi, mais avec eux les tabous sont inversés, on parlera plus facilement de mon porte-feuille que de mon cul, et c'est tant mieux ainsi) : S. et Ro.
Seulement, voila, avec Ro. on s'est engueulé sur le sujet, ce qui fait que manifestement on ne doit pas me connaitre aussi bien que je ne le pensais. Donc clarifions immédiatement quelques points.
J'ai actuellement un salaire qui me permet de tenir le rythme et le niveau de vie qui me fait plaisir et avec lequel je me sens bien. Je me paye ce que je veux quand je le veux, sans avoir à chercher à être raisonnable ou à faire des calculs savants pour éviter le passage dans le rouge à la fin du mois. Précisons toutefois, que je suis sur la corde raide vu que je finis quasiment le mois à 0 :) ) je peux dire ça par une observation simple : sur une année, je n'ai pas mis un centime de côté sur mes plans d'épargnes et évidemment je ne peux pas. Car j'en connais bien certains qui finiraient l'année à +8000 sur leur compte en banque, moi non, dès que j'ai 2 ou 300€ de rabiot, je les mets sur épargne (d'autant que j'ai pas de compte courant rémunéré).
Ensuite, oui en effet, je suis radin, je meurs à chaque fois que j'ai besoin de sortir un billet de mon porte feuille, et franchement je m'en contre fous si ma pingrerie déplait ! A rebours, (et c'est le revers de la médaille de la pingrerie), je ne rechigne pas à la dépense quand il faut y aller ... les voyages à 2000€ ça me dérange pas (pas tous les ans non plus :) ), et le ballon de rouge (du mouton-cadet, merde!) à 4€ je m'en fais une joie à l'entr'acte à l'opéra. Et inviter qqun dans un 2 étoiles au Michelin, j'adore !
Faut dire dire le plus gros chèque que j'ai fait jusqu'à présent, ça a été pour m'acheter une télé (que l'on me reproche encore maintenant...), donc j'avoue que les dépenses je fréquente pas beaucoup non plus, c'est pour ça qu'elles ne m'effraient pas trop.
Mais bon, de ces deux remarques on en retiendra juste que je vis bien et sans gêne ni luxe démesuré (je pète pas plus haut que mon cul, je trouve ça ridicule, on finit par se chier dessus un jour ou l'autre), juste comme il faut.
Il y a simplement une chose ! Une seule petite chose qui m'énerve à un point qu'il est difficile de le qualifier. Si, on peut le qualifier : au point que tout le monde se rit de moi (c'est pas rien je pense, et ça donne une mesure à ma perversion) : je DE-TES-TE le gaspillage !
Mais quand je parle gaspillage, il faut imaginer les plus petites choses, pas par exemple prendre sa voiture pour faire les 500 mètres qui sépare le lieu d'habitation de la boulangerie !! Je parle par exemple du fait qu'autrefois (je crois que ça a changé maintenant, mais ne suivant plus l'évolution, je ne sais pas où ça en est), je trouvais ridicule de payer 45€ d'abonnement à Orange pour avoir autant (et même moins) que ce qu'on avait en payant 30€ à Free !
Pour dire à quel point ça va : je suis la risée de tout le monde à mon boulot quand j'ai dit que j'allais changer d'hébergement, et passer de dedibox chez Free, à Kimsufi chez OVH pour économiser 10€ par mois !
Mais pis !! allons encore plus loin, j'ai ce "gaspillage" en horreur -- je mets gaspillage entre guillemets, car pour beaucoup le gaspillage dans mon exemple précédent est d'avoir un serveur hébergé pas d'avoir un hébergement à un prix quelconque -- au point que j'ai changé également de "registrar" (c'est le nom que porte l'organisme qui me permet d'avoir amadigi.net comme nom de domaine).
En effet, pendant longtemps j'ai été chez Gandi pour ça, et très très satisfait de leurs services (faut dire que je n'en n'utilisais presque aucun, encore heureux que j'en étais satisfait), à 12€ par an pour passer chez OVH à 5€ par an !!!
On touche évidemment au ridicule car les sommes en jeu sont en deçà du dérisoire, mais c'est pour moi aussi vital que pour certains qui se trouvent le nez trop long ou tordu, ou autre, que de passer par la chirurgie esthétique.
Et donc moi d'ironiser et de faire remarquer (gentiment car forcément, je m'en fous c'est pas mon fric) lors de notre dernière discussion à Ro. que je trouvais ridicule qu'il "jette l'argent par les fenêtres" en dépensant 8€ par mois de plus pour acheter une carte orange que de se faire faire une carte intégrale. Lui, manifestement n'a pas apprécié l'ironie et l'a très mal pris. J'ai pas trop compris pourquoi parce que ce n'était pas méchant (alors que sa réponse, elle, l'a été). J'accepte volontiers que l'on rit de mon petit travers ridicule (et je suis le premier à en rire aussi), j'aurais pensé que c'était réciproque, ça ne l'était pas ... dommage, j'aurais dû redouter son courroux
En parlant de courroux (j'adore mes transitions), je laisse ici l'air d'un opéra d'un compositeur qu'on entend encore que trop peu : André Modeste Grétry. Il s'agit d'un air extrait du seul opéra intégral (valablement bien interprété) que l'on ait : La caravane du Caire. On peut l'écouter ici. Il s'agit de l'air de clôture du 2eme acte avec l'orchestre du Ricercar Consort dirigé par Marc Minkowski