Comment se faire du mal ?
Étant un spécialiste du sujet, j'ai pris la décision de partager mes connaissances en la matière. Vous qui allez bien, vous qui êtes heureux, vous qui avez envie d'une petite déprime, sachez que rien n'est perdu, il suffit simplement de suivre à lettre ce qui va suivre, car du haut de mes 22 ans, je me déclare spécialiste du « fouarage » en tous genres.
1 / Comment se mettre dans le bon état d'esprit ?
Tout commence ici, le bon état d'esprit pour aller mal. C'est la base de tout, pour cela il vous faut simplement regarder en arrière, regardez votre vie, et ne voyez uniquement ce qui a cloché, il y en à plus que ce que vous ne pensez, si si je vous assure ! Une déception amoureuse, un échec scolaire ou professionnel, la trahison d'un(e) ami(e), il y a de quoi faire. Après avoir fait le tour de tout cela, il faut désormais se dire que la vie n'est vraiment pas un long fleuve tranquille et que quoi que vous fassiez, vous n'y pouvez rien...
C'est bon pour l'état d'esprit ? Alors c'est maintenant que ça devient intéressant !
2 / Comment se faire du mal ?
Une fois que l'état de déprime légère est arrivée, il est humain de vouloir trouver du réconfort. N'allez pas vers les personnes que vous connaissez déjà, c'est une perte de temps, ces gens sont là pour vous parler de leur problèmes, de leurs angoisses mais sûrement pas pour vous écouter... C'est alors naturellement que vous allez vous tourner vers internet afin d'y trouver le réconfort escompté. Et là, il faut juste savoir chercher ! Des occasions d'être déçu, il y en a à la pelle : le mec qui veut juste tirer son coup, le mec qui n'en a rien à foutre de vos problèmes, ou encore mieux, le pire sûrement, celui qui vous attire, celui qui vous comprend, celui avec qui vous aimeriez passer du temps, avec qui vous vous sentez si bien, celui qui n'est pas célibataire et qui est fou amoureux de son petit copain... Moi personnellement je ne suis pas « plan cul », il est donc normal que je me sois tourner vers la dernière typologie de déception... Mais je suis un cas à part, c'est arrivé sans que je ne m'en rende compte, c'est parce que, comme je vous le disait avant, je suis un professionnel de la déception et des emmerdes sentimentales.
Alors, ça rentre ? C'est pas compliqué de se faire du mal, hein ? Moi je suis persuadé d'une chose, il est beaucoup plus facile de se faire du mal que de se faire du bien, c'est un fait.
La partie qui va suivre et dédiée aux personnes voulant vraiment en finir avec leur cœur, ceux qui ne croient plus en l'amour profond et sincère, ceux qui ont aimé comme des fous et sont tombé de bien haut à plusieurs reprises, ceux qui ont un pieu dans le cœur et qui veulent l'enfoncer encore plus.
3 / Comment s'achever ?
Attention, ce qui va suivre n'est pas destiné à tout le monde, c'est vraiment pour les cas à part comme moi... Si vous avez pris la décision de lire la suite, prenez garde, c'est irréversible.
Vous voilà dans une situation bien délicate, vous ne savez plus quoi faire ni quoi penser. Seul moyen pour vous, exprimer ce que vous ressentez sur votre blog au risque d'être jugé par de nombreuses personnes ayant des vies qui vous inspire un profond dégout, leur dire ne servirai à rien, c'est comme pisser dans un violon... Mais ce que ces personnes pensent de vous n'est pas important, c'est même un détail insignifiant, ce qu'il faut savoir, c'est qu'a cette étape du processus du « je vais mal » la meilleur chose à faire c'est de se dire que le pire ne peut qu'arriver, que de toutes façons quoi que vous fassiez ça ne servira à rien car vous êtes le pire des déchets. Alors après ça, vous ouvrez une bonne bouteille de Whisky, une de coca, pour vous défoncer le gueule comme jamais. Mais le faire seul n'est pas intéressant, alors vous prenez la décision de faire ça en publique, dans un bar, ou mieux, nous sommes en 2008, de chez vous en étant sur un Webcam Chat afin que tous les pédés « in » puissent admirer la merveilleuse décente que vous avez et qu'ils puissent se rendre compte que vous ne tenez absolument pas l'alcool... Vous en voulez à la terre entière, vous vous sentez si mal, vous n'avez jamais été aussi malheureux de votre vie, mission accomplie !
C'est bien beau tout ça, n'est ce pas ? Merci, j'apprécie que vous soyez arrivé jusque là, je n'écris pas cet article pour me faire plaindre, là n'est pas mon but car la solution à tous ça se trouve dans la dernière partie.
4 / Comment faire pour remonter la pente ?
C'est tellement plus simple de se dire que tout va mal plutôt que d'essayer de remonter la pente... Certain sont si lâche qu'ils y reste, ils se disent que c'est finalement pas trop mal que de se sentir dans cet état, il y aura de toutes façon un pigeon qui viendra pour dire « ça va ? Tu as besoin de parer? N'hésite pas je suis là. » . J'ai été ce pigeon, à me lever au milieu de la nuit pour aller voir quelqu'un à qui j'avais dis « surtout n'hésite pas, appel moi si ça ne va pas, je viendrai, je te le promet » . Lorsque j'étais moi même en bas de la pente, qui est venu chez moi pour me réconforter ? Personne. Qui me téléphonait pour prendre de mes nouvelles ? Personne. Qui a perdu un ami ? Toutes ces personnes en qui je croyais. Si j'ai bien appris quelque chose ces derniers temps, c'est que dans la vie on est toujours mieux servi que par sois même, il ne faut compter sur personne.
J'ai réussi à sortir la tête de l'eau, j'ai envie de repartir dans le « droit » chemin, si il existe bien sûr, j'ai envie de vivre ma vie sans me prendre la tête avec des personnes qui ne sont là uniquement dans le but de profiter de ce que je peux leur offrir. Attention, tout le monde n'est pas comme ça non plus, j'ai eu la chance de tomber sur deux ou trois personnes qui m'ont montrée que je n'étais pas seul à avoir cette façon de voir les choses, ces valeurs. Je ne dis pas que ma façon de penser est la bonne, je n'incite personne à changer. Vivez votre vie, mais surtout ne me juger pas.
5 / La morale
Oui je suis malheureux en ce moment, non je ne le montre pas, oui je garde ça pour moi, je ne veux pas ouvrir mon cœur à n'importe qui.
A vous, les quelques personnes à qui j'ai parler ouvertement, sachez que vous n'êtes pas cité dans cet article.
A toi, mon frère de cœur, d'âme, je t'adore, tu le sais, tu n'est bien entendu pas cité ici non plus.
A toi, toi qui veux prendre ton temps, qui me fais attendre, je suis patient, mais sache que ma patience à des limites...
A toi, ta présence me fait tellement de bien, je m'évade grâce à cet art, merci pour ça, mais j'ai bien peur de m'attacher plus qu'il ne faudrait...
A toi, toi que j'ai aimé plus que tout, toi qui m'a fait souffrir, toi qui m'a quitté, sache que je ne t'en veux pas, vis ce que tu as à vivre, sois heureux, je te le souhaite et je te pardonne tout ce qui a bien pu se passer, sache que ça me fend le cœur d'écrire ça mais tu sais que je dis ce que je pense.
Ceci est un article que je publie dans mon journal et sur le JDI, si certain ont été emmerdé par cela, je m'en excuse platement...