22/08/2007It's electric !Hier séance de matage du tryptique de Balbastre sur le service public au programme. Etape one : EDF, les apprentis sorciers. Avec en prime une spéciale dédicace à mes camarades nonistes de gauche (la majorité des nonistes quoi !).
Ou on apprend que les directives européennes de libéralisation du marché de l'énergie au de là d'un caractère idéologique évident a aussi fait preuve d'inefficacité (création d'oligopoles qui ont intérêt à s'entendre sur les prix (cf exemple téléphonie en France), ou pour diminuer artificiellement la production d'électricité afin d'exercer une pression sur les prix, comme illustré par le blackout en Californie en 2000 et 2001 (ce que Balbastre appelle "petits jeux criminels"); augmentation du prix de l'électricité contrairement aux arguments initialement avancés ; sous-investissement dans la maintenance des installations, illustrés par des interviews d'employés d'EDF, pas de financement de la recherche qui reste à la charge de l'état - toujours le fameux : socialisons les pertes, privatisons les profits). Tout ca pour enrichir quelques entreprises "choisies" (Suez cité par exemple), créer des choix artificiels -multiplication des offres d'assurances- pour masquer des services qui deviennent payants, et pour que quelques actionnaires spéculent sur de l'électricité non produite. Qu'en sera-t-il en France, avec son parc nucléaire ? Imagine-t-on réellement qu'une société privé puisse gérer une centrale nucléaire ?
On note bizarrement les déplorations non seulement d'anciens pdg d'EDF, mais également plus cyniquement de ministres de l'industrie des 2 bord - Borotra, Pierret-, version fatum européen...
En France, la photo de famille "gouvernement Jospin" nous rappelle que non seulement la droite mais le gouvernement "gauche plurielle" avec à sa tête les socialistes ont baissé les bras au nom de l'Europe.
A un ami "vert" qui me demandait pourquoi je votais communiste dernièrement, je lui avais répondu : le PCF, dont je ne me sens pas forcément idéologiquement le plus proche, a une position claire sur les services publics, et c'est le seul parti dans la gauche gouvernementale. Les autres sont près à avaler trop de couleuvres au nom de l'Europe, comme l'épisode TCE nous l'a appris. Et actuellement, la défense des services publics est pour moi le shibboleth des hommes de gauche. That's it !
Avis de changementCe blog et son auteur découvre et redécouvre Diamond Head... 15/07/2007Règles d'écritureA mes nombreux lecteurs/fans qui se posent la question rituelle sans oser me le demander (bande de gros timides !) :
Florent, comment écris-tu donc tous ces textes, hum, euh, enfin tes textes quoi, sur ton blog, hum, merveilleux (?) ?
Et bien, cher fan, cher lecteur, à la façon d'un magicien foirant son tour et prétendant vouloir l'expliquer après, je vais te révéler le secret du best-read façon moi. Pas 1 règle, ni 2 règles... Non, seulement 3 !
1) Prélude :
Se vautrer dans son lit, une petite session de matage de parquet la tête en bas (fascinant, même dans cette position challenging la géométrie reste désespéremment euclidienne), se servir un thé bien brûlant pour éliminer toute papille qui viendrait distraire l'artiste dans son acte de création.
Comme disait feu mon arrière-grand-mère : le blog c'est comme la vigne, plus le support est pauvre, meilleur est le résultat... Enfin garde une certaine mesure : la lecture du figaro ou tout torchon approchant est totalement déconseillée...
2) Mise en condition :
N'écrire que sous influence, mais pas n'importe laquelle. Oublier le sexe, la cocaïne, la cigarette, l'actualité, l'Eristoff. Trop, hum, jouissif, bourge, prolo, consommateur, et... gerbant (en passant éviter l'absolut Mandarine, kryptonite de tout amateur d'alcool...).
Préférer la musique, de préférence un truc triste de Ferré (presque un pléonasme), une chanson écoutée en boucle lorsqu'on avait 15 ans (nostalgik) , un truc qui pulse version Metallica "Creeping Death" (j'vais tout cramer), les chants d'extrême gauche (Revolucion !!!) ; le cigare, mais distinguer le cigare cubain guerillero (yeah, hasta siempre comandante, el pueblo unido, etc) du cigare dominicain capitaliste (bah, mondialisation, profit, main invisible -dans ta gueule- etc)... L'herbe peut être une option pour les âmes de rasta ; la Zubrowska c'est "The Must", l'elixir des dieux, toujours pure dans son palace de cristal (mon freezer que j'ai toujours pas dégivré...) ; et surtout tenter le mix des trois, gage de divine qualité...
Mes soirées alcoolisées s'arrêtent à cette étape en général...
3) Etape décisive, écrire :
circonvoluer, évoquer, critiquer, attaquer, suggérer... Tout est possible en partant du principe qu'il faut atteindre un langage suffisamment sibyllin et déconnecté de soi pour n'y retrouver à la fin ni sentiments (gage de pudeur) ni intention première (gage de progrès, mesuré par le "tiens, qu'est ce que je voulais dire ?" du lendemain matin). Emerveillement devant l'impossible forclos. Lecteur, si tu dis : "bref, un truc chiant", je vois que tu connais tout à fait ce dont je parle !
Lecteur, suit mes conseils. Sens-tu mon excitation à la mise sur le marché de ce nouveau produit ? Répond-il à toutes les conditions ?
Cher lecteur, comme moi, tu n'auras qu'une seule mesure : l'absence de commentaires ;) 11/07/2007VarianteL’univers amputé,
Propagation de la perte,
Vivre de manque.
Le sens disparu,
Les forces épuisées,
que me reste-t’il ?
Mais te voilà dans mon désarroi, et déjà…
Faire résonner en nous l’Amour-mémoire
Enracinée dans des nuits secrètes d’absences,
Te faire découvrir mes richesses héritées d’être-solitudes.
Réactiver les souffrances du passé pour m'en séparer,
Repeupler de notre tendresse la nature, bâtir un hommage aux cycles,
L’intime retourné comme offrande, indécemment livré à toi.
Illusions
Si vite divulguées...
Reste une pudeur silencieuse
Irrigant des douleurs si peu oubliées.
Renaissance dans la perte
Univers du repli. 06/06/2007Guerilla radioEncore une n-ième émission biaisée, ca me saoule grave. Le problème n'est pas que les médias soient biaisés, c'est que les principaux le soit de manière uniforme, ce qui n'est guère étonnant lorsqu'on regarde la structure des grands groupes de médias. Quant on arrive à se refugier dans l'Huma ou dans le Canard, quelque part c'est assez mauvais signe.
Dans la série je me fais des amis, je me suis encore engueulé avec un pote sur Chavez. Lorsque nos médias viennent donner des leçons d'ouverture démocratique ca me laisse sceptique, je trouve plutot hypocrite que nos pays viennent s'ériger en modèles, alors que nos grands groupes d'armements détiennent parmi les plus grands groupes de médias.
Lorsqu'on vient se plaindre de l'horrible censure de Chavez -qui rappelons le, ne prend pas de décision illégale : il ne renouvelle pas une concession pour les fréquences hertziennes (ie RCTV peut continuer à diffuser sur le cable, sur internet)-, il faudrait rappeler à qui appartient cette chaine, il faudrait rappeler l'épisode du traitement du putsch de 2002 par la RCTV, il faudrait rappeler son opposition violente à la démocratie : ex. ces "hordes chavistes" qui s'opposent au "rétablissement de l'ordre public", voilà comment on traite du putsch...
Il faudrait se demander si par exemple refuser le renouvellement de la concession hertzienne à TF1 serait aller à l'encontre de la démocratie. J'ai tendance à penser que pour un militant de gauche la liberté n'est jamais permise par la diversité de l'offre mercantile, et que les institutions qui la défendent doivent etre autonomes et indépendantes, à commencer par indépendantes du pouvoir économique...
Pourquoi une si forte opposition dans nos pays, pourquoi ces cris internationaux ALORS QUE TOUTE PRIVATISATION D'UNE CHAINE qui est l'opération inverse ne semble pas faire renifler beaucoup de nos dirigeants, ou de nos médias ? On pourrait accuser "l'ambiance néolibérale" de début de siècle... Il y a un peu plus. Il ne faudrait pas oublier les positions du patronat sud-américain et sa fidélité relative à la démocratie, il faudrait rappeler l'histoire de l'amérique latine au XXème, le constant soutien des USA (et de quelques européens) aux révolutions conservatrices (dictatures militaires) dès qu'un mouvement de gauche émancipateur et démocratique se lève, il faudrait se rappeler que les médias ont toujours été à la pointe de ces putsch. Ne rejoue-t-on pas aussi ce bon vieux jeu des forces nationales opposées à la répartition plus équitable des richesses mobilisant la communauté internationale à travers le relai complaisant de nos bonnes vieilles multinationales qui exploitent toujours autant les pays d'amérique latine ?
Alors oui, on pourrait aussi dire que la rhétorique de Chavez faite de messianisme chrétien, d'idéologie socialiste teintée de tiers-mondisme et d'anti-yankisme primaire rappelle étrangement l'épisode Fidel Castro. Que cela révèle en lui une tendance à tout vouloir controler, que le Venezuela se prépare une bonne vieille dictature de gauche. On pourrait en discuter en effet. Mais je ne vois pas en quoi des militants de gauche sincères peuvent un instant considérer cette poudre aux yeux qu'on nous vend comme de la censure de liberté d'opinion.
Accessoirement, un canal d'info et d'analyse sur l'amérique latine : RISAL : http://risal.collectifs.net/sommaire.php3
et quelques articles:
http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1019
http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=2213
http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=2216
http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=2274 28/05/200723/05/2007Masque et mélancolie (Butler tribute)Curieuse expérience que de revoir des amis longtemps oubliés, et de rejouer pour eux le rôle que l'on tenait alors avec eux.
On a l'impression de retrouver un système, on prend plaisir à le refaire fonctionner, et puis on réalise que cela ne tient plus : les désirs tûs ou indifférenciés se sont précisés, parfois réalisés, et rendent ce genre de fonctionnement inutile. Alors les comparaisons entre amis se transforment en différences, le recours au masque se fait sur le mode de la caricature et de la moquerie, et transparaissent plus clairement des significations auparavant cachées à soi et aux autres. Nous souffrons peut-être moins de ne pas savoir ce que recouvre nos actes : peurs, désirs, sentiments.
Voilà l'histoire : trois amis de lycée. Trois amis à l'intérieur d'une bande qui n'en était pas vraiment une, trois amis qui étaient proches sans l'être tout à fait. Quittés après la term, revus plus ou moins, mais surtout moins. Leurs rôles respectifs dans cette bande : un bôgosse briseur de coeur, un rebelle cynique et un ptit bourge sûr de lui.
Mais voilà ils se trouvent qu'ils étaient ptet surtout naïfs, immatures, complexés, et enchaînés dans une histoire qui les oppressait, comme tant d'autres... Mais bon, personne ne le sait vraiment...
Naïveté et immaturaté maintenant mis à la marge, complexes et histoires un poil plus assumés, ils se revoient, plus ou moins par hasard (métro, mieux qu'un site de potesd'hier..)
Rebondissement, magie de l'histoire : il se passe aussi autre chose qu'un bôgosse, un pseudo-rebelle cynique et un ptit bourge insupportable ravivant ensemble leur histoire commune sur un mode mélancolique joyeux. Le sexe entre autres est abordé.
Le premier se révèle dans la discussion un jeune homme coeur tendre compensant ses désillusions sentimentales par des "libérations" du désir, exprimés par une forte appétance pour les expériences (hétéro)-sexuelles, le second est un garçon vivant d'une recherche d'authenticité en lui, de sentiments de marges, de besoin d'empathie, et se sent si logiquement homosexuel qu'il ne le dit pas (!), le dernier compagnon exprime son besoin de confiance et d'estime de soi sous une façade de normalité évidemment hétérosexuelle mono-"game" revendiquée et ne souffrant pas d'interrogations.
On devine alors que le bogosse n'avait pas brisé de coeurs du tout, que le rebelle ne s'agitait que contre lui et avait peur d'aimer ses petits camarades, que le ptit bourge essayait d'écraser les autres parce qu'il se sentait écrasé.
Tout cela affleure, peut être tout cela n'existe pas, pourquoi chercher à voir au delà d'une discussion finalement assez convenue ?
Je suis l'un des trois, ca doit être pour cela... 16/05/2007Eclaircissement temporaire... - cycle béruriers noirsLes éléphants
Tu as été coupable
Prends ton penthotal
Tu es fou enfermé
Raison déconnectée
On t'attache à ton lit
Tu hurles dans ton délire
Tu ne peux plus agir
C'est cela la médecine
Des couloirs trop blancs
Bois ton médicament
Tu es dans quatre murs
Des pillules des piqûres
Ca va durer des mois
La folie com'seule loi
Béruriers Noirs...
Question mystère du jour : trahison/pragmatisme ?Combattre politiquement avec des rouges et des blancs... 13/05/2007Sur un air de variété...Gens qui passent, amis méconnus,
Vos portes fermées, paroles grises, votre silence même
M’affectaient peu ou du moins je le revendiquais.
Après tout, ces années qui pèsent, amours écrasant
Seuils si peu franchis, souvenirs qui cognent
Sur fond d’garçons manqués, d’espoirs prégnants déçus
Ma chair vieillissante, mon corps insatisfait
Marqués par le cortège des morts ou des devant mourir
Etayent déjà ma solitude.
Espoir de noir, espoir d’étreintes
Espoir de buées, espoir de sens,
Espoir d’âme et d’être ne me suffisent-ils pas ?
J’avoue tout se désarroi pour qui semble pouvoir tout’s’payer
A commencer par cette dérisoire différenciation
Est aussi un réflexe de l’Individu bourgeois sanctifié
Statutairement auto-désigné aux pleurs sur le Soi
Infimes, vaines variations sur un refrain de fatalité
Compenser une Histoire en manque de sens ?
Mais je ne vis pas de cette indifférence, mon temps des cerises
Résonne aussi des amours difficiles aux mains ouvrières
Du repli sentimental et sexuel des classes pressurisées
Vibrant de la fatigue de l’être-marchandise,
Peur des fins de mois, crainte du patron-chômage,
Honte des luttes imposées contre ses propres camarades
Frémissant du dégoût de l’inhumanité « libérale »
Du mépris de la « morale », réalisation par le fric,
Rejettant ces ruptures aux oripeaux archaïques.
Je l’ai défendu ici aussi avec véhémence,
Certitudes enracinées, passionnées et peut être trop écrasantes,
Tout cela c’est profondément moi mais c’est aussi d’autres,
Ma révolte s’est construite individuellement
Mai ma révolte individuelle était déjà collective
Ma liberté ne peut passer que par l’égalité de tous.
Aujourd’hui le peuple a massivement voté « réactionnaire »,
Les gauches semblent laminées, la conscience de classe inexistante
Mais les espoirs ne se sont pas recentrés.
Regardez cette classe bourgeoise écrasante endimanchée
Acclamant comme des nains leur géant politique...
Concorde impossible…
Demain les cognes viendront fliquer
Nos libertés jugées surnuméraires ?
Demain égalité fictive et uniquement sur papiers…
Demain « liquidée » l’espoir de justice sociale
Demain précarité généralisée pour des travailleurs déjà lessivés
Demain la bourse avant toute vie.
Demain la tête d'un Etat-patron viendra achever
Une longue histoire de défaites soigneusement planifiée
Pour faire régresser ces luttes collectives pour l’équité et l’égalité
Après les profits privatisés et pertes sociabilisées, il est facile de faire plaisir aux aigreurs privées
De s’appuyer sur les jalousies de ceux qui n’ont rien combattu et rien défendu
Prétextant un intérêt général déjà tant de fois violé par les intérêts irresponsables des riches et des rentiers !
Gens qui passent, amis méconnus, camarades, compagnons…
Je le dis maintenant : j’ai besoin de vous, j’ai toujours eu besoin de vous,
Et maintenant j’ai aussi besoin d’être à vos côtés pour militer et convaincre, voter et élire nos députés
Pour peupler nos futurs cortèges de noir, de rouge, de vert et de rose,
Défendre les institutions qui protègent nos valeurs, lutter contre les mesures iniques,
Et pour faire perdurer dans notre génération les envies et certitudes d’une meilleure société…
07/05/2007Hay que derrocar a la reaccion...Camarades, mobilisons nous pour les prochaines élections législatives.
Prenons exemple sur Royal et Fabius, Montebourg, Hollande et Dray (...), qui semblent avoir pris l'attitude responsable vis à vis du peuple de gauche. Rejettez les autres, portes-parole de l'émiettement et de la destruction des valeurs de gauche sous couvert de socio-démocratie, ils ont mis le masque à bas ce soir... Réunissons nous pour empêcher une marée réactionnaire à l'assemblée nationale, c'est possible, ne nous décourageons pas ! 02/05/2007Parodie de pré-débatLe prof de sciences-po parlant du PCF et d'extrême gauche sur la chaîne parlementaire, c'est un peu comme écouter Sarkozy parler de génétique : débiter des fadaises caricaturales qui restent médiatiquement très convenues sur un air pénétré et en se faisant passer pour un analyste de premier plan.
Ecouter le même prof de sciences-po débiter des fadaises sur SR : elle n'a pas de programme, seul son rappochement avec Bayrou lui donne du corps.
Ecouter le même disant "les électeurs vont retourner à leur amour et à leurs haines".
Voir cet accord général des invités avec des variations à la marge pour faire illusion d'une variété d'analyse, les voir ne parler que de stratégie et être incapable de proposer une lecture idéologique...
Alors oui on se dit comme Chomsky qu'on peut ne pas aimer par ailleurs : "à la télé il n'y a que les idées déjà reçues qui peuvent passer en 30s d'intervention" 01/05/2007Message à caractère informatif ou "histoire-qui-ne-fait-rire-que-moi"Mise en garde: L'histoire qui va suivre est légèrement fictive et vaguement amorale...
Rdv demain aux companeros, nombreux, avec des slogans et/ou des chants, ca serait chouette ;)
A la terrasse d'un café, en narguant les voisins sarkozystes encore honteux et qui attendent dimanche pour prendre leur air triomphateur :
- Dude, trop cool le 1er mai, on va manifester, lever le poing, chanter l'internationale... En fait, c'est en l'honneur de quoi le premier mai ?
- Hmm... En commémoration du massacre d'Haymarket à Boston (NDLR : à Chicago, mais bon j'avais grossièrement bon ;)) au siècle dernier (NDLR : 1886, là j'étais vraiment pas loin!). Un tas de gréviste manifeste pour la journée de 8h, induits évidemment en erreur par des méchants gauchistes (ici des anars of course) et déjà bridés dans leur élan "travailler plus pour palper plus" ! Le tas informe mené par les anarchistes grogne, éructe évidemment, les CRS de l'époque leur tirent dessus après une provocation du MEDEF d'alors (NDLR : j'admets qu'il y a une interprétation divergente possible, le lancé d'une bombe par un anarchiste au milieu de la police...). Quand même, ca c'était une époque où l'on respectait l'ordre bordel, la garde nationale tirait avec des mitrailleuses sur les grévistes et leurs familles pour les remettre au boulot (NDLR : lire "A People History of the USA" d'Howard Zinn, "En un combat douteux" de Steinbeck...). Bref, des morts des deux côtés (NDLR : enfin plus de l'un que de l'autre, faut pas déconner), des dirigeants anars sont arbitrairement arrêtés et pendus, ca a fait un scandale dans le monde entier et voilà ! Tout est venu des USA, c'est marrant de croire que ca a toujours été le pays capitaliste par excellence, mais les anarchistes et les socialistes étaient puissants là bas aussi à l'époque, et le premier mai c'est en leur honneur !
- Ca veut dire qu'on va pouvoir chanter la Makhnovtschina et le triomphe de l'anarchie aussi ? J'vais réviser ce soir !
- Ouais, t'as raison, de toute façon lancer des pavés, des bombes ou des cocktails molotovs c'est surfait ! 22/04/2007Une défaite utile ?Aucun plaisir ce soir, même Voynet devant Nihous et Laguiller dans les choux ne vont pas au delà d'un sourire.
La gauche à gauche du PS est très faible, 11.1 %, portés surtout par l'épiphénomène "jeune" Besancenot. A gauche de la gauche, les partis gouvernementaux, traditionnels alliés du PS font 3.5% (sans compter Bové qui n'a pas de parti derrière son nom). Deux défaites majeures.
Alors, même si je suis content de voir SR au second tour plutôt que Bayrou ou Le Pen, je suis surtout en colère. En colère contre mes nombreux amis qui ont "voté utile", "anti-sarko", mais qui "auraient bien voté plus à gauche dans d'autres circonstances"... Oui, regardez le résultat :
1) vous avez déplacé massivement le centre électoral de la gauche vers la droite
2) vous avez par là même handicappé les partis à gauche du PS pour négocier avec les socialistes, en particulier des positions aux législatives. C'est une fiction de croire que ce scrutin ne changera rien aux rapports de force à gauche parce que c'est une élection présidentielle, que le vote aux législatives pourrait apporter des nuances. Le PCF perdra vraisemblablement son groupe parlementaire, avec les verts il seront sous-perfusion socialiste, c'est à dire à indépendance réduite, sans visibilité.
3) d'ailleurs vous avez aussi vraisemblablement tué financièrement les partis qui vous représentaient : aucun ne verra sa campagne remboursé. Apparemment ca semble assez catastrophique pour des partis comme les verts et PCF
Pour moi, en toute conscience politique, vous avez déjà perdu. Est-ce que stratégiquement vous gagnerez votre pari ? Je vous le souhaite, investissez-y vous à fond, ne commencez pas à douter et à dénigrer SR, c'est maintenant aussi de votre responsabilité de démontrer que ce vote ait été malgré tout "utile à quelque chose". 16/04/2007Elephant, v2 : Virginia Tech...Quelle horreur, tout ca n'aura donc servi à rien... Si après ça ils ne réglémentent pas la vente libre d'armes à feu automatiques et de munitions dans les supermarchés..
http://www.nytimes.com/2007/04/16/us/16cnd-shooting.html?_r=1&hp&oref=slogin
http://abcnews.go.com/US/story?id=3045893&page=1
http://www.cnn.com/2007/US/04/16/vtech.shooting/index.html 30/03/2007Comme de longs échos qui de loin se confondent...Je pense à toi... Je t'aime, j'aime me le dire, j'aime le dire même ici...
Quand je parle intimement je parle de toi, quand j'aime je pense à toi, ton souvenir vient parfois baigner mes nuits, je sais que je ne peux t'oublier. J'aime penser que c'est toi qui m'a fait meilleur, toi figée dans le noeud de ces souffrances dont je ne veux être délivré. Je te prolonge, il le fallait... Mais comme tu me manques, comme j'ai besoin simplement de ta présence maintenant que j'ai choisi la voie... 24/03/2007Entre deux...A l'heure habituelle, avec la même intention, Ferré en arrière plan.
"L'enfance, c'est un chagrin cueilli de frais
C'est un jardin, c'est un bouquet
C'est des épines aussi"
Enfance... Le temps des cerises, ce fût le mien un instant. Puis l'héritage Ferré en suspend, destinée à l'Autre, résonnance intériorisée. Refus de fleurir.
Il est des nuits où je m'absente discrètement, secrètement
Ton image seule est présente, elle a ton front tes vêtements
C'est ton sosie dans cette glace, c'est ton tour ce cinéma
A ce reflet, qui te remplace, je jurerais que tu es là...
20 ans. "On a l'expérience des parents
On se fout du tiers comme du quart
On prend le bonheur toujours en retard..."
Histoire avant de s'endormir... Temps imaginé de mes parents, mai 68 : Mutualité en rouge et noir, les anarchistes repris par la salle. L'idéal, espoir né d'une communion avec le passé.
"Je suis d'un autre pays que le vôtre
d'un autre quartier, d'une autre solitude
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse"
Et pourtant c'est toi mon vieux pote qui m'a mis sur la voie. L'anarchie passée du camarade vitamine a ce fardeau sans dieu ni maître, de Camus aux poètes de sept ans, et puis Aragon... Communiste libertaire, c'est aussi par toi. Je suis bien dans cette marge que nous avons investi ensemble, toi dans tes amitiés, moi dans une certaine solitude, dans l'interstice.
Et puis mes 20 ans attardés, c'est toi aussi. Nos débats passionnés, ta tendresse, ta peau, tes yeux qui me cherchent, nos engueulades, nos désirs, nos baisers transgressifs et surtout...
"Rien qu'un mouvement
ce geste en dormant,
léger qui me frôle,
un souffle posé
moins une rosée
contre mon épaule
Un front qui s'appuie,
à moi dans la nuit,
De grands yeux ouverts..."
Je t'ai quitté, tu m'as quitté, je ne sais plus trop bien... Trop souvent au delà ou en deça...
"Parfois il restait comme invisible
Vitesse en route vers une cible
Si lointaine elle-même invisible
Invisible de même aujourd'hui,
Que sera-t-il advenu de lui ?"
Nostalgie ? Non, tendresse pour le passé. Et puis une idée de l'innocence, d'une pureté dans ses enthousiasmes et dans ses choix, qui m'oriente encore maintenant. Sans regrets.
"Et qu'ils se tiennent bien, bras dessus bras dessous
Joyeux et c'est pour ca, qu'ils sont toujours debout" 29/12/2006Givre et sangRêve signifiant. « Le grand classique »... Face à soi, demi-sommeil, relation-réalisation imaginée, parures du bonheur. Rebondissements dramatiques terribles, façon hollywood : sans suspens. Langueur et bien-être inventé se suffisent. Un nom émerge, Whitehead, un visage qui s’échappe, familier et non reconnu, peut être jamais connu… Des situations du passé, piaules du bonheur, université aux US, « je » parle américain...
Réel inversé, symptôme des idylles, de peur de l’irréversible, de manque, je ne veux plus me réveiller, on me réveille. Journée longue, épuisante, tentant d’enfouir ou de mutiler une douleur pathétique : désir de régression, désir de rêves. Le soir, essayer de repousser l’instant. Conjurer ou appeler par givre et sang ?
13/12/2006Tornado of soulsGoût des romans retrouvés de façon un peu inattendue, je croyais m'en être éloigné, mais dans la tourmente, back to classics... Le Sud d'abord...
"How much that he had said today was understood ? How much would be of any value ? He recalled the words he had used, and they seemed to fade and lose their strength. The words left unsaid were heavier on his heart. They rolled up to his lips and fretted them. The faces of his suffering people moved in a swelling mass before his eyes. And as he steered the automobile slowly down the street his heart turned with angry, restless love."
Cela résonne curieusement avec le poème de droite, qui me plaît tant, bien que son contenu un poil messianique m'horripile, même mutilé - peut-être est-ce aussi pour cela que j'y tiens .
Et puis un roman russe. Démarche égoïste, besoin de se mettre dans une situation où l'on doit rendre des comptes, où l'on peut être jugé, où l'on peut se juger. "A quoi tendent tous ces propos, cette analyse qui met au jour les ressorts les plus cachés de sentiments dont nul n'a le soupçon ? Chez moi, comme chez Dmitri Serguéitch, cette condamnation de soi se fait, au bout du compte, à notre propre avantage, pour qu'il soit possible de dire : il n'y a pas de ma faute, tout dépendait d'un facteur sur lequel je n'ai pas de prise". C'est plus "que les autres puissent dire de moi" d'ailleurs. Quelques lignes avant : "J'ai dit que je ne me reproche rien, à son exemple. Mais à son exemple aussi, j'ai une propension à me justifier ; selon lui (en quoi il a parfaitement raison), cela signifie : j'ai le sentiment que les autre ne me tiendront pas quitte aussi aisément que je le fais du blâme pour certaine de mes façons de faire".
Ce soir à ce repas, mon sourire autant ironique que flatté, qu'il n'a pas manqué de remarquer - un plaisir vite mise à distance tant il ne sert à rien. Voilà, je me suis justifié. 08/11/2006Almost honest (j'arrive à court de titres de Megadeth, la loose)Han, Bush démissionne Rumsfeld, avant même la fin des résultats au sénat...
VIRGINIA POWA ! (pourvu que ça change pas...)
(un bémol pour l'amendement anti-union homo adoptée à une large majorité tout de même)
KATHERINE DANS LES CHOUX ! ;)
WE'RE ALL DEMOCRATS !
NADER 2008 ! - oups, je me suis emballé :)  |
| J'en ai tant vu qui s'en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère
J'entends leurs pas j'entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi
Ce qu'on fait de vous hommes femmes
O pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m'arrache l'âme
Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond
Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J'y crois aussi moi par moments
Comme l'alouette au miroir
J'y crois parfois je vous l'avoue
A n'en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous
A vous comme les grains de sable
Comme le sang toujours versé
Comme les doigts toujours blessés
Ah je suis bien votre semblable
J'aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu'au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez
Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir que ce que dit ma bouche
Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens
Quelle heure est-il quel temps fait-il
J'aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile
Aragon  |