26/09/2004

26/09/04 - 12:52

Hier il nous a cuisiné du cabri en sauce, c'est délicieux, j'espère que la prochaine fois, il nous fera du chat.

24/09/2004

24/09/04 - 22:53

Parfois ça chauffe un peu dans les forums , on dirait... Mais keskizon tous ? C'est pourtant pô la chaleur qui les énerve...

24/09/04 - 21:35

J'ai un nouvel élève qui s'appelle Pablo. Pablo, c'est le second prénom de Martin en hommage à ses grands-parents, républicains espagnols.
J'ai du mal à prononcer ce prénom, je vais pas l'appeler "machin" toute l'année, cet élève, il n'y est pour rien, je vais me forcer.

22/09/2004

22/09/04 - 22:35

Le budget Sarkozy

Si j'ai bien compris ce que disait Emmanuelli au JT, un propriétaire qui a une bonniche paiera moins d'impôts qu'un locataire qui fait son lit tout seul ... Si c'est vrai c'est pas très juste... M'en fous, pour le ménage, j'ai déjà Ptimari. Hum, très moyen cette remarque.

22/09/04 - 22:23

Bien que pas très fusionnelle, ma famille est assez soudée, dispersée aux quatre coins, Bordeaux, Lille, Paris, Lyon, Toulon, Alicante... Mais en cas de coup dur, on se retrouve, on se tient chaud. On a passé une partie de l'été ensemble et chacun est reparti vers sa vie, parce qu'il le faut bien. On s'appelle très souvent pour se rassurer, nous allons tous guérir.

21/09/2004

21/09/04 - 19:09

Jamais vu autant d'animaux que sur GA, des chiens, des chats, des nounours, des bêtes bizarres qui jouent du piano.

21/09/04 - 12:53

Comme c'est passionnant

Mon vélo a un pneu crevé.

20/09/2004

20/09/04 - 22:37

Je crois que je n'aime plus la nuit. Dans la journée, mes petits clignotants d'alarme me protègent sans cesse, ils me disent "attention danger" à chaque fois que je sens qu'un détail insignifiant va me faire me rappeler, ils m'obligent à réagir, ils écartent de moi l'angoisse comme on chasserait un insecte. Au travail, je fais le clown comme avant, plus qu'avant, et tout le monde est rassuré de me voir dans de si bonnes dispositions.
Le soir, tout se ramollit, je retire mon nez rouge et je me vautre dans mes questions douloureuses comme si, épuisé, je déclarais forfait du combat que j'ai mené dans la journée. Et je remonte le temps en essayant de comprendre pourquoi et à quel moment précis le destin a déraillé.

20/09/04 - 10:29

Je vais retourner bosser. Quand je sors de chez moi, le cérémonial est bien rôdé, je choisis de préférence une heure creuse et je regarde à gauche, à droite avant de franchir la porte. J'habite à 200 mètres de mon lycée, au début je trouvais ça très pratique, maintenant ça me pèse un peu, j'aime pas tomber sur un de mes élèves quand j'ouvre la porte. Les élèves, c'est comme les paparazzi, une fois qu'ils savent où tu habites, peuvent plus s'empêcher de mater par les fenêtres. J'ai le choix entre déménager ou m'acheter une fausse barbe et une perruque.

19/09/2004

19/09/04 - 19:04

Faut que je retienne cette phrase-là.
" La vie est une parenthèse exceptionnelle entre deux néants. Mieux vaut en profiter. "
(copyright Chapichapo).

18/09/2004

18/09/04 - 20:54

Il bosse la nuit de son anniverssaire, quelle malchance, me voilà seul avec les bougies, vais faire cinoche, j'hésite entre "Allende" et "Carnets de voyage".

16/09/2004

16/09/04 - 21:59

Beuaaark !

Ce reportage sur la 2 au sujet des raviolis, quand je pense qu'on a bouffé au chinois ce WE à Paris avec Ptimari, je vais vomir.

15/09/2004

15/09/04 - 18:36

Ma journée

4 heures de sommeil, 3 heures de cours, 60 élèves dont un nouveau qui a prolongé ses vacances, 1 sandwich crudités, 2 crottes du chien du voisin devant ma porte, 1 message sur le répondeur, 2 heures à lire les journaux de GA, 7 mégots dans le cendrier, zéro projet, sauf attendre que le Ptim sorte du boulot.

14/09/2004

14/09/04 - 12:05

J'ai expliqué au psi hier soir qu'après 5 heures de cours d'affilée, parler m'était pénible, que j'avais plutôt envie de me taire, éventuellement de boire une bière glacée pour soigner mes cordes vocales , mais il n'a pas de frigo dans son cabinet. Il a convenu, que compte tenu de mon nouvel emploi du temps, il était souhaitable de modifier mon horaire de consultation hebdomadaire.
Je suis son dernier client de la journée. Heu... on dit plutôt "patient" je crois. Il avait l'air fatigué lui aussi. Devant mon visible manque d'empressement à me concentrer pour parler de moi, c'est lui qui a parlé un peu de lui. J'ai bien aimé ce renversement de situation.

13/09/2004

13/09/04 - 10:21

Je perds mon temps avec culpabilité. Mes cours pour cet après-midi ne sont pas prêts. Ma seule activité depuis ce matin a été d'ouvrir la fenêtre, et me faire trois cafés. Plus d'une heure que je suis sur GA à lire les journaux en ligne, en me disant à chaque fois que c'est le dernier, et qu'après, je déconnecte, je me douche, je travaille un peu.
Mou, je suis devenu mou, chacun de mes actes me pèse, comme si plus rien n'avait d'importance. Je sais que je finirai par aller faire le clown au lycée. Et que ça se passera bien, comme d'habitude, car une fois devant les élèves, j'oublierai en un instant que je n'avais pas envie d'y aller. Mais que j'en ressortirai épuisé.

13/09/04 - 09:21

Je m'aperçois que je n'ai plus d'avis sur rien, un peu comme si un doute définitif s'était installé dans mon esprit. Je regarde le monde comme un enfant regarderait le monde des adultes, sans tout comprendre. Ce n'est pas de la sagesse. Le sage, c'est celui qui sait (un peu) et qui (éventuellement) se tait. Moi, je ne pense rien sur rien, pire, je ne vois même plus l'utilité de penser.

09/09/2004

09/09/04 - 14:33

Prévu un saut à Paris avec Ptimari ce WE, voir la famille. Depuis quelques temps, mon budget train a explosé. Hésité à prendre la carte Grands Voyageurs, mais pas convaincu que ce soit rentable, il nous reste la solution de monter dans le train sans billets, déguisés en valises par exemple, mais c'est risqué. Ou truander ma carte d'identité pour obtenir la carte Senior, avec la gueule que j'ai en ce moment, avec juste un poil de maquillage, ça pourrait passer.

08/09/2004

08/09/04 - 18:54

Profil bas

Ben non, j'écris pas des conneries tous les jours, déjà que j'ai mal à la tronche, trop chaud, c'est quand qu'il pleut ? Bientôt, bientôt...

07/09/2004

07/09/04 - 21:24

J'avais cru qu'il m'aiderait, le "deuxième papa", je me suis trompé sur lui, Ptimari n'est qu'un gros égoîste, comme tous les gays, ce soir, je le déteste profondément.

07/09/04 - 21:16

Il ne me comprend plus, je ne suis plus celui qu'il croyait... J'ai dû le tromper sur la marchandise, il veut que je sois fort, le jour, la nuit, tout le temps. Il veut que je sois cynique, voire méchant, comme avant. Moi je veux juste pouvoir pleurer sur son épaule de temps en temps, je ne demande pas grand chose, juste pleurer, juste inverser les rôles un moment, mais ça ne correspond pas à l'idée qu'il s'est toujours faite de moi.

07/09/04 - 16:34

Encore une échoppe à vendre qui vient de me passer sous le nez. Quand je pense qu'il suffirait que je déménage de 500 mètres pour changer de maire...



07/09/04 - 15:56

Oui Mélanie, on ne le rappellera jamais assez.
http://...

07/09/04 - 14:39

Tellement fatigué hier soir en sortant du bahut que j'ai oublié d'aller chez le psi. Non non, pas un acte manqué de mon subconscient ou autre truc chelou, j'ai vraiment oublié ! C'est que le travail me fait du bien. L'ai appelé ce matin pour m'excuser tout honteux : ce mec prend du temps pour m'écouter et moi, je l'oublie ! Bon OK il est payé pour ça mais c'est pas une raison... Je me demande si ça le vexe, un patient qui oublie ... J'aime pas vexer les gens.

06/09/2004

06/09/04 - 23:08

Quelles sont ces conneries que j'ai écrites à la pause de midi ? Il y a au fond de moi un autre moi-même qui se laisse couler, je dois l'étrangler définitivement, au besoin en me noyant dans le travail.

06/09/04 - 12:17

Bon. Coup de pied au cul, j'y vais, il me reste des heures à faire aujourd'hui

06/09/04 - 12:15

Comment peut-on prétendre s'occuper des enfants des autres quand on n'a même pas été capable de donner à son propre enfant le goût de la vie.

06/09/04 - 12:05

Fuite

Ben ça va être plus dur que je ne le pensais, finalement. J'en ai déjà marre de les voir les élèves. Ils ont dû me trouver froid et antipathique, tant pis. Ou tant mieux, je m'en fous. Non, je m'en fous pas, c'est pas vrai. Mais je ne peux pas donner plus pour le moment, ça reviendra. Pour l'instant, toute cette foule, dans les cours, dans les couloirs, ça me saoule. Je fais mes cours vite fait et je me casse, chez moi, au calme.

05/09/2004

05/09/04 - 11:51

Hier l'océan était enveloppé d'une brume bizarre, malgré le soleil. Pour décider Ptimari à me suivre, je l'avais menacé d'aller à PédéBeach sans lui, c'est l'une des plages où le tout Bordeaux gay vient montrer ses pecs bronzés le week-end. Il a jugé plus prudent de m'accompagner car il me voit avec les yeux de l'amour et croit encore à mon pouvoir de séduction, il est bien le seul.

Avons atterri au Grand-Crohot finalement, par peur des embouteillages, c'est la plage la plus proche. Et là, sans crier gare, ça m'est retombé dessus, la dernière plage de Martin fin mai, il s'était baigné malgré l'eau encore glacée, comme un dernier adieu à la mer. Ptimari m'a dit sèchement: "Encore en déprime, même ici? Fais-toi soigner." . Je lui ai répondu que c'était ce que je faisais. Fin du round. On a joué dans les vagues pour se laver le cerveau, j'adore ça, jouer dans les vagues, malgré ma peur congénitale de l'Océan.

04/09/2004

04/09/04 - 14:26

Persuasion

Urgent d'aller à la plage, il n'a pas l'air d'avoir envie, je dois trouver l'argument choc qui va le décider.

03/09/2004

03/09/04 - 17:49

Tout en lisant les blogs, j'attends que Ptimari sorte du boulot, je l'attends avec impatience. Depuis quelques temps, il me manque dès qu'il n'est plus là.
Je dois couver quelque chose...

02/09/2004

02/09/04 - 15:12

MC

MC, c'est ma meilleure copine (et accessoirement ex-femme) et mère de mes enfants.
Elle nous fait tous un peu peur, fragile. Depuis toujours déjà, mais maintenant... On fait attention, un rien la blesse, les nerfs à fleur de peau. Sa maison ne désemplit pas, nous nous sommes secrètement donné le mot de ne jamais la laisser seule, une sorte de relais depuis trois mois. Elle en est consciente et dit de temps en temps : "Je peux bien rester seule, faut que je m'habitue", mais on voit bien qu'elle redoute ce moment. Martin passait beaucoup de temps chez elle, sa chambre a été vidée mais il faut encore repeindre et aménager en bureau pour que ça devienne supportable.

Ma fille Marion est repartie pour Lyon hier soir avec Mattéo (son chéri). Sommes allés l'accompagner à la gare Saint-Jean avec Marie, et Loic. MC a réussi à se contenir lors des au-revoir sur le quai, mais a craqué grave juste après, alors on a tous pleuré et usé nos kleenex. Avons bu un demi pour nous remettre et faire rigoler MC avec des blagues à la con.

02/09/04 - 14:27

Prérentrée

Hier, prérentrée, je redoutais... Premier contact avec nombre de collègues qui ne m'ont pas revu depuis début Juin, bises, clins d'oeil, se faire serrer dans tant de bras, dur de ne pas craquer même si je les aime et que leur chaleur m'est précieuse. J'ai tenu bon, sauf à un moment où je suis allé pleurer dans le chiotte sous prétexte d'aller pisser.
Discours du proviseur, l'impression que mon QI a baissé, je ne comprends pas tout ce qu'il dit, et puis petit à petit, clic-clac, mes neurones frétillent, ça revient, je fonctionne à peu près normalement, ouf ! De réunion en réunion, l'impression que les automatismes se remettent en marche, je vais pouvoir travailler et ça me fera du bien.

Tout de même perdu le cartable et les clés du lycée, retrouvé le cartable mais pas les clefs. J'en ai parlé au psi lundi, que je perdais tout, tout le temps. M'a répondu que c'était normal en "queue de dépression". Je ne savais pas que les dépressions avaient une queue elles-aussi.
Avec le psi j'ai décidé de jouer franc-jeu l'autre jour et lui ai expliqué que je lui dissimulais beaucoup de choses, ça l'a fait rire, il m'a dit que c'était normal de "filtrer", même avec le psi, surtout au début. Je suis donc normal, ça me rassure, j'aime bien ce mec qui est toujours d'accord avec moi, je crois que je vais continuer finalement.

 

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Pas vieillir, pas grandir.
Venise, Lido di Jesolo, 25 mai 2004:
Martin
a voulu aller voir l'envers du décor.
Je ne saurai jamais pourquoi,
Ni comment c'est de l'autre côté.

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20 février 2006, 5 heures du matin,
Jean.

Vois comme les etoiles
Sont indifferentes au chagrin
Au bien, au mal,
A la lumiere du matin.

Des que nous aurons franchi
Le seuil de notre vie
Que restera-t-il de nos peines de coeur
De nos douleurs passageres ?

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