Dr House - 3eme épisode... (Toujours aussi librement inspiré de la série du même nom !)
Dr House : Madame "x" ?
Mme "x" : Pardon ?
Dr House : Je suis le docteur House. Vous êtes dans mon unité de soins intensifs.
Mme "x" : Pourquoi m’appelez-vous Madame "x" ?
Dr House : Hum… Question de secret professionnel.
Mme "x" : Vous plaisantez ? On est que tous les deux ! Et lui, là, c’est mon mari.
Dr House : On ne sait jamais. Croyez-en mon expérience…
Le mari : C’est vous qui avait ordonné qu’on fouille ma voiture ? Pour qui vous prenez-vous ? Si ça ne tenait qu’à moi, vous finiriez comme votre collègue !
Dr House : Eric ? Effectivement, je ne l’ai pas vu depuis un petit moment… Il lui est arrivé quelque chose ?
Le mari : Je l’ai envoyé dans une autre unité de soins intensifs ! Si vous voyez ce que je veux dire…
Dr House : Hum… Bon. Je vais tout vous expliquer. La fouille systématique des véhicules des patients souffrant d’une pathologie grave peut se révéler extrêmement utile, et j’ajouterais même qu’elle peut s’avérer indispensable dans certains cas.
Le mari : Vous espériez quoi ?!? Y trouver un virus peut-être ?
Dr House : Eventuellement, oui…
Mme "x" : Et pourquoi pas des morpions, tant que vous y êtes !
Dr House : Tiens, ça me fait penser qu’on a pas encore explorer cette voie…
Le mari : Je sens que je vais vous casser la gueule à vous aussi !
Mme "x" : Laisse, Johnny, je vais régler ça toute seule... Docteur, est-ce que vous savez que je vais parfaitement bien ? Ou vous avez besoin d’un mot de mon médecin généraliste pour vous le prouver, peut-être ?
Dr House : Période de rémission, c’est classique. Mais d’ici quelques temps, votre état recommencera à se dégrader… Cela dit sans vouloir vous inquiéter.
Le mari : Vous plaisantez ?!?
Dr House : Ablation d’une partie du foie, le quart si je ne m’abuse, un pontage coronarien, lequel a d’ailleurs entraîné un arrêt cardiaque qui nous a obligé à vous réanimer d’urgence, ce qui signifie entre nous que nous vous avons sauvé la vie… Et à propos, on vous a fait les électro-chocs ?
Le mari : Quoi ?
Mme "x" : Quels électro-chocs ?!?
Dr House : Je vois… Décidément, je suis de moins en moins écouté dans cet hôpital.
Le mari : Le plus étonnant c’est qu’on vous y laisse exercer !
Dr House : Hum ! Trop aimable… Dîtes-moi, Monsieur "x" ; vous étiez seul hier soir, pendant que votre épouse souffrait le martyre ?
Le mari : Qu’est-ce que ça peut vous foutre !?!
Mme "x" : Où veut-il en venir ?
Le mari : Laisse, chérie, c’est un malade.
Dr House : Pas tant que ça, Monsieur "x" ; est-ce qu'on ne vous a pas vu quelque part, hier soir, aux bras d’une jolie blonde sexy à siroter un verre ?
Mme "x" : C’est quoi cette histoire ? Avec qui es-tu sorti ? Salaud !
Le mari : Cette fois, c’est sûr, je vais vous casser la gueule…
Mme "x" : Tu oses me tromper alors que je suis à l’hôpital ? Tu n’es qu’un gros porc !
Dr House : Intéressant comme diagnostic ; peut-être une piste à explorer…
(Le mari sort, furieux.)
Mme "x" : Comment penser qu’il aurait été capable de me faire ça ?
Dr House : Qui sait ? La solitude, une femme ennuyeuse voir infidèle… Des tas de possibilités existent !
Mme "x" : Quoi ?!? Comment osez-vous ?
Dr House : J’ose tout. C’est bien pour ça que mes patients guérissent ! Enfin, presque tous…
Mme "x" : Mais à la fin des fins, quant allez-vous me dire de quoi je souffre exactement ? A quoi riment ces examens, ces opérations ?... J’allais très bien avant d’arriver ici !
Dr House : On vous a trouvé évanouie, inanimée, sur la table de votre cuisine… Un endroit rarement utilisé pour faire une sieste. C’est la raison pour laquelle j’ai préconisé un électro-choc ; ce traitement devrait vous permettre de vous souvenir des évènements qui ont précédé votre évanouissement.
Mme "x" : Mais ça va pas ?!? Je refuse qu’on me fasse des électro-chocs ! Et je me souviens parfaitement des évènements, comme vous dîtes !
Dr House : Ah, oui ? Vous vous souvenez ou vous croyez vous souvenir ?...
Mme "x" : Mais, je…
Dr House : Ecoutez ; je suis docteur, diplômé, chef d’une unité de soins intensifs dans cet hôpital… Alors dîtes-moi qui, entre une femme au foyer incapable de préparer à temps un dîner à son mari, une mère de famille qui a abandonné ses enfants à la DDASS et le professeur en médecine que je suis, qui est le mieux à même d’établir le bon diagnostic sur votre état ?... J’attends.
Mme "x" : Vous êtes un monstre !
(La patiente s’effondre, en pleure.)
Dr House : Hum ! Agressivité suivie d’une crise de larmes… Dépression ? En tout cas, on progresse. Bon, ne vous en faites pas, on va vous sortir de là…
Rappel du 2eme épisode :
Dr House : Alors, on en est où avec la feignasse ? Robert, la coloscopie ?
Robert : J’ai pas pu, la caméra était trop grosse.
Dr House : Hum ! Bon... Essayez avec une autre. Eric, le scanner ?
Eric : Rien dans la tête.
Dr House : Ok. Essayez les pieds.
Allison : Pourquoi les pieds ?
Dr House : Pourquoi pas ?
Allison : De mon côté, le pontage coronarien n’a rien donné… Ah, si ! Un arrêt cardiaque.
Robert : Mais on a pu la ranimer !
Dr House : Hum ! Un arrêt cardiaque... Etrange. Insuffisance respiratoire ? Des démangeaisons au niveau du coude ?
Robert : Non, à quoi pensez-vous ?
Dr House : A la même chose que vous, gros dégoûtant ! Non, je plaisante… Pour tout dire, le cas de cette patiente m’ennui terriblement. Déprimant. Comme sa vie, d’ailleurs, sûrement.
Allison : J’ai vu son mari, il est plutôt moche.
Dr House : Et vous pensez que ça peut avoir un rapport ?
Allison : Pour que la laideur puisse être une cause d’étourdissement, voir d’évanouissement, il faut vraiment qu’elle soit très horrible à regarder.
Eric : J’ai vu son mari, il n’est pas si laid. Il est quelconque.
Allison : Personnellement, j’aspire à autre chose.
Dr House : Nous examinerons votre cas une autre fois, Allison, si tant est qu’un seul examen puisse suffire… Donc, nous écartons l’hypothèse Elephant-man. Il nous reste quoi ?
Eric : Le foie ?
Dr House : Robert, qu’a donné le prélèvement ?
Robert : Rien. Si ce n’est qu’elle se plaint d’avoir mal au ventre à présent.
Dr House : Parce qu’elle est réveillée ?!?
Allison : Oui, depuis une heure au moins.
Dr House : Et vous l’avez interrogé ?
Eric : Difficile ! Elle n’arrête pas de se plaindre.
Robert : Elle demande pourquoi on lui a fait ce qu’on lui a fait.
Dr House : Une façon de fuir sa propre culpabilité… Cette femme a quelque chose à se reprocher ! Allison, une idée ?
Allison : Elle trompe son mari ?
Dr House : Sur la table de la cuisine ? Hum ! Pourquoi pas… L’idée est séduisante. Autre chose ?
Robert : Elle cherche à gagner de l’argent…
Eric : Elle parle de nous faire un procès.
Dr House : Hum ! Un procès... Encore un moyen de fuir ses propres responsabilités. Replaçons-nous dans le contexte de l’accident un instant ; à l’heure où son mari la trouve, après une journée harassante au travail, elle est vautrée sur la table de la cuisine et le repas n’est même pas prêt.
Allison : Elle était inconsciente.
Dr House : Où elle feignait d’être inconsciente ! Eric, vous lui ferez passer une série d’électro-chocs, ça devrait permettre de la réveiller définitivement.
Eric : Et pour le procès ?
Dr House : Le procès ? Attaquer pour se défendre... Une tactique bien connue. Elle a du potasser son affaire. Robert, vous la mettrez sous cortisone.
Robert : Dans quel but ?
Dr House : Je ne sais pas encore, mais nous verrons bien. Eric, vous avez examiné la voiture du mari ?
Eric : Oui, mais je n’ai pas trouvé de poils… Juste un cheveu. Blond.
Dr House : Et sa femme est brune tout comme lui ! Donc, les deux ont quelque chose à se reprocher… Allison, vous allez emmener le mari boire un verre quelque part et vous lui sortirez le grand jeu.
Allison : Ce n’est pas dans mes attributions ! Je ne suis pas une…
Dr House : Pute ? C’est ça que vous alliez dire ? Etrange idée. Je n’ai jamais suggéré que vous couchiez avec. Vous en avez envie depuis combien de temps ?
Allison : Mais pas du tout ! Je n’ai strictement aucun désir pour cet homme !
Dr House : Nous examinerons ça une autre fois, pour le moment, faites ce que je vous dis. Robert, vous vérifierez si la patiente a déjà été opérée de l’appendicite…
Robert : Vous pensez à quoi ?
Dr House : A lui enlever son appendice, si elle l’a encore… Qu’elle ne puisse pas dire qu’elle est venue pour rien ! Bon, allez les amis, au travail !