Madame Raymonde revient... et elle est pas contente !!!
Mais si ! Elle est heureuse de nous retrouver pour un nouvel opus de ses aventures...
de sale vielle pute de merde
Chaussée des talons de
Gaby Montbreuse, elle court, elle boit (beaucoup mais jamais trop !), et elle chante ! Une belle maitrise de l'organe et beaucoup d'humour... on rit, on applaudit et on frissonne quand reviennent les souvenirs de bistro et de Bilbao...
Un très bon moment ou s'entremêle Vian, Brassens et ou l'on découvre la plantureuse Gaby Montbreuse :o)
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Vingtième Théâtre
7 rue des Plâtrières
75020 Paris
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Un petit extrait d'une oeuvre de Gaby Montbreuse
Tu m'as possédé par surprise.
Un jour sur l'boul'vard j'allais traverser
Dans ta cinq chevaux, tu vins à passer
Dans un long sourire, tu m'dis "y a d'la place
Ça vous plairait-il que j'vous emmenasse ?"
Bref, je suis montée sans savoir pourquoi
Tu m'as emmenée jusqu'au fond du bois
Tu m'as pris la main sans que j'prenne la mouche
Tu m'as pris les ch'veux, tu m'as pris la bouche
Dans ces conditions, dame, c'était fatal !
Y avait bien des chances pour qu'ça tourne mal
Tu m'as possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Alors j'ai peur à présent qu' tu m' méprises
Mais pourtant tu sais
J'l'ai pas fait exprès
C'qui est fait est fait
N'en parlons jamais
Tu m'as possédée par surprise
Tout ça c'est bien triste, on s'est fait serment
De n'plus r'commencer l'erreur d'un moment
On s'est dit adieu sous un clair de lune
Adieu pour toujours, sans rancune aucune
Mais comme j'avais soif, on a bu deux verres
Cinq, six, sept, ensuite puis le der des der
Comme l'avant dernier m'a donné l'vertige
Au bout d'un moment, j't'ai d'mandé "Où suis-je ?"
Tu n'répondis rien, moi non plus pardi
Mais j'ai tout compris : j'étais dans ton lit !
Tu m'as possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Ah oui, je sens bien qu'tu m'méprises
Je m'en veux, vois-tu,
Quand j'pense d'autant plus
Qu'si j'n'avais point bu,
Tu n'm'aurais point eue
Tu m'as possédée par surprise
Je t'ai dit "C'est mal ce qu'on a fait là !
T'aurais jamais dû m'faire des trucs comme ça
Si ça continuait, mais ça s'rait terrible !
Et te pardonner, non, c'est impossible"
Ah oui, j't'ai haï, j't'ai haï, c'est fou
Comme j'allais sortir, t'as fermé l'verrou
J'n'avais pas la clé, j'suis restée quand même
Mon Dieu qu'on est bête quand on croit qu'on aime
J'ai voulu partir, ah oui, quel beau jour !
Car ça fait trois ans, qu'dix-huit fois par jour
Tu m'as r'possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Ah oui, ma vertu tu m'l'as prise !
La seule que j'avais et si j'la r'voulais
Je suis sûre qu'jamais tu n'me la rendrais
Tu m'as possédée par surprise....