29/10/2007

29/10/07 - 18:12

Ny(d) Batteri


Je remonte la pente, plugs dans les oreilles, voûte waterproof par-dessus la tête. Le son s’étale en fines couches et coule le long de mes lobes. Le ciel me crache dessus. Ses postillons résonnent sur la toile en microsillons, réchauffent le bruit qui me couvre. Et je me prends à partir sur une piste de vinyle.

La pluie devient magique et j’en sourit mais pas suffisamment que pour m’écarter de l’itinéraire du retour.

Je prends mon pied secret sous la pluie.

10/10/2007

10/10/07 - 18:58

Hate very date is fix some day


Hier, je change de veste et oublie mes clefs dans l'ancienne peau.
/
Ce soir, je suis avec Thom. Sa bouche contre mon oreille. Entre les deux.
Ca aurait pu être presque gratuit mais je craque au prix fort.
Comme une envie de cracher.
/
Alors je me répands et dégouline et laisse des traces un peu partout.

Je poste des mots ici et ailleurs des photos.

10/09/2007

10/09/07 - 22:32

Suite vénitienne


Juillet 2007

07/07/2007

07/07/07 - 13:06

Piqûre de rappel


Ultra Orange - Sing sing

Bat for lashes – Horse and I

Delaney – Hard work never pays

Tétine Vs Sophie Calle – No Sex Last Night

Agoria – Baboul hair cuttin

29/06/2007

14/04/2007

14/04/07 - 00:37

Light/Wash

And I push with the light one
The switch of the washing machine
Who although drying
That is to say finished
Remain lit

10/04/2007

10/04/07 - 20:16

Le bruit


(…) Je ne me souviens pas comment je me suis endormi hier et encore moins comment je me suis réveillé ce matin.

Une journée entière à l’arrière du train, la tête couchée sur l’une des banquettes du dernier wagon, le corps assis à côté. Il n’y a pas eu d’annonce quand il a démarré. Pas de signal, de précaution. Il s’est mis à rouler et je n’ai rien eu à faire d’autre que de poser la main sur ma tête par moments.
Les rails étaient irréguliers, posés à même le pavé. Tata tatoum, tata tatoum, tata tatatoum, tatatatoum… Variations de vibrations. Les heures défilent à travers les fenêtres comme une encre de chine soufflée à la paille. Et ma tête qui se balance pour chaque pavé qui dépasse du niveau des autres.

En plein voyage, déstructuré, je m’allonge au milieu de la voie et songe à un minimum de tracé. Alors, je pense qu’aujourd’hui, après la Tâche, j’irai me faire couper les cheveux. Et acheter des aliments, et sortir les poubelles, et ranger le frigo, et et et…

Je n’avance plus que pour ça : pour la porte du coiffeur, celle du magasin, celle du container a ordures, celle du frigo. Alors on les ouvre toutes, on y rentre et on en sort. La main, la tête, parfois le reste.

La porte s’ouvre et se ferme, on sort du frigo, les vieux aliments, les souvenirs un peu pourris. Y’ a des tomates moisies, des confitures périmées, du fromage trépassé. La lumière clignote et ça devient beau. Ca se vide, ça se nettoie au milieu de quatre bras. (…)

06/04/2007

06/04/07 - 20:29

Run under an island turpentine

24/03/2007

24/03/07 - 15:21

Tourisme synchronisé (190307)

1. La première étape est votre point de départ.


J’avais eu le temps de penser au point de départ et de le projeter là où tout avait vraiment commencé. L’idée était belle mais ce jour là, il pleuvait à torrents.
Je suis désynchronisé depuis au moins trois semaines mais attentif à tout.
Il pleuvait aussi cet autre jour et ça claquait contre les vitres.

2. Marcher 50 ou 100 pas dans n’importe quelle direction, puis tourner à 180 degrés


Il faut commencer à compter mais ce n’est pas moi qui m’en charge. A 50 pas c’est encore un peu trop proche ou alors ils étaient trop petits. J’en écrase encore autant avant de tourner. Il me semble qu’il n’y a rien mais je me plie. Plus tard, je recadre l’image sur un détail apparut bien plus tard, celui d’un profil impromptu.

3. Marcher dans cette direction jusqu’à voir quelque chose de couleur bleue.


A s’y attacher, tout ici éclate en bleu : les plaques du nom des rues, les bancs, les voitures, la fontaine et l’escalier. Un océan chromatique aux restes azurés. Une aspérité, un angle où il semble que d’autres se soient accrochés.

4. Tourner à gauche et marcher 50 ou 70 pas


Ici, je ne me souviens plus. Je ne veux pas tricher.

5. Aller dans n’importe quelle direction jusqu’à voir le chiffre 7 ou 11, ou quoi que ce soit qui y ressemble.


Une curieuse impression commence à naître au creux de ce ballet miniature. Il compte, je prends, on pose. L’air, par dépressions, ne paraît plus si libre.

6. Prendre la première à gauche et marcher jusqu’à trouver un endroit ou s’asseoir


Une volée de marche, une rampe bleue. On peut s’y asseoir mais on ne le fait pas. C’est une activité oins originale mais on y monte pour voir, de là haut… Là-haut, il y avait un couloir sombre avec quelqu’un à l’intérieur mais rien n’y était bleu.

7. Marcher 25 ou 50 pas dans n’importe quelle direction.


50 encore autant les prendre.

8. Continuer à marcher jusqu’à voir une couleur, une forme ou une matière inhabituelle.


Il fait sombre, à nouveau, quelque part. Sur le sol, il y à tout autour comme un gros œuf qui aurait éclot d’une manière singulière. Quelque chose en est sort mais par une porte, rien n’est craquelé ni abîmé. C’est juste le temps.

9. Marcher dans n’importe quelle direction jusqu’à voir une arche ou n’importe quelle forme d’architecture inhabituelle


Je lève les yeux. C’est architectural, inhabituel, à contre jour, un peu désolé.

10. Rentrer à la maison en continuant à chercher quelque chose qui attire l’attention.


La tête a attiré notre attention, nous ne sommes pas les seuls. Trois groupes se succèdent et chacun attend son tour sauf nous devant cette opportunité de contre tourisme à saisir.

24/03/07 - 10:13

Little aliens in my arms








24/03/07 - 10:10

La bite à Cameron

Hier, fin de soirée, début de nuit.
Je me mate un porno
Je suis raide : dans la tête et dans la queue.
Je tire une autre bouffée et reprends la même scène à son début trois fois de suite
Je ne découvre rien, le film n’est pas neuf, les acteurs non plus.
Je connais cette bite, je l’ai déjà bloquée mais c’est ce soir que mon regard se rive à sa courbure, sa couleur, sa texture. Devant la même scène, mon champ de vision s’asphyxie autour de ces quelques centimètres cathodiques. Allers et retours du regard : droit devant, droit dessous, droit devant, droit dessous dans un élan de comparaison nocturne et embuée. Je compare la queue d’un acteur de porno qui devait avoir la petite vingtaine, qui se prend (et se fait prendre) en main avec celle d’un mec de 32 ans. La mienne me semble moche, abîmée et vieille.

15/03/2007

19/02/2007

19/02/07 - 18:14

Life is like a tunnel

Depuis que je connais l’existence du tunnel, j’y passe deux fois par jour.
Pourtant, je ne suis pas adepte des lignes droites, des trajectoires optimisées leur préférant la pluie et le vent, l’existence dans les regards des passants. Pendant trente secondes je disparais de la surface, un regard en arrière puis un autre avant. Je marche sous terre et sous la voie ferrée d’une gare désaffectée. Il n’y a jamais rien ni personne à cet endroit situé entre deux rues se terminant en cul de sac. S’il n’y avait cette odeur de pisse, je douterai même que cet espace existe pour quelqu’un d’autre, et c’est là que je m’engouffre le pas accéléré et la respiration retenue.
Je n’en ai pas encore compté les marches mais j’y penserai la prochaine fois.

14/02/2007

29/01/2007

29/01/07 - 18:08

Trajectoires

Ce matin je refuse de prendre le premier bus qui passe au profit du second. J’imagine changer le cours de ma journée par cette simple abstention. Prêt à relever les défis, je descends un arrêt plus tôt que l’habituel. Sur les quelques mètres à parcourir en plus, je monte les cataclysmes, joue des crocs en jambes aux coups du sort… Oh c’est grand et c’est beau. Je suis hors de toute trajectoire, je double mon pas ici, hausse les sourcils à cet endroit et remet les morceaux qui passe entre mes oreilles à son début. Je suis une bulle à la surface de l’eau, un centimètre carré de papier carbonisé qui vole comme un flocon de neige. Je regarde ailleurs et entre dans les appartements, verse le café et la crème.

Rez-de-chaussée, premier étage, second étage. Je me retrouve assis sur une chaise derrière une table sans vraiment en saisir toute la gravité qui me tire cette fois par le bas. Elle choppe le bout de mes lacets, se tire, gluante, du carrelage froid et lance des fils paresseux à mon assaut.

23/01/2007

23/01/07 - 21:57

Les notes


2.50 à gauche, 3.50 à droite. Une paire jetable, mensuelle, de lentilles souples. Le mois passé, je perds la gauche, neuve et encore emballée. Ce matin, je perds la gauche, encore, au moment de l’application. Il ne m’en reste plus qu’une, la droite, évidemment.
Je ne veux pas sortir avec mes lunettes, je n’ai pas le choix et applique mi-résolu mi-anxieux le même traitement à mes deux yeux. Pour confondre régulièrement l’un et l’autre, je sais à quoi m’attendre. Et c’est ce qui se passe…
Toute la matinée, je circulerai autour de cette idée. Je suis attentif, en mouvement, productif mais tenu en laisse par ce point précis de ma journée. Je m’imagine et ressent en même temps un étirement de la cornée vers l’avant. Comme une inspiration, une aspiration mais de l’intérieur. Je m’imagine et voit l’œil se déformer, traversé par un prolongement aqueux parcouru d’une lueur bleutée. Je m’imagine et me prends l’espace de quelques heures pour Donnie Darko comme parfois pour ce garçon dans American Beauty qui filmait les sacs plastiques tourbillonnants dans le vent.

Je pense à tout ça et j’en suis fier, fier au point de les noter dans l’instant. J’écris à la suite de l’image d’hier soir, celle ou je suis allongé sur le lit en noir et blanc et lignes de fuites. La tête en premier plan. Un escadron de cinq gants de toilettes en formation au plafond. C’est parfois désuet au moment de le réécrire ici, souvent même. Encore plus quand je me prends à me relire mais je m’amuse. Je m’amuse des petites choses qui dépassent de ma vie, les montent en épingles ludiques et construit mes pensées autour. Comme une porte de sortie, une aspiration…

15/01/2007

15/01/07 - 10:52

Je me fais plus rare.

Je prends des photos d’aliments, aligne quelques notes sur des papiers perdus dans l’appartement. Une idée m’amuse un instant, quelques jours tout au plus et c’est déjà pas mal.

Sans plus trouver à chaque fois le chemin qui m’y a conduit, je relie les phrases du genre :
- C’est insignifiant une vie de calamar. Il peut juste devenir légende s’il devient très grand.
- Comme l’attente dans un couloir, ça j’ai connu.
- Pour mettre des mots dessus.
Rien n’est exceptionnel, rien ne se révèle mais tout au moins, j’ai écrit ces mots et ce n’était pas il y a longtemps.

04/01/2007

04/01/07 - 16:05

De l'ordre

Je rangeai les bics et les crayons dans le pot prévu à cet effet, sur l’autre table. Une envie de partir, de quitter le bureau où j’étais seul depuis trois jours. Clore le dernier jour de travail de l’année avait été mon objectif principal de cette semaine. Il n’était alors que 10h16.
J’écoutais Pulp à travers les petits haut-parleurs de l’ordinateur portable sur lequel j’écrivais. Ensuite, il m’avait fallut imprimer le texte sur une ex-page blanche pour le retranscrire plus tard à la maison. Je me disais que je penserais probablement que ça n’en valait pas la peine, qu’il n’y avait rien de fondamental ici. Comme les photos ratées, j’aurais des difficultés à l’effacer, comme les lettres envoyées, j’aurais du mal à l’abandonner.

Je pose les mains l’une sur l’autre et regarde un instant les quelques poils qui poussent sur mes phalanges comme il y a quelques jours ceux sur mon ventre. Si l’adulte que je suis aujourd’hui ne vit pas dans ma tête, il se répand au moins sur ma peau : en cheveux blancs, en ridules. J’ai trente-deux ans, oui. Plus vingt huit ou quinze. Quand je regarde mon parcours, je me dit que tout est cohérent et puis à certains moments tellement étranger.

En me frottant les yeux, je me souviens que cette nuit, j’ai rêvé avoir maquillé un meurtre et tremblé jusqu’à la dernière seconde que la police me découvre.

Le soldat rose : Albin de la Simone - Comme les pièces d'un puzzle

26/12/2006

26/12/06 - 21:29

Joyeux Noêl


Une luciole électrique s’était entortillé les fils dans les brins d’herbe verte du jardin de décembre. Ne vous inquiétez pas, je lui ai dénoués les filaments.

19/12/2006

19/12/06 - 08:37

Nouveau cri dans l'océan

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