Après la représentation, ma démarche n’est pas très assurée. On dirait qu’elle emprunte à l’ivresse des personnages et se cale malgré moi sur le chaos de l’opéra tout entier. L’émotion encore brillante au regard d’un jeune homme aperçu tout à l’heure à l’entracte, me croise dans le métro. Je n'ose m'approcher de lui. Derrière ses cheveux, il s’enferme. Il serait si bon pourtant de partager cette éraflure encore fraîche qui quittera le visage d’ici peu pour s’intérioriser. Mais Lulu et la Geschwitz chutent et meurent une nouvelle fois à mon oreille. Je disparais et il n’existe déjà presque plus.
Quand je suis alle voir cela il y a deux ans a Bastille, la cantatrice qui devait interpreter Lulu s'etait casse je ne sais quoi, et ce fut donc son remplacement qui jouait. Elle chantait a un volume proche de l'aphonie, ce qui fait que Lulu fut un opera ou l'on entendait tout sauf Lulu. Ils auraient plutot du appeler cela l'Arlusienne...
[cher Cadence, pour vous dire que je suis parti de GA; si vous vous prenez un commentaire d'un dénommé "titcroco", sachez que ce n'est pas moi mais un usurpateur désobligeant; n'y accordez aucune attention. je vous embrasse]
27/06/05 - 21:05
Je n'ai pas aimé LULU du tout du tout ... en fait j'irai même jusqu'à dire que j'ai détesté ...
maleficio