Un été à demi
Quand l’écriture devient incertaine, ampoulée, alourdie par la réflexion et le cadre de la recherche, je ne trouve plus de plaisir dans les mots. La journée, je trie les parcours et les lettres, je rencontre les rares candidats pertinents qui auront su développer quelques lignes. Je repère des failles, je détoure le trouble des profils, j’appuie aussi où cela résiste. Le soir, je noircis de Times new roman mon "approche des déterminants du talent musical". Ce titre ambitieux repose sur une théorie dont je déroule inlassablement faiblesses et lacunes. Et au même instant, la belle annexe de mon quotidien file sans se laisser retenir. En ma mémoire comme toujours, je fais confiance. Il y aura les couleurs des papillons agiles à dépeindre, et de tendres surprises encore enrubannées à dévoiler. La fin de l’été sera plus personnelle et productive. Je poserai à nouveau ma patte sur le rebord de la fenêtre, j’y passerai même la tête pour sourire à nouveau.
03/08/05 - 23:47
Souhaitons que mes pas virtuels passent alors devant cette fenêtre fleurie de votre sourire ... bel été à vous jeune homme ...
maleficio