En passant...
Un mien informateur bienveillant (si, si, il y en a) m’apprend que l’on parle de moi, en commentaire d’un blog que je ne lis pas mais dont l’auteur est, me dit-on, l’avatar d’un dépressif vaguement psychopathe qui multiplie les identités virtuelles et passe son temps, sur GA, à répéter à l’envi qu’il n’est plus là.
Mais que dit-on de moi, au juste ? Que disent de moi ces gens qui ne me connaissent pas, qui ne m’ont jamais vu et qui ne me verront jamais parce que, cristi, qu’est-ce qu’ils ne m’intéressent pas?!
Je suis alcoolique, donc. Voilà qui est croquignolet. J’ai vaguement cherché d’où pouvait venir cette accusation ; je dis bien « accusation » car tu l’as bien remarqué, tout comme moi, improbable lecteur : les soit-disant branchés-déjantés-underground-bobo machin nous ont fait avec force et fracas basculer dans l’axiologique. Désormais, fin 2008, être alcoolique, c’est sale ; la drogue, c'est sale, aussi ( Steevy l’a dit : le poppers, maintenant, c’est interdit ; Sarkozy n’en veut plus) ; le sexe, c’est mal aussi (ah, bon sang, tout ce que l’on a pu lire à la mort de Cadinot. Je ne retiendrai qu’une « pensée », pour moi d’anthologie : « mais bon, euh, ce n’est QUE du sexe, hein ») ; avoir plus de trente ans, c’est obscène, aussi : ainsi, en badaudant sur des blogs qu’on aime bien, on découvre avec stupéfaction qu’un jeune trou du cul de vingt-quatre ou vingt-cinq ans n’hésite pas à dire à un mec de cinquante ans et quelques – qui sus est, l’un des seuls qui sache encore écrire, sur ce site, et qui aime la poésie – qu’il est bien regrettable qu’il ne soit pas mort au cours des années sida.
J’ai réfléchi (un peu, hein, car j’ai autre chose à faire que de soigner la dépression de ceux qui viennent polluer mon blog pour me dire qu’ils ne me lisent pas et qu’ils vont bien « je vais bien, tout va bien », dit leur maître à penser) et je me suis rappelé : ah ouais, l’an dernier, j’ai posté deux ou trois articles en étant bien bourré. Eh, tu le sais, toi, improbable lecteur : le Riesling, c’est vachement bon, hein ! Et puis ça se boit tout seul : c’est frais et transparent… on dirait de l’eau. Enfin bref, voilà qui fait de moi, aux yeux de ceux qui ne me connaissent pas et qui ne sont plus sur GA mais qui, à longueur de blogs ou de commentaires, nous parlent de leurs diarrhées, de leurs hémorroïdes et de leurs mycoses (ne ris pas, improbable lecteur : c’est ça, être branché, fun, intelligent ; et si tu peux ajouter que tu as chié dans tes draps, suite à un plan fist qui s’est mal passé parce que tu avais une gastro, ou que tu as vomi sur la bite de 35 cm de ton amant occasionnel cubain – c’est bien, cubain- ou américain – bon, ça le fait moins, c’est encore plus fun).
Qu’est-ce que je disais ? Ah, ouais, donc: je suis donc alcoolique. Cristi, dès après avoir fini de saisir ce post, je vais appeler mon filleul de cœur, qui doit être plus ou moins en train d’en terminer avec le ramadan, pour lui apprendre la nouvelle :
- Eh, S…, tu te souviens, la fois où je m’étais murgé au rhum ?
- Vas-y, non, vas-y, non, j’me souviens pas, moi, vas-y, tu te murges au rhum, toi, vas-y, des fois ?
- Mais si, mais si, l’an dernier… tu me manquais tellement ; j’étais tellement déstabilisé d’avoir abandonné tous mes repères, d’avoir accepté d’être muté là-bas, nulle part, au milieu des vignes…
- …
- …
- Vas-y, eh, sérieux, t’es alcoolo ? C’est vrai ?
- Ben écoute, j’en sais rien : ce sont des dépressifs, sur GA, qui me donnent cette identité.
- GA, c’est ton site de PD?
- Bon sang, S..., je t’ai expliqué cent fois la différence entre pédé et homosexuel! Quoique… ces mecs qui parlent de moi sans que je les connaisse, je pense que ce sont de sacrées tafioles. Tu sais, ce genre de mecs qui vont dans une boîte ou dans une soirée et qui ne lèvent pas le cul de leur chaise, tout occupés à se moquer des autres – pour tenter d’oublier leur propre médiocrité, leur propre inexistence. Ce même genre de mecs que l’on retrouve parfois sur les pistes de danse, à en faire trop, beaucoup trop – et qui t’expliquent que c’est pour se foutre des autres, des gros ploucs qui sont là – sans vouloir s’avouer que ce sont eux, les gros ploucs.
- Bah, ces mecs là, ce sont des grosses merdes. Tu regardes pas, tu tires la chasse et tu mets juste un coup de désodorisant.
- Bah, ne sois pas aussi négatif : ces mecs-là, il paraît que marcher dessus porte bonheur.
Zut, je papote, je papote, et je ne mesure pas les risques que je prends en m’exposant ainsi aux cruchons et autres bien-pensants.
Bon, je suis un sale alcoolo. Ca, c’est établi, puisqu’ils l’ont dit. Qui sus est (ça vous excite, hein, Jérôme, cette expression, vous qui passez vos nuits à errer rue du Taur^^). J’ai pris trois ou quatre cuites en 2008 et ça c’est mal, très mal : Griffin, pauvre merde, tu crèveras d’un cancer du foie, comme ta collègue Edith, qui est morte en deux mois.
Mais ce n’est pas tout : S..., l'aimable interlocuteur de cette conversation si intéressante, je l’ai connu lorsqu’il avait douze ans. Allons-y, zou, les cruchons, qui ne me lisent pas vont s’empresser de m’accuser de pédophilie. D’autant que j’ai, déjà, posté sur mon blog une photo d’un petit Jeffrey mignon comme tout mais dont on ne sait pas trop s'il a dix-huit ans, vingt ans ou seize...

Waouh, c’est chaud ! Vite, arrêtez Griffin ! Nous avons eu la peau de ce sale pervers de Nico qui se paluchait fébrilement (du moins est-ce ce que je veux croire, lorsque je me paluche fébrilement) devant des photos de gosses ukrainiens de vingt ou vingt-deux ans qui en paraissaient dix-huit ou seize, alors, ce vieux (ben oui : il a plus de vingt-deux ans !) désaxé de Griffin qui parle à un gamin de vingt-cinq ans mais qui a eu douze ans, c’est choquant, scandaleux, obscène, dangereux : à la trappe, à la trappe!
Bon sang, mais que fait la police ? Et où est Hortefeux?
Putain, les mecs – non, non, S., même si je suis alcoolique, pédophile, pornophile, zoophile (j’ai longtemps et beaucoup aimé une petite chatte du nom de Psyché) et plein d’autres choses encore en –phile (mais non, sot, je n’ai pas dit « enpheel » : ton humour est du niveau de celui de Népo, ou quoi ?) plein de choses en fait qui feraient se redresser et s’offusquer Cruchot et ses cruchettes.
Je flippe : voilà quatre ou cinq ans que je papote plus ou moins irrégulièrement avec un singe qui, quoiqu’inhibé, ébéphile et impuissant, est… un animal ! Bon sang, ça ne va pas rater : pour Cruchon et ses fans, ça va être une nouvelle preuve que je suis un déviant sexuel. Et être un déviant sexuel, c’est mal. Car, je te le rappelle, improbable lecteur, le sexe, surtout lorsqu’il est marginal, c’est sale. Si, si : c’est Cruchon qui le dit...
Sacristouille : soudain je flippe, encore. Ben ouais : le singe susmentionné, qui ne sait pas tenir sa langue (oh, ne t’affole pas, improbable lecteur : si j’ai bien compté, voilà bien dix ans que notre brave primate n’a pas fait jouer sa langue) a révélé que j’avais passé plusieurs années
sur a bosser sur une auteure (ben ouais, désolé : il paraît qu’aujourd’hui on dit comme ça) qui avait quatre-vingt ans passés. Gageons que Cruchon, entre deux diarrhées et trois mots d’autosatisfaction – vas-y, eh, t’as vu comme son filleul, il le kiffe : il va le mater sous la portes des chiottes pendant qu’il est en train de couler un bronze - me taxera de gérontophilie. Si c’est pas une preuve de mes horribles vices, tout ça, ça, moi, je m’appelle Philippe ».
- Arrête de te répéter. Ces mecs, c’est juste des merdes, non ?
- Ouais, enfin je crois ....
- Alors laisse-les crever et infuser dans le jus de leur frustration. Et puis après, on les balancera dans la fosse à purin.
- Lol, comme dirait Pink: t'as peut-être pas tort.
Note à benêts: ce n'est pas moi, hein, sur les photos. Sur la première, tout le monde l'aura compris, c'est le sublissime Jeffrey. Ah, Jeffrey: si je n'étais pas un vieux porc alcoolique et vaguement gauchiste, je te proposerais bien de t'adopter. Sur la seconde photo non plus, ce n'est pas moi
(de toute façon, je le dis et je le répète, ce n'est jamais moi, sur les photos). En l'occurrence, ce jeune garçon est bien plus beau, plus musclé, plus sexy et en un mot bien plus tout que moi - cristi, il fait comment, ce diable de Photos75, pour tirer (en photo, bien sûr, en photo!) de telles bombes sexuelles?!
Note à benêts 2 : Bah, on le sait tous les deux, hein, toi, mon hypocrite pote: Cruchon ou ses cruchettes, qui bien sûr ne me lisent pas, et méprisent le JDI, vont encore me sauter à la gorge pour assurer à l'aréopage que je suis une merde, un salaud, un sale pervers qui se tape des culs qui ne sont même pas féminins. Et puis, comme la beauferie n'est plus désormais uniquement hétérosexuelle, on ira suggérer que je suis passif (la dernière grande injure, chez les homos frustrés). " Eh, tu sais quoi, il paraît qu'il part en Tunisie ou au Maroc pour se faire enculer par des petits garçons qu'il ne paye même pas au tarif du SMIC horaire. Si, si, c'est ce qui se susurre sur MSN, entre Cruchon, le supposé infirmier psy marin et quelques anonymes tellement spirituels puisqu'ils postent sur leur blog des photos d'étron dans la cuvette de toilettes plus ou moins propres".
- Vas-, mais tu t'égares, là, tu t'égares. T'as quand même le chic pour faire de longues phrases quand un mot simple suffit. Ca commençait par quel mot, déjà, "Ubu-roi"?
- Merdre.