28/05/2004Facile et pas cher mais de la à comprendre...| C | Clumsy | | E | Elitist | | N | Nutty | | T | Tender | | U | Unforgettable | | R | Refreshing | | Y | Yucky | | | | B | Busy | | O | Old | | Y | Yummy | Name Acronym GeneratorFrom Go-Quiz.com
Pourquoi prendre le temps de répondre à un questionnaire alambiqué alors qu'un simple clic produit de la matière :-/ ?
24/05/2004Quand êtes-vous déjà mort ?
C’est un de ces hivers où la neige tombe abondamment, vers mes huits ans.
Comme chaque nuit, je me suis couché en éspérant que le petit matin suivant, un trop épais tapis nous empéchera toute sortie. Un jour de congé, bien au chaud à la maison. Un jour hors du temps.
Comme chaque matin, mon père, quitte la maison plus tôt que nous pour se rendre à l’usine. Mes désirs n’étant pas suffisament devenus réalité, vient le moment où ma mére et moi devons quitter la maison. Impossible de trouver les clefs de la porte. Mon père avait-t-il emporté par mégarde le trousseau de ma mère ?
Nous sommes finalement coincés, enfermés pour la journée mais sans motif météorologique valable. A l’arriére de la maison, il y a un étroit et long jardin mitoyen de part et d’autre à ceux de nos voisins. Un petit muret sur la droite, un mur plus haut sur la gauche. Ma mère m’envoie chez la voisine, une femme agée et veuve, afin de lui demander si nous pouvons passer par chez elle pour sortir.
Son jardin est légérement en contrebas mais rien d’insurmontable. J’ai déjà emprunté le passage plusieurs fois pour récupérer un ballon lancé trop loin. Cette fois la neige recouvre tout de dix bons centimétres.
Passé le mur, je fais quelques pas et marche, sans y penser ni le voir, sur la plaque qui recouvre la citerne extérieure. Elle cède sous mes pas. Je tombe d’un coup dans l’eau glacée. A l’éclat de la neige se substitue brutalement une obscurité angoissante. Ma respiration s’ammenuise. Je me raidis et ça me semble durer une éternité. Je finis par me débattre et parvient à sortir.
D’un commun accord, ma mère et moi décidons d’arrêter là toute tentative d’évasion et passons ensemble le reste de la journée à la maison.
Cette première expérience proche de la mort resta un secret entre nous.
20/05/2004Mise à jourTout existait depuis bien longtemps avant son arrivée. Des liaisons intimes et secrétes, des accointances particulières, tout un réseau aux filaments translucides. Il s’en était approché sans vraiment s’en apercevoir, prenant un chemin de traverse mal éclairé mais suffisament pour détailler les bords de son visage.
Continuer à avancer signifait une perte de sa part d’ombre. S’exposer et avancer, se décliner en une multitude d’identités absurdes : un objet, un goût, un rêve… Les images tombaient les unes après les autres, avides de sens et d’identité avouée. Il les rempila d’une longue et douloureuse inspiration et, en guise de présentation, se mit à poser des questions…
- Quand êtes-vous déjà mort ?
- Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
- Que sont devenus vos rêves d’enfant ?
- Qu’est-ce qui vous distingue des autes ?
- Vous manque-t-il quelque chose ?
- Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste ?
- D’où venez-vous ?
- Jugez-vous votre sort enviable ?
- A quoi avez-vous renoncé ?
- Que faites-vous de votre argent ?
- Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ?
- Quels sont vos plaisirs favoris ?
- Qu’aimeriez vous recevoir pour votre anniversaire ?
- Citez trois artistes que vous détestez.
- Que défendez-vous ?
- Qu’êtes-vous capable de refuser ?
- Quelle est la partie de votre corps la plus fragile ?
- Qu’avez-vous été capable de faire par amour ?
- Que vous reproche-t-on ?
- A quoi vous sert l’art ?
- Rédigez votre épitaphe
- Sous quelle forme aimeriez vous revenir ?
(Questionnaire Sophie Calle – Grégoire Bouillier paru dans les inrocks n° 416 - novembre 2003)
18/05/2004La régle du jeu
4 articles en 8 jours. Puis, 4 jours d’absence.
Dès le premier jour, se posait la question de la visibilité, de l’exposition : être ou ne pas être lu ? Elle n'a plus lieu de se poser tant je guette l'apparition de commentaires, de marques de lecture intéréssée.
Voulant rendre ce journal plus convivial mais tout en me ménageant, je décide de jouer le jeu… à moitié. Je choisi une photo au cadrage décalé pour mon portrait. Un décalage approprié pour qui me connaît mais un visage trop peu exposé pour être accepté sur le site.
Le webmaster me le confirme à juste titre : 15.000 personnes jouent le jeu.
Le je.
14/05/2004Anges au sol
13/05/2004Premières foisGrande nouvelle.
Après le premier écho d'un lointain inconnu, trace d'une lecture par quelqu'un quelque part, voilà qu'en chipotant dans les options je m'aperçois être sur la liste d'amis de 2 inscrits... cool. Bon, j'ai une idée très précise du premier mais pour ce qui est du second...
Message perso à ce nouvel ami inconnu :
En cherchant un jour comment calucler mon ascendant (on a parfois du temps en trop), je suis arrivé sur un site proposant une analyse suscinte de la personnalité en fonction du prénom.
Voici un extrait de ce qu'il a affiché après avoir validé le mien : "Il a horreur de la grossièreté et de la brutalité. À vous de trouver comment être à la fois précis et subtil. Parlez-lui des sujets qui l'intéressent, du paranormal, de la poésie, de la musique ou... de Dieu."
11/05/2004New bornDes lettres orphelines trainent un peu partout, oubliées, cachées ou perdues. Retrouvé cet avorton dans "Le mexicain à deux têtes", premier tome du Professeur Bell de Joann Sfar.
Celui-ci est resté sans suite et sans lecteur depuis le vendredi 21 janvier 2000 à 05h45.
La mauvaise habitude, à présent, de prester mes nuits éveillé sans trop vraiment savoir pourquoi. J'accumule les heures de veille à ne rien faire : vidéo, bd, chipotages et tasses de café. Je pensais ne plus en être capacble tant mes dernières nuits blanches remontaient loin en arrière. C'est un bon signe que de se remettre à silloner les petites heures du jour non ? Un signe de quoi ?
C'est étrange de se retrouver ainsi à t'écrire, l'impression que tu ne reçevras pas cette lettre ou qu'elle soit tout à fait superficielle et superflue. Le sens. La connaissance. La structure.
Cette fois, la fatigue fera office d'esprit comateux, cette disposition qui me permet souvent plus de mots. Entre chaque phrase, je rejete la tête en arrière comme pour prendre une inspiration. Comme si les idées étaient collées au fond de mon crâne ______________ flatliner.
Deux heures encore.
"Y'a beaucoup plus que c'qu'on croit qui pourrait arriver"
Plus moyen depuis janvier 2000 de retomber sur l’origine de la citation :-/ 10/05/2004Le premierVoilà quelques jours que je me rends de manière compulsive sur différents blogs. J'en avais déjà consulté quelques uns ailleurs mais sans m'attacher plus que le temps d'une unique lecture.
Tout a commencé par l'achat du Têtu de ce mois et par la lecture du court article sur la star du moment : diabolito. Un clic et je me surprends à remonter les pages de son blog aux échos lointains. Un autre clic et me voilà sur celui de Mr Patate. Un sacré morceau celui-là (son blog :-) ). Et ainsi de suite jusqu'à ce que, par désir de réaction, je m'identifie nouvel utilisateur et me retrouve par la même occasion détenteur d'un hypothétique journal perso encore tout vide.
Ca remonte à trois jours. En profiter ou pas ? Dans quelle optique et quelle visibilité ? Etre ou ne pas être lu ? Des concepts, j'en ai plein la tête (les envies) et plein les poches aussi (les ratés). Le journal sur le net en fait partie. Une première tentative malheureuse et avortée sur un site perso. Pourquoi ne pas essayer ici ?
Première réaction de Sainte Baba suite à la lecture de ces lignes : "faut que j aille faire la vaisselle". :-/
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