Vacances 1/2
Or donc, l'une des raisons de mon silence radio (hormis le fait que je n'ai plus d'ADSL, merci France Telecom) c'était que j'étais en vacances pendant une semaine aux iles canaries avec S., plus exactement à Playa del ingles, Grande canarie, qui est à l'atlantique ce que Mykonos est à la Méditerranée.
Pour résumer : le sud de l'ile grande canarie est bordé de belles plages de sables jaune ou noir (sable volcanique), d'un arrière pays qui se décompose en deux types différents : les barres de bétons style clapiers à lapins, censés être des hôtels avec un nombre d'étoiles à faire pâlir la voie lactée ou des bungalows très club med/les bronzés et d'un fond de tableau représenté par la montagne.
Notre voyage aller était un peu "long" vu que nous avions un transit à Barcelone depuis Paris qui durait 3 heures, puis le voyage Barcelone - Las Palmas de gran canaria pour 3H30 de vol : total 8 Heures. J'avais dit à S. : après tout, ce qui est bien avec une correspondance si longue, c'est que les avions au départ de paris étant si souvent en retard, au moins, on a un tampon de 2H30 si jamais ça se passait mal ...
Petite prémonition s'il en est, à peine avions nous commencé l'enregistrement sur les bornes Air France, qu'on nous annonce qu'on colis abandonné a été détecté. Gloups : la moitié du terminal T2 est évacuée par simple mesure de précotion, le personnel de Air France s'efforçant dans l'espace restant (4 ou 5 guichets), d'enregistrer le maximum de passagers pour les vols les plus pressés pour éviter trop de surcharge sur les vols suivants. Pourquoi trop de surcharge ? Parce que les vols ne sont pas retardés pour quelque problème que ce soit, et que l'avion part quand même, même si vous êtes enregistrés, mais pas monté à bord ... on vous recase "simplement" sur un vol suivant. La tension commençait alors à monter puisque tout le monde voulait en être (pour une fois ...).
Pas de pot, l'armée fait évacuée l'intégralité du terminal, les artificiers vont arriver, les enregistrements sont purement et simplement arrêtés.
On nous jette donc sur la voie entre des militaires qui dans le hall hurlent : "sortez" ... et des militaires sur la route qui hurlent : "n'avancez pas" (sous entendu : sur la route pour bloquer le trafic routier)
20 minutes plus tard (heure théorique de notre embarquement dans l'avion), la situation est redevenue normale, et les gens se pressent à nouveau aux comptoirs pour s'enregistrer.
Notre avion était prévu à 15H45, nous arrivons à 16H au comptoir pour le dépôt des bagages ... Je regarde la dame en lui tant nos cartes d'embarquement en lui disant : "l'avion est toujours là ou pas ?" et de me répondre : "oui, rassurez-vous, nous avons finalement fait retarder tous les vols, car les suivants étant eux-mêmes tous complets, on ne pouvait pas faire perdre un vol à qui que ce soit, on n'aurait pas pu le recaser ailleurs" ...
Ouf, soulagés que nous étions, nous déposons donc nos bagages, et filons vers la fouille au corps.
Une fois arrivés dans l'avion nous nous apercevons que tout le monde est déjà dans l'avion... Ca donne presque l'impression qu'il n'attendait plus que nous, et c'est presque ça, car entre notre arrivée dans l'avion et le décollage, il n'y a que deux ou trois autres personnes qui sont entrées dans l'avion, ça fait chaud au coeur de voir qu'on a fait poireauter 200 personnes pour en attendre 4 autres .. merci les gars! :)
Finalement, cette heure et demie de retard, aura été absorbée par notre correspondance, nous arrivons à Barcelone, il ne reste plus qu'une petite heure à attendre...
Mais c'était pas fini !! L'arrivée a été encore mouvementée.
En fait, il faut savoir à l'origine que l'hôtel que nous avions choisi mettait en place un service de voiture personnelle avec chauffeur (grosso modo un taxi qui dit pas son nom), pour nous amener à l'hôtel depuis l'aéroport (15/20 min de trajet en fait), et nous donner les clefs de notre chambre (car la réception de l'hôtel ne fait que des heures de bureau ... vu que c'était pas un hôtel mais un ensemble de bungalow).
Or, le vol a quand même eu une heure de retard sur l'horaire prévu (pourquoi ? comment ? aucune idée, on est parti à l'heure, on arrive une heure en retard par rapport à l'heure "locale" d'arrivée prévue). Je commençais à craindre que le chauffeur ne s'impatiente... Et là ... la cata !! : pas de valises !!! Nous avons attendu longuement d'être sûr que nos bagages n'étaient pas là, mais il a bien fallu se rendre à l'évidence : nous étions arrivés, mais nos bagages n'étaient pas dans notre avion :(
Nous sommes donc allés au service de réclamation où là ils nous disent (grâce au code de nos bagages) : "ah, c'est bon, ils sont localisés, nous allons les rapatrier, vous les aurez demain midi à l'aéroport, et demain après midi nous les apporteront à votre hôtel" ...
Bon, moi j'étais un peu soulagé (S. un peu moins), et nous retrouvons notre chauffeur, un peu bougon de cette heure d'attente qui allait nous faire rentrer à 1H du mat'.
Nous avions choisi un petit complexe de bungalows, avec piscine et jaccuzzi au centre,

le tout à 20 mètres de la plage :
c'était un complexe bien agréable avec le centre pour prendre le petit déjeuner le matin :
et même une micro salle de sport en plein air à laquelle on accède par un chemin agréablement fleuri (comme tout le reste du complexe en fait) :
Voila pour la visite du complexe,
prochaine partie : les deux atouts des canaries "version Gay".