Les exigences du poste -vs- My favourite things (25 janvier 2005)
Je satisfais les exigences du poste. Cela est ressorti d’un entretien d’évaluation auquel j’ai participé après deux mois dans une boîte. Le poste exige de moi que, dans un an dans la boîte, je devienne le meilleur Konsultant senior en K. de K. de la place de Paris à 25 ans. Le poste exige également de moi que je sorte moins souvent du bureau pour passer des appels personnels. Senior mon cul. De manière triviale, le poste est entré en conflit avec tout ce que je préfère à lui :
Raindrops on roses and whiskers on kittens
Bright copper kettles and warm woolen mittens
Brown paper packages tied up with strings
These are a few of my favourite things
Enfoncé dans une chaise d’un restaurant sans lumière, la tête dans une main, P.C. se déride en choisissant son moyen préféré de se suicider : un tube de médicaments effervescents et acidulés. Le rire vient à l’évocation de la manifestation du ratage de la tentative : probablement un énorme rot. Il me reconnaît la qualité d’écrémer. Cela inclue les gens.
Cream coloured ponnies and crisp apple streudles
Doorbells and slaybells and schnitzel with noodles
Wild geese that fly with the moon on their wings
These are a few of my favourite things
Avant, je n’aimais pas les comédies musicales. Je les trouvais fausses, niaises, excessives. Maintenant, je perçois autre chose devant certaines ; je touche le bonheur qu’elles procurent. Celle-ci en français s’appelle la Mélodie du bonheur. Cet extrait-ci me fait penser à Le Faune, aux choses de Le Faune : le service à orangeade, la sauce brazil… J’ai pourtant moi aussi des tas de choses :
Girls in white dresses with blue satin sashes
Snowflakes that stay on my nose and eyelashes
Silver white winter that melts into spring
These are a few of my favourite things
J’aime les petits voiliers dans les fontaines des jardins parisiens pour enfants bourgeois. Eclairées par la lumière d’hiver, leurs voiles rapiécées sont comme les débris des vitraux naïfs des églises du vingtième siècle à la fin du monde, emportés par la fonte des glaciers. J’aime être assis à deux dans un canapé, chacun blotti dans un coin. L’autre s’assoupit, s’endort. Involontairement sans doute, il laisse glisser ses pieds et les cale contre les miens. J’aime ce contact-là et le regarder dormir.
When the dog bites, when the bee stings
When I'm feeling sad
I simply remember my favourite things
And then I don't feel so bad
Cela ne suffit pas : quand un chien nous mord, on a beau nous dire de penser à des oies volant, la lune sur les ailes. Mais quand même, c toudou.
(From "The Sound of Music" - Originally performed by Julie Andrews)
07/09/05 - 11:06
whiskers on kittens ...
etasseureuh