Dr House, suite et fin…
Déjà trois épisodes imaginés par moi-même, en toute liberté et avec une absence de sérieux… évidente ! Voici le quatrième et dernier :
Dr House : Bon, les amis, va quand même falloir en finir avec elle.
Robert : On la débranche ?
Eric : Ca me branche pas trop...
Dr House : Très fort, Eric ! Non, c’est inutile de la débrancher puisqu’elle n’est même pas branchée !
Allison : Comment ça ? Et le goutte-à-goutte ? Et l’appareil pour mesurer les… les…
Dr House : Vous voulez dire les pulsations cardiaques ?
Allison : C’est ça !
Dr House : J’ai oublié son nom, mais peu importe puisqu’elle est guérie. Enfin, si on veut…
Robert : Comment ça, guérie ?!?
Dr House : En tout cas, elle tient la forme puisqu’elle a trouvé le temps de m’écrire une longue lettre… Elle se plaint de vous, Eric. De vous aussi Allison, ainsi que de vous, Robert.
Allison : Je suis sûr qu’elle se teint les cheveux !
Dr House : Là n’est pas la question. D’autant qu’il y a un moyen bien simple de le découvrir, non ? L’un de vous a bien du la voir nue ? Rassurez-moi…
Eric : Pour moi, c’est sa couleur naturelle.
Robert : Pour moi aussi.
Dr House : Allison ?
Allison : Je m’en fous.
Dr House : Ce n’est pas ce que vous disiez tout à l’heure, mais passons… Donc, elle se plaint de vous, mais je vous rassure, de moi aussi ! Notre diagnostic n’aurait pas été le bon. Selon elle.
Robert : Qu’est-ce qu’elle en sait ? Elle est médecin ?
Eric : C’est vrai, ça, elle passe ses journées devant la télé et elle vient nous donner des leçons !
Allison : Et pourquoi une lettre, d’abord ?
Dr House : Une fois n’est pas coutume, vous avez poser la bonne question, Allison... Pourquoi une lettre ?
Robert : J’ai été formé pour établir des diagnostics médicaux, par pour jouer aux devinettes avec une folle.
Eric : Pareil pour moi.
Dr House : Ah… Vous n’êtes pas assez curieux ! Il ne faut jamais avoir peur des devinettes ! Comment voulez-vous découvrir quelque chose, autrement ?
Robert : Par le biais d’un diagnostic…
Dr House : Et comment l’établit-on ce diagnostic ?
Eric : En se posant les bonnes questions.
Dr House : Exactement ! Et une question, c’est quoi ?
Eric : Une devinette ?
Dr House : Tout est dit. Dans sa lettre, la patiente prétend qu’elle ne parvient pas à communiquer avec nous…
Robert : Première nouvelle ! Elle est sourde-muette ? Il faudrait faire des signes ?
Allison : C’est une hystérique !
Dr House : L’idée n’est pas mauvaise, mais je ne crois pas… A ce propos, Allison, pourquoi avoir effectué un pontage coronarien sur une patiente qui ne présentait aucun signe d’un malaise cardiaque quelconque ?...
Allison : J’ai suivie vos instructions !
Dr House : Mes instructions ?!? Comme vous y allez… Si j’ai évoqué la possibilité qu’à terme un malaise cardiaque pourrait advenir, je ne crois pas avoir établi de diagnostic précis. En tout cas, certainement pas par écrit !
Allison : Mais enfin, il y a des témoins !
Dr House : Ah oui ? Qui ?
Allison : Mais… Robert ! Eric !
Dr House : Robert ?... Eric ?...
Robert : Personnellement, je me souviens seulement que vous m’avez demandé de pratiquer une coloscopie…
Dr House : Exactement ! Et la caméra était trop grosse. Eric ?
Eric : Pour moi, pareil. Je me souviens de la coloscopie, et… Robert a pratiqué une ablation du foie, aussi.
Robert : J’ai suivi les instructions du Dr House !
Dr House : Voilà qui est intéressant... Alors, comme ça, j’aurais demandé à ce qu’on procède à l’ablation de tout ou partie du foie de la patiente ? Et dans quel but, vous pouvez me le dire ?...
Robert : Mais… C’est vous qui savez ! Je n’ai fais que suivre…
Dr House : Mes instructions ? Si elles venaient de moi, alors prouvez-le ! En ce qui me concerne, je trouve que cette opération était inutile et dangereuse, et je suis bien d’accord avec la patiente sur ce point… Laquelle entend d’ailleurs nous faire un procès ! Inutile de vous dire que vous vous trouvez tous les trois dans de beaux draps…
Eric : Personnellement, je n’ai procédé à aucune opération sur elle !
Dr House : Non, en effet. Mais vous avez forcé la serrure de la voiture de son mari, lequel a porté plainte contre vous pour violation de domicile !
Allison : Pourquoi ? Il vit dans sa voiture ?!?
Dr House : Façon de parler, Allison… Je n’ai pas le cœur à rire. Notre juriste « maison » va nous tomber dessus avant que le jour n’arrive et je ne donne pas cher de notre peau ! Dans sa lettre, la patiente s’épanche en élucubrations qui peuvent avoir leur intérêt…
Allison : C'est-à-dire ?
Dr House : Elle prétend que son malaise n’est intervenu qu’avec l’arrivée inopinée d’une souris !
Robert : Une souris ?!?
Allison : C’est bien ce que je disais, une hystérique ! Nous n’avons qu’à la faire passer pour folle, d’ailleurs, elle l’est déjà !
Dr House : Attendez la suite… Elle raconte qu’elle aurait aperçu une souris dans sa cuisine sitôt son mari parti. Affolée, comme le sont souvent les femmes à la vue de ces petits rongeurs, elle serait montée sur la table de la cuisine. Après quelques cris pour effrayer la… bête, elle aurait aperçu une seconde souris ; et là, le malaise, elle s’effondre…
Eric : Et c’est la raison pour laquelle son mari la trouve le soir, inanimée, sur la table de leur cuisine.
Dr House : Exactement !
Robert : Evanouie toute une journée sans reprendre conscience ? C’est tout de même bizarre !
Dr House : Oui, Robert, mais c’est oublier que nous avons à faire à une feignasse. Nous l’avons repéré de suite, rappelez-vous… Nous avons à faire à une femme qui aime le sommeil !
Allison : C’est ça votre diagnostic final ?!?
Dr House : C’est en tout cas son témoignage et il est difficile de le mettre en doute puisque nous n’avons rien trouvé ! Par contre, vous l’avez opéré…
Robert : Sur vos instructions !
Dr House : Ne polémiquons pas là-dessus… De toute façon, c’est moi qui dirige l’équipe et je serais inquiété au même titre que vous. Est-ce que l’un d’entre vous était sincère lorsqu’il a prêté le serment d’Hippocrate ?...
Allison : Personnellement, j’ai trouvé ça assez vieillot.
Eric : Moi aussi !
Robert : Je n’ai pas apprécié non plus.
Dr House : Parfait ! Nous allons donc mettre un terme aux ennuis de notre patiente… Vous lui administrerez ce qu’il faut. Le premier malaise qui l’a amené chez nous sera l’infarctus initial qui l’aura finalement conduite jusqu’à la crise cardiaque… Contre laquelle, hélas et à notre grand regret, nous n’avons rien pu faire.
Allison : Génial !
Robert : Je marche.
Eric : Moi aussi ! D’autant qu’on a besoin d’un lit… Un nouveau cas, je vous expliquerai.
Dr House : Parfait, les amis. Allez, hop ! Au travail !
PS : Vous pouvez retrouver les trois épisodes précédents sur mon blog ; si vraiment vous ne parvenez pas à dormir…