Un Conseil des ministres sous Sarkozy... (Fiction !)
N. Sarkozy : Bon, on est mal barré, là… Tous les indicateurs au rouge, la Georgie, l’Afghanistan, et la présidence de l’Europe ! Même pas un salaire en plus alors que je suis deux fois Président ! Vous avez remarqué ?
R. Dati : C’est scandaleux !
X. Bertrand : Vous avez raison, tout travail mérite salaire.
N. Sakozy : Et si ça continue comme ça, on va finir par m’accuser parce que l’été est pourri !
R. Dati : Ne vous en faites pas, M. le Président, vous êtes immunisé…
R. Bachelot : Immunisé contre quoi ?
J.L. Borloo : Elle veut dire qu’il a l’immunité.
R. Dati : Je sais ce que je dis, Jean-Louis, merci !
J.L. Borloo : N’empêche que tu l’a dis…
R. Dati : M. le Président, je réclame votre arbitrage !
N. Sarkozy : Rien à foutre. J’ai à plancher sur mon plan com’ pour la rentrée.
R. Bachelot : Je pense que nos flash publicitaires ont eu beaucoup d’impact positif, cet été.
C. Boutin : Remarquable ! Avec mes amis, on se réunissait après la prière et on regardait la télévision juste pour les voir, M. le Président…
J.L. Borloo : Ouais, ben moi avec mes amis on s’est réuni pour essayer d’apercevoir les maisons à 25€ par jour et on en a pas vu une seule.
(Dati, Bertrand et Bachelot pouffent en douce…)
C. Boutin : Vous avez du mal chercher ! Vous aurez plus de chance d’en trouver que des maisons à 100 000 euros !
B. Laporte (l’air rigolard) : Surtout qu’elles avaient pas l’air très solides. Il reste peut-être des ruines à visiter…
(C. Boutin s’exclaffe)
J.L. Borloo (désignant Laporte) : C’est qui lui, déjà ? Un patron de casino, non ? Il est responsable de la loterie nationale ?
B. Laporte : Je suis secrétaire d’état à la santé et aux sports !
R. Bachelot : Non, pas à la santé, mon petit, je vous l’ai déjà dis… Vous, c’est secrétaire d’état chargé des sports.
J.L. Borloo : Pas à la santé, c’est vite dit… Qui sait si un jour on aura à pas aller lui rendre visite là-bas !
(Dati se penche vers Bertrand : «Elle est trop bonne !»)
N. Sarkozy : Bon, on arrête ces chamailleries ! De toute façon, rendre les pauvres propriétaires c’était une connerie. Je ne sais plus de qui, d’ailleurs…
C. Boutin : Je n’ai fais qu’exécuter les ordres, M. le Président !
R. Dati : Carrément, elle accuse le Président !
C. Boutin : Je n’ai jamais dis ça !
R. Dati : Vous voulez que je lance une enquête M. le Président ?
M. Alliot-Marie : Je m’excuse, mais en tant que ministre de l’intérieur, les enquêtes, c’est moi.
R. Dati : Il y a des moments où on se demande si il y a quelqu’un à l’intérieur, justement…
M. Alliot-Marie : C’est vrai qu’en ce qui vous concerne, on vous trouverait plutôt à l’extérieur, et plus souvent qu’à mon tour !
(Boutin pouffe, Borloo sourit).
N. Sarkozy : Ouais, bon, en attendant, des français qui s’endettent pour des baraques, y consomment pas ! Et ça, c’est con !
C. Lagarde : Ah oui, tout à fait, j’ai besoin que les français consomment pour que mon plan fonctionne !
(Borloo à Bertrand : «C’est quoi son plan, déjà ?», haussement d’épaules de Bertrand en guise de réponse…).
N. Sarkozy : François, votre avis sur la conjoncture économique. Il nous faut des bonnes nouvelles et vite !
F. Fillon : Tout à fait, M. le Président, et il y en a aucune. Peut-être du côté de la météo…
R. Bachelot : Et nos sportifs, alors ! Enfin, quoi ! Ils nous récoltent plein de médailles, c’est excellent pour la popularité du gouvernement !
C. Lagarde : J’ai une idée… On pourrait revendre les médailles d’or.
X. Bertrand : On va aller loin avec ça…
F. Fillon : Si vous le permettez, M. le Président, je pense qu’il serait plus judicieux d’envisager un nouveau plan de relance.
N. Sarkozy : Vous pensez à quoi ?
F. Fillon : En fait, à rien.
X. Bertrand : Comme d’habitude…
F. Fillon : Pardon ?!?
X. Bertrand : Rien, je chantais.
N. Sarkozy : Il faudrait un Lang au gouvernement. Lui, au moins, il nous trouverait quelque chose ! Fête de la musique, fête du cinéma…
R. Dati : J’ai une idée ! On pourrait instaurer une journée où tous les français se feraient des cadeaux… Super cool !
C. Boutin : Pfft ! ça existe déjà, et ça s’appelle noël ! Le jour où notre Seigneur est apparu…
(Dati se penche vers Bertrand : «Et c’est reparti sur la religion… Elle a été baptisée deux fois ou quoi ?!?» Bertrand pouffe.)
C. Lagarde : Relancer la consommation, c’est ça qu’il faut faire. Obliger à consommer ! Traîner les gens dans les magasins, par la force au besoin, les inciter… Non ! Leur commander d’acheter !
N. Sarkozy : C’est comme ça qu’y font aux Etats-Unis ?...
C. Lagarde : Heu… Je ne sais pas trop, je ne comprenais pas tout ce qu’ils disaient lorsque je m’y trouvais, M. le Président…
X. Bertrand : On comprend pourquoi ils vous ont laissé partir ! C’est sûr que maîtriser l’anglais, c’est très dur !
F. Fillon : Si vous le permettez, M. le Président, je tiens à renouveler toute ma confiance à l’égard de Mme Lagarde.
N. Sarkozy : Si vous le permettez, François, la confiance c’est moi qui l’accorde, ou pas.
(Bertrand se penche vers Dati : «Bien envoyé !»).
N. Sarkozy : Bon, comme d’habitude, c’est moi qui vais encore trouver la solution ! Je vais donc réunir le Parlement en congrès et faire un discours. Pour le reste, on va construire un plan média… Je veux voir tout le monde à la couverture des magazines, et des interviews à tout va où vous expliquez que tout est en place pour que ça marche et que ça marche déjà, et vous pouvez aussi dire que l’album de Carla marche très bien et aussi que l’opposition est nulle ! Bon, à part ça, autre chose ?
F. Amara : Il me faudrait des crédits supplémentaires pour mon plan banlieue, M. le Président…
F. Fillon : Désolé, mais les caisses sont vides.
X. Bertrand : Vous pouvez essayer avec Cofidis.
C. Lagarde : Je me demande si Cetelem ne pratique pas de meilleurs taux ?...
M. Hirsh : M. le Président, j’attends toujours l’arbitrage concernant mon RSA.
N. Sarkozy : Pourquoi vous voulez passer au RSA ? Il serait supérieur à votre salaire actuel ?
(Rigolade autour de la table des ministres.)
M. Hirsh : C’est sérieux, M. le Président, il y va de ma crédibilité…
N. Sarkozy : Ouais. En même temps, l’abbé Pierre est mort donc on risque pas trop de coups de gueule de ce côté-là. Il faisait quelques dégâts, quand même, lui….
F. Fillon : Pour le RSA, je préconise de continuer à faire quelques essais dans différents départements.
N. Sarkozy : Bonne idée. Et en plus, on pourrait en profiter pour le refiler aux régions.
R. Dati : Elle va être verte, la Ségolène !
M. Hirsh : Il serait tout de même dommage de ne faire que des essais pendant 5 ans…
N. Sarkozy : C’est ça la politique, Martin ! On essaye, on essaye… Alors, qu’on vienne pas nous dire qu’on a pas essayé ! Je commence à en avoir marre des critiques ! Tout le monde critique ! Est-ce que je critique, moi ?!? Bon, faut que je vous laisse, Carla à un nouveau titre à me faire écouter. Et n’oubliez pas le plan média !