Dans une chambre d’hôtel en Arles, je restai des heures devant un livre sur Francesca Woodman. D’un geste rapide entre les doigts, les photos et diazotypes circulaient, quand, me saisissant soudain dans un temps faible, les images prirent la direction et imposèrent leur rythme propre. Alors, autrement plus risquées et implacables de tentatives et de bascules sur le fil, elles se donnèrent, suréelles. Au milieu du livre : Zig Zag, une grande frise scotchée de bouts de corps mobiles à tons chauds où seul le visage inquiet reste fixe. Elle est partout la sorcière, dissimulée derrière les miroirs et le papier peint, la tête hors du cadre. Elle chute. Je regardai autour de moi pendant un temps, les murs solides de l’Arlantan. J’y pris un appui précaire.
25/01/06 - 23:07
Lecture de la première phrase, du texte du lien, de la dernière phrase.
Déglutir. Aller se coucher.
jeuneparisien1978