Journal des inscrits - 18 avril 2008

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18/04/08 - 23:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CALINOCUB

Citation Sexies

« Je n'ai jamais dit ça ! »
Roselyne B. à propos de son couac à lunettes.

18/04/08 - 23:24 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CALINOCUB

Citation Quinquies

« Bizuth, tu seras mon bizuth. »
Léopold Sédar Senghor à Aimé Césaire quand ce dernier est arrivé au Lycée Louis-le-Grand.

18/04/08 - 23:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AS-DE-PIQUE

Le temps qui passe...

Suis-je la même personne ?

Depuis peu j'ai un vrai métier, je vis dans une ville de vieux, j'ai cessé de fumer, de me nourrir de sucreries, je n'ai plus à déménager tous les ans, j'ai enfin une voiture, je dors moins mal, je préfère les relations durables, etc.

J'ai trente ans.

18/04/08 - 23:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KLIBAN

En-passant (4) ~





Comme toutes ces fois où vous traverse un ange ou le fantôme d'une mouche ; à se croire pris dans l'essoufflement brusque d'un c'est-cela ; mais sans assez de silence pour l'influx immobile ; fatigue exiguë que la vitalité du cri déserte ; miaulement un peu gras ; s'en aller, dormir ; somme toute.






18/04/08 - 23:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

Sur ce coup ...

... je pense avoir été trop orgueilleux.

18/04/08 - 22:54 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BROTHERHOODOFMAN

Four Minutes............................................ Tic tac Tic tac Tic tac Tic tac Tic tac .................................

Conversation anglophone avec un gaien non anglophone sur un autre site :
* : I never blacklisted anybody on GA-That I can tell you much.
Me: But surely you must have -What about ** then ?
*: I must have wiped that off my memory...........................................
-Trés madonnesque ,ça,comme réponse finale,j'ai trouvé ,donc ,c'est décidé ,quand le gaien en question viendra chez moi à Paris durant l'été ,je lui mets un crucifix autour du cou,lui fais chanter " Like a Virgin " ,filme le tout,et-ça passe sur le JDI pendant cinq mois ! ! ! !

18/04/08 - 22:19 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KREISLER

18/04/08 - 22:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

Sénateur Hiram R Revels, premier Afro-Américain à devenir Sénateur


Hiram Revels ( 1822-1901) naquit d'une mère esclave et d'un père affranchi. Barbier puis...pasteur, enfin engagé volontaire pendant la Guerre civile, il entama après 1865 une carrière politique dans l'Etat du Mississipi. Elu d'abord conseiller municipal de Natchez, puis au sénat de l'Etat, il fut pendant un an, sénateur du Mississipi (1870-71) et le premier Noir à occuper cette charge. Il fut ensuite secrétaire d'Etat du Mississipi (en gros chef des services administratifs de cet état).
S'il fut un vigoureux avocat de l'égalité politique, il fut en revanche très modéré sur le plan social.
Symbole éloquent de la Reconstruction, de cette embellie entre l'esclavage et la ségrégation mais aussi porte-parole de la volonté de la bourgeoisie noire de s'intégrer dans le système politique américain "post-Bellum", il fut écarté après 1877 lors du retour politique des anciens Confédérés dans les états sudistes.
Il faudra attendre 1966 pour qu'un autre Noir, Ed Brooks soit élu Sénateur mais dans le Massachusetts et 1984 pour que Jesse Jackson devienne un candidat sérieux à l'investiture Démocrate pour la présidence.

18/04/08 - 22:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LANGE

18/04/08 - 22:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LANGE

18/04/08 - 22:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AMAN

Diplomatie

À la Une < International < Europe

"Quand une diplomate britannique parle de "l'imprévisible" Sarkozy

Dans un email concernant la date opportune pour le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, une diplomate britannique en poste à Dublin, Elysabeth Green, juge risqué d'organiser le vote en octobre prochain car à cette date, la France aura la présidence de l'UE et "Nicolas Sarkozy est complètement imprévisible".

Nicolas Sarkozy et Gordon Brown devant le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre à Londres (Sipa)
L'affaire, qui fait grand bruit en Irlande mais qui est passée inaperçue en France, jette une lumière crue sur la façon dont les gouverments anglo-saxons jugent Nicolas Sarkozy.
Il s'agit d'un courriel rédigé par une diplomate britannique en poste à Dublin, Elysabeth Green, à la suite d'une réunion avec un haut responsable du ministère irlandais des Affaires Etrangères, Dan Mullhall (courriel révélé lundi par le "Irish Daily Mail" et dont le contenu n'a pas été démenti par les autorités)."

Source : Nvl obs

Question : y'a bien longtemps qu'on ne nous parle plus de sondages d'opinion?

18/04/08 - 22:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CMK

La minute blonde (hommage décalé)

18/04/08 - 21:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LANGE

MEC BRUN POILU EN TRAIN DE FAIRE CACA

[www]

18/04/08 - 21:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

1865, Amitié et aide


Photographie que l'on peut suspecter d'avoir été "préparée" mais quand même. Après une des dernières batailles de la guerre, un soldat unioniste noir aide son ami blessé, un zouave.
Cliché optimiste, sans doute réaliste aussi. On imagine que la fin de l'esclavage va signifier le début d'une coexistence plus harmonieuse entre Noirs et Blancs, fondée sur l'entraide et la coopération. Ce rêve va se fracasser en quelques années sur les écueils représentés par deux siècles d'incompréhension et par une direction politique du pays (Johnson, Grant) bien trop timorée. Un Lincoln aurait sans doute pu infléchir l'histoire et éviter une Reconstruction trop radicale qui a débouché sur le "backlash" de la ségrégation raciale.
Or, en avril 1865, comme un spiritual le chante: "Lincoln est dans sa tombe..."

18/04/08 - 21:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ALDEBARAN77

An english taste

Aurais-je été Anglais dans une vie antérieure ? Plus j’avance dans la vie, plus je me sens des atomes crochus avec nos amis d’outre-Manche… et pourtant, je n’ai jamais mis les pieds à Londres !

Toujours est-il que les Anglais m’impressionnent par leur goût toujours sûr… et leur originalité. Pour moi qui aime les voix, l’Angleterre est un paradis aux trésors à explorer. Je viens ainsi de découvrir le World Requiem de John Herbert Foulds (1880-1939), une œuvre extraordinairement attachante composée à la fin de première guerre mondiale, sorte de « cénotaphe sonore » à l’universalisme revendiqué (Foulds y mêle même des harmonies indiennes) et vision pacifiée et pacifiante d’un monde encore à construire.

Un sens inné de la mélodie aussi, que l’on retrouve chez Ralph Vaughan Williams et notamment dans sa première symphonie, la «Sea Symphony». Oui symphonie-océan, symphonie chorale aux voûtes immenses sur un texte aux résonnances universelles de Walt Whitman, poète américain (qui était d’ailleurs gay). Des œuvres vibrantes, pleine d’un élan vital extraordinaire, mais des œuvres si méconnues sur le continent !

Et enfin, j’ai découvert un ensemble vocal sublime, Tenebrae (quel nom extraordinaire !), qui chante des pièces de compositeurs contemporains aux noms inconnu ici : Dove, Pott ou le plus connu Tavener.

Et, comme en écho, deux magnifiques films de James Ivory ont passé récemment sur arte : «Retour à Howard Ends» et «Maurice». Image extraordinaire, ambiance « début de sièce » parfaitement sensible, et problématique de l’homosexualité dans une société conservatrice (dans « Maurice ») si subtilement abordée…



Décidément, ils sont trop forts, ces Anglais ! D’ailleurs, il paraît que je ressemble à David Beckham (mais si, mais si…. voyez plutôt ! http://blog.aldebaran77.gayattitude.com/20080302181053/il-parait-que-je-ressemble-a-david-beckam/#c )… Un signe ?


18/04/08 - 20:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DONBAROCCO

Sortilèges.

Dans les jardins de ma mémoire,
Sur les eaux calmes d'un étang
Où les licornes viennent boire
J'ai vu tes yeux se reflétant.
J'en redoute les sortilèges
Et ne m'approche qu'en tremblant
Pour mieux me laisser prendre au piège
Que j'ai cherché si longtemps.

Au jardin de la Mandragore
Je m'aventure chaque nuit,
M'y promenant jusqu'à l'aurore
Malgré ton ombre qui me suit.
L'oiseau phénix au vol superbe
Peut disparaître et revenir,
Ses cendres répandues dans l'herbe
De toi me font ressouvenir.

Au jardin bleu des espérances
J'ai vu danser les paons de nuit
Sur les arpèges du silence
Où va se perdre mon ennui.
Mais au premier souffle se brise
Le son de ta voix me revient
Et le songe soudain se brise,
De notre amour ne reste rien.

Bernard Dimey.

18/04/08 - 20:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE MARGUERITE-DERAILLE

Flans, fars et clafoutis.


Vaticinations du soir, espoir.

D'abord il y a une place, ensoleillée ou non, mais que vous occupez et qui s'appelle Le Présent. Puis à force de tourner autour de cette place vous accumulez du Passé dans votre sac à dos, avec la cohorte des souvenirs. Le passé, en vrai, c'est de l'électricité. N'importe, pour certains, c'est des flocons de fleurs, des caresses, des fragrances, pour d'autres, des briques... Mais ce n'est pas grave car la place s'ouvre sur le boulevard de l'Avenir.
Sauf accident de n'importe quelle nature et selon le code génétique de votre espèce, vous vous y engouffrez. Le boulevard s'allonge tel un sexe de gogo boy un soir d'oubli sur le comptoir de votre bar préféré ; vous y adaptez ou non votre marche, mais il offre à votre fatigue des places invariablement baptisées Le Présent où vous vous asseyez pour poser votre sac de plus en plus lourd et parfois l'ouvrir pour en contempler les vieilles casseroles et les poissons d'avril pourris accumulés au fil de vos saisons. - Pensez tout de même à changer les chaussettes de vos poissons pourris car au bout d'un moment, elles sentent !
Et puis un jour, la place baptisée Le Présent débouche sur une impasse affichant en blanc sur son petit panneau bleu : C'Est Toujours Ça De Gagné. Là, vous ralentissez la marche, vous vous traînez, vous rampez, vous avancez du bout du dentier planté dans le bitume en rassemblant vos douleurs et comme écrasé par votre sac à dos...
Derrière le mur, au fond de l'impasse, il y a le cimetière.

18/04/08 - 20:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZENIKKO

Où le Narrateur sort une timide narine du marécage que furent les 6 derniers mois de sa vie professionnelle...

...et tentera par un chantage affectif à la limite de la malhonnêteté de fendre le cœur du plus insensible de ses lecteurs dans le seul objectif d’obtenir une absolution sans conditions et sans trop d’excuses, eût égard à sa fierté qui est démesurée, au contraire de sa virilité.




Me revoici en ces pages, Ami Lecteur, où coincé entre deux très fines analyses politico-médiatiques, ou entre deux nécrologies qui ont souvent de bon le Nombre mais pas le Gout ; je m’apprête pour la deuxième fois de mon existence bloguistique (Je n’ose dire écritoire, et encore moins littéraire), à expliquer mon absence.
Je n’aurai pas, cette fois ci, l’audace d’invoquer le quasi trépas d’une aïeule aimée, pour expliquer cette non présence Nikkoïenne, non je ne l’aurai pas.
Mamina va bien, Mamina se repose, Mamina vous remercie.

Non, cette fois ci point ne fut un drame familial à l’origine de cette traversée du désert, mais en même temps ; si tu es sagace, et je n’en doute pas (Nikko aime à penser qu’il ne compte parmi ses lecteurs que des gens dont le QI ne se confond pas avec leur pointure), si tu es sagace, donc, tu auras deviné par toi-même la raison de mon silence, puisque la raison en question fût l’objet de mes post d’Octobre précédent.

J’eus à cette époque la joie (Naïf jouvenceau que j’étais en ces jours bénis d’une insouciance lointaine) de t’annoncer que j’évoluais professionnellement, ceci pour mon plus grand plaisir, ainsi que celui de mon banquier.

Car à l’époque, c’était une joie.

Nous ne reviendrons pas sur les prémices de cette promotion car 1/ j’ai la flemme de tout réécrire (J’ai le droit d’être fainéant) ; 2/ tu n’as qu’à scroller de quelques articles vers le bas, et tu auras ta réponse (Tu n’as pas la droit d’être fainéant.)

Je pris donc mes fonctions un lundi de fin septembre, motivé-motivé comme eussent chanté certains saltimbanques toulousains, et heureux de n’avoir que quelques mètres à parcourir le matin pour me rendre au boulot.
J’avais d’ailleurs passé une soirée entière à rêver de ce que je pourrai faire de ce temps gagné, quel nouveau loisir j’allais pouvoir découvrir, continuer le sport, faire de la peinture sur soie, apprendre le mandarin ; mais c’était avant de découvrir la formule mathématico-goulaguienne qui allait régir mon existence à partir de ce jour :

Si [trajet] < [distance vers la plus proche station de métro] Alors {temps de travail} > {Maximum légal même en Ouzbékistan} Et Donc (Vie Perso) = (Peau de Couille)

Ce que l’on peut aisément résumer, à l’intention de l’Homo Sapiens Vulgaris non matheux, par « Quoi les 35 heures? dans ton cul, oui !!! ».

Ma première semaine, seule et unique semaine de formation d’ailleurs, vit une moyenne de labeur journalier entre 10 et 11 heures.
Ce à quoi je me dis, serein, « accroche toi mon Nikko (J’aime à être familier avec moi-même), ça ne durera que pendant ta formation. »

J’avais raison, ça ne dura que pendant la formation.

Après ce fut beaucoup plus

A ce jour, mon record fut de 15h42.
Un jour, l’une de mes réceptionnistes, candide créature, arguait que si mon job était un peu plus stressant que le sien, ce qui restait à prouver, j’étais « payé en conséquence ».

Je lui répondis en bon pédagogue, que ramené au nombre d’heures respectif que nous passions au travail, son taux horaire dépassait de beaucoup le mien, qui eut d’ailleurs fait frémir d’horreur le plus jeune des employés chinois de Nike à tel point qu’il m’eût sans nul doute tendu, le cœur serré de pitié, la moitié de son bol de riz mensuel.
Et puis je lui collais douze nuits d’affilée sur le planning suivant, car je ne suis pas très Hiérarchie-Hiérarchie, mais il y a des limites que le petit personnel se doit de savoir ne pas dépasser.

J’en arrive subtilement au deuxième point noir de ce poste. Les réceptionnistes, mon équipe, mes vassales...

Non pas qu’elles ne soient pas gentilles et charmantes, au contraire, mais j’ai touché du doigt une réalité qui depuis cimente l’édifice de mon existence : je déteste diriger une équipe.
Je m’explique : Je peux être d’un contact avenant, je peux même déconner au travail – à vrai dire je préfère même-, car j’ai toujours eu une sainte horreur des ambiances guindées instaurées par des chefs de service austères et rigides. Mais je déteste par-dessus tout me faire engueuler pour des conneries que je n’ai pas commises, au seul motif que je suis le chef de service des déracinées du bulbe qui ont laissé partir un client sans régler sa note, ou pris 15 réservations sur le jour ou il ne nous restait que 4 chambres. Déjà que j’ai du mal à apprécier de me faire pourrir pour les miennes, de conneries…
En fait j’ai découvert que ma vision du travail correspondait à peu de choses près à ceci : MON bureau avec MOI tout seul dedans, avec MON travail, qui s’arrête quand je ferme MA porte en partant, et que je retrouve au point exact où je l’ai laissé en partant la veille.
Je suis de plus ce que l’on peut appeler un « control freak » maniaque du détail, et vu que je pars du principe de « sicépamoikifécaseramalfé », la délégation est ma bête noire en même temps qu’elle est une charnière clé du management du moins du point de vue ACCRONIEN.

Et puis je dois avouer que ce rôle de paratonnerre entre les frêles buses que je dirige, et le dragon femelle qui me sert de directrice ne me seyait pas particulièrement.

Car voilà le dernier mais pas le moindre point noir du poste : LA HIERARCHIE

Ce que je qualifiais béatement de « Femme forte en gueule, typique, et admirable » se révéla vite n’être qu’un sac d’aigreur, caractérielle et hystérique.
J’étais tombé sous le charme à l’entretien, je me suis relevé sous les balles à la longue.
Stressante à m’en filer une trouille bleue d’aller au taf.
Décourageante à m’en gâcher un concert pourtant très attendu avec un sympathique Gaïen.
Effrayante à m’en coller un ulcère en pensant à la reprise avant même d’être en vacances.

C’est ce dernier argument qui d’ailleurs me conduisit à la décision qui fut la mienne il y a aujourd’hui un mois : La Démission.

Le fait même de flipper d’une reprise future qui n’en était pas une puisque je n’étais même pas encore en vacances fut l’élément déclencheur de la chose. Il était temps que j’arrête, je ne suis pas carriériste, je bosse pour vivre, je ne vis pas pour aller bosser.
J’ai donc décidé de changer de boulot, et de plaquer ce goulag Neuilléen, et une fois conseil (et bénédiction) pris auprès de mon ancien directeur, je me décidai.
Puis un soir, je reçus par la poste le décompte de ma « Participation », glorieuse invention de la gauche au service des masses laborieuses -n’en déplaise à Loracle- avec les congés payés et le kiri portion, plus pratique en vacances.

"Juste ciel, travailler rapporte donc", me dis-je, mais mon front pur et enfantin s’assombrit immédiatement du noir voile de la frustration, car oui, c’est bloqué 5 ans.

« C’est bien, capitalise, tu seras heureux de le trouver plus tard », me dit un charmant angelot sur mon épaule gauche, comme le cœur.

« Tu t’en branles, c’est TA thune, démissionne pour tout palper », me dit son alter égo un poil moins sage et un poil plus cornu sur la droite, comme le foie.

Bon, depuis un long moment, le foie travaille chez moi beaucoup plus que le cœur, et je n’ai jamais aimé les fainéants, alors…
Et puis, bien que matérialiste au plus haut point, je reste un fervent soutien des anticapitalistes, du moment que ces peigne-cul de prolétaires n’en veulent ni à ma tête ni à mon Mac.

Le temps de renvoyer ma moitié de conscience emplumée voir au KFC si j’y étais, et me voilà, attrapant une calculatrice d’un coté, mes différents relevés de l’autre, et de tapoter fébrilement et d’une main (j’ai une petite calculatrice) comme aux plus belles heures du minitel.

Le verdict est tombé, je déposai le lendemain sur le bureau d’une Patronne surprise une démission en bonne et due forme, avec du ‘’chère madame’’, et de la ‘’salutation distinguée’’ tout plein dedans.

Et de me mettre à compter les jours me séparant d’un repos bien mérité, et, (je ne peux ici retenir plus longtemps le sourire béat qui me déchire l’applique à bubons) d’un CDD de rentier, d’environ 4 à 6 mois.
Ne RIEN faire. Glander, me balader, voyager, voir des potes, déjeuner, reprendre le sport (qui a dit « il était temps !! » ?), faire de la peinture sur soie, apprendre le mandarin…

En bref vivre…

La Reine Mère, un temps horrifiée par cette preuve d'inconséquence de la part du fruit de ses entrailles qui est béni, vit vite ses récriminations calmées par un "Oui, mais comme ça j'aurai plus de temps pour venir...."

"Ah? tu arrives quand??" fut dès lors son leitmotiv

On verra ce qu’il se passera, peut être que ,comme on me le dit depuis que j’annonce autour de moi cette décision, je l’admet à l’emporte pièce, je me ferai chier comme un rat mort au bout de quinze jours, mais j’en doute….

En vous r'merciant, bonsoir....

Ps :"Oui, mais comme ça j'aurai plus de temps pour écrire...."

Paraphraseras tu la Reine Mère???

18/04/08 - 19:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BAMF

L'épilation intégrale, Marion Cotillard n'y croit pas.



"Je n'y crois pas ! Les poils, c'est sain, c'est fou, c'est comme des petits tourbillons de bonheur. Je ne crois pas en l'épilation intégrale. Après on est glabre, on ressemble à des vermisseaux souffreteux. Je suis pour le poil, le vrai, le dru. J'ai lu des documentaires, j'ai vu des émissions de radio, j'ai écouté des livres sur ce sujet. C'était passionnant. On a une vrai remise en cause de l'épilation intégrale. C'est pour ça que je n'y crois pas, que je n'y crois plus. La preuve, j'ai arrêté de me raser."


Marion Cotillard, Piaf de Cro-Magnon

18/04/08 - 19:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Sieur Queeny autour du poids du manque d'amour

(...)

Sieur-Queeny : Vous savez quoi? Je pèse à peine 67 kg et je viens passer à travers la chaise qui porte mon divin postérieur!!!

Huguette : NaaaaaaaaaaaaaaaaaaN !!!
Votre siège devait être bien usé !!! Trop de temps passé dessus sans doute à faire je ne sais quoi avec je ne sais qui sur des sites que je ne veux pas connaitre !!!

Sieur-Queeny : Si vous saviez à quel point je suis sage ces derniers mois...
Et puis je serais sacrément dégoûtant : faire des choses comme ça alors que ma mère et ma soeur son à côté de moi!!!
Mais j'ai fermé mes portraits dans tous les sites sauf GA!
Enfin j'ai un pb il y a un portrait avec une photo de moi alors que ce n'est pas sur Un site de rencontre connu!!!!

Huguette : Je ne comprends pas tout !! Un portrait que vous n'avez pas crée et qui existe bien malgré vous ?

Sieur-Queeny : Voilà
Mais il est tout pourri et plein de fautes d'orthographe!
M'enfin, j'm'en fous^^
Les sites gays me gavaient un peu

Huguette : Comme je vous comprends...mais bon quand on a faim...

Sieur-Queeny : Oui...
et là je n'ai guère faim
Mais quand ça va revenir je trouverai ces sites fort commodes
Pour l'instant, moi c'est ça !!!

Huguette : Comme c'est mimi ....
Vous êtes un beau au bois dormant !!!
Qui ne défonce que ses sièges !!!

Sieur-Queeny : Je suis trop romantique

Huguette : On n'est jamais assez romantique !!! Sachez le !!!
Il faut juste faire la différence entre aimer et adorer !!!

Sieur-Queeny : Oui
Et ne pas attendre trop de l'autre sans doute ?

Huguette : Si! Mais uniquement ce que l'autre peut donner...

Sieur Queeny ! Souvent imité, jamais égalé !!!

18/04/08 - 19:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE LUCOLIVIER

Raz le bol des photos de cul !...


...il y a aussi le dos.









18/04/08 - 19:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Sieur Quenny autour de ces hallucinations

(...)
Sieur-Queeny : Je tape je tape je tape
ça me monte à la tête!! j'ai des visions^^

Huguette : Quelle genre de visions, vous me faites peur....

Sieur-Queeny : Des visions de vous, toute nue dans mon jardin...
...vous dansez sous la pluie en criant des chants paillards ...
c'est une choragraphie imitée du flamenco^^

Huguette : Ooooooooooooooooooooooooooooh !!!
Pourtant je n'ai jamais fait cela.... à moins que ???
Noooooooooooooooooooooooooon !!!!

Sieur-Queeny : Des visions je vous dis!
Je dois avoir la fièvre
(tiens vous êtes mise à voler dans le jardin et à poursuivre mon vieux voisin de vos avances : ce n'est pas raisonnable)

Huguette : Mais quelle idée !!!
Si je ne vous savais pas soupe au lait, je vous dirais que vous avez abusé de drogue !!!

Sieur-Queeny : Soupe au lait???
vous venez de parler à Simone du lavoir vous...

Huguette : Vous croyez ^^

Sieur-Queeny : Cette vieille sorcière me fait une de ces réputations.
Mes conversations publiées prouvent que je suis un garçon plein d'esprit et de gentillesse, non?^^

Huguette : Euh.... oui !
Assurément ^^

Ce garçon devrait vérifier sa température... des volontaires ?

18/04/08 - 19:44 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation avec Sieur Queeny à propos de la follitude d'Huguette

(...)

Sieur-Queeny : Comme vous êtes coquine
Je vois bien que vous êtes folle de moi!!!
Ne rougissez pas!!!!! :p

Huguette : Cela c'est vu ???
Mais non, je suis folle tout court !!!
Vous le savez bien !!!

Sieur-Queeny : Vous connaissez la phrase?
"petit-fils de folle, fils de folle, folle moi-même"
vous n'êtes pas folle : juste excentrique^^

Huguette : C'est de qui cette réplique ???
Non, je ne suis pas assez argentée pour être dites excentrique !!!

Sieur-Queeny : Un écrivain appelé Jack-Alain Léger... dans le livre : Autoportrait au loup
Votre richesse intérieure est assez grande pour qu'on vous donne le titre d'excentrique !

Huguette : Je vous remercie !!! (je sens que je vais la poster !!)
Et il me fallait un grand corps pour y mettre tout ça !!!

Sieur-Queeny : Je vous en prie!!! ça fera 95,99€!!!:p

Ce jeune homme a parfois le verbe juste !
Mais ils sont un peu chers !

18/04/08 - 19:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AMADIS

foutage de gueule

Ce jour, j'ai reçu par la poste le courrier de la compagnie qui s'occupe du plan d'épargne entreprise de ma boite qui nous permet de recevoir la participation aux bénéfices autrement appelé intéressement.

Il faut savoir qu'en moyenne dans une entreprise à peu prêt bénéficiaire normale, etc etc ce montant s'élève à environ un mois de salaire

Je me rappelle encore la discussion qu'il y avait eu un jour entre un chef de projet sous les ordres de qui j'étais et un ancien employé de ma boite qui était devenu employé chez notre client et donc devenu notre interlocuteur chez le client.
Et ce dernier en riant de dire : "alors vous avez reçu votre intéressement cette année ?" et mon chef de projet de répondre : "bah oui, comme d'hab une misère ... et toi ? ça donne bien la banque je suppose ?" et notre interlocuteur de dire à voix basse : "oh putain, t'as pas idée : un mois de salaire de plus net d'impot en moyenne"

S., quand on en discute me dit que lui il est déçu dans sa nouvelle boite il n'a qu'un mois de salaire en participation ...

Mon meilleur pote hétéro qui travaille pour le numéro un mondial du cosmétique espère quand il aura eu un an d'ancienneté toucher environ entre 8 et 10.000 € .... là quand il m'a dit ça, j'en suis resté sur le cul car en effet, les hauts cadres dirigeants touchent prêt de 17000€ de participation par an ... ce qui équivaut presque à 4 mois de salaires par an en plus (et net d'impôt, on comprend que notre bon, merveilleux et formidable grand président actuel cherche à taper un peu dans la caisse pour prélever quelques sous pour l'état au niveau de ces revenus là)

Donc, moi de mon côté, j'ai reçu ma lettre, cette année j'ai reçu : 24,99€ !

no comment ! Ca m'a fait penser à l'augmentation de 5€ par mois qu'on avait offert aux employés d'une grande société dont le nom m'échappe (aerospatiale ? je ne sais plus), j'avais trouvé ça foutage de gueule .... ici, c'est pire encore (enfin, c'est pas grave, j'ai eu la satisfaction d'apprendre que mon pdg était dans les 500 premières fortunes françaises ... quand il aura rattrapé la deuxième, j'aurai aussi 4 mois de salaire en participation ?)

18/04/08 - 19:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Conversation sans intérêt avec Sieur Queeny

(...)

Sieur-Queeny : Vous savez comment s'appelle le fils des parents Tépoilu???

Huguette : Elmett ?

Sieur-Queeny : Mais non!!!
Sacha!!!!

Huguette : Cela ne m'étonne pas que vous vous entendiez bien avec Simone, vous !!!

Sieur-Queeny : Avec qui ne m'entends-je point?^^
C'est un peu gras, mais je n'ai pas écrit un seul gros mot^^

Huguette : Et vous êtes fier de vous en plus !!!
Ne comptez pas sur moi pour vous donnez un bon point sur ce coup là !!!

Et dire qu'il se présente en 2012 !!!

18/04/08 - 19:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DEVOTED

:-X


"Avant j'avais l'impression de stagner. Aujourd'hui j'ai la certitude de régresser..."

18/04/08 - 19:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Mission accomplie...


Nous rentrons Maxime et moi de la gare. Nous avons mis le nain dans le train avec armes et bagages. Puis j'ai téléphoné pour signaler le départ du colis, je suis plus efficace que Chronopost moi.

Ce soir ça sera sortie surprise : je ne sais pas qui sera là à part Maxime et moi ! On verra bien...

Et que dire pour demain...

Heureusement j'ai enfin récupéré une raquette potable, j'arriverai avec à remettre plus facilement les balles dans le cours...


A allò que s'ha fet, pit!

18/04/08 - 18:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HEARTANGEL

Sondage...

Vous préférez :

* La version originale



Kelly Rowland - Work


* ou La version remixé ?


Kelly Rowland - Work (Freemasons Remix)

18/04/08 - 18:22 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KANGEL

Pedro et moi


J’ai la possibilité de lire beaucoup de choses, beaucoup de livres, beaucoup de BD, et étant très curieux, je ne me gène pas !
Il y a une semaine je suis tombé sur ça :



Je l’avais déjà repérée et sans trop savoir de quoi cela parlait je me suis dit : "Pourquoi pas ? Une BD américaine, un petit éditeur, un dessin en noir et blanc plutôt sympathique… C’est pour moi !" :o)))
Et bien je n’ai pas été déçu : télé réalité, homosexualité, sida, rires, larmes, amours et surtout… L’amitié. Oui, Judd Winick aborde beaucoup de thèmes et en plus il le fait bien !




Alors lisez-le ! C’est peut-être un peu facile par moment, mais ça ne fait de mal à personne, bien au contraire !

18/04/08 - 18:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE EXTRASYSTOLE

[Coeur de Cassandre]

"Les pas dans le sable et le souffle du vent dessinent en pastels émeraude et bleu des paysages intérieurs arrimés à d'impossibles cieux, contre tous au-delà d'étendues infinies. Il faut s'acharner à faire reculer les déserts. Mais une fois cette tache accomplie, il est difficile de faire disparaître les rêves..."

Merci pour ces mots, dont je me réchauffe souvent, qui sont comme des bonbons de soie pour mon âme. Merci...

18/04/08 - 18:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ORPHEO

De retour parmi l'Humanité...

... j'apprends qu'en République Populaire de Chine, les familles des condamnés à mort doivent payer la balle de l'exécution! Soit huit euros, environ 24h de travail, selon le salaire moyen en Chine, tout de même.
Enfin, heureusement qu'il y a Poivre pour relever la sauce française bien fade sur la question humaine en Chine; sur le badge "pour un monde meilleur", rejeté par le CIO : "Il n'y avait pourtant pas de quoi casser trois pattes à un canard laqué."
Heureusement, parce qu'à l'Assemblée nationale, la nôtre, le ministre des Affaires étrangères et européennes, dont on connaît le passé, a répondu, en substance, lors d'une séance de questions au gouvernement, à un député, par ailleurs président d'un comité d'amitié franco-haïtien, qui l'interrogeait sur les émeutes de la faim dans le monde et les mesures prises en France et en Europe : nous avons répondu au mieux, c'est-à-dire de manière non-satisfaisante...
Cynisme? Si cela n'en est pas, cela y ressemble fort.

Enfin, on se montre plus raisonnable au Proche-Orient : on continue à s'y entretuer, et J. Carter à y faire n'importe quoi. Heureusement que l'on peut compter sur cette région, on serait tenté, sinon, de dire que tout fout l'camp.

18/04/08 - 17:53 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DEXTER-DEXTER

Nonobstant qu'on s'en fouteuh
ou
Bientôt sur mes murs.


18/04/08 - 17:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DOMILYON

de Mgr Claude Dagens

Je ne recopie quelques lignes du livre que vient de faire paraître Mgr Claude DAGENS (qui vient d'être élu à l'Academie Française, cette semaine) "Méditation sur l'Eglise catholique en France : libre et présente" le Cerf 15 euros..
"Cessons de nous demander, selon la logique banale et fascinante des rapports de force : Qui est le plus fort ? Qui est coupable ? Où sont les bons et les méchants ? Cette logique-là, qui paraît parfois si commode, est en réalité une logique de guerre et de mort. Et quand certains responsables d'Eglise dénoncent la "culture de mort", ils ne devraient pas avoir peur d'aller jusqu'à dénoncer cette fascination pour la guerre, qui va au-delà des questions posées par l'euthanasie ou l'avortement. Parce que nous, chrétiens, nous croyons à cette nouvelle création inaugurée par la Pâque de Jésus, nous ne pouvons pas accepter cette logique de guerre et de mort. Nous sommes appelés, tout en étant réalistes et tout en refusant ce qui provoque la mort, à aller plus loin dans notre discernement, en osant poser d'autres questions encore plus radicales : même au milieu des épreuves, où y a-t-il des signes de renaissance ? Où perçoit-on une attente de vie fraternelle et de libération durable, même dans des situations de violence ? Si la résurrection du Christ est inscrite dans l'Histoire, selon quels processus s'y manifeste-t-elle ? Surtout si nous n'oublions pas que le Ressuscité garde sur son corps glorieux, les traces de sa Passion...

18/04/08 - 17:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AYRTONPARIS

Mes années musique, mes 30 premières années en chanson (Episode 7) : 1985










En 1985, j’avais 7 ans et à cet âge là on est assez vite influencé par ce qu’écoute son entourage. On a vu les influences qu’avaient eu mes parents sur mes goûts. Mais on a vu qu’étant fils unique, je n’avais pas dans mon entourage des gens plus jeunes me permettant d’entendre d’autres sons plus en vogue à l’époque.

Tout ceci changea quand ma maman dû de temps en temps à cause de ses horaires de travail, me faire garder certains soirs et parfois le samedi. La dame qui me gardait, gardait aussi d’autres enfants, soit, mais avait surtout deux garçons en âge d’être étudiant. Cela tombe bien, ils l’étaient tous les deux. Alors on les apercevait parfois le Week-End mais surtout en période de vacances universitaires.

Et quand ils étaient là, l’ambiance musicale changeait assez profondément, devant jeune et bien plus … branchouille. Et forcement, cela n’était pas pour me déplaire. En 1985, un groupe français allait connaitre ses premières de gloire et par la même occasion j’allais découvrir l’un des groupes français les plus innovants et créatifs que la planète est connue. En cette année, un duo fort passionnant sortait son premier album, un album éponyme, intitulé … « Rita Mitsouko ».

Catherine Ringer et Frédéric Chichin tombent amoureux au cours de l'année 1979. Ils font quelques concerts avec la danseuse argentine Marcia Moretto, qui décèdera des suites d'un cancer. Le duo se produit sur diverses scènes comme l'Usine Pali-Kao, lieu alternatif unique à Belleville, avec quelques reprises (David Bowie, The Velvet Underground…) et leurs premières compositions originales. Leur look est comme leur musique, original et décalé (anoraks fluo ou sacs en plastique « Félix Potin ») et attire l'attention.

À noter que le nom de Rita Mitsouko est choisi pour rappeler leurs références musicales extrêmement variées : Rita se rapporte à la musique sud-américaine (et à l'actrice culte Rita Hayworth), et Mitsouko est un prénom japonais dont la première partie (Mitsu) peut s'interpréter comme signifiant "secret". Par ailleurs, Mitsouko est également le nom d'un parfum de Guerlain. Au départ simplement appelé « Rita Mitsouko », le groupe s'est rebaptisé « Les Rita Mitsouko » dès 1985, quand ils se sont aperçus que beaucoup de gens pensaient que le nom du groupe était en fait celui de la chanteuse.

Arrivent enfin quelques singles, chez Virgin, suivis de l'album Rita Mitsouko dont sera extrait le tube de l'année 1985 : Marcia Baila (en hommage à Marcia Moretto), morceau new wave dont le clip sera réalisé par Philippe Gautier, ainsi que le clip Andy. C'est le début du succès public, les tubes s'enchaînent : C'est comme ça, Les Histoires d'A. Jean-Baptiste Mondino réalise leurs clips, Jean-Luc Godard réalise le film Soigne ta droite (1987) autour de l'enregistrement de l'album The No Comprendo. Le groupe est à son sommet.

Et moi, je tombais sous le charme d’une musique riche, inspirée et dynamique. De sonorités envoûtantes et si modernes. En 1985, je me délectais à chaque fois que j’écoutais Marcia Baila. Certe je n’avais pas encore saisi toutes les subtilités du clip de cette chanson, tout en décalage mais déjà il me plaisait. Alors c’est forcement cette chanson que j’ai choisi pour 1985. Alors voici donc les Ritas Mitsouko qui nous interprètent « Marcia Biala ».





"Les Rita Mitsouko - Marcia Baila"




18/04/08 - 17:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

Etats-Unis : répartition des groupes d'extrême droite par Etat



La carte n'est pas très bien faite (Southern poverty law center) et des symboles proportionnels seraient plus lisibles que de simples chiffres par Etat.
Les groupes extrémistes cartographiés vont du KKK au "white supremacists" en incluant toutes sortes de "nuances": "Sons of Thule", "White nation", "League of the South"...
En bref, les Etats de l'ancienne confédération abritent plus de 400 groupes extrémistes, soit plus des deux-tiers du total de ces groupes pour l'ensemble des USA. Regardez les chiffres pour le Texas, l'Alabama, la Virginie...
Comme quoi, la mémoire historique de la guerre civile - refabriquée et mythifiée - joue un rôle évident dans la prolifération des activistes d'extrême droite.

18/04/08 - 17:37 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZEROSIX

new time G.A. . (Post d'un GAïen dont le pid est 17387)



Des GAïens dont le pid est compris entre 13000 et 20000, ki ont "fait leur place" sur G.A. en l'absence du chat, tout comme des plus anciens dont le pid est inférieur à 13000 et ki ont vu toutes les évolutions du site, manifestent parfois de la nostalgie en évoquant l'ambiance et l'humeur qui régnaient sur le JdI par exemple en 2004 et 2005. A cette époque moins d'articles étaient publiés tous les jours.
Le Old Time GA c'était à une époque où des bloggers livraient des posts plus intimes, plus sensibles, et très souvent créatifs, et qui ne disposaient ni du chat de GayAttitude, ni des incrustations "<embedded objects>" pour montrer des vidéos.

Alors que je buvais les articles postés par -Alias- , dont le pid est 13754 (et ki ne poste plus d'articles sur son blog), je retrouve les mêmes fougue, impertinence et talent en lisant Sankulot par exemple, dont le pid est bien plus neuf : 96233 !

Les joutes écrites par posts ou par commentaires interposés ont disparu avec l'arrivée du chat puis des salons de discussion" β ", mais rien ne sert de pleurer le Old Time GA quand je vois et je lis la nouvelle garde...
Vive le New Time GA !

Le chat et les salons de discussion" β " ont apporté indéniablement un plus au site GayAttitude, un peu au détriment de la convivialité du JdI ; mais en triant bien, il y a vraiment quelque belle matière "écrite" dans les blogs de certains pour que je continue à me régaler.
Un plaisir hélas de plus en plus solitaire, moins partagé. Je n'ai pas sû ni voulu exploiter les possibilités des salons de discussion, j'ai cru consolider mes liens et amitiés avec les GAïens que j'avais connu à cette fameuse époque "Old Time GA".
J'ai évolué peu à peu vers une pratique très individuelle, beaucoup moins sociable qu'à une époque. Depuis presque 2 ans déjà, je savais que le maintien de liens amicaux et sociaux grâce à G.A. me coûtait beaucoup d'énergie. Les possibilités de contacts et "d'infatuations" offertes par ce site étaient énormes et j'y avais placé beaucoup trop d'espoirs. Le virtuel m'avait un peu monté à la tête et mes intentions de vouloir rendre concrètes/réelles des connaissances non superficielles était un dessein trop ambitieux. Récemment, c'est par sagesse et par principe de réalité (et je n'ose dire par désillusion) que je n'ai pas mis 110 euros (au minimum) en frais de transport pour faire la fête parmi mes amis parisiens lors de leur soirée Mind The GAP organisée après demain soir.

Aujourd'hui, alors que beaucoup des GAïens ke je connaissais ont déserté le site (Lefaune, -Alias-, Nesta35malouin, Sicklysweet, etasseureuh, ...) j'essaye tout de même de garder mes 2 pieds dans le navire et de capter l'énergie de ceux ki forment la nouvelle vague New Time GA.
Il me reste à me montrer moins fermé vis-à-vis de ceux ki ont un plus grand pid ke le mien et ki, à leur tour, font la démarche de prendre contact avec moi. Après ma période de démobilisation d'énergie, je dois remobiliser ma confiance en ce site pour permettre à de nouvelles connaissances d'évoluer, sans espoir démesuré, vers des liens de qualité.



18/04/08 - 16:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978






Monsieur Népomucène est une bouse.



Vous y croyez, vous ?

18/04/08 - 16:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DONBAROCCO

Une page de publicité.

18/04/08 - 16:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

Installation de fermiers noirs sous protection fédérale


Après 1865, que deviennent les anciens esclaves? Certains deviennent des ouvriers agricoles sur les exploitations de leurs anciens maîtres. D'autres tentent de s'installer en ville comme artisans, ouvriers... Ici ceux-ci tentent de fonder une petite exploitation familiale. Mais les oppositions avec les fermiers blancs sont vives et il est parfois nécessaire que les troupes fédérales imposent leur installation dans un voisinage hostile et révulsé par leur nouveau statut...

18/04/08 - 16:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

Vivre sa liberté : la conquête du savoir

Les premiers étudiants noirs de l'université du Tennessee - fin des années 1860 -


Songez que ces jeunes gens, si sérieux et si bien mis, naquirent dans la servitude. Lors de la prise de cette photo (1868-70?) ils furent admis à l'université du Tennessee.
Exercer pleinement sa liberté c'est aussi pouvoir faire des études, conquérir le savoir.
Le sérieux de leurs expressions traduit l'importance des enjeux, l'importance tout court qu'ils accordent à ces études, à ce qu'ils sont en train de devenir, des citoyens américains...

18/04/08 - 16:26 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SISSOU

Pubasserie

C'est vendredi, et voici donc le sommaire d'une semaine Gay Cultes :

Rupert Everett se livre,
un tube de Bach par Gould, c'est toujours un bonheur,
des anges bien sûr,
des folles des années folles,
une diva pas comestible,
le retour des intolérances où l'on cite karedig,
un "relookeur" d'appartements plus affriolant que la blonde de la télé(sans)vision,
tout ça par là : [www]

18/04/08 - 16:25 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

1865 : les métiers de la liberté : soldats de l'Union


La plupart de ces jeunes gens photographiés en uniforme fédéral furent esclaves ou descendants d'esclaves. Grâce à la Proclamation d'Emancipation, ils sont des soldats, défenseurs d'un pays dont ils aspirent à devenir des citoyens à part entière. Dès l'automne 1865, dans le Sud, ils vont pouvoir voter, payer des impôts, être propriétaires.
Hélas, cela ne durera qu'un temps. Dès 1877, le retrait de l'armée fédérale décidée par le président Hayes à la suite d'un compromis avec les Démocrates udistes blancs, ouvre la voie à l'institutionnalisation de la ségrégation raciale. Un siècle s'écoulera avant la reconquête des droits civiques.

18/04/08 - 16:17 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

1865 : les métiers de la liberté - cuisinier -


Ce cuisinier militaire ne fait plus la cuisine pour ses maîtres comme jadis au temps des chaînes et de la servitude mais pour ses copains de régiment.
Et voyez son regard, c'est vraiment un métier pas si facile que ça pour contenter un régiment!

18/04/08 - 16:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

1865 : la joie d'être libre

Quelques semaines avant la fin de la guerre civile, en plein Sud, ces jeunes soldats unionistes jouent avec un tout jeune ex-esclave.


Malgré les imperfections du cliché, on ressent l'atmosphère de joie et de jeu de cette scène. Et l'ex-esclave devient un copain de jeu, qui occupe désormais son temps "libre". S'il n'est pas né-grillon, il le devient tout au jeu avec ses nouveaux copains qui sont aussi ses libérateurs...

18/04/08 - 16:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DONBAROCCO

Tombe de Isiruki, alias Jésus-Christ, dans le village de Herai, au Japon.

18/04/08 - 16:07 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BLENS

Verdict demain...

Ce sera ça ou autre chose, mais j'espere de tout coeur que ça va le faire. Je fonde bcp d'espoir sur demain, sur ce moment. A défaut de réussir ma vie sentimentale, je veux avoir l'opportunité de réussir une carrière et si demain celà abouti, ce que je souhaite, je serais sur le chemin pour y arriver.
Il ne reste plus qu'à croiser les doigts.
Bon week end à vous tous.

18/04/08 - 16:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DONBAROCCO

That is the Question !

Je m'interroge sur les PRO-VIE.

Pourquoi, au lieu de nous emmerder, et perdre leur temps, ne font-ils pas des gosses, pour compenser les homosexuel(les), les avortements, la pilule... ?

Bref, un joli petit clapier où ils referaient un monde meilleur, peuplés d'hétéros, cathos intégristes, etc... Ce serait pas une belle utopie ?


Et je vous rappelle une chose : ENGAGEZ-VOUS ! La désertion des engagements nous a conduit là où nous en sommes !

18/04/08 - 15:55 - EXTRAIT DU JOURNAL DE THO

Métamorphose (et ironie)


On annonce la disparition programmée du chromosome Y, celui qui fait qu’un homme n’est pas une femme (dans un délai de 75 millions d’années).
Ce n’est pas le gentilhomme de Nicholas Hilliard, ci-dessus, qui sauverait la situation, lui dont on jurerait qu’il se transforme en pâquerette, fleur de saison, longue tige sous une petite corolle (ici déguisée en fraise), au corps absorbant le feuillage des rosiers environnants. La mutation ne se fait pas sans émotion : une main sur le cœur l’indique, mieux que le regard vague posé sur sa propre dissolution. Drôle de forme pour l’œuvre elle-même, qui n’est ni circulairement féminine, ni le rectangle de bon aloi pointant vigoureusement vers le cieux qui pourrait être de mise.

Vision farfelue de la miniature d’Hilliard ? On en trouve d’autres qui, se basant sur le nombre de pétale des roses et sur la couleur des vêtements, se demandent si l’amour du personnage n’est pas la reine Elisabeth, et l’homme lui-même, par contre-coup, un deuxième comte d’Essex. Une autre fois on montrerait bien que le mutant en pâquerette est plutôt le jeune homme des Sonnets, le vrai auteur des pièces de Shakespeare (et de celles de Molière), ou bien Claude Allègre travesti.

Nicholas Hilliard, Jeune Homme dans la roseraie, Victoria & Albert Museum. La devise, en haut de la miniature n’ajoute rien, sinon un rappel de la fonction de l’objet : "Dat poenas laudata fides" (« Ma foi louée provoque ma douleur » ?). On espère qu’ils parlent de ça, dans le virage du Parc des Princes, quand ils ne tricotent pas des banderoles

18/04/08 - 15:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DONBAROCCO

MATELSOM et NOS AMIS LES CATHOS INTÉGRISTES

Voici la réponse du Pdg de Matelsom ; envoyez-leur vos mails de soutien ! Et faites circuler l'info !

SCANDALE! Matelsom affiche l’homosexualité dans
le métro parisien ! - [www]


Chers clients, Chers internautes,

Matelsom a lancé une nouvelle campagne de publicité dans le métro
depuis mi-février, afin de communiquer sur un nouveau positionnement
de la marque sur le thème du sommeil.

Cette nouvelle campagne se veut très qualitative, participative,
innovante, citoyenne, en prise avec son temps, bref, à l’image de Elle
se compose de 5 affiches que vous pouvez revoir en cliquant ici.

Hier, un blog de catholiques extrémistes a posté un message que je
trouve parfaitement intolérant et insupportable que vous pouvez lire
en cliquant là : [www]

L’article publié sur ce blog catholique incite les internautes à
manifester leur désapprobation par rapport à la campagne Matelsom, en
écrivant à marketing et direction@matelsom.comet et aux services
consommateurs des marques publiées sur les affiches. Il invite également à boycotter Matelsom et toutes les marques représentées.

Ce message a suscité pas mal de commentaires et de mails, notamment
d’internautes choqués, soit par cette affiche, soit par cet article
intolérant. Vous pouvez également suivre l’évolution des débats sur le
blog Matelsom : [www]

Notre position sur le sujet est très claire et ne bougera pas, puisque
cela fait partie, selon moi, de nos valeurs de marque et
d’entreprise :

A travers sa nouvelle campagne, Matelsom s’adresse à son cœur de cible
d’actifs urbains (d’où les 5 visuels : 1 couple hétérosexuel, 1 couple
homosexuel, 1 mère et son enfant, 1 femme seule, 1 couple de seniors)
en leur posant une question « et vous, comment dormez-vous ? »

Certains dénoncent la mise en scène d’un couple gay par Matelsom, dans
le but (selon leurs dires) de promouvoir l’homosexualité.

Matelsom ne peut accepter ce type d’accusations et tient à répondre
sur 5 points :

Il est tout d’abord extrêmement réducteur de ne montrer et de ne
parler que du visuel avec les deux hommes, sans le restituer dans la
globalité de la campagne.

Il n’y a aucune image à caractère pornographique dans l’affiche avec
les 2 hommes : l’évocation par certains de « sodomie » n’est
qu’interprétation malveillante. Matelsom n’a d’ailleurs jamais eu la
volonté de choquer qui que ce soit avec cette campagne.

Le BVP a par ailleurs rendu un avis favorable sur le sujet, acceptant
toute représentation publicitaire de personnages ouvertement
homosexuels, à condition que les postures ne soient pas hyper-
sexualisées et les propos non choquants pour le grand public.
[www]

Matelsom s’adresse à des gens en phase avec leur époque :
l’homosexualité existe, elle fait partie de la société, qu’on le
veuille ou non. Sa présence dans la publicité permet au contraire de
ne pas cacher cette situation, comme s'il s'agissait de quelque chose
de honteux. Le discours clairement rétrograde de certains présentant
l’homosexualité comme un mal ou une maladie, est grave.

Matelsom, entreprise citoyenne, démontre ici ses valeurs d’ouverture
et de tolérance. Matelsom entre clairement dans l’ère du web 2.0 en
suscitant autant de réactions (positives et négatives) : c’est le
signe d’une grande marque et d’une entreprise engagée. . Elle se
réjouit d’alimenter et de faire avancer un nouveau débat qui est
devenu : « Et vous, avec qui dormez-vous ? »

________________________________

M. Emery Jacquillat
Président
MATELSOM


Par ailleurs, j'ai cliqué sur le lien de leur blog de merde... Devinez qui n'est-c'est qui crine ?
Nos CHERS amis PRO-VIE, villieristes, boutinistes, lepenistes...

18/04/08 - 15:01 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Réconcilier les peuples européens avec l'Europe, c'est peut-être ne pas oublier qu'elle a aussi une vocation sociale, notamment tout ce qui concerne les services publics. »

(Lionel Jospin)

18/04/08 - 14:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BAMF

Beijing 2008

Grâce à Henri Sérandour, président du Comité National Olympique et Sportif Français, le Coq gaulois n'est plus qu'un chapon gras et mou du bulbe.

18/04/08 - 14:45 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

FARID....





18/04/08 - 14:45 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FRISK

Everybody wants to be loved



They wanna be loved,
They have to be loved,
The whole world,
Everybody wants to be loved,

When I was seven-teen, I could do anything,
It was so easy
My emotions were so closed to the surface,
I'm finding it,
Harder and harder,
to stay in touch.

18/04/08 - 14:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

Pa(l)pe-moi !

Je n'aime pas parler ou donner mon avis sur des sujets d'actualités car je n'ai pas l'intelligence ou la culture nécessaire pour y ajouter mon grain de sel.

Cependant...

Même si je suis baptisé, non pratiquant et réfractaire à la pratique ou manière de vivre que m'imposerait ma religion il ne m'empêche pas de me poser la question sur une entité supérieure que certains appellerait "Dieu" ou "un dieu" ...

Maintenant je suis parfois trop prosaïque pour y croire également.

Agnostique ? Quel vilain mot.

Cependant j'aime la manière dont le Pape actuel est en train de se ridiculiser aux Etats-Unis en s'excusant à moitié sur le comportement de ses représentants dans les histoires de pédophilie qui sont légions au pays de l'oncle Sam.

Pourquoi s'excuser à moitié ? Car si je ne regarde que la partie visible de l'iceberg (je suis bien trop superficiel pour aller plus loin) il dénonce "la "pornographie et la violence omniprésentes dans la société américaine" !

Est-ce une manière de pondérer ses propos sur sa charge contre l'église américaine et sa gestion des scandales ?

Les pauvres petits prêtres sont bien trop tentés par la société qui projette des images pornographiques pour qu'ils se défoulent sur quelques innocents ?

... ça fait froid dans le dos !

18/04/08 - 14:36 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEANKEV

Emerveillement quotidien.

Je redécouvre avec la plus grande joie, les poèmes splendides de Bernard Dimey, poète ivrogne du Montmartre du début du siècle. Sa sensibilité me touche au plus profond, me trouble et m'inquiète. Sa lucidité sur la nature humaine m'impressionne. Qu'écrirait il à notre époque? Le comédien que je suis ne peut de plus pas être insensible à sa technique oratoire sans faille. Incroyable et effrayant de penser qu'une personne comme lui, ivrogne, gros, en marge de la société, ne pourrait plus actuellement percer.

18/04/08 - 14:11 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GONDWANA

Queue de Concorde



Queue de Concorde, samedi, Musée de l'Air et de l'Espace, aéroport international de Dulles (Washington).

18/04/08 - 14:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CALINOCUB

Citation Quater

« Les conditions ne sont pas mûres. »
Un responsable local de l'administration du tourisme au Tibet au sujet de la réouverture aux touristes du territoire.

18/04/08 - 14:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE KIERAN1973

collision




"Si on reste au même endroit un long moment tranquille
Entre-t-on peut-être pour de bon
En collision avec soi"

Daniel Bélanger in "L'échec du Matériel"

18/04/08 - 13:27 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CALINOCUB

Citation Ter

« Avec une bonne éducation, on aura des slogans moins cons. »
Une pancarte à la manif lycéenne.

18/04/08 - 13:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CALINOCUB

Citation Bis

« Je n’ai pas retourné ma veste. »
Henri Sérandour, président du Comité National Olympique et Sportif Français, qui n'a pas mis le badge pour un monde meilleur.

18/04/08 - 13:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CALINOCUB

Citation

« Une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte. »
Aimé C. que des positivistes de la colonisation veulent au Panthéon.

18/04/08 - 12:38 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CAPTAINPRINCESS

Hum... ton truc Furyo c'est pas top! c'te pochette...

18/04/08 - 12:14 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Points du 18


Pour pallier le manque d'événements...

  • Dans environ six heures nous mettrons au train le petit dernier. Nous allons avoir à supporter un vide de quinze jours...


  • Encore 350 visiteurs et mon compteur passera les 100 000.


  • Vu la fréquentation actuelle et mes calculs prévisionnels, ça devrait tomber dans la soirée, voire la nuit, de dimanche à lundi... Pas très facile...


  • Autre sujet d'inquiétude, le compteur depuis son origine est à cinq digits. Va t'il retomber à zéro ou s'incrémenter d'un digit supplémentaire. Vous le saurez en regardant le 3 452e épisode de ...


  • Pour clore une légère polémique, du moins je l'espère, je ne valide qu'un seul message quand je tente le preum's. Je ne fais pas de remplissage de JDI comme d'aucuns bourrent les urnes... J'ai le respect des lecteurs, moi. (ceci dit sous forme tentant d'être humoristique).


Et bon appétit bien sûr !!!

18/04/08 - 12:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE THOANNY

Autoportraits





Un appareil entre les mains, et hop ! De nouveaux Autoportraits !! ^^

18/04/08 - 11:47 - EXTRAIT DU JOURNAL DE VERT-AMANDE

Un petit article pour ceux qui apprécient

Et Desproges annonçait le Printemps



En 1987 il avait annoncé le onzième Printemps de Bourges. Et s'était produit sur scène. Dans les allées du festival 2008 beaucoup se souviennent.



Daniel Colling a côtoyé Desproges pendant cinq ans. Le directeur du Printemps de Bourges se souvient l'avoir lancé sur scène. « On était à l'affût de nouveaux artistes. On a eu un coup de foudre pour cet amuseur plein de talent. Il a fallu le convaincre de faire un spectacle. On est passé par sa femme. Et c'est comme ça qu'on l'a mis sur scène. Un succès incroyable ! Je suis devenu son producteur et je lui ai organisé son programme de one-man-show à Paris et en province ». Jusqu'au Printemps qu'il fera deux fois en 1984 et en 1987. Sous le charme aussi, Alain Meilland, directeur de la culture à la mairie de Bourges. « Pour moi c'était un philosophe, dit-il. Je le mets au même rang que Woody Allen. Lui qui eu cette phrase magnifique : La réponse est oui, mais qu'elle est la question ? ». Cet ex-acteur, cofondateur du Printemps de Bourges, a un autre souvenir : « J'ai passé sa première journée de scène avec lui. C'était au théâtre du Gymnase à Paris. On a ensuite mangé à la Brasserie de la Gare du Nord. Il y avait là Desproges et Bedos. Vous imaginez? En face de moi, Desproges et Bedos ! Desproges était d'une maniaquerie excessive en scène car il était très angoissé. Il admirait Bedos qui, lui, avait un sens inné de l'improvisation. Ce que n'avait pas Desproges ». François Carré, ex-directeur de la société Coulisses, a en tête le Tribunal des Flagrants délires de France-Inter enregistré sur la scène du grand théâtre de la Maison de la Culture de Bourges. « J'avais mis en place la technique. Il était avec Claude Villers. C'était décapant. Il n'y a plus de gars comme ça, qui maîtrisent ainsi les mots et la causticité ». Ce tribunal, émission emblématique d'Inter, avait ce jour-là pour invité vedette Alain Dautin, un chanteur dans la lignée des Bobby Lapointe. Autre amoureux des mots de la scène, Michel Pinglaut, acteur amateur, passionné de théâtre. Pour lui, «?Desproges c'est le seul artiste qui osait déambuler sur scène au mépris de toutes les règles de tenue de scène, il se promenait et il captivait son monde ». Et, ajoute Michel Pinglaut, « je le mets dans la famille d'un Pierre Dac. Un anar de droite. Mais un anar sympathique. A la maison, on ne ratait jamais la Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. C'était de la dérision, mais il n'y avait jamais de hargne derrière ».

Source : Le Berry Républicain du vendredi 18 Avril 2008

18/04/08 - 11:42 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NED





Quelle vie


18/04/08 - 11:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AUTODAPHER

Allez les filles ... faites vous aussi plaisir !

Allez les filles ... faites vous aussi plaisir !

C'est un neurone qui arrive dans un cerveau masculin, événement très rare mais ça arrive !!
Bref, ce pauvre neurone se retrouve tout seul dans une grande boîte vide et noire.
« Hou hou » crie ce petit neurone. Misère, pauvre petit neurone, personne ne lui répond...
« Hou hou » crie encore le petit neurone et il n'entend que l'écho de sa voix.
Alors, désespéré, notre pauvre et brave petit neurone masculin s'installe dans un coin et se met à pleurer.
Soudain,un autre petit neurone arrive tout essoufflé dans le cerveau masculin et crie à notre petit neurone en pleurs : « Hé bé ! Qu'est-ce que tu fous ? On est tous en bas...





Pourquoi l'homme penche-t-il la tête quand il réfléchit ?
Pour que ses deux neurones entrent en contact.
Pourquoi les hommes ont-ils la conscience tranquille?
Parce qu'ils ne l'ont jamais utilisée.

Pourquoi les hommes aiment-ils autant les voitures et les motos ?
Celles-là au moins, ils peuvent les manipuler.
Pourquoi la majorité des femmes conduisent mal ?
Parce que la majorité des moniteurs sont des hommes....
quelle est la différence entre un homme et une tasse de café
Il n'y en a pas : les deux tapent sur les nerfs.
Quelle est la différence entre un homme et un chat ?
Aucune, tous deux ont très peur de l'aspirateur.
Comment appelle-t-on un homme intelligent, sensible et beau ?
Un homosexuel.

Quel est le point commun entre les nuages et les hommes ?
Quand ils s'en vont, on peut espérer une belle journée.
Quel est le point commun entre les hommes qui fréquentent les bars pour célibataires ?
Ils sont tous mariés.
Quelle est la différence entre un homme, une cravate et une ceinture ?
La ceinture serre la taille, la cravate serre le cou, l'homme sert à rien.
Quelle est la différence entre le cerveau d'un homme et une olive ?
La couleur.

Les mensurations idéales d'un homme ?
80 - 20 - 42 (80 ans, 20 millions d'euros sur le compte en banque et 42 degrés de fièvre)
Que doit faire une femme quand son mari court en zigzag dans le jardin ? Continuer à tirer.
Les hommes sont la preuve que la réincarnation existe.
On ne peut pas devenir aussi con en une seule vie.
Pourquoi les hommes ont-ils les jambes arquées ?
Les choses sans importance sont toujours mises entre parenthèses.
Les hommes, c'est comme de l'essence :
des pieds à la ceinture, c'est du super,
de la ceinture aux épaules, c'est de l'ordinaire,
et des épaules à la tête, c'est du sans plomb.
pour les femmes intelligentes qui pourront rire et aussi à tous les hommes qui peuvent supporter la vérité... ou du moins l'humour

oui pas nouveau
mais bon pour le week end a venir

18/04/08 - 11:31 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SKROOL

L'air de rien

[www]

Nous avons tous eu, a un moment ou un autre, un petit air de musique qui nous trotte dans la tête sans que nous puissions l'identifier; ce site nous propose d'y remédier, simplement en le diffusant et en le soumettant à la mémoire collective des internautes...

18/04/08 - 11:09 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BAMF

Lu sur le Figaro.fr

"Le député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a déposé la semaine dernière à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à subordonner l'éligibilité des députés à l'exercice d'un mandat local.
[...]
La proposition de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, suggère de «subordonner l'éligibilité au mandat de député à l'exercice d'un mandat local en cours». Pour ce proche du chef de l'État, il s'agit, d'une part, de rendre officielle une réalité déjà largement répandue et, d'autre part, de permettre aux parlementaires de rester proches des préoccupations de leurs électeurs, à l'échelon local.

Lefigaro.fr. - Quelle est la philosophie de votre proposition de loi ?

- Beaucoup de gens disent qu'il faut supprimer le cumul des mandats. Pour moi, c'est une erreur. Au contraire, pour être un bon parlementaire, il faut «avoir les pieds dans la glaise» et être au contact des électeurs et de leurs préoccupations. "

Euh, de la glaise à Levallois-Perret ?!? Les villes riches de droite ne sont plus ce qu'elles étaient.

18/04/08 - 10:33 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GRIFFIN

Autant j'éprouve le plus pur mépris pour Villepin, qui représente pour moi, avec Martinon et Balladur, à peu près tout ce que je méprise déteste*, autant je suis aujourd'hui bien obligé de reconnaître que c'est le seul dont les propos, à la mort d'Aimé Césaire, me semblent avoir un peu de tenue, un peu de sens. Car pour le reste, Ségolène et Chirac en tête, bon sang, que tout cela me semble affligeant!

Les énarques représentent aujourd'hui l'élite de la nation: soit. Ils nous enc sodom aiment à sec et sans capote - soumettons-nous. Mais qu'ont-ils en plus besoin de parler de poésie? Et notamment tous ceux qui, au quotidien, foulent au pied toutes les valeurs, toutes les idées que Césaire a défendu tout au long de sa vie?

Non, que ces gens se contentent de nous appauvrir, de nous désenchanter, de nous désespérer, de nous humilier, qu'ils continuent à nous déshumaniser, dans une société ou dans un monde où une rollex a de la valeur et où l'on va dépenser 92 euros pour se faire couper les cheveux; que ces énarques, disais-je, continuent de mépriser le petit peuple et de piétiner, en croquant des petits fours, la notion de république - mais que, de grâce, de grâce, ils laissent aux chiens gâleux dont je suis la poésie - qui n'est de toute façon pas productive, pas "bankable", dirait cette poissonnière de Seigner.

Césaire est mort. C'est regrettable (bon, en même temps, faut bien mourir un jour, hein) mais foutez-nous la paix, les énarques, les politiques, vous tous. Allez donc vous baffrer dans je ne sais quel restaurant hip dont je ne connais même pas le nom, faites tourner Boutin ou défoncez-vous à la coke, comparez vos costumes à trois cents euros mais, de grâce, de grâce, quand il est mort le poète, abstenez-vous, vous les Sarkozy, les Chirac, les Albanel, d'ouvrir vos gueules. Contentez-vous d'ouvrir vos portefeuilles.



* Je synthétise, bien sûr, car la liste est longue: je devrais en fait citer tant et tant, et en premier lieu, bien sûr, ce petit rat de Mégret.

18/04/08 - 10:21 - EXTRAIT DU JOURNAL DE DORANT

"Fonctionnaire au travail" d'après Yahoo

.
Maintenant qu'il n'y a plus guère d'élections décisives avant les régionales, 2010, Sarkozy et le gouvernement se lâchent : Allocations Familiales, chômeurs, fonction publique, coûts des options au lycée, "abus "dans les APL (Boutin), déremboursements des lunettes, etc...

18/04/08 - 10:18 - EXTRAIT DU JOURNAL DE RV37

Celles qu'on a...


Il me traîne comme ça tout au long de mon existence un poète merveilleux, un rebelle gentil, dont les textes m'émeuvent toujours aujourd'hui. Et quand je retombe dedans c'est pour de longs délices, un brin de douce mélancolie aussi, de ce temps où je l'ai découvert... De ce temps qui a laissé longtemps sa trace meurtrie-hier. Mais qui donne sens, enfin !

Je vais vous en faire bouffer jusqu'à plus faim, vous z'allez voir ! ;o)


Les habitudes

"Mange ta soupe, mouche ton nez, sors les mains de tes poches,
retire ton béret, dis bonjour à la dame !
On se saigne aux quat' veines, on f'ra jamais rien d'toi.
A la rentrée : interne ! Les "pères" vont te dresser !
A ton âge, moi, j'savais, j'voulais être amiral !
Touche pas à ton zizi : tu vas devenir sourd !
Au service militaire, tu s'ras un homme, mon fils !"

Les habitudes,
pas celles qu'on nous impose,
celles qu'on a,
mes habitudes...
Mes petites fleurs séchées à la s'maine la semaine,
ma goulée de gitane, mon pot de beaujolais,
ma roulotte-révolte garée en double-file,
mes aboiements-chansons parmi vos muselières,
ton visage-péniche ancré à l'oreiller,
et mon radeau de nuit sur l'océan musique
entre Ludwig le diable et l'angelot Mozart !

Les habitudes...

"Monsieur le président, monseigneur, maître, docteur,
après vous, j'n'en f'rai rien, mes hommages à madame,
sale bougnoule, tu te tires ou j'appelle les cognes ?
Il avait les ch'veux longs, monsieur le commissaire,
le sexe, le sexe nous envahit : autres temps, autres mœurs !
La télé est en grève : leur faudrait une bonne guerre !"

Les habitudes,
pas celles qu'on nous impose,
celles qu'on a,
mes habitudes...
mes petites fleurs séchées à la s'maine la semaine,
mes heures d'inertie dans le cocon du temps,
mes minutes hurlantes d'immense provocateur,
mes nougats barbotés à vos foires d'empoigne,
mes langoustines bleues dans vos paniers à crabes,
et mon radeau de nuit sur l'océan musique,
entre Schumann le fou et le viennois Schubert !

Les habitudes...

Le mariage, la photo de famille, l'héritage,
l'prestige de l'uniforme, l'arrogance des p'tits chefs,
le Français démerdard, le tiercé de mes deux,
la déesse Bagnole, "votre argent m'intéresse",
le phallus arrogant et le vagin coupable,
le pape toujours en cloque qui prie et assassine
les milliers d'enfants-nains d'Amérique latine !

Les habitudes,
pas celles qu'on nous impose,
celles qu'on a,
mes habitudes...
Mes petites fleurs séchées à la s'maine la semaine,
mes mois de trente jeudis, mes trèfles à huit feuilles,
la mort-chauve-souris bien clouée à ma porte,
l'assurance que j'ai de n'être sûr de rien,
l'prix Nobel de la guerre donné aux assassins,
les myosotis mouillés de tes yeux, Frédéric,
et cet homme opiniâtre, désespéré, qui donne
aux enfants oubliés un peu de "Terre des Hommes"...

Les habitudes,
pas celles qu'on nous impose,
celles qu'on aura !

Paroles et musique: Henri Tachan

18/04/08 - 10:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE THVOL

Grandes eaux

Escapade à Baden Baden ce jeudi. Je suis allé au Friedrichsbad pendant que ma mère, accompagnée d’une collègue et amie, prenait les eaux à Caracalla.
Les deux établissements de bains sont contigus, ou presque : dans les deux cas, beaucoup d’eaux, avec des piscines, des saunas, une alternance de douches chaudes ou glacées, etc. Mais à Caracalla, dans un bâtiment moderne (il date de 1987), l’ambiance est plutôt aux jeux et aux familles. On peut tout de même y trouver son compte : il y a pas mal de papas ou d’hétéros choupinous©, ce qui est plus rare au Friedrichsbad.


Le Friedrichsbad a le charme du XIXe siècle : il a été inauguré en 1877, avec des coupoles, des mosaïques, du marbre. On s’y promène complètement nu ; on suit un parcours assez rigide pour profiter d’une sorte de cure en 3h30, qui comprend aussi un massage ; et, sauf le grand bassin central, sous la coupole principale, hommes et femmes suivent des circuits séparés. J’adore cette ambiance un peu surannée, où l’on est coupé du monde pour quelques heures : temps de vide intérieur entrecoupé de méditations. Et puis mon corps dans l’eau. J’ai peut-être été poisson dans une vie antérieure.

Me voilà entrant vers midi. Première douche chaude, puis deux bains d’airs chaud et très chaud avant le massage. Retour à la douche, où j’ai rencontré l’ex de l’ex, ce qui m’a quelque peu contrarié (beau corps mince de blond, néanmoins ; mais bon, je préfère les bruns plus poilus – et je ferme la parenthèse, hum, hum). Je me suis dit que Radio Tata Strasbourg allait bien fonctionner, d’ex en ex et au-delà, même si théoriquement je m’en foutais. Théoriquement.
Heureusement, une fois encore, j’ai eu de la chance de tomber sur le meilleur masseur (les fois où j’ai eu affaire à un autre, c’était nettement moins bien) : rien de sensuel là dedans, mais un truc très médical et un peu sec et vigoureux, qui insiste là où ça fait mal. Absolument délicieux et particulièrement efficace pour se détendre. Le massage se fait au savon, d’où re-douche pour continuer le circuit dans les piscines et les bains de vapeur thermale. On termine emballé dans une couverture, à somnoler vaguement sur des lits de repos, installés sous une nouvelle coupole. Un délice.
Dehors vers 15h30, avec un soleil retrouvé, et un salon de thé, dont les fauteuils me tendaient les bras sur la Römerplatz, sans compter mes accompagnatrices retrouvées sur le parvis : ein Morgentau Tee und ein Stück Sachertorte für mich, bitte.

Retour à Strasbourg. Je suis prêt pour la correction des épreuves du livre, arrivées dans ma boîte aux lettres et à renvoyer sous 8 jours, évidemment.

18/04/08 - 10:03 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GRIFFIN

Ah oui, au fait



En allant cette nuit (oui, car c'est les vacances) traînasser sur un site d'hommes qui aiment les hommes, j'ai trouvé cette photo qui me semble assez bien me représenter, cette année.

En passant, et pour revenir sur un post effacé, je ne sais toujours pas si j'ai envie d'aller cet été en vacances au Maroc avec H, H alias I, ni au Maroc, ni avec H, H alias I (cette histoire, c'est La Goutte d'or à l'envers), ni quoi que ce soit... ou rien.

18/04/08 - 09:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE THVOL

Citation du jour (2)

«On est loin du temps où Mitterrand se faisait photographier avec Montaigne. C’en est à un tel point que l’ennemi est à l’intérieur: tous ces écrivains qui “ne se prennent pas la tête, écrivent avec leurs tripes, parlent des vrais gens, etc.”. Dire qu’il y a de vrais gens, c’est criminel, puisque cela veut dire qu’il y en a de faux et qu’on peut les éliminer.»

Pierre Senges, dans le supplément «Livres» de Libé du 17 avr. 08.

18/04/08 - 09:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE THVOL

Citation du jour (1)

«Il est presque impossible de porter le flambeau de la vérité au milieu d’une foule sans roussir une barbe.»

Georg Christoph Lichtenberg, cité dans le supplément «Livres» de Libé du 17 avr. 08.

18/04/08 - 09:58 - EXTRAIT DU JOURNAL DE TOMDOM

Aimé Césair, Aimé Césaire... ça me dit quelquechose...

Aimé Césaire, c'est pas lui qui a écrit "La Guerre des Gaules", le premier roman auto-biographique homosexuel ?
Je le croyais mort depuis longtemps moi !!

18/04/08 - 09:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE BAMF

Lu sur Nouvelobs.com

"Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, s'interroge sur le coût de l'éducation par rapport au service rendu à la nation et pointe certaines options coûtant "extrêmement cher avec une utilité sociale limitée""

Il devient concevable que cet agrégé de Lettres Classiques, qui a oublié ce qu'était le passé antérieur (sic), mette un terme à l'enseignement du Grec ou du Latin...

Peut-être qu'à Périgueux ils auraient pu le garder pour maire (pour ce qu'il y était de toute façon...) parce qu'ils nous l'ont rendu hargneux.

18/04/08 - 09:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PHOTOS75

"Nègre je suis, Nègre je resterai!"



Aimé CESAIRE - 1913-2008

"Haïr, c'est encore dépendre" disait-il.
Un humaniste nous a quitté, un homme qui toute sa vie a mené un combat juste pour que nous reconnaissions que la colonisation et par corrélation l'esclavage n'a pas été bon pour l'humanité, comme l'ont dit et pensés les députés de droite il y a un peu plus d'un an (normal, certains de leurs ancètres se sont enrichis grâce à lui, alors reconnaitre que l'esclavage est une ignominie, c'est trop).
Un grand poète que tous maintenant vénèrent, alors qu'ils l'ont combattus pendant des années.
Un homme qui ne pouvait pas se reconnaitre dans les lois sur l'immigration de Hortefeux.

Toute sa vie , il fut une rebelle.
La leçon du "rebelle" Césaire est là, dans sa fidélité à la révolte nécessaire.

"J'habite une blessure sacrée
j'habite des ancêtres imaginaires
j'habite un vouloir obscur
j'habite un long silence
j'habite une soif irrémédiable..."

En cinq vers tout est dit, de la manière la plus juste et la plus poétique : Aimé Césaire est un homme de conviction, de création, de témoignage et de fidélité.

Discours prononcé aux États-Unis le 26 février 1987, dans le cadre de la Conférence hémisphérique des peuples noirs de la diaspora.

"La Négritude, une révolte nécessaire contre le sentiment européen de supériorité

La Négritude résulte d’une attitude active et offensive de l’esprit.
Elle est sursaut, et sursaut de dignité.
Elle est refus, je veux dire refus de l’oppression.
Elle est combat, c’est-à-dire combat contre l’inégalité.
Elle est aussi révolte. Mais alors, me direz-vous, révolte contre quoi ? Je n’oublie pas que je suis ici dans un congrès culturel, que c’est ici, à Miami, que je choisis de le dire. Je crois que l’on peut dire, d’une manière générale, qu’historiquement la Négritude a été une forme de révolte d’abord contre le système mondial de la culture tel qu’il s’était constitué pendant les derniers siècles et qui se caractérise par un certain nombre de préjugés, de pré-supposés qui aboutissent à une très stricte hiérarchie. Autrement dit, la Négritude a été une révolte contre ce que j’appellerai le réductionnisme européen.
Je veux parler de ce système de pensée ou plutôt de l’instinctive tendance d’une civilisation éminente et prestigieuse à abuser de son prestige même pour faire le vide autour d’elle en ramenant abusivement la notion d’universel, chère à Léopold Sédar Senghor, à ses propres dimensions, autrement dit à penser l’universel à partir de ses seuls postulats et à travers ses catégories propres. On voit et on n’a que trop vu les conséquences que cela entraîne : couper l’homme de lui-même, couper l’homme de ses racines, couper l’homme de l’univers, couper l’homme de l’humain, et l’isoler, en définitive, dans un orgueil suicidaire, sinon dans une forme rationnelle et scientifique de la barbarie.
Mais, me direz-vous, une révolte qui n’est que révolte ne constitue pas autre chose qu’une impasse historique. Si la Négritude n’a pas été une impasse, c’est qu’elle menait autre part. Où nous menait-elle ? Elle nous menait à nous-mêmes. Et, de fait, c’était, après une longue frustration, c’était la saisie par nousmêmes de notre passé et, à travers la poésie, à travers l’imaginaire, à travers le roman, à travers les oeuvres d’art, la fulguration intermittente de notre possible devenir.

Tremblement des concepts, séisme culturel, toutes les métaphores de l’isolement sont ici possibles. Mais l’essentiel est qu’avec elle était commencée une entreprise de réhabilitation de nos valeurs par nous-mêmes, d’approfondissement de notre passé par nous-mêmes, du ré-enracinement de nous-mêmes dans une histoire, dans une géographie et dans une culture, le tout se traduisant non pas par un passéisme archaïsant, mais par une réactivation du passé en vue de son propre dépassement.
Littérature, dira-t-on ?
Spéculation intellectuelle ?
Sans aucun doute. Mais ni la littérature ni la spéculation intellectuelle ne sont innocentes ou inoffensives. Et, de fait, quand je pense aux indépendances africaines des années 1960, quand je pense à cet élan de foi et d’espérance qui a soulevé, à l’époque, tout un continent, c ’ e s t v r a i , j e p e n s e à l a Négritude, car je pense que la Négritude a joué son rôle, et un rôle peut-être capital, puisque cela a été un rôle de ferment ou de catalyseur.
Que c e t t e reconquête de l’Afrique elle-même n’ait pas été facile, que l’exercice de cette indépendancenouvelleait comporté bien des avatars et, parfois, des désillusions, il faudrait une ignorance coupable de l’histoire de l’humanité, de l’histoire de l’émergence des nations en Europe même, en plein XIXe siècle, en Europe et ailleurs, pour ne pas comprendre que l’Afrique, elle aussi, devait inévitablement payer son tribut au moment de la grande mutation.

Mais là n’est pas l’essentiel. L’essentiel est que l’Afrique a tourné la page du colonialisme et qu’en la tournant elle a contribué à inaugurer une ère nouvelle pour l’humanité tout entière."

18/04/08 - 08:52 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SELFMADE

Ségolène est innocente !!! En tout cas, les demandes de ces deux ex-collaboratrices paraissent bien abusives…


A propos de la décision de la Cour de Rennes, communiqué de Me Jean Pierre Mignard (Président depuis 2007 de l’association «Désir d’avenir», fondée par S. Royal) :

"Les commentaires sur la décision de la Cour d’Appel de Rennes donnant raison à deux anciennes assistantes parlementaires de Ségolène Royal omettent que les deux personnes concernées ont été payées durant toute la période de la campagne électorale, et au-delà, au titre de leur préavis. Elles ont été réembauchées immédiatement par le suppléant de Ségolène Royal. La Cour a d’ailleurs repoussé fermement leurs demandes astronomiques de dommages et intérêts. La bonne foi de Madame Royal est ainsi reconnue. Voilà pour le préjudice.

La question qui a fait débat était celle de la légalité d’un deuxième salaire et d’un deuxième contrat se superposant au premier. L’imbroglio invraisemblable du statut des assistants parlementaires en période de campagne électorale a contribué à obscurcir un litige systématiquement et publiquement utilisé contre Ségolène Royal depuis 10 ans entravant tout rapprochement des positions. Les ex assistantes n’ont d’ailleurs obtenu en définitive que ce que leur proposait Ségolène Royal un an après la fin de leur mission. Quel moteur derrière cette interminable bataille judiciaire ? Quel objectif recherché ?

Les lacunes du droit, comme l’écrit la Cour d’Appel de Poitiers, ont fait le reste.

Les juridictions pénales ont notamment débouté par deux fois, en des termes particulièrement sévères, les assistantes qui étaient allées jusqu’à porter plainte contre Ségolène Royal. Par deux fois encore les Conseillers des prud’hommes et les magistrats de la Chambre sociale de la Cour d’Appel de Poitiers ont donné raison à l’argumentation de Ségolène Royal. C’est dire la complexité de la question de droit.

Ceci explique pourquoi un langage commun a été impossible à trouver durant tout ce temps. L’une des deux personnes était devenue, il est vrai, assistante d’un parlementaire UMP et a même publié un livre virulent contre Ségolène Royal durant la campagne électorale, amplement relayé sur les sites de l’UMP.

Dix ans après, et pour sortir de ce maquis impénétrable, les juges font supporter à Ségolène Royal les vides du statut des assistants parlementaires. C’est au plus fort d’en faire les frais semblent dire les juges. C’est peut être le seul raisonnement d’équité dans ce qui restera comme l’exploitation politicienne d’une question juridique insoluble."fml



18/04/08 - 08:35 - EXTRAIT DU JOURNAL DE NICO_PARIS12

Bonne journée quand même dans c'putain d'monde de merde, bande de jeunes...

18/04/08 - 08:20 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEFFLEBELGE

LA BETE NE MOURRA JAMAIS SI ON NE SE BOUGE PAS

Il y a ceux qui ne voient pas.
Il y a ceux qui voient mais ne veulent pas voir.
Il y a ceux qui voient mais n’osent rien dire.
Il y a ceux qui voient et réagissent.

Hier soir, sur le salon, un garçon a été attaqué ignoblement, méchamment et gratuitement, non pour ce qu’il a dit ou fait, mais pour ce qu’il est.

Ne pas réagir à ce genre de comportement, c’est tolérer l’intolérable, accepter que tout puisse être dit ou commis.

Nous sommes tous différents les uns des autres et il ne faut pas perdre de vue que notre propre différence pourrait un jour, si on laisse faire, être la cible d’attaques gratuites, voire pire.
Enfouir sa tête dans le sable n’a jamais empêché quoique ce soit de se produire.

S’il advient que celui qui s’abstient soit confronté à ce genre de situation, il sera peut-être content de trouver à ses côtés un révolté.

A bon lecteur, Salut !!!

PS : Merci à ceux qui, hier, ont compris, je suis heureux et fier de compter parmi leurs amis J.

18/04/08 - 08:15 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCRIABAD

AVANCEE-RECUL

Un couloir. Sombre. Derrière, on distingue une faible lueur verte. Devant, noir complet. Une musique lancinante et à peine audible rajoute à cet espace une dimension particulière.

On remarque, au fond, un lavabo. Au dessus de ce lavabo, un vieux miroir, piqué, dans lequel il semble impossible de voir son reflet. Du robinet, ancré directement dans le mur, coule un mince filet d'eau.
Au milieu, un homme, debout, adossé au mur, sur un seul pied, regarde le plafond, à l'exact endroit ou le couloir semble se resserrer. Il porte une chemise verte, ouverte, et costume sombre. Il ne porte qu'une chaussure. l'autre pied est nu.
Devant, un pot en terre, noir lui aussi. On distingue flottant au dessus, un filet de fumée grise, éclairée, depuis l'intérieur du pot, par la même lumière verte qui baigne le fond du couloir.

Suivant la musique, l'homme glisse petit à petit le long du mur. Doucement, presque imperceptiblement, il se retrouve assis. Puis, toujours aussi lentement, il s'allonge sur le sol, et se recroqueville sur lui-même.
En glissant, il laisse derrière lui, dessinée sur le mur, une trace indescriptible, qui semble une écriture. Les traits, fins, deviennent grossiers au fur et à mesure que l'homme glisse.
Par un phénomène d'anamorphose, il est impossible aux spectateurs de lire la phrase ainsi composée sur le mur.

Noir.

18/04/08 - 08:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SYCOMORE

* C'est la (petite) bonne nouvelle du jour: mort d'un poète oblige, l'ancien maire de neuilly-sur-seine ne squattera pas la télé française lundi soir mais jeudi soir (d'ici là il suffit qu'un autre grand homme meurt pour que ça soit encore repoussé, allé un petit geste les grands de ce monde !)

* * Alors les vieux, ça fait quoi d'avoir voté sarko ? Vous pensiez finir pépère votre carrière à lire votre journal ? et ben non, vous allez bosser jusqu'au bout, même les chômeurs de plus de 57 ans iront pointer tous les mois, et pour votre lecture j'espère que vous avez une bonne mutuelle pour le remboursement des lunettes.

*** Alors les ouvriers, ça fait quoi d'avoir voté sarko ? Le petit dernier va sur ses 11 ans, les alloc' allaient augmenter... et ben non, va falloir attendre encore un peu pour toucher plus, mais bonne nouvelle, faites en un autre, l'allocation garde d'enfant va augmenter.

**** Alors les fonctionnaires, ça fait quoi d'avoir voté sarko ? Vous avez passé un concours, brillamment réussi et vous voilà dans la fonction publique avec un travail à vie. Et ben non, c'est fini, le statut va exploser et vous allez connaître les angoisses de la mutation d'office à l'autre bout de la France.

***** La France de demain y'a pas à dire... vivement après-demain qu'on arrête de déconner !

18/04/08 - 07:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ORMEGRIS

Pont de l'île de Ré. Charente-Maritime. Inauguration mai 1988.



Pont de 2 927 mètres vu du coté nord continent, (courbe de 5 km de rayon) juste au niveau de la gare de péage de la Repentie et en surplomb.
En face à gauche les silos du port de La Palice.
Au milieu le môle d'escale en eaux profondes.


Vers l'île en voiture, au début du pont.


Presque en haut du pont.


Arrivée à la Pointe de Sablanceaux, Rivedoux après un trajet de 3 840 mètres culminant à 42 mètres au-dessus de la mer.

18/04/08 - 07:47 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PIEREM

Où Pierem s'agace...


Nouvelles recherches sur les causes de la maladie d'alzheimer...

L'alcool est nuisible aux cellules du cerveau...
Le tabac est nuisible aux poumons ET aux cellules du cerveau...
Le cholesterol est nuisible au système sanguin, au coeur ET aux cellules du cerveau...

On a plus qu'à bouffer des légumes à la vapeur (sans OGM, nuisibles à tout...) , sans sel par crainte des maladies cardio-vasculaires nuisibles au cerveau...

Foutez-nous la paix, nom d'un chien !!!!

On crèvera quand même, mais en pleine santé !
Quel ennui ...

18/04/08 - 07:43 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JULES75004

2401 - Envies du matin


Envie de bras qui m'enserrent, m'enlacent et m'étreignent.

Envie de quelqu'un qui m'excite, me fasse bander et me stimule.

Envie d'un mec qui me fasse bander le cerveau, la bite et mon corps tout entier.

Envie d'un mec attentionné, attentif et empathique.


Envie de chaleur humaine.

18/04/08 - 04:56 - EXTRAIT DU JOURNAL DE L-S-J



En cette nuit lugubre, je suis triste. Mais dans le monde, beaucoup sont encore plus tristes que moi. Je vais donc prier pour eux.

18/04/08 - 04:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE GRIFFIN

Lecture pour tous ou De la négraille








"Et voici ceux qui ne se consolent point de n'être pas faits à la ressemblance de Dieu mais du diable, ceux qui considèrent que l'on est nègre comme commis de seconde classe: en attendant mieux et avec possibilité de monter plus haut; ceux qui battent la chamade devant soi-même, ceux qui vivent dans un cul de basse fosse de soi-même; ceux qui se drapent de pseudomorphose fière; ceux qui disent à l'Europe: «Voyez, je sais comme vous faire des courbettes, comme vous présenter mes hommages, en somme, je ne suis pas différent de vous; ne faites pas attention à . ma peau noire : c'est le soleil qui m'a brûlé ».

Et il y a le maquereau nègre, l'askari nègre, et tous les zèbres se secouent à leur manière pour faire tomber leurs zébrures en une rosée de lait frais.

Et au milieu de tout cela je dis hurrah! mon grand-père meurt, je dis hurrah! la vieille négritude progressivement se cadavérise.
Il n'y a pas à dire : c'était un bon nègre.

Les Blancs disent que c'était un bon nègre, un vrai bon nègre, le bon nègre à son bon maître.
Je dis hurrah!
C'était un très bon nègre,
la misère lui avait blessé poitrine et dos et on avait fourré dans sa pauvre cervelle qu'une fatalité pesait sur lui qu'on ne prend pas au collet; qu'il n'avait pas puissance sur son propre destin; qu'un Seigneur méchant avait de toute éternité écrit des lois d'interdiction en sa nature pelvienne; et d'être le bon nègre; de croire honnêtement à son indignité, sans curiosité perverse de vérifier jamais les hiéroglyphes fatidiques.

C'était un très bon nègre

et il ne lui venait pas à l'idée qu'il pourrait houer, fouir, couper tout, tout autre chose vraiment que la canne insipide

C'était un très bon nègre.

Et on lui jetait des pierres, des bouts de ferraille, des tessons de bouteille, mais ni ces pierres, ni cette ferraille, ni ces bouteilles ...
O quiètes années de Dieu sur cette motte terraquée .

et le fouet disputa au bombillement des mouches la rosée sucrée de nos plaies.

Je dis hurrah! La vieille négritude
progressivement se cadavérise
l'horizon se défait, recule et s'élargit
et voici parmi des déchirements de nuages fulgurance d'un signe


le négrier craque de toute part... Son ventre se convulse et résonne ... L'affreux ténia de sa cargaison ronge les boyaux fétides de l'étrange nourrisson des mers!
Et ni l'allégresse des voiles gonflées comme une poche de doublons rebondie, ni les tours joués à la sottise dangereuse des frégates policières ne l'empêchent d'entendre la menace de ses grondements intestins

En vain pour s'en distraire le capitaine pend à sa grand'vergue le nègre le plus braillard ou le jette à la mer, ou le livre à l'appétit de ses molosses

La négraille aux senteurs d'oignon frit retrouve dans son sang répandu le goût amer de la liberté

Et elle est debout la négraille

la négraille , assise
inattendument debout
debout dans la cale
debout dans les cabines
debout sur le pont
debout dans le vent
debout sous le soleil
debout dans le sang

debout
et
libre

debout et non point pauvre folle dans sa liberté et son dénuement maritimes girant en la dérive parfaite et la voici :
plus inattendument debout
debout dans les cordages
debout à la barre
debout à la boussole
debout à la carte
debout sous les étoiles

debout
et
libre

et le navire lustral s'avancer impavide sur les eaux écroulées.

Et maintenant pourrissent nos flocs d'ignominie!
par la mer cliquetante de midi
par le soleil bourgeonnant de minuit

écoute épervier qui tiens les clefs de l'orient par le jour désarmé
par le jet de pierre de la pluie

écoute squale qui veille sur l'occident
écoutez chien blanc du nord, serpent noir du midi
qui achevez le ceinturon du ciel
Il y a encore une mer à traverser
oh encore une mer à traverser
pour que j'invente mes poumons
pour que le prince se taise
pour que la reine me baise
encore un vieillard à assassiner
un fou à délivrer
pour que mon âme luise aboie luise aboie aboie aboie
et que hulule la chouette mon bel ange curieux.
Le maître des rires?
Le maître du silence formidable?
Le maître de l'espoir et du désespoir?
Le maître de la paresse? Le maître des danses?
C'est moi!

et pour ce, Seigneur
les hommes au cou frêle
reçois et perçois fatal calme triangulaire

Et à moi mes danses
mes danses de mauvais nègre
à moi mes danses
la danse brise-carcan la danse saute-prison
la danse il-est-beau-et-bon-et-légitime-d'être-nègre
A moi mes danses et saute le soleil sur la raquette
de mes mains
mais non l'inégal soleil ne me suffit plus
enroule-toi, vent, autour de ma nouvelle croissance
pose-toi sur mes doigts mesurés
je te livre ma conscience et son rythme de chair
je te livre les feux où brasille ma faiblesse
je te livre le chain-gang
je te livre le marais
je te livre l'intourist du circuit triangulaire dévore vent
je te livre mes paroles abruptes dévore et enroule-toi
et t'enroulant embrasse-moi d'un plus vaste frisson
embrasse-moi jusqu'au nous furieux
embrasse, embrasse NOUS
mais nous ayant également mordus
jusqu'au sang de notre sang mordus!
embrasse, ma pureté ne se lie qu'à ta pureté
mais alors embrasse
comme un champ de justes filaos
le soir
nos multicolores puretés
et lie, lie-moi sans remords
lie-moi de tes vastes bras à l'argile lumineuse
lie ma noire vibration au nombril même du monde lie,
lie-moi, fraternité âpre
puis, m'étranglant de ton lasso d'étoiles
monte, Colombe
monte
monte
monte
Je te suis, imprimée en mon ancestrale cornée blanche.
monte lécheur de ciel
et le grand trou noir où je voulais me noyer l'autre lune
c'est là que je veux pêcher maintenant la langue maléfique de la nuit en son immobile verrition!"


Aimé Césaire, (les dernières lignes du) Cahier d'un retour au pays natal, éd. Présence Africaine, 1983 pour la présente édition

18/04/08 - 03:59 - EXTRAIT DU JOURNAL DE FRISK

Le reste n'est que littérature

"Dans les endroits où ça arrive, les survivants, les gens à proximité qui sont blessés, quelquefois, des mois plus tard, ils ont des grosseurs, disons, faute d'un autre terme, et on s'aperçoit que ça vient de petits fragments, de fragments minuscules du corps du kamikaze. Le terroriste explose en morceau, il est littéralement atomisé, et les fragments de chair et d'os sont projeté à une telle vitesse et une telle force qu'ils heurtent les gens qui se trouvent à proximité et s'enfouissent dans leur corps. Vous imaginez? Une étudiante est assise dans un café. Elle survit à l'attentat. Et puis, des mois plus tard, on découvre ces petites, quoi, ces esquilles de chair, de chair humaine, qui se sont incrustées dans la peau. Des shrapnels organiques, qu'on appelle ça."
Il extirpa un nouvel éclat de verre du visage de Keith
"A mon avis, ce n'est pas un truc que vous devez avoir", dit-il.

Don DeLillo, L'Homme qui tombe.

18/04/08 - 03:48 - EXTRAIT DU JOURNAL DE ZEROSIX

killing me softly

at nearly 4:00 AM


I forsake / give up / abandon / surrender /
too tired to write
too tired to express myself

18/04/08 - 01:39 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JJW

Paul Thomas Anderson et moi

Je me passionne pour l'itinéraire du héros de "There will be blood", Daniel Day Lewis incarne ce chercheur d'or noir dans l'Amérique du XXe siècle naissant. Je suis impressionné par l'ambiguïté de ce personnage restituée avec brio par l'acteur, il acquiert une terrible épaisseur dans sa route vers la fortune. Je m'attache à la manière dont il combat le pouvoir religieux, les aléas du scénario révèlent sa monstruosité enfouie. Je décroche au bout de deux heures, le film de Paul Thomas Anderson se termine en portrait de l'entrepreneur enrichi et vieillissant. Je suis finalement las des grosses grimaces de Daniel Day Lewis derrière l'épaisse couche de maquillage, il devient très démonstratif pour illustrer la misanthropie de son personnage muré dans la folie. Je me souviens de l'ennui ressenti cet hiver au cours des trois heures de "Magnolia" revu à la Cinémathèque pour la troisième fois.
La salle de la Cinémathèque n'est pas loin d'afficher complet, je suis frappé par l'inhabituelle diversité des publics dans une séance d'Extrême cinéma. Les organisateurs du festival présentent longuement le programme de la soirée, je m'étonne du succès d'un film dont même Jackie Kennedy a vu les images à sa sortie en salles. On nous annonce des scènes de pure comédie, je suis impatient de découvrir cet objet. "Gorge Profonde" s'intéresse particulièrement à l'orgasme clitoridien, j'ai rarement été confronté sur grand écran à des vulves aussi poilues. Un homosexuel s'est glissé dans la foule des personnages masculins, je ne trouve qu'un seul mec à mon goût parmi eux. J.-P. s'amuse des scènes burlesques, je suis surpris de ne pas m'ennuyer.



"There will be blood"

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« La malpropreté est un travers de porc. »

(Arpad)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Cultiver l'amalgame est un art, de fou dangereux. »

(Calinocub)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Il y a tant de choses dont je me fiche ! Mon étroitesse d'esprit est consternante. »

(Netromain)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« La moitié de l’humanité vit avec deux dollars par jour, ce que reçoit comme subvention une vache européenne. »

(Nicolas Hulot)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« La vérité n’est qu’un puzzle de menteries sur lesquelles tout le monde s’accorde. »

(Alexandre Jardin, Chaque femme est un roman)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« On peut faire de la politique sans prétendre au pouvoir. »

(Nicolas Hulot)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Ecrire un roman, c’est duper les autres et soi-même avec enthousiasme. »

(Alexandre Jardin, Chaque femme est un roman)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« L’art pourrait bien être ma seule religion. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Un homme prêt à s’embarquer pour n’importe quelle direction est simplement un homme qui veut partir. La définition du romancier. »

(Bernard Pivot)

18/04/08 - 01:13 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Un disque, c’est le résumé de quatre ans de vie, avec des moments de tendresse, de joie et de colère. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« En trois siècles, le sort des femmes n’a pas tellement changé. En 1500, on les forçait à coucher avec des hommes pour des histoires de pouvoir. Désormais, elles ont la possibilité de dire non, mais elles restent des accessoires ! Notamment à Hollywood, où les meilleurs rôles sont toujours écrits pour les comédiens. Aujourd’hui, nous sommes les reines d’un monde artificiel. »

(Scarlett Johansson)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Comme je n’ai pas beaucoup d’imagination, j’écris toujours pour mes proches. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Le trop-plein ressemble au vide comme deux gouttes d’eau, et c’est là que surgit l’ennui qui nous guette. La France, après la tornade bling-bling, doit maintenant s’habituer à vivre en routine. Le Président s’habille en président, son épouse en épouse, la reine d’Angleterre bénit nos amoureux nationaux. Tous ces mariages et remariages indiquent la fin de partie. »

(Philippe Sollers)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Le temps passe, et il faut l’assumer. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Il ne faut pas parler avec les dictatures, il faut les abattre. »

(Walid Joumblatt)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Ne sachant rien faire d’autre, j’ai fait des albums, des albums. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Le monde arabe est aujourd’hui divisé entre les Etats qui tiennent à leur arabité et ceux qui sont dans la sphère d’influence de l’Empire perse, l’Empire iranien, au premier rang desquels la Syrie. »

(Walid Joumblatt)

18/04/08 - 01:12 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Je ne suis pas un grand musicien, donc je m’arrange avec les choses simples, presque un peu répétitives. Quatre notes arrivent, et je m’en contente. Je l’avoue, j’écris toujours la même chanson depuis trente ans. En essayant de la rendre meilleure à chaque fois. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:08 - EXTRAIT DU JOURNAL DE PUZZLE-A

mère et fils





"Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours..." Romain Gary ~ La promesse de l'aube ~


Ce dimanche treize avril, jour de mes quarante printemps, mes parents tenaient à m'avoir auprès d'eux.
Ma mère, native de début avril, souhaitait fêter en même temps nos anniversaires. Ce qui n'était plus arrivé depuis pas mal d'années.
Départ pour la Normandie, l'esprit apaisé et simplement content de retrouver les miens. Rendez-vous auquel s'est joint Eddy, mon petit frère.

Ouistreham est une ville que je connais mal mais que j'apprécie peu à peu. Sauf l'été, période durant laquelle, elle devient une destination très touristique.
Mes parents, ouistrehamais depuis quelques années, ne regrettent pas Paris où nous avons vécu tous ensemble.
Maman est une admiratrice de Kim Novak, pas seulement parce qu'elle a été et est une grande actrice, mais aussi parce qu'elle a interprété des personnages souvent dédoublés au cinéma et à la télévision.
Je suis parvenu à trouver en dvd ~ L'ange pervers ~ , film anglais de 1964 adapté d'un roman de Somerset Maugham, que j'avais découvert il y a des années, lors d'un cycle consacré au cinéma anglais sur France 3. Merci Patrick Brion, génial programmateur du Ciné-club.

Le film, porté par Kim Novak, est l'histoire d'un amour fou et sans espoir de retour d'un médecin pour une jeune femme ingrate et opportuniste, qui ne songe qu'à la vie facile et au plaisir. Je sais que ma mère l'aimera et le lui offre pour son printemps de plus.

Ce que je sais aussi, et depuis longtemps, c'est que ma mère éprouve une passion pour les chevaux. Quand elle le peut, et bien qu'elle n'ait jamais pratiqué l'équitation, elle se rend dans un haras du Calvados à La Roque Baignard.
Passion qui est aussi celle, et je l'ignorais, de l'actrice Kim Novak, laquelle, éloignée aujourd 'hui de son art, élève des chevaux dans son ranch.

Maman propose pendant le déjeuner que nous allions faire une ballade au haras. Mon frère et mon père ne sont pas vraiment partants et nous décidons de remettre la visite à plus tard.



Dans l'après midi, je me retrouve seul avec ma mère et lui confie que si je ne pense pas être un mauvais fils, je suis bien loin d'être le fils "idéal". Que j'ai déconné avec ma vie.
Elle me répond qu'elle tient beaucoup à moi tout comme à Eddy.
Je reviens très loin en arrière et lui demande si d'accoucher d'un petit garçon en 1968, lui a fait vivre des sentiments particuliers.
Elle me dit qu'elle n'espérait pas mettre au monde une petite fille, il y a quarante ans, et que ce sont des sentiments de plénitude et de fierté qui ont dominé en elle à ce moment fort de sa vie.

Je la regarde et l'écoute. Elle poursuit. Me parle de ses quelques lectures de théories psychanalytiques dans des magazines spécialisés, qui lui ont apporté un éclairage.
Je suis curieux d'en savoir plus.
Elle me dit être convaincue qu'une jeune femme qui met au monde un petit garçon, a la sensation au plus profond de son inconscient de posséder un phallus. D'où son sentiment, probablement d'illusion, d'avoir les deux sexes et aussi celui de plénitude.

Je n'en crois pas mes oreilles et ça me séduit de la part de ma mère. Tu m'étonnes, le jour de mes quarante piges.
Je lui dis que le psychologue clinicien que j'ai rencontré régulièrement en 2007, pendant ma convalescence, avait abordé ce sujet en me décrivant le sentiment de fierté vécu par une maman lors de la naissance de son fils, celui de l'expression d'avoir vaincu sa condition de fille ou d'être castré. Tout cela se rejoint.

Je ne lui parle pas de ce que le même psychologue m'avait décrit de la possible mauvaise mère. Celle qui va vouloir être meilleure que sa propre mère et qui, parce qu'elle a subi de fortes carences maternelles, se voudra côute que coûte plus affectueuse avec son enfant, désirant se faire du bien à elle-même.
Il m'avait aussi affirmé que selon la psychanalyse, il est probable qu'il existe tout juste une mère satisfaisante. Qu'une maman comblant tous les désirs de son enfant aurait pour résultat d'amener ce dernier au bord de la psychose, puisqu'il n'en aurait plus aucun.

Mes parents m'ont offert une belle biographie très documentée, parue récemment, sur Michel Piccoli.
Eddy m'a fait la surprise de me donner les photos de ma bobine, format 13/18 en noir et blanc, qu'il a réalisées il y a deux mois en studio et extérieur.
A tous les trois, je ne leur ai pas parlé des moments difficiles de mars 2008.
Peut-être dans de prochains posts.

Jour de bonheur auprès de mes proches. Tout comme ma maman, j'aime aussi la grâce de Kim Novak.


18/04/08 - 01:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C’en est fini du libéralisme. »

(Nicolas Hulot)

18/04/08 - 01:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Travailler dans mon beau Sud-Ouest est un luxe précieux. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Dès que je vois quelqu’un, je martèle. »

(Nicolas Hulot)

18/04/08 - 01:04 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

« Peut-être ai-je besoin de satisfaire ma bonne conscience face à la misère du monde. »

(Francis Cabrel)

18/04/08 - 01:02 - EXTRAIT DU JOURNAL DE JEUNEPARISIEN1978

Une vie de singe
Post en trop de points de Monsieur Népomucène



1. Nicolas Princen, je veux ta bite.

2. Jean Sarkozy, je veux ta bite.

3. Romain Mesnil, je veux ta bite.

4. Matt Pokora, je veux ta bite.

5. C'est le père Gawoul et une haute personnalité qui vont être fiers de moi : non seulement j'ai fait un très gros caca mais en plus c'était dans les toilettes des services du Premier ministre !

6. Trop de cigarettes à jeûn, ça fait dormir pendant des heures en pleine journée.

7. La nuit dernière, encore passé trop de temps à lire des articles sur la Corée du Nord, ce régime de fous, et notamment sur le système concentrationnaire et les enlèvements de ressortissants - entre autres - japonais et sud-coréens. Vers deux heures du matin, comme il commençait à se faire tard et que je devais me lever tôt, je me suis résigné à copier-coller dans mes archives les quelques longs articles qu'il me restait encore à lire.

8. Depuis mardi, je crois que je n'ai même pas cherché à faire semblant d'écouter ce que disaient les clients. Je prenais une ou deux notes d'un air distrait, et j'attendais que le temps passe, pressé que j'étais de rentrer faire la sieste.

9. Pour ne pas perdre de temps, j'ai décidé de faire tout ce que j'avais à faire à titre professionnel à la dernière minute. Comme ça, au moins, j'ai le temps de profiter auparavant. Oui, je me retrouve à devoir bosser toute cette nuit, mais... et alors ? Au moins, comme je n'ai plus de temps à perdre, je vais bosser efficacement, et j'aurais eu le loisir de me détendre et de lire auparavant.

10. Ici, mes dingues de lecteurs, racontez-moi donc ce que vous lûtes d'intéressant sur le ouaibeuh.


18/04/08 - 00:50 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HERMINIEN

Cahiers d'un retour au pays natal


Partir.

Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères,
je serais un homme-juif

un homme-cafre

un homme-hindou-de-Calcutta

un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas



l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture

on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer

de coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir

de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne

un homme-juif

un homme-pogrom

un chiot

un mendigot



mais est-ce qu'on tue le Remords,
beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait

dans sa soupière un crâne de Hottentot ? 




Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je
dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies,
humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'œil des mots
en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.

Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir 

et toi terre tendue terre saoule

terre grand sexe levé vers le soleil

terre grand délire de la mentule de Dieu

terre sauvage montée des resserres de la mer avec

dans la bouche une touffe de cécropies

terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à

la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes






Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre. 



Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ». 



Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais :
« Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai ».

Et je lui dirais encore :

« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »



Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

Aimé CÉSAIRE, Extraits de Cahiers d’un retour au pays natal, 1939

18/04/08 - 00:46 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SHADOWOFMYSELF

La terre dans vingt ans

De Dubaï à la Corée en passant par l'Espagne, certains de ces bâtiments existent déjà, d'autres sont en construction ou vont l'être. Mais tous feront partie du paysage dans moins de vingt ans...



(Les bidonvilles auront ils changés eux aussi?)

18/04/08 - 00:40 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

Taire / Terrer

Les voix s'éteignent une à une, sans règle précise. Je me tais. Qui tir le premier ? Le silence installé qui se souciera de le savoir ? Les protagonistes sont muets et aveugles, passagèrement. On filtre et on oublie. On oublie ? Moi pas. Les mots sont des empreintes, des glaives. Ils donnent la vie mais font souffrir aussi, hélas, pas en silence pour ma part. Car je n'oublie pas, et je juge. Je me déteste d'avoir certains rugosités et de ne pas savoir être lisse comme il le faudrait. Mais j'exècre les moules, et ne feins pas cette haine.

18/04/08 - 00:30 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AUTODAPHER

Mon truc a moi



je fait toutes les semaines en dehors de London
a notre club depuis l 'age de 19 annees

la Ford GT 40... de 0 a 200 KM/H en 11.0 Secondes

la Porsche Turbo... de 0 a 200 KM/H en 10.1 Secondes

la Ferrari Enzo... de 0 a 200 KM/H en 9.8 Secondes

la McLaren F1... de 0 a 200 KM/H en 6 Secondes

En Chute libre ... de 0 a 250KM/H in 5 Secondessssssssssssssssssssss

presque mieux que ou mieux que une nuit de sex






la semaine prochaine je doie passer le medical annuel
avec mon dos sa va pas etre facile
j espere qu ils vont pas m'interdir de continuer ou je devrait aller en Belgique pour continuer.......MERDA.

18/04/08 - 00:22 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CHAPEAUPOINTU

MESSAGE PERSONNEL

Adieu Rome, retour à Paris pour entamer une nouvelle vie de diplomates. Merci encore à tous ceux qui nous ont adressé des messages de félicitations. Amicalement.
Christophe et Laurent
Post scriptum : Bravo à Marie-Laure pour avoir décroché la première place du concours et on croise les doigts très fort pour Eric qui se trouve à un cheveu de rentrer à Paris.

18/04/08 - 00:10 - EXTRAIT DU JOURNAL DE SCORPIOLIVIER

So Superficial

So Snobish
So Useless
Art?

18/04/08 - 00:06 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AYRTONPARIS

ACC : Kipompeki !!! "Bitter sweet symphony" !!!







Pour le Kipompeki de cette semaine, j’ai choisi de vous parler de « Bitter sweet symphony » du groupe The Verve. Si vous avez regarder la Nouvelle Star ce soir, vous n’êtes pas sans savoir, que cette chanson est en fait un flagrant pompage d’une chanson originale des … Rolling Stones, enfin pas exactement.

A la base, Andrew Loog Oldham, le premier manager des Stones avait autorisé The Verve a samplé une version orchestrale composée et jouée par le Andrew Oldham Orchestra et tiré du titre des Rolling Stones, « The last time ».

Sauf que le Sample fut tellement proche que The Verve furent accusés de ne pas avoir respectés le contrat de base et donc ils furent assusés de plagiat. Aussi, il fut décidé que les droits d’auteurs de la chanson iraient à Mick Jagger et Keith Richards, les deux compositeurs du titre « The last time ».

Aussi, il est donc avéré que le groupe The Verva donc plagié une version instrulentale d’un tube des Rolling Stones !!

Comme d’habitude, voici la preuve en image et en sons !!



D’abord la version originale chantée par les Rolling Stones


"The Rolling Stones – The last time"




Puis la version orchestrale du Andrew Oldham Orchestra.


"The last time by the Andrew Oldham Orchestra"




Enfin Bitter Sweet Symphony, de The Verve, le résultat du plagiat !!


"The Verve – Bitter sweet symphony"




18/04/08 - 00:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE AYRTONPARIS

Je n'aurais qu'une chose à dire !!!



Il y eu ce soir à la soirée Gaymerz, quelques bons jeux de mots ... bien sentis !!!


Oui, ce fut une belle soirée !!!


18/04/08 - 00:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE HUGUETTE

Message dénué d'intérêt

18/04/08 - 00:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CALINOCUB

C'est toujours mieux quand on le répète



Étonnant non ?




Vivent les nécros, les wawawoufs, les miamiaous,
les choupinous et les crétins en slips (et nous en oublions !)
Groupe nécrologues de GA

photo DR

18/04/08 - 00:00 - EXTRAIT DU JOURNAL DE CYRILLE-12

Ce post


Le premier de ce 18 avril 2008 est un simple hommage...

Vingt ans c'est à la fois peu et beaucoup, mais comme disait un président de tribunal à un homme accusé d'avoir tué sa femme par amour :


Quand on aime, on a toujours vingt ans !!!


Au Paradis, on est assis à la droite de Dieu, c'est normal, c'est la place du mort...


Et la vie continue, plus morne...