Jamais trop virtuel, jamais trop mondain, what the fuck?
A ma fête, je me suis rendu compte d’une chose : la réalité est sur GA et les rencontres que l’on peut faire à l’extérieur ne sont que virtuelles. Mlle_Aurèle, au chevet de mon ordinateur durant toute la soirée, a bien compris que la vérité des choses était avant tout informatique : configurer, reconfigurer, redémarrer, télécharger, installer, nettoyer, défragmenter…
Or donc personne n’était comme en vrai. Assis sur ou sous son voisin, chacun dévoilait les raisons profondes et valables de détester/adorer chacune des autres personnes présentes. C’était le bordel et donc trop tôt pour partir à 00h30 mais la fausseté du travail salarié allait me rattraper quelques heures plus tard.
Je retiendrai : « Mais si, j’ai une culotte » ; « On ne dit pas chaussures, on dit Prada » ; « Je forme des maçons, des mécaniciens, des tourneurs-fraiseurs… » ; « Ne me taxe pas de bourgeoisie. (…) Sous l’Ancien Régime, les gens ne mouraient pas de faim » (citation sans doute déformée mais au même moment j’avais peur qu’-alias- ne soit parti à la salle de bain pour vomir mais en fait c’était pour saisir son appareil photographique et prendre Choobidoowah dont il était épris car c’était elle, oui sans aucun doute possible, la future mère de ses enfants) ; « En 2005, la sodomie, c’est le must ».
Je glissais sur tout cela avec un air de ne pas y toucher alors que sans y prendre garde l’occasion de refiler mes microbes fut saisie. Et j’adorais ce foutoir, cette fiction, ce mélange interlope et complice et now I wanna be your dog. Now I wanna be your dog. Now I wanna be your dog so come on. So come on. So come on.
Merci à vous toutes, poupées fataaAaales !
(*Ascii disco)
22/12/04 - 11:08
En tout cas, t'embrasse bien
le tourneur_fraiseur (visiteur)