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22/01/2006

22/01/06 - 17:23

Le temps évolue probablement comme cela :




Au début, il y a des garçons à l’âge critique. Le garçon que nous étions et tous ceux qui nous entouraient. C’étaient les grandes vacances. Après, le temps, c’est cet instant qui se consume. Les êtres sont d’abord des mannequins, puis la chair se mélange aux mannequins, s’y substitue, puis les chambres vides se chargent des êtres, puis les paysages se gorgent de leur sang, puis les mots envahissent les images et les images disparaissent.



A la rétrospective consacrée à Bernard Faucon à la Maison européenne de la Photographie, les images que j’ai vues, les commentaires que j’ai entendus sur 20 ans du travail de l’artiste et ma propre vision de ma propre vie jouaient au volley-ball. Le photographe me donne ma mort à voir en me montrant des scènes de mes souvenirs de colonies de vacances et des projections au milieu de paysages d’été de mon cœur en feu. Et ça me remue.



Bernard Faucon à la Maison européenne de la photographie – Rétrospective 1976-1995

commentaires

23/02/08 - 16:44

Quel Faucon.

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