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28/10/2005

28/10/05 - 11:59

à dada sur mon bidet


¤ ourdir les sacs de nœuds
¤ entre l’étau et l’enclume
¤ assistant de croyance
¤ mes ressources m’épuisent
¤ pieuvre cul-de-jatte

28/10/05 - 08:10

C'que t'es beau quand tu doutes.




« Suis-je un garçon ou un homme ? Suis-je transsexuel ou transgenre ? Gay ou hétéro ? Est-ce bien de vivre perçu comme "qui je suis", au lieu de "ce que je suis" ? Dois-je confesser mes différences, mes cicatrices ? Et si je me trouvais beau ? J’ai la réponse à toutes ces questions. Le doute rend la question plus importante que la réponse. »
(Sean, Tucson, cité dans une série de photos parue dans Têtu)

24/10/2005

24/10/05 - 20:05

J'ai 25 souvenirs (ou le jeu de l'inconstance).


23. Je me souviens que quelquefois, j’étais allé porter des tranches de jambon à mon arrière grand-mère qui habitait dans une grande maison à quelques pas de celle de mon grand-père. D’habitude, elle était dans sa cuisine avec un tricot dans les mains. Mais cette fois, elle se trouvait à un autre endroit et sans chignon : ses cheveux étaient immenses !

24. Je me souviens de ma mère mais alors je suis incapable de mobiliser le moindre événement précis.

25. Je me souviens d’un poème que j’avais écrit à 19 ans et qui parlait de tout ça :
Having a glance backwards, just to see, glancely,
I don’t know what to see, silly,
For everything looks…
So that the glance lingers, wanders and grows
Impatient faced to this congealed spectacle,
As if my memories…
Well, the scene stands, steady,
Refusing to exhaust itself on the way,
Denying my right to prospect
And the landscape confronts me, unyielding like a stillbirth.
And I don’t know what to see for the cloudy blinds me
Like an expected son.
I need a screen between me so I blink my eyes in a flash
But then, again, everything looks…
So I blink again, in a tenser flash,
But then, again, everything looks at me.

24/10/05 - 16:01

J'ai 25 souvenirs (ou le jeu de l'inconstance).


21. Je me souviens avoir eu honte (c’est la seule dénomination de sentiment qui m’est venue à l’esprit pendant tout un week-end) d’avoir oublié mon sac au Pulp après la M#ort aux jeunes #6 et de m’y être fait voler mon appareil photo et mon lecteur MP3. Surtout mon appareil photo. C’était un Leica que mon frère avait possédé puis m’avait offert. J’avais aussi honte de m’être exhibé en boxer pour une performance avec ma basse. Mes amis m'ont dit que je n’avais pas à avoir honte.

22. Je me souviens que dans le car qui nous amenait nous ne savions où dans l’Ouest de l’Irlande, je tenais la main de Jose et nous faisions en sorte que Pritesh ne puisse pas nous surprendre. Nous nous étions arrêtés à une auberge de jeunesse entre une colline et un lac. Jose s’était baigné malgré la température et il était beau, surtout là où son caleçon mouillé lui collait aux fesses alors qu'il pénétrait dans l'eau, le corps bandé par le froid.

23/10/2005

23/10/05 - 17:07

J'ai 25 souvenirs (ou le jeu de l'inconstance).


19. Je me souviens d'une petite pièce que j'avais écrite sur des feuilles à petits carreaux quand j'avais 13 ans. C'était une sorte de parodie de tragédie grecque dont le titre était "Anticonstipée", du nom de l'héroïne. Il y avait des choeurs qui commentaient la situation ; dans mon esprit, ils le faisaient en chantant et je peux encore vaguement reproduire l'air de leur première intervention même si j'ai oublié le texte. Je m'étais bien fait rire. Mon frère l'avait lue devant moi et il avait ri.

20. Je me souviens que Sophie et moi avions décidé d'aller ensemble à une réunion de l'association des gays et lesbiennes de notre école avant même la rentrée. J'avais dit sur le ton de la boutade « A deux, on est plus fort » ; cela nous était resté et nous nous l'étions souvent répété. Des gens croyaient même que nous étions "le couple hétéro" de l'assoce. Elle s'appelait Louise et je m'appelais Camille.

23/10/05 - 01:27

J'ai 25 souvenirs (ou le jeu de l'inconstance).


16. Je me souviens m'être demandé si les gens à l'extérieur, sur le trottoir par exemple, entendaient quand mon père et moi gueulions dans la voiture.

17. Je me souviens m'être dit pendant presque toute une année (celle de la seconde) que c'était possible avec Siamak, qu'il suffisait que je me trouve au même moment que lui aux toilettes et que je lui touche la bite.

18. Je me souviens, en quatrième, près de la classe de musique, avoir rétorqué à Noémie que c'était elle la pédale puis, devant son air étonné, m'être embrouillé dans l'explication.

22/10/2005

22/10/05 - 12:13

J'ai 25 souvenirs (ou le jeu de l'1constance).


(Pour être juste, il faudrait pouvoir rendre compte de ce dont je ne me souviens pas et, plus encore, de mon souvenir de ce qu'il ne s'est pas passé.)

22/10/05 - 11:12

Ma webcam était posée comme ça au hasard :



21/10/2005

21/10/05 - 21:49

J'ai 25 souvenirs (ou le jeu de l'1constance).


12. Je me souviens de Marc.

13. Je me souviens de Daniel.

14. Je me souviens du rêve où je suis mort en petite fleur jaune.

15. Je me souviens de la seule fois où j'ai entendu ma grand-mère paternelle ; c'était au téléphone.

21/10/05 - 18:28

J'ai 25 souvenirs (ou jeu de l'1constant).


10. Je me souviens qu’il y avait une chanson de Dorothée sur les fantômes qui me faisait très peur. Comme mon frère et moi, dans deux lits superposés, écoutions toujours la cassette qui la contenait avant de nous endormir, mon frère devait se lever avant la fin de la chanson qui précédait et accélérer la bande jusqu’au morceau suivant.

11. Je me souviens que lors de mon premier stage dans une agence de conseil en relations publiques, le premier jour, j’étais resté un peu tard au bureau. Dans l’open space, il n’y avait plus que ma chef et moi, et une collègue était passée et elle avait dit : « Ca va, Laure ? ». J’avais levé la tête vers ma chef - elle pleurait - puis j’avais tourné la tête vers mon écran.

21/10/05 - 11:32

J'ai 25 souvenirs (ou jeu de l'1constant).


9. Je me souviens que lorsque l’un de mes agresseurs de la Place de la Bastille à Paris m’avait dit que des sortes de snipers étaient postés dans les immeubles tout autour de la place, prêts à me tirer dessus si je tentais de m’enfuir, je m’étais dit qu’il disait n’importe quoi et je l’avais cru.

21/10/05 - 10:47

J'ai 25 souvenirs (ou jeu de l'1constant)


8. Je me souviens d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître et c’est récent et ça fait bizarre d’être complice de Charles Aznavour sur ce coup-là.

20/10/2005

20/10/05 - 21:40

J'ai 25 souvenirs (ou jeu de l'1constant).


4. Je me souviens de la première fois où je me suis touché la bite jusqu'à ressentir quelque chose qui ressemblait à une éjaculation. Je pensais à des hommes nus qui formaient une grande chaîne. Comme des gens qui font la queue-leu-leu sauf que là, c'était une sodomie.

5. Je me souviens de ma première branlette (selon la méthode traditionnelle). C'était, je crois, la nuit suivant la première fois où je me suis touché la bite jusqu'à ressentir quelque chose qui ressemblait à une éjaculation. Cette fois, j'avais pensé principalement à un garçon de ma classe, Nicolas Uguet (le nom a été modifié en supprimant un H au début du nom de famille), qui était bien foutu mais que je n'appréciais pas spécialement.

6. Je me souviens venir juste de chercher sur Google ce qu'était devenu ce garçon et de m'être demandé si c'était bien lui le champion de planche à voile dont Google parlait.

7. Je me souviens d'une intervention de Fabien lors d'une conférence en première année de Sciences-Putes où les responsables pédagogiques de l'école nous présentaient les différentes spécialisations et débouchés. Debout et en des termes certainement mieux choisis (mais peut-être confus, je ne sais plus), il avait demandé s'il y avait des débouchés dans la recherche.

20/10/05 - 15:02

J'ai 25 souvenirs (ou jeu de l'1constant).


3. Je me souviens qu’en CP, une maîtresse m’avait dit d’aller chercher les enfants qui étaient dans le préau et de leur dire qu’il fallait aller dans la cour. J’étais arrivé dans le préau et j’avais dit aux enfants, qui étaient des garçons noirs, « Eh, les noirs ! Il faut aller dans la cour ! » ou quelque chose comme ça. L’un d’entre eux, qui s’appelait Cher (orthographe approximative), était venu me voir et m’avait dit « Il ne faut pas dire ça » ou quelque chose comme ça. Puis ils étaient tous allés dans la cour pendant que je me demandais pourquoi j’avais dit ça.

20/10/05 - 08:19

J'ai 25 souvenirs (ou jeu de l'1constant)


1. Je me souviens de beaucoup des paroles des chansons de l'album Prose Combat de MC Solaar. "Elle se baladait / En chantant lalala / Quand je l'ai rencontrée / J'aurais aimé être Lacan / Dès les premiers rapports / Elle me fit du mal / J'étais le mâle / Et la femelle fait mal"

2. Je me souviens n'avoir compris qu'il y a quelques années ce que Lacan foutait là et avoir ainsi pu alimenter mon peu de goût pour la vulgarisation de la psychanalyse.

19/10/2005

19/10/05 - 20:08

Ma webcam était posée comme ça au hasard :



18/10/2005

18/10/05 - 21:42

à dada sur mon bidet


¤ tu biaises ?
¤ boomerang sans retour
¤ le détachement des sangsues
¤ serpent généalogique
¤ par à-coups de bâton
¤ malades en fin de vie, malades en fin de journée

18/10/05 - 00:33

Alors, là, c'est en 2003, et mon ex mon ex mon ex mon ex mon ex, je n'y pense pas tant que ça, finalement, j'ai vite tourné la page.




(Là, c'est une période où je veux écrire sur le JdI pour prouver quelque chose, pour montrer quelque chose, et alors tout m'énerve, les commentaires m'énervent, leur absence aussi, et de ne pas dire à qui je m'adresse aussi, et de ne pas me le dire non plus. C'est là où il faut que je me calme.)


17/10/2005

17/10/05 - 17:01

Alors là, c'est en 2003 et j'écris plus souvent que maintenant.




(Quand "j'écris" (c'est à dire, vraiment, pas comme au boulot ou sur msn mais plutôt quand je me la raconte), l'écran de mon ordinateur est comme un drap blanc fixé sur le mur du salon avec du scotch. Je me fais mon diaporama.

« Alors, là, c'est en 2003, au début de la canicule ou un peu avant. »

Et je m'aime bien sur les images, j'aime bien l'éclairage, comment ça rend ; même le côté cheap me va. Et ma vie devient des boîtes de diapos, classées, parfois dans le désordre. Comment et pourquoi j'ai quitté Marc, par exemple, c'est devenu un souvenir de voyage. Je me regarde pleurer à la sortie du cinéma MK2 Bibliothèque, parlant à Louise au téléphone la main accrochée à la grille qui longe les voies de chemin de fer alors que le soleil fait toujours sa putain de super lumière par là, même que je retourne souvent là-bas rien que pour la lumière, et je me dis que c'est comme dans un film.)


17/10/05 - 14:54

A Bedtime Story




Once upon a time there was a person
Almost a person

Somehow he could not quite see
Somehow he could not quite hear
He could not quite think
Somehow his body, for instance,
Was intermittent

He could see the bread he cut
He could see the letters of words he read
He could see the wrinkles on handskin he looked at
Or one eye of a person
Or an ear, or a foot, or the other foot
But somehow he could not quite see

Nevertheless the Grand Canyon spread wide open
Like a surgical operation for him
But somehow he had only half a face there
And somehow his legs were missing all the time
And though somebody was talking he could not hear
Though luckily his camera worked O.K.
The sea-bed lifted its privacy
And showed its most hidden fish-thing
He stared he groped to feel
But his hands were funny hooves just at the crucial moment
And though his eyes worked
Half his head was jellyfish, nothing could connect
And the photographs were blurred
A great battleship broke in two with a boom
As if to welcome his glance
An earthquake shook a city onto its people
Just before he got there
With his rubber eye his clockwork ear
And the most beautiful girls
Laid their faces on his pillow staring him out
But somehow his eyes were in the wrong way round
He laughed he whispered but somehow he could not hear
He gripped and clawed but somehow his fingers would not catch
Somehow he was a tar-baby
Somehow somebody was pouring his brains into a bottle
Somehow he was already too late
And was a pile of pieces under blanket
And when the sea monster surfaced and stared at the rowboat
Somehow his eyes failed to click
And when he saw the man’s head cleft with a hatchet
Somehow staring blank swallowed his entire face
Just at the crucial moment
Then disgorged it again whole
As if nothing had happened

So he just went and ate what he could
And did what he could and grabbed what he could
And saw what he could

Then he sat down to write his autobiography

But somehow his arms were just bits of stick
Somehow his guts were an old watch-chain
Somehow his feet were two old postcards
Somehow his head was a broken windowpane

‘I give up’, he said. He gave up.

Creation had failed again.



(Ted Hughes - Crow, from the life and songs of the Crow - 1972)

15/10/2005

15/10/05 - 20:14

Ma webcam était posée comme ça au hasard :



14/10/2005

14/10/05 - 14:21

Leçon de style 4 (N'espérez rien. Acceptez.) : Les tatouages au marqueur faits par les potes et qui partent avec les peaux mortes.






__[m0rt aux jeunes]__[les photos de la dernière soirée sont en ligne]__

12/10/2005

12/10/05 - 00:02

à dada sur mon bidet


¤ un rein contre un vaccin
¤ mon bébé cocu
¤ à toute à l'heure bonne humeur

10/10/2005

10/10/05 - 00:45

Ma webcam était posée comme ça au hasard :



07/10/2005

07/10/05 - 09:57

à dada sur mon bidet


¤ docteur automate
¤ curé volage
¤ les voitures c’est comme les motos
¤ no problemo séropo
¤ la surface est à l’intérieur

05/10/2005

05/10/05 - 19:02

Alors, là, c'est en 2003, en été, et c'est bien pour moi que mon frère soit aux Etats-Unis ou à Aix-en-Provence et me prête son appart parce que revenir habiter chez mes parents a été assez pénible.




(J'aime bien m'emballer pour des gens sur GA ; je suis fan de quelqu'un pendant des mois puis ça passe mais c toudou.)

04/10/2005

04/10/05 - 22:36

Ma webcam était posée comme ça au hasard :



03/10/2005

03/10/05 - 21:06

Voir les guitares du Sacré-Coeur de Montmartre.






(ma mère, après avoir vu un reportage sur les concours de "air guitar" où l'on fait semblant de jouer de la guitare sur scène. photo de oim)

03/10/05 - 20:47

Voir les guitares du Sacré-Coeur de Montmartre.






(Sabri essaye ma basse. photo de oim)

03/10/05 - 16:36

Alors, là, c'est en 2003, et tout est à mon frère : le chat (je le garde), l'appart (il me le prête), l'appareil photo (il me l'a offert), la funkyness (c'était pas mon rôle dans la famille).




(Au début, quand je postais ces photos, je n'avais plus d'appareil : je ressortais des vieux trucs. Puis j'en ai eu un autre, également offert par mon frère. Là, je ne sais pas où il est.)